- Sakuza ? Etrange, ce nom me dit vaguement quelque chose. Oh, je ne tombe plus dessus. Comment s'appelle tes parents. Demanda de nouveau Monura, en coupant la parole au jeune garçon qui venait enfin de prononcer plus de deux mots de suite.
- Voyons, je ne suis pas si vieux que ça tu sais, alors tu peux arrêter de m'appeler monsieur et appelle moi simplement Soaru s'il te plait. Dis-moi, comment s'appelle tes parents ?
- Ils s'appelaient Datsu et Karin, mais ils sont morts quand j'avais un an.
- Mais alors, s'ils ont tous disparu, quel est le rapport avec moi ? Pourquoi j'ai cette tache ?
- Tomaya, cette tache que tu as sur le torse, est la preuve que tu es peut-être le dernier survivant de cette Tribu, le dernier survivant des Matohichis.
- Attendez, Tamis? Matohichis ? Tout ça c'est du charabia pour moi ! Vous pouvez m'expliquer avec des mots simples s'il vous plait. Vous dites, que je suis une sorte de guerrier ?
- Qu'est-ce que vous allez faire pour lui? Il est un peu vieux que pour commencer une formation complète.
- Je.....je vais le prendre en mains. Malheureusement, je ne connais pas grande chose à l'art des Matohichis. Je vais faire des recherches durant cette nuit. Mais, il va falloir le soutenir c'est un fait. Les Matohichis faisaient partis des meilleurs guerriers de la planète. Et leur maniement de leur Tamis reste l'un des meilleurs qui soient. Cet enfant, il faudra, s'en occuper. Il nous sera utile. Je vais tenir ma promesse.
- C'est vrai que cela doit te faire tout drôle. Un jour tu es dans la rue à voler pour survivre et squatter le moindre abri pour dormir et le lendemain tu es ici, en face de moi.
- Oui et pour être sincère, je n'arrive toujours pas à comprendre ce qu'il se passe.
- Vous êtes donc le Nojin le plus puissant du Royaume ?
- Le plus puissant je ne sais pas, mais il est vrai qu'il y a peu de Nojins dans Mitagui qui m'arrivent à la cheville. Continua d'expliquer le Maître Kishi en faisant de grands airs victorieux.
- Vous voulez dire, que tout le monde sur la planète possède ce système en lui ? Demanda alors Tomaya, en se tâtant le ventre, surpris de connaître l'existence d'un tel système dans son propre corps.
- Ca je l'ignore, j'en possède certainement un. Mais toi Tomaya, en tant que descendant de cette Tribu, tu en possèdes trois. Un au niveau de tes yeux, un au niveau de tes poignets et enfin, le plus gros, au niveau de ton cœur. D'ailleurs cette tache que tu as sur le cœur et que tu prenais pour une vulgaire tache de naissance est la preuve de l'existence de ces nœuds.
- Quoi ? Eho je ne suis pas venu ici pour entrer comme Nojin. Je ne sais même pas me battre et je sais encore moins comment utiliser tout ce que vous venez de me dire. Et puis, comment être sûre de ce que je suis. Si ça se trouve, vous vous trompez !
-Tu sauras tout ce que tu voudras en temps voulu ne t'en fais pas, mais maintenant suis-moi s'il te plaît. Expliqua le Maître en avançant sur le sentier principal qui menait dans la forêt.
- Tu n'as pas à t'en faire pour cela. Il y a des choses vraiment basiques que tu devrais vite comprendre et d'autres notions que bon, je passerais. Pour le reste, il est vrai que tu devras te montrer très attentifs à mes consignes et te donner à fond...
- Oui, tu devras commencer à t'y faire, Nojin est un statut à risque malheureusement. Mais d'abord tiens, change toi. Annonça le Maître Kishi en sortant des vêtements de son sac et en les lançant en direction de Tomaya.
- Bon, tout d'abord, la première chose que tu dois savoir faire avant toutes autres choses, c'est ressentir le Tamis qu'il y a en toi. Tu dois le sentir circuler dans ton corps.
- Oui ! Je vous le jure ! Je le sentais circuler en moi, dans mes bras, dans mes jambes, dans ma tête et dans mon ventre. Ca me faisait d'ailleurs tout drôle et le tout semblait partir de mon cœur et comme vous l'aviez dit hier, je le sentais se stocker jusque dans mes poignets et dans ma tête. Là où se trouvent mes nœuds. Exulta Tomaya.
