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Héra

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Modérateur: Kages

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Re: Héra

Messagede Tomaya_Sakuza le Mar 23 Fév 2010 15:40

Chapitre XVII : Le réveil :





- To…Tomaya, TOMAYAAAAAAAAAA !

- Yyaaaahhhh ! Oh, oĂą, oĂą suis-je ?



Deux jours furent passés, depuis leur retour du champ de bataille Lindblumite. Tomaya, jusque là endormis, se réveilla en sursaut dans sa chambre de l’hôpital d’Alexandrie. Par la fenêtre, il pouvait entendre le gazouillis des oiseaux alors que les rayons du soleil, peinaient à transpercer les rideaux blancs de la chambre d’hôpital, dans lequel les infirmières l’avaient placé. Totalement désorienté, perdu, Tomaya se leva de son lit, se tourna vers la droite et écarta l’un des deux rideaux avec ses doigts.


- Alexandrie ? Comment je suis arrivé ici ? Se demanda, tout penaud l’Ancien.


Soudain, des images, plus rapides que des flash-back vinrent lui frapper à la tête telle une masse sur du métal. Souffrant d’une migraine atroce et se tenant le crâne, Tomaya recula et se rassit sur son lit, afin de calmer cette horrible douleur, qui le désorienta et lui donna le tournis. Après quelques secondes à respirer et se calmer, il alla mieux. Il se tourna alors pour contempler sa chambre et vit, à sa gauche une jolie surprise endormie.


- Oh, Eleane ! Elle dort…


En effet, la jolie petite rousse s’était endormie dans le fauteuil d’à côté, la tête posée sur son épaule et un petit sourire qui ne laissa pas l’Ancien indifférent. Tomaya sentit en effet, une poussée de bonheur grandir dans son cœur en imaginant qu’elle était restée à son chevet durant tout ce temps. D’un geste lent, il voulu lui caresser les cheveux, mais alors qu’il s’approcha, les beaux yeux bruns de la jeune fille s’ouvrirent subitement qui fut suivit d’un joli sourire, dont seul Eleane, avait le secret. En un éclair, la jeune fille bondit de son fauteuil, folle de joie.


- Tomaya, tu es enfin réveillé ! Cria t’elle en sautant de son fauteuil.

- Oui, apparemment…. Répondit l’Ancien un peu gêné
.


D’un bond fulgurant, Eleane sauta au cou de Tomaya pour l’enlacer. Ce dernier, totalement surpris par la réaction de son amie, prit le temps quelques secondes avant de resserrer son étreinte sur elle. Même si ce comportement de la belle rousse intrigua l’Ancien, celui-ci profita pleinement de ce moment d’intimité, avec la jeune fille.


- Euh, c’est gentil merci Eleane mais, pourquoi un tel accueil ? Demanda t’il toujours un peu intriguer par cette réaction.


Eleane se remit en place un peu étonnée. En effet, elle se souvenait de la réaction de Tomaya, quand le titanus l’avait salement amochée. Les souvenirs du jeune garçon, en furie lui sauvant la vie, jaillirent dans sa tête et elle fut tout étonnée de voir son ami, ne pas se rappeler.


- Ben voyons Tomaya, tu m’as sauvé la vie et celle de Tomi aussi !


L’Ancien fut comme surpris de la réponse d’Eleane. Il essaya de se rappeler de ce qu’il s’était passé là-bas, à Dali, mais rien ne semblait lui revenir. Son visage témoigna d’ailleurs de son oubli. Un peu inquiet et gêné, il regarda Eleane avec un petit sourire médusé, s’excusant presque d’avoir ce trou de mémoire.


- Tu ne te rappelles pas ? Insista Eleane, frustrée.


Mais Tomaya avait-il eu juste le temps d’ouvrir sa bouche pour essayer de s’expliquer, que trois infirmières et un docteur entrèrent en trombe dans la pièce. La plus grande d’entre elle, prit la jeune fille par le bras pour la tirer hors de la chambre. Les trois autres personnes se mirent tout autour de Tomaya, armé comme il se doit, de stéthoscopes et d’autres matérielles médicale. Formant un véritable mur entre la jeune fille et le garçon, ce dernier ne pouvait ni bouger d’un poil ni émettre un son, tant il subit de tests médicaux en tout genre. Ceci, ne plus bien entendu pas à Eleane qui commença à se débattre pour venir aux nouvelles et il fallut une force surhumaine de l’infirmière, pour retenir la rousse.


- Mademoiselle, s’il vous plait laissez nous l’examiner. Ordonna l’infirmière.

- Mais, non, laissez-moi ! Mais, je dois lui demander quelque chose !

- Vous le verrez tout à l’heure, maintenant nous devons l’examiner pour voir s’il n’a pas des séquelles !

- Eleane ! Réussit à crier Tomaya dans son lit.

- Tomayaaa ! Répondit Eleane de plus en plus tirer vers l’extérieur de la pièce.

- Infirmière, vérifier ses réflexes musculaires ! Demanda le médecin, masqué qui éblouissait Tomaya avec une lampe.

- Oui docteur
!