- Oh que oui, tu en es capable. Pour ce faire, tu vas recommencer ce que tu as fait tout à l'heure. Tu vas te concentrer et une fois que tu sentiras le Tamis dans ton corps, tu vas mentalement, le guider vers ta main droite. Pour t'aider tu peux contracter ta main, comme si tu voulais le faire sortir par là .
- Ecoute Tomaya, je promets de te parler de tes parents et même te payer un bon bol de pâtes, si tu arrives à maîtriser ton Tamis. Cela te va comme proposition ? Dit-il cyniquement, sachant que jouer l'histoire de la carotte et de l'âne pouvait faire avancer les choses.
- Oh, d'accord, mais c'est une promesse, vous devrez la tenir !
- Je te le jure sur mon honneur de Maître Kishi.
- Très bien, mais avant, excusez-moi, mais je dois me soulager ! Cria alors Tomaya, en fonçant dans les buissons.
- Attends mon garçon, je vais te donner une petite astuce. Pour t'aider Tomaya. Croise les doigts de tes deux mains ensemble. Voilà , ensuite relèves tes deux index et porte les près de ton nez. Cette position, que l'on appelle la position de Maho, ou l'homme qui se concentre, te permet d'avoir une meilleure circulation de ton Tamis dans ton corps. Une fois que tu le sens bien, tu abaisses ta main droite et tu la contractes. Essaye maintenant.
- Je suis fier de toi Tomaya. Mais il se fait tard, demain, l'entraînement consistera à canaliser comme aujourd'hui ton Tamis mais, dans tes yeux. Cela permettra ainsi à ce que tu apprennes ta première technique, qui est aussi la première que les jeunes Nojins Matohichis apprenaient.
- Mais c'est fou ! Vous avez vu la hauteur ? Comment voulez-vous que j'aille là -haut pour voir ces codes de couleurs moi ? Demanda le jeune garçon circonspect.
- Ca, ne t'inquiète pas, je te l'apprendrais un peu plus tard.
- Mais pourquoi ? Si c'est une chose que tous les jeunes apprentis Nojins apprennent, pourquoi pas moi ?
- Activer ? Que voulez-vous dire par « activer ».
- Ecoute. Le Me Amano, comme toutes les techniques qu'utilisent les Nojins, doit être la combinaison d'une concentration de Tamis, qui est la partie : manuelle et l'incantation de celle-ci, qui est la partie spirituelle. En citant ta technique, en l'incantant, ton esprit activera la technique et celle-ci se conjuguera donc à la concentration de Tamis. C'est assez complexe à expliquer à un jeune garçon de ton âge donc contente-toi de citer la technique, au moment d'ouvrir les yeux.
- Salut Maître Soaru, je vous sers la même chose que d'habitude ? Demanda le chef du restaurant, aux petits soins de l’un de ses meilleurs clients.
- Bonjour Ichikawa. Oui, je prendrais le même plat que d'habitude et toi Tomaya qu'est-ce que tu prends ?
- C'est pourtant très facile. Le truc, c'est que tu dois faire comme tu fais d'habitude. Tu fais transiter ton Tamis, mais dans tes jambes et tes pieds cette fois-ci. Pour voir si tu y arrives, je vais te faire passer un petit test. Je te demande de grimper sur la branche de cet arbre en t'aidant d’abord du tronc. Cria-t-il du haut de l’arbre.
- Oui c'est bon j'arrive ! Ceux-là je te jure. Bon, ben Tomaya, bonne chance chouchou du Maître Kishi, moi je dois aller en cours. J'espère que tu sortiras plus souvent de ta caverne. A la prochaine fois ! Et attendez-moi !
- Tiens, si ce n'est pas le chouchou du Maître Kishi qui ose enfin sortir de l’ombre pour se montrer. Ca va ? Les rayons du soleil ne te brûlent pas trop la peau ?
- Donc, tu possèdes un gros potentiel hein ? Tu utilises quels genres de techniques ? Continua Eleane, qui posait des questions, tel un inspecteur de police.
- Cela fait seulement un mois que je m'entraîne, mais d'après Maître Soaru, j'utilise des techniques de combat des Matohichis.
- Les Matohichis ?
- Oui, c'est une vieille tribu dont, apparemment, j'en suis le dernier survivant.
- Je ne connais pas.
- Oui, moi non plus je l’ignorais.
- Mais, tu sais faire quoi dans ce cas ?
- Disons que j'arrive à utiliser mon Tamis dans mes poings et dans mes yeux, enfin c’est difficile à expliquer.
- Ca je l'ignore, j'en possède certainement un. Mais toi Tomaya, en tant que descendant de cette Tribu, tu en possèdes trois. Un au niveau de tes yeux, un au niveau de tes poignets et enfin, le plus gros, au niveau de ton cœur. D'ailleurs cette tache que tu as sur le cœur et que tu prenais pour une vulgaire tache de naissance est la preuve de l'existence de ces nœuds.
Ce dernier, dont l'enthousiasme constant ne semblait jamais se fatiguer, regarda enfin Tomaya mais d'un drôle d'air. Il s'approcha alors de l'oreille d’Eleane puis lui murmura quelque chose, tout en ne lâchant jamais le jeune blond des yeux.
- Euh c'est qui lui ? Je ne l'ai jamais vu ici. Demanda t-il craintif.
- Oui ? Pourquoi tu me regardes de la sorte depuis tout à l’heure ?
- Donc, si j'ai bien compris, tu utilises ton Tamis brut comme arme pour te battre ? Demanda Tomi, les mains jointes et un immense sourire aux lèvres.
- C'est la première fois que je parle à quelqu'un qui sait faire ça. Non, que je rencontre quelqu’un qui sait faire ça. Ca à l’air super chouette.
- Ah bon ? Le seul au monde ! Mais, comment ça se fait ? S’exclama Tomi.
- En fait, je fais partie de la tribu des Matohichis.
- Les Matohichis ?
- J’ignore ce que cela veut dire, mais grâce à ça, je peux utiliser ce style de combat. Expliqua Tomaya, qui ne savait, à vrai dire, rien expliquer d’autre.
- Incroyable ! Trop cool tes yeux, mais, il se passe quoi quand tu fais ça ? Des lasers te sortent des orbites pour tout exploser ? Demanda Tomi, qui, comme le pensait Tomaya, s’attendait à un truc bien plus violent.
- Demain ? Je dois m'entraîner avec Maître Soaru en plus, j’ai encore quelques questions à lui poser. Mais dès que j'aurai fini, j'essaierais de venir vous rejoindre.
- J'espère qu'on se reverra Tomaya. Souhaita alors Eleane, avec un petit sourire qui ne laissa pas Tomaya de marbre.
- Qu'est ce qu'il y a dans ce sac Maître ? Cela me semble bien lourd. C’est votre stock de revues cochonnes ? Demanda Tomaya qui, après deux mois à vivre au quotidien avec le vieil homme, connaissait ses vices de lecture.
Le Maître rigola un grand coup et ouvrit le sac pour y jeter un coup d'œil et aussi afin que Tomaya puisse y jeter un coup d'œil.
- Entre autres. Mais il y a aussi des poids de cinq kilos et de la nourriture.
- Tu rigoles, j’espère ! Il est absolument hors de question que j’aille chez les Nakamura. Avec la chance que j’ai, il y aura Resurii au comptoir !
Eleane, soudainement rouge de colère, se retourna alors et donna un violent coup de poing dans le ventre de Tomaya qui s’effondra sur la rue en souffrant et en se tenant l’abdomen. Derrière lui, Tomi posa sa main devant ses yeux pour ne pas voir le triste spectacle de son ami, mis au tapis par une fille et surtout par Eleane. La jeune fille se pencha alors sur le corps tremblant du blond et d’une voix de furie lui expliqua la situation tout en ignorant les regards curieux des passants.
- Sympathique ? Ils n’ont rien de sympathique ! Ce ne sont que des voleurs, des salauds ! Rien d’autre !
Elle se frotta les mains encore une fois et les porta à sa bouche pour amplifier le son de sa voix et se mit alors à crier comme une folle partout autour d’elle.
- Maître Soaru. C’est quoi ce symbole au dessus de ce portique ? Un chapeau, des cartes et une dague ? Demanda Tomaya, en insistant un peu, pour faire sortir Soaru de son rêve.
- Car ce chemin est la principale artère de la ville et que pour le confort des touristes, il veut mieux montrer cette facette de la ville que l'autre.
- Je vois. Les gens riches sont donc venus ici pour être plus tranquilles ?