Mise à la porte de la chambre comme une malpropre, Eleane s’appuya contre la porte de celle-ci par dépit. Chagriné de l’attitude de Tomaya, une petite larme vint lui couler sur la joue. Comment pouvait-il avoir oublié cet évènement ! Il leur avait sauvé la vie tout de même. Cela ne représentait rien pour lui ce geste ? Faisait-il exprès d’oublier. Tant de questions qui commencèrent à torturer l’esprit de la jolie rousse. D’un geste tremblant elle commença à essuyer sa joue. Toujours déçue, elle décida alors de se rendre au bureau du Maître Cloud, pour lui annoncer la nouvelle, qui, malgré cet oubli, resta bonne. Dans les couloirs de l’hôpital, Eleane accéléra le pas. Ne prenant pas la peine de s’excuser quand elle fut à la limite de renverser quelqu’un, elle descendit les escaliers et passa les portes de l’entrée pour arriver sur la rue. Courant comme une désespérée, une seule chose l’obstinait, aller annoncer la bonne nouvelle au Maître à ses amis.


Pendant ce temps là, dans le bureau du Maître justement, une discussion assez importante s’était installée en le Maître et ses bras droits et vu le visage de mort-vivant que tirait le chef de tous les ninjas du royaume, on pouvait comprendre qu’il n’était pas annoncé que de bonnes nouvelles.


- Il a été gravement blessé et a été immédiatement prit en charge par l’hôpital de Junon. Expliqua Jesse, lisant mot pour mot les phrases d’un rapport.

- Mon dieu, je n’avais pas imaginé la difficulté de cette mission. Se plaignit Cloud.

- Il est clair que certains détails nous ont sûrement été cachés par les policiers de Junon. Enfin bref, les rapports des infirmiers sont formelles, il est sorti d’affaire, mais il aura une lourde cicatrice. Continua d’expliquer l’Invocatrice.

- Ca me rassure, voir un si jeune ninja si gravement blessé, cela m’aurait fait énormément de peine. Mais la mission est une réussite n’est-ce pas ?

- A vrai dire, elle l’est qu’a moitié réussie. Ils ont bien intercepté et stopper l’échange, mais ils n’ont malheureusement pas réussis à arrêter Moo Yang.

- C’est déjà pas mal ! Ils n’ont que dix ans et ont réussi à déjouer les plans d’une puissante mafia. Ces jeunes sont vraiment incroyables. Et des nouvelles du groupe qui est partis à Midgar ?

- Non Maître, toujours rien, cela devient d’ailleurs inquiétant.

- Maître ! Maître ! Cria tout à coups Biggs arrivant dans le couloir
.


Alors que le Maître Cloud et Jesse firent leurs rapports, Biggs, apparemment surexcité, frappa la porte avec frénésie.


- Oui Biggs, vous pouvez entrer.

- Maître, Tomaya !

- Oui ?

- Il s’est réveillé il y a quelques minutes
!


Le maître sourit à pleines dents et fit un signe de la tête à Jesse pour lui faire comprendre que le rapport était terminé. Ni une ni deux, il mit sa veste et emboîta le pas à Biggs dans le couloir. Tout aussi heureux que l’un de ses adjoints, il se dépêcha de descendre les marches qui le conduisirent vers la sortie du bâtiment.


- Il y a longtemps qu’il a reprit conscience ?

- Une bonne dizaine de minutes Maître !

- Et il va bien ?

-Il parait, enfin d’après les premiers rapports !

-Maître, Maître, Tomaya est réveillé ! Cria tout à coups Eleane surgissant dans la cour de l’école
.


Alors que le Maître Cloud et Biggs se trouvaient près de la sortie de la cour de l’académie, Eleane, aussi emballée que Biggs, apparut et faisait de grands gestes dans leur direction. Contente d’être parvenue à lui, elle s’approcha comme une folle des deux ninjas. Bien entendu, Cloud calma les ardeurs de la jeune rousse.


- Je viens de l’apprendre aussi Eleane et je me rends à cet instant à son chevet ! Calma Cloud, tout aussi heureux que la fillette.

- Super, alors je vous suis ! Se décida t’elle.

- Attends Eleane, tout d’abord, va prévenir le Professeur Toto, il se trouve dans la bibliothèque ! Il doit être présent pour parler à Tomaya.

- Oh, mais je…. d’accord j’y vais. Répondit, déçue, Eleane
.


Mais Eleane ne ****** à peine répondre trois mots, que le Maître était déjà loin. La jeune fille était trimballée de droite à gauche, mais cela ne semblait pas la dérangé pour autant. Toujours en courant, elle se dirigea vers la bibliothèque de l’académie.


- Mmhh, et cela serait la cause de la nécrose. Non, ce n’est toujours pas ça ce n’est pas vrai, je ne trouverais jamais ici !


Toto était seul dans la grande bibliothèque. Depuis deux jours, il avait dévoré une quantité incroyable de livre sur le Chakra. Mais malheureusement, il n’avait toujours rien trouvé. D’un geste de frustration, il referma violemment le livre qu’il avait sous ses yeux et prit le suivant avec acharnement. Il lut l’index et se rendit à la page qui parlait du Chakra. Mais encore une fois, il ne trouva pas ce qu’il recherchait.


- Ce n’est pas vrai ! J’ai croisé plein de colorations diverses du Chakra mais rien qui n’approche du vert. Rien, comparé à ce que j’ai vu. Je dois encore continuer à chercher !


Le professeur Toto fut tout d’un coup, surpris par quelque chose. Un livre, qui ne semblait pas traiter du Chakra. Curieux et pointilleux sur l’ordre et le rangement, Toto voulut le prendre pour le remettre à sa bonne place. Mais cet ouvrage, semblait être là depuis pas mal de temps. Il du même forcer pour le décoller de l’autre livre du dessous. Intrigué, il lut le titre, qui l’interpella.


- Anima, où la légende du Démon. Ca n’a rien à voir dans cette partie de la bibliothèque. Quelqu’un à du le remettre ici par erreur et je l’aurai prit en prenant tout les livres d’un coup.


Mais, très curieux de nature, le Professeur Toto ouvrit quand même le livre et commença à lire les grandes lignes du bouquin. Soudain, son attention fut plus que consistante par le contenu de cet ouvrage. Totalement absorbé, il lut d’une traite tout un chapitre. Son regard changea, il venait visiblement de tomber sur quelque chose de très important.


- Professeur Toto ! Professeur Toto ! Cria tout à coups Eleane, surgissant dans la bibliothèque.

- Ce démon à un Chakra tellement dense, que sa couleur peut influencer celle de son… Oh, excuse-moi Eleane !

- Professeur, Tomaya s’est réveillé !

- Oh, c’est une excellente nouvelle Mademoiselle !

- Le Maître Cloud veut que vous soyez présent.

- Ah ! Bien, dans ce cas, je n’ai pas le choix que de te suivre. Répondit le Professeur, un peu déçu de devoir abandonner sa lecture
.


Le Professeur Toto se leva en sueur. Ce qu’il venait de lire semblait l’avoir terrifié. D’un pas rapide, il suivit la jeune fille, qui, bien entendu, remarqua l’attitude effrayée du Professeur, qui tenait toujours le livre sous son bras.


- Professeur, vous allez bien ? C’est quoi ce livre ?

- Oh, ce n’est rien, je suis juste fatigué ne t’inquiète pas
.


Eleane n’entra pas plus dans les détails et courut, suivit du professeur, en direction de l’hôpital. Après quelques minutes, ils arrivèrent à destination. Ils grimpèrent les escaliers pour arriver dans le couloir où se trouva la chambre du jeune ninja. Sa porte, fut tout de suite et facilement repérée, car devant elle se trouvait quelques docteurs et infirmières qui discutaient. Arriver à hauteur de cette fameuse porte, l’infirmière qui avait mis dehors Eleane regarda la jeune fille d’un air joviale et pas du tout rancunière, après tout, elle n’avait fait que son job.


- Tu peux rentrer maintenant si tu veux.


A l’intérieur de la chambre, Tomaya, assis sur son lit, était entouré de Biggs et du Maître Cloud. Le Professeur Toto entra, mais toujours aussi anxieux. Son premier regard fut lancé en direction de la poitrine du jeune garçon, pour essayer de distinguer la couleur de sa tache de naissance. Malheureusement, Tomaya portait un pyjama orange, et il était impossible de distinguer la fameuse tache. Le professeur s’approcha alors du Maître pour lui dire quelque chose dans l’oreille. Eleane, elle, se remit à sa position du matin et vint aux nouvelles de son ami de nouveau souriant et en bonne sautée.
.

-Comment vas-tu Tomaya ? Demanda le Professeur en s’avançant vers l’Ancien.

- Oh, j’ai un peu mal à la tête, mais ça va.

- Je suis content que tu ailles bien, euh, Maître vous pouvez venir quelques instants, je dois vous parler
.


Le Maître se leva un peu inquiet du ton qu’avait prit le Professeur en l’invitant. Douteux, il se leva et suivit le professeur dans le couloir de l’hôpital.


- Oui Professeur qu’il y a t’il ? Demanda t’il voulant mettre les points sur les i.

- Comment va-t-il ?

- Ca à l’air d’aller, les docteurs n’ont trouvé aucunes lésions et aucuns traumatismes. C’est vraiment de la chance.

- C’est une bonne nouvelle !

- Ah ! Et puis, il ne se souvient de rien.

- Comment ça il ne se souvient de rien ?

- Il ne se souvient pas d’avoir sauvé Eleane et Tomi, et d’avoir fait renverser la situation en notre faveur !

- Il ne faut pas le mettre au courant de comment il était ! Insista tout à coups le Professeur.

- Je n’en doute pas. Je vais le dire à Eleane et à Biggs d’essayer de garder cet évènement pour eux. C’est fou, il est entré dans une telle rage qu’il ne se souvient plus d’avoir été si puissant. Quand on pense qu’il a faillit s’attaquer à nous par la même occasion !



Le professeur respirait fort, les petits symptômes que lui avait annoncés le Maître avaient encore plus confirmé ce qu’il pensait et ce qu’il avait lu. Il prit alors le livre, et le montra au Maître. Celui-ci se pencha et lut la couverture. Il releva la tête et fixa le regard méfiant du Professeur, qui semblait avoir découverts des choses intéressantes dans ce livre.