Le Maître Soaru prit alors une grande respiration. Il s’appuya sur la table avec ses coudes et regarda droit dans les yeux le Professeur afin que ce dernier comprenne bien ce qu'allait lui annoncer le Maître Kishi.
- Ce garçon, Professeur, s’appelle Tomaya Sakuza.
- Je ne vous le fais pas dire, ceci m'a tout aussi surpris qu'à vous. J’avais des soupçons quant à leur appartenance à cette tribu, mais quand j’ai vu la tache de Tomaya, cela ne faisait plus aucun doute.
- Attends que l'on mette les choses bien au point. Tu es en train de me dire que cet enfant est le dernier survivant des Matohichis ? S’exclama le Professeur, qui n’en revenait toujours pas.
- Bien entendu que je le sais ! C’est pourquoi je le protège personnellement. J’ai pris en main sa formation de Nojins depuis quelques mois maintenant.
- Écoute Tomaya, je dois t’expliquer quelques choses à propos des Matohichis. Je suppose que tu te poses des tas de questions à leur sujet ? Expliqua le Professeur calmement, pour ne pas rendre encore plus nerveux Tomaya.
- Ben oui ! Bien entendu que j’ai des questions à vous poser ! Pourquoi vais-je être en danger ? Je vous ai entendu dire que j’allais être en danger !
- Mais les dix pour cent restants, comment sont-ils morts ? Car si je suis le dernier survivant, cela voudrait dire que les autres ont finalement disparu.
- Pas exactement. Normalement, pour que ça marche, tu dois concentrer du Tamis dans ta main et pour que le coup soit puissant, assez pour aller empoisonner et endommager le Tamis de ton adversaire, tu dois activer cette technique en incantant le nom de celle-ci, donc : Katra.
- Tu as encore beaucoup à apprendre Tomaya. Ne t’en fais, je t’apprendrais d’autres techniques qui n’useront pas autant de Tamis que le Katra. L'utilisation des armes de jet ou du Raïtso classique par exemple.
- Merci beaucoup Professeur. On se reverra, bientôt j’espère et je vous promets de prendre soin de ce livre. Remercia le Maître Kishi en serrant la main du professeur.
- Pas de soucis de mon ami. Vous serez toujours les bienvenus chez moi si vous avez d’autres questions.
- Tu me le payeras Anto, tu verras à l’examen ! Si je tombe sur toi, tu le regretteras et vous Toru, vous pouvez être sur que mes parents seront mis au courant.
- Malheureusement, si tu fais une bêtise comme tu as failli faire ici, tu pourrais le regretter toute ta vie. Maintenant, retourne chez toi. Demain, tu iras voir le Maître Kishi pour parler de cet incident.
Anto, un peu plus calme grâce aux bonnes paroles de Toru, se retourna doucement et d’un geste à l’aveugle, fit un signe d’au revoir à Tomaya. Celui-ci, toujours abasourdi par ce qu'il venait de se passer, se tourna vers Toru, s'attendant à recevoir une remarque.
- Oui d'accord, mais ce rocher ? À quoi sert-il ?
- Le Katra est une technique offensive de destruction.
- Ah, c'est cool ça, et alors ?
- Ta mission est simple. Je veux que tu concentres ton Tamis dans ta main droite et que d’un coup sec, tu frappes ce rocher avec la paume de celle-ci tout en citant le nom de ta technique pour l’activer, c'est-à -dire Katra !
- Du Tamis dans ma main droite ?
- Oui. Le Maître m'a dit que tu y arrivais facilement ! Pesta Mira, devant le semblant d'ignorance du jeune garçon.
- Qu’est-ce que tu croyais gamin, que tu allais exploser ce rocher du premier coup ?
- Non, bien sûr que non.
- Maintenant, oublie cette douleur et recommence. À force de travail, tu arriveras à percer ce rocher. Plus tu t'exerceras et plus tu endurciras tes coups et tu auras donc de moins en moins mal. Allez ! Je te regarde !
- Pas de soucis Maître. J’ai de toute façon hâte de voir les progrès qu’il fera. Je ressens de bonnes ondes pour ce garçon. De plus, je pense que vu l'histoire de ma tribu, une invocatrice se doit de participer à la formation d’un descendant des Matohichis.
- Tu m'en vois ravi. Maintenant, va l'amener à l'infirmerie pour qu'ils regardent à son bras droit.