- C’est quoi ce livre ? Demanda intrigué Cloud.

- Je pense avoir trouvé des renseignements intéressant sur Tomaya, ou du moins, sur ce qu’il a
.


Le Maître empoigna le livre d’un coup sec. Il l’ouvrit et le feuilleta en triple vitesse. Son visage, comme celui du Professeur changea subitement au fil des pages et se figea, quand il tomba sur la même qui choqua le Professeur. Il l’a reconnu très vite, car l’un des coins de la page avait été plié. Il regarda d’un air désappointé le Professeur, puis jeta un autre regard dans la chambre, où Tomaya et Eleane riaient aux éclats devant un Biggs tout souriant de voir les deux jeunes en pleine santé.


-Vous êtes sûr de ce que vous pensez ? J’ai entendus parler de cette histoire. Vaguement, d’accord, mais c’est juste une légende. Demanda le Maître encore un peu sceptique.

- Tous les symptômes collent malheureusement. La couleur du chakra, l’attitude qu’il a eu. Sa perte de mémoire.

- Enfin, comment ce peut-il…

- Maître, si jamais ce que je pense est vrai, alors Tomaya court un grave danger. Coupa net le Professeur.

- Mais enfin Professeur réfléchissez ! Déjà que je trouve très improbable que cela lui soit arrivé, de plus, je vois de quel danger vous parlez. Mais, ces gens sont morts il y a des siècles.

- Je comprends que ce soit difficile à concevoir, mais c’est malheureusement, pour le moment, la seule explication qui confirme tout les symptômes de Tomaya !

- Pour la première fois, je prie pour que vous ayez tords
.


Le Maître se tourna dans l’entrée de la chambre ou Tomaya et Eleane continuèrent à rire et s’amuser. Son souffle était lourd, il avait du mal à accepter ce qu’il venait de découvrir. Il prit appuis sur le chambranle de la porte, en regardant, toujours aussi inquiets, le spectacle du bonheur des deux jeunes ninjas, totalement inconscient de ce qui les attends.


- Tomaya, je ne peux le croire ! Se fustigea le Maître.

- Et tu vas bien c’est sur ? Demanda, pour la millième fois Eleane.

- Oui, je te dis. J’ai un peu mal à la tête, mais je n’ai mal nulle part ailleurs !

- Tu as de la chance, moi je ressens encore des douleurs Ă  ma jambe droite.

- Le principal c’est que tu sois vivante. Ah ! Enfin, j’ai aussi un picotement à la poitrine, mais rien de grave, d’après les docteurs je pourrais sortir demain.

- Génial, on ira au parc avec Tomi comme avant !

- Ca c’est certains. Tiens au faite il est ou lui ? »

- Je ne sais pas, je ne l’ai pas revu depuis. Je pense qu’il a été un peu choqué par la bataille.

- J’espère qu’il va bien lui aussi. Il faut dire que c’était chaud, encore heureux que le Maître était là pour repousser tous ces soldats. Bon sang ! Se plaignit tout à coups Tomaya en se tenant la poitrine.

- Qu’est ce que tu as ?

- Je ne sais pas, ça picote de plus en plus sur ma poitrine, ça devient désagréable !

- C’est ta bêtise qui ressort ça. Ricana Eleane.

- Très marrant ahahahaha
.


Mais alors qu’Eleane et Tomaya font les fous dans la chambre de l’hôpital, deux êtres étranges arrivent aux portes de la ville.


- Alexandrie, je ne suis jamais venu dans cette ville ! Dit le premier homme, très costaud, mais habillé dans une longue cape blanche orné d’une croix mystérieuse rouge.

- Moi non plus je ne suis jamais venu. Tu devrais contenir ta haine de temps en temps, ce vieillard aurait peu nous dénoncer ! Répondit l’autre homme, plus petit.

- C’est toujours pareille avec toi, on a plus le droit de s’amuser !

- N’ai crainte voyons, nous allons bientôt nous amuser mon cher Arubi, nous allons bientôt nous amuser !
Dernière édition par Tomaya_Sakuza le Mer 20 Avr 2011 12:10, édité 1 fois.
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Re: Héra

Messagede Tomaya_Sakuza le Mar 2 Mar 2010 17:02

Chapitre XVIII : La fuite !




Sur le chemin principal menant à la grande ville, les deux mystérieux personnages, dans leur cape blanche, regardèrent la citée en ricanant. Il était très difficile de percevoir leur visage mais cela n’enlevait rien en leurs intentions.


- Bon Anchu, on se la joue comment ? Une entrée fracassante ou une entrée en gentleman ? Demanda la personne de droite, avec une voix sinistre et rauque.

- Je suis de bonne humeur aujourd’hui, entrons comme des gentlemans ! Répondit son acolyte, avec une voix plus cool.

- A vous l’honneur dans ce cas. Je vous suis de près.



Les deux étranges ninjas, tout de blancs vêtu, s’approchèrent alors de la grande porte d’entrée d’Orochi. Gardée par deux ninjas des troupes de protections, ceux-ci firent parfaitement leur boulot. Ayant remarqué leur arrivée, les deux hommes sortirent de leur petite cabane pour barrer la route aux deux étranges énergumènes, afin de vérifier leur identité.


- Bienvenu à Alexandrie messieurs, qu’elle est le but de votre visite ? Dit d’une voix accueillante l’un des deux ninjas de garde ?


Les deux mystérieux voyageurs se regardèrent avec un petit sourire. Les deux gardes, concentrés mais sans être trop agressif, les regardèrent sans bronchés. Prêt, malgré tout, à anticiper, ceux-ci attendirent une réaction des deux nouveaux arrivés, qui étaient toujours entrain de ricaner dans leur capuche blanche.


- Nous sommes venus visiter votre si jolie ville messieurs ! Répondit, plein de courtoisie Anchu.

- Ouai, nous sommes venus en touriste. Ricana alors Arubi.

- Très bien, dans ce cas, vous devrez signer un registre et laisser ici, toutes vos armes. Répondit, de plus en plus soucieux le deuxième garde.

- Oh je vois, pas de problème je vous suis. S’avança alors Arubi
.


Les deux gardes se retournèrent pour se rendre dans leur cabane afin de chercher le registre qui doit être signé. Les deux ninjas, au bord de la crise de rire les suivirent sans poser de questions. Arrivé à un mètre de la porte, le deuxième garde se retourna, et regarda Arubi d’un œil perçant, afin d’essayer, à la fois d’identifier son visage et aussi de percevoir une quelconque arme sous sa longue cape. Mais rien n’y faisait. Il leur était impossible de distinguer quoi que ce soit. De ce faite, le deuxième garde s’approcha doucement des deux hommes.


- Veuillez me donner vos armes s’il vous plaît.

- D’accord et dites moi laquelle je dois vous donner ? Celle-ci ? Ou celle-là
?


Doucement, Arubi souleva sa manche droite, puis sa manche gauche, et dévoila au garde, deux grandes lames qui étaient attaché sur le long de ses deux bras. Le garde, impressionné mais aussi un peu apeuré par le changement d’attitude du ninja recula d’un pas, mais dans son recule, il fut bloqué par le corps immense d’Anchu, qui s’était déplacé comme un éclair, derrière le ninja d’Alexandrie.


- Quoi ? Mais…


Mais à peine eut-il le temps de baragouiner quelque chose, qu’Anchu, posa sa main sur l’épaule du ninja et instantanément, le garde se transforma en une statue de pierre. Intrigué par le bruit, le premier garde se retourna, et à la vue de son collègue pétrifier, voulu appuyer sur la sonnette d’alarme, mais d’un coup sec, sa main fut tranchée par la lame d’Arubi, et dans la seconde qui suivit, c’est sa gorge qui fut tranchée. Arubi, avec une vitesse ahurissante avait réussis son coup, il sortit de la cabane en essuyant la lame ensanglantée avec l’intérieur de sa cape.


- Quelle bande d’idiots, me retirer mes armes alors que c’est impossible !

- Arubi bon sang ! Je t’ai déjà défendu mille fois d’essuyer tes lames avec ta cape blanche, t’es vraiment dégueulasse !

- Oh excuse-moi, j’oublie chaque fois de prendre un chiffon !

- Bon, entrons. Quelqu’un doit nous attendre avec impatience !

- La pierre l’a trouvée ? Il est bien ici
?


Anchu, qui était le plus grand des deux ninjas, sortis une pierre de couleur blanche de sa cape. Il s’avança de quelques pas, et l’étrange pierre se mit alors à changer de couleur pour devenir de plus en plus verte. Sous le regard d’un noir perçant d’Arubi, qui s’éclaira doucement, Anchu regarda son acolyte avec un petit sourire satisfait et sadique :


- Il n’est pas loin !


Pendant ce temps là, dans le centre d’Alexandrie, Tomi, qui venait d’apprendre par ses parents, le réveil de son ami Tomaya, s’approcha un peu frustré de l’hôpital. La démarche rapide, le pas lourd, il n’est vraiment plus très loin de son ami, mais son attitude prouvait sa frustration et son mécontentement. Râlant clairement entre ses dents, il avançait d’un pas décidé sur le trottoir rempli de monde.


- Je n’arrive pas à le croire. Ils auraient peu venir me le dire. Eleane veut toujours être seul avec son chéri, je vais changer ça. Elle va m’entendre !


Tomi entra dans la rue de l’hôpital, traversa sans regarder la route, se moquant éperdument du gros chariot tiré par l’immense bufflor, qui dût s’arrêter net à cause du passage du jeune ninja. Derrière les insultes du chauffeur, Tomi rentra dans l’hôpital, il demanda le numéro de chambre et empressa le pas. Il avala les trois étages d’une traite et arriva dans le couloir adéquat.


- Il va voir, je vais l’engueuler, mais aussi le remercier, de m’avoir sauvé la vie, mais ….


Soudain Tomi s’arrêta net. Au loin dans le couloir, des cris de douleurs se firent entendre. Devant la porte de la chambre visiblement de Tomaya, il pouvait voir les infirmiers qui semblaient paniquer ainsi que le Maître Cloud et le Professeur Toto qui discutait ferme l’air totalement inquiet. En courant, Tomi s’approcha de la porte et regarda à l’intérieur de la chambre. Ce qu’il aperçut lui coupa le souffle et l’effraya au plus haut point. S’attendant à revoir Tomaya en pleine forme et rigolant, il vit l’Ancien souffrir atrocement, se tenant puissamment la poitrine. Les larmes aux, cette vision effraya Tomi qui s’approcha de son ami.


- Tomaya ! Qu’est ce qu’il lui arrive ! Cria Tomi.

- Tomi ! Nous l’ignorons, depuis quelques minutes il semble souffrir au niveau de sa poitrine… Répondit Eleane en se retournant.

- Il souffre ce n’est pas vrai ! Vous ne l’avez pas bien guérit ! Continua d’insinuer le quadri-affinitaire

- Il allait très bien jeune homme ! Nous n’y sommes pour rien ! Répondit alors un médecin, vexé des accusations du garçon
.


Tomi entra alors en trombe dans la chambre pour se mettre à côté d’Eleane qui tenait la main de Tomaya. La jeune fille, un peu gênée de n’avoir rien dis à Tomi, continua d’encourager et de soutenir le pauvre Tomaya qui souffrait le martyr. Tomi, qui en avait presque oublié sa frustration se mit à son tour à calmer son ami.


- Oh Tomi, désolé je n’ai pas pensé d’avertir, je suis… S’excusa la rousse.

- Pas le temps de s’excuser, qu’est ce qu’il a ? Qu’est-ce que tu as Tomaya !

- J’en sais rien, d’abord ça démangeait, mais maintenant, j’ai l’impression que ça me brûle !

- Qu’est ce qui te brûle ? Demanda de nouveau Tomi

- Mon torse, au niveau de ma poitrine, c’est horrible
!


Le Professeur Toto entra tout à coup dans la chambre alors Biggs, lui en sortit désemparer. Le petit Professeur semblait déterminer, il s’approcha du lit, poussa Eleane et Tomi sur les côtés et se pencha sur Tomaya, qui bougeait dans tous les sens dans son lit.


- Tomaya, montre moi ton torse ! Demanda t’il.

- Quoi
?

Eleane, même si elle ignorait les intentions du Professeur, prit les devants et arracha quelques boutons du pyjama de Tomaya laissant bien à l’évidence la tache de naissance du jeune ninja. Mais, à la surprise du Professeur, celle-ci, n’avait pas changé de couleur. Elle était tout à fait normale, sa couleur, brune, n’avait pas changé de ton. Un peu déçus, Toto ressortis de la chambre, sous les yeux perplexes d’Eleane et de Tomi pour retourner auprès du Maître, qui était accompagné de Biggs. Pendant ce temps là, Tomaya, continua de crier de douleurs.


- Bon sang ça empire, ça brûle !

- Courage, ça va passer ! Encouragea Eleane.

- Tiens bon Tomaya ! Ajouta Tomi
.


Mais alors qu’il souffrait dans son lit, une vision, comme un flash, vint surprendre Tomaya. Il fit tout d’un coup, tout noir autour de lui. Les sons, s’étaient fait plus faibles, les paroles des gens devinrent murmures, et dans ce noir totale, seul deux éléments apparurent, deux ninjas, à sa droite à quelques dizaines de mètres de là, se trouvant sur la route à le regarder. Sortant ensuite de ce rêve en sursaut, une seule chose sortit de sa bouche, mais d’une voix méconnaissable :


- Ils sont lĂ  !


C’est alors qu’un fracas inimaginable provenant visiblement des étages inférieurs se fit entendre. Le sol dans la chambre se mit à trembler de plus en plus, faisant tomber les objets médicaux se trouvant sur les tables. Des cris terrifiant se firent entendre partout dans l’hôpital ce qui terrorisa tous les gens à l’étage. C’est alors, qu’un énorme rocher, en forme de pointe, surgit du sol de la pièce et empala littéralement l’hôpital du bas vers le haut. Des gravas par milliers et des vitres explosées tombèrent au sol dans la rue. Des corps, visiblement gravement blessés ou pires, tombèrent partout autour de l’hôpital totalement ravagé par l’attaque. Le rocher, transperça de bas en haut le bâtiment, la pointe sortit par le toit dans un vacarme assourdissant. Tout autour dans la rue, les gens, paniqués, coururent dans tout les sens. Seuls les deux ninjas, coupable de cette attaque, restèrent sans bouger devant le spectacle apocalyptique de l’hôpital détruit et semblait se réjouir et clairement jouir, du spectacle qu’ils avaient sous leurs yeux.


- Que j’aime ce bruit mon ami. Mais, tu es sur qu’il était dedans ? Demanda Arubi, respirant l’odeur âcre de la poussière qui enveloppait la rue.

- Oui il était là. Maintenant, il va être obligé de sortir ! Répondit Anchu, écartant ses mains qui venaient de faire une gestuelle pour la technique.

- Je te rappelle que nous devons l’avoir vivant ! J’espère que tu ne l’as pas tué imbécile !

- Je sais ce que je fais, ne t’inquiète pas !

- Tu y es allé assez fort là quand même. L’hôpital est ruiné !

- Désolé d’utiliser des manières fortes ! Je n’aime pas faire dans la dentelle, ce n’est pas trop ma nature !

- On se demande si tu en as encore une
!


Soudain, dans le mur de poussières et de décombres, trois silhouettes se firent distinguées. Sortant des gravas, c’était Tomaya, avec Eleane et Tomi qui avaient repris leurs esprits. Tous les trois toussèrent alors que la poussière, poussée par le vent, s’en alla. Immédiatement repéré par les deux agresseurs, les trois jeunes étaient toujours sous le choc et étaient totalement désorienté.


- C’est lui ! Je t’avais dis qu’il finirait par sortir ! Déclara Anchu en pointant du doigt Tomaya.

- Chançard. Enfin bref, allons chercher notre du
.


Les deux ninjas s’approchèrent alors des trois jeunes enfants qui se mirent enfin debout. Anchu s’arrêta alors pour se mettre en deuxième ligne alors qu’Arubi continua sa marche pour se mettre en première ligne. C’est alors que d’un geste du doigt, l’utilisateur du Dôton, créa un véritable mur en pierre dans son dos. D’une taille spectaculaire, pour éviter les attaques provenant de l’arrière, il fit signe à son collègue, lui signifiant que le secteur était sécurisé. En ricanant, Arubi s’approcha de Tomaya, qui venait seulement de se rendre compte de l’étendue des dégâts, et qui venait enfin d’apercevoir les deux étranges hommes en face de lui. Il ne connaissait pas les hommes, il les regarda intrigué, mais dans le plus profond de son cœur, il sut, sans savoir pourquoi, le but des deux agresseurs.


- C’est vous ? C’est vous qui avez fait ça ! Bégaya t’il encore un peu sous le choc.

- Perspicace ce garçon ! Répondit Arubi.

- Je vous ai vu, juste avant votre attaque !

- Qu’est ce que l’on fait ici ? On, on s’en est sortit vivant ? Demanda Eleane tout aussi perturbé que ses amis.

- Je ne sais pas ! Je ne vois pas comment…

- Si Tomaya ! Quand on a entendu le bruit, tu nous as agrippés, et nous sommes apparut ici ! Coupa alors Tomi, qui reprenait très vite ses esprits.

- Je ne m’en souviens pas, ce n’est pas possible !

- Gamin, nous n’avons pas le temps de discuter. Nous sommes venus ici pour toi ! Dit alors, de sa grosse voix, Anchu.

- Pour moi ? Mais, qu’est ce que j’ai fais, pourquoi avoir démolis l’hôpital et les autres ? Ils vont bien ?

- Vous êtes envoyés par Midgar c’est ça ! Vous êtes jaloux qu’il ait explosé toute votre armée à lui tous seul c’est ça ! Déclara Tomi s’avançant devant Tomaya.

- Explosé toute une armée ? A moi tous seul ? Tu délires, je n’ai jamais fais ça !

- Enfin si rappelle-toi à Dali ! Tu es entré dans une colère noir et
…


Tomaya était dans la confusion la plus totale. Il ignorait pourquoi ces deux individus lui en voulaient personnellement, mais il ignorait aussi de quoi parlait son ami. Eleane, qui savait qu’il ne fallait pas en parler à Tomaya, donna un coup de coude à Tomi pour qu’il se taise. L’Ancien était totalement perdu. Deux mystères l’entouraient et il ne savait pas quoi faire. Il regarda ses amis pour essayer de comprendre, puis il regarda les deux ninjas. Mais rien ne lui venait à l’esprit.


- Nous n’avons pas l’envie ni le temps de donner des explications sale gosse. De gré ou de force nous t’emmènerons avec nous !

- Jamais ! Je, aarrgghh



Malheureusement pour le jeune ninja, sa tache le faisait toujours souffrir. En plus de ça, il sentait encore les dégâts de la fameuse bataille à Dali venir le perturber. Souffrant il peinait à se tenir debout. Eleane et Tomi, ayant compris l’embrouille se levèrent et se mirent devant leur ami pour le protéger.


- Si vous voulez Tomaya, vous devrez vous débarrasser de nous avant de le toucher ! »

- Wai, et ne nous sous-estimé pas car nous sommes jeunes, nous allons vous botter les fesses
!


Les deux ninjas se regardèrent, et commencèrent à rire. Devant eux, les deux jeunes se tenaient prêt. Eleane avait déjà préparé ses mains afin d’effectuer les enshuus nécessaires pour le bon fonctionnement de sa technique alors que Tomi était prêt à dégainer des kunaïs. Mais cela n’effraya pas les deux mystérieux ninjas qui continuèrent de se moquer des jeunes.


- Gamin. Je crois que vous ignorez totalement à qui vous avez affaire ! Annonça Anchu.

- Des gosses comme vous ne pourrez même pas nous effleurer, alors retourne dans les jupes de ta mère et laisse nous ce garçon ! Rétorqua Arubi mort de rire
.


Un peu frustré par les rires, c’est alors Tomi qui attaqua le premier. Dans sa course, il contourna Arubi qui le laissa mystérieusement faire. Le quadri-affinitaire sortit un kunaï de sa sacoche et s’apprêta à embrocher Anchu dans sa course rapide. Mais celui-ci, voyant l’attaque du garçon, leva l’index et fit un geste rapide avec la main vers la droite. Instantanément, un bloc de pierre sortit du sol, et frappa Tomi sur son flanc, ce qui l’expulsa violemment dans les gravas de l’hôpital. Se tenant le bras, celui-ci était certainement cassé à cause du choc brutal de la pierre, qui resta bien en évidence hors du sol.


Eleane, enragée par l’échec de son ami et de le voir gravement blessé, utilisa sa technique du kuton eda nigirishimeru, et envoya toute une série de lianes vers Anchu. Mais Arubi intervint ce coups-ci, et avec ses lames, il trancha comme du beurre, les lianes de la jeune fille. Anchu, finit le boulot en faisant ressortir un autre bloc qui frappa le corps de la jeune fille qui retomba un peu plus loin. La rousse, au sol peinait à se relever. Le visage en sang, le choc avait été tout aussi rude que celui qu’avait reçu Tomi. Toujours en ricanant, Anchu et Arubi s’approchèrent alors en marchant de Tomaya. Mais un éclair sortit de nulle part vint frapper Arubi de plein fouet. Regardant tout autour d’eux, ils aperçurent à leur droite, une silhouette qui peinait à se tenir debout. C’était Tomi. Les vêtements chiffonnés, il se tenait debout sur les gravas, se tenant le bras droit ensanglanté.


- Il est coriace celui-là ! Même avec son bras en compote il a réussit à effectuer sa technique ! Déclara Arubi.

- Nous n’avons pas le temps de jouer avec ces gamins, de toute façon, ses techniques de Raiton sont sans effets sur moi… ah
!


Alors qu’Anchu répondait à son coéquipier, cinq feuilles vinrent le trancher sur les côtés, mais cela ne semblait pas avoir perturbé le rude gaillard qui voyait sa cape blanche être coupée par endroit. Eleane, quant à elle, était revenue à sa position. Courageuse et téméraire, la jeune fille, blessé au visage et au thorax, arrivait quand même à tenir debout. Arubi se mit alors en position, le visage heureux d’en découdre, mais Anchu lui prit le bras. Il lui fit signe de non avec sa tête et se mit alors, lui-même, en position. Il remonta ses manches, mit ses mains en avant et créa deux grosses boules de pierre qu’il lança vers les deux jeunes ninjas. Mais ceux-ci arrivèrent à les éviter. Eleane et Tomi sautèrent dans tous les sens pour éviter ces deux énormes boulets, qui transpercèrent tous sur leur passage. Mais alors que Tomi serra les dents, pour supporter la douleur en esquivant les boules, un bloc sortit de nulle part vint le percuter par l’arrière, et la boule, contrôlé par Anchu, vint l’écraser violemment au sol. Eleane, qui perdit sa concentration à la vue de son ami se faire écrasé, ne vit pas Arubi approché. Celui-ci taillada violemment Eleane au bras. Ensanglantée, elle ne vit pas, comme Tomi, le boulet arrivé. Elle se le prit en pleine face et retomba non loin de Tomaya, qui assista, impuissant à la scène. Eleane, le visage marqué par le choc, regarda Tomaya dans les yeux, et seul quelques mots vinrent sortir, comme un souffle de désespoirs, de la bouche de la jolie rousse :


- Cours Tomaya ! Fuis, ne les laisses pas t’attrapé !


Malheureusement, Eleane tomba dans les pommes et les deux ninjas s’approchèrent de nouveau notre jeune héro. Toujours un peu convalescent, il se retourna apeuré et commença à courir aussi vite qu’il pouvait dans la rue en piteuse états entre les gravas de l’hôpital et les trous dans le sol, provoqués par les deux grosses boules de pierre que contrôlait Anchu. Mais devant ce spectacle du garçon qui s’enfuyait, Arubi commença à rire comme il en avait l’habitude.


- Oh, il veut s’enfuir, que la poursuite commence !


Tomaya serra les dents pour oublier la douleur qui rongeait tout son corps. Il sauta dans les airs, prit appuis sur les bâtiments pour aller plus vite. Il jeta alors un rapide coup d’œil derrière lui, et il vit les deux ninjas, lui courir après et le rattrapé sans trop de difficultés. Soudain, alors qu’il vit les remparts de la ville au loin, il entendit une voix au dessus de lui. La même voix terrifiante, qu’il entendait depuis quelques minutes.


- Tu ne nous échapperas pas !


Arubi, le plus rapide des deux, se trouvait juste au dessus de lui. Ceci augmenta le sentiment de frayeur de l’Ancien, qui fut totalement désarçonné devant la vitesse de son agresseur, qui le regardait avec ses yeux de sadique. Voulant jouer au chat et à la souris avec Tomaya, il tourna autour de lui, comme pour lui prouver qu’il ne pouvait les échapper, qu’il était bien plus rapide que lui. Plus derrière, Anchu, qui souffla de voir le comportement immature