- Vous pensez qu’il est prêt pour l’examen qui a lieu dans deux jours ?
- Nul ne le sait ma très chère Mira. Il maîtrise très bien ses techniques, il a fait des progrès tant sur le plan physique que mental. Mais maintenant, un combat c’est toute autre chose.
Enfin, regardant Tomaya à bout de souffle, la main encore bleue, endurcie de ce mois d’entraînement intensif, Soaru se mit à sourire et glissa cette phrase à l'oreille de Mira :
- Comment ? Tu vas voir sale vipère ! Tu n’as aucune chance et tu sais pourquoi ? Car je suis bien plus belle que toi et surtout, une bien meilleure Nojin que tu ne le seras jamais !
- Tu espères en avoir toi, de la chance ? Mais regarde-toi espèce de thon. Tu es toute mince et toute faible avec tes petites feuilles ridicules qui ne trancheraient même pas du beurre. Moi j’ai la classe naturelle et mes fleurs sentent bon.
- Sale harpie, un jour ou l'autre les fleurs finissent toujours par pourrir !
- Oh, tu sais, j’avoue que maintenant, je commence à m’habituer. C’est comme ça tous les jours en classe. Tu n’imagines même pas le bordel qu'elles peuvent causer.
- Qu’est ce que tu veux, les examens approchent et le stress monte. Expliqua alors Tomi, pour essayer de vite faire oublier sa critique du garçon au cas où il l’aurait entendu.
- Pas que je sache, non. C’est juste un Nojin de classe C et c’est l’un des examinateurs que nous verrons demain à l’examen. Mais toutes les filles craquent pour lui.
- Mais quelle garce cette Resurii. Comme si Yo-Han allait lui tomber dans les bras ainsi. Je vous jure que si elle le touche je l’a…, oh mon dieu ! Il est trop beau !
- Du calme, tu vas faire peur aux autres avec ton stress. Tu as bien relu tes cours ? Demanda la jeune fille, d'un ton bien calme.
- Bien sûr, mais bon. S’ils posent des questions sur lesquelles nous ne savons rien où sur des sujets que n'avons pas vu en classe ? Et si j’ai un trou noir ? Tomaya, tu stresses aussi toi, pas vrai ?
- Écoute Tomaya, si le destin veut que nous nous battions l’un contre l’autre. Il faudra, encore plus que contre n’importe qui d'autre, que tu te donnes à fond. Expliqua-t-elle, avec un sourire en coin.
- Mais, tu es mon amie et je…
- Car moi Tomaya ! Coupa-t-elle sèchement. Et tu peux me croire. Je me donnerais à fond et je ne me retiendrais pas, alors sois à la hauteur. Tu me le promets ? Demanda-t-elle, toujours avec ce sourire en coin sur les lèvres.
Tomaya, en apprenant le sort des vainqueurs, ravala sa salive. Il allait devoir gagner ce dernier combat pour que son rêve et que les espoirs du Maître Soaru, de Mira, de Monura et surtout de ses parents soient satisfaits.
- Tu l’as dit. Je vais devoir attendre trop longtemps pour en mettre plein la vue à tous. Enfin, bref, Toma n’est pas un adversaire coriace, ça ira pour moi. Souffla Tomi.
- Oui, ai confiance en toi et ça ira. Et puis, ce mec, personne n’a jamais su le blairer. J’espère que tu lui donneras une bonne correction. Encouragea alors Eleane, en faisant un grand signe du pouce pour encourager son ami.
- Troisième combat, Eleane Kozi contre Marutan Kazuma.
Eleane tapa son poing droit dans sa main gauche avec un grand sourire de satisfaction. Elle ajusta ses gants de combats et se tourna vers ses deux amis, qui la regardaient confiants.
- Bon c’est à moi. Souhaitez-moi bonne chance les amis.
- Je l’espère moi aussi. Je veux combattre un Marutan en pleine forme. Cela donnera un peu plus de piments à ma victoire, d'avoir battu l'un des apprentis les plus forts de la classe.
- Tu es fou Tomi ! Il faut qu'Eleane gagne son combat là !
- Je sais. Mais Marutan, c'est le mec le plus balaise de la classe. Enfin, je suis peut-être de son niveau, mais là , il va nous sortir sa plus grosse arme. Je n'attends que ça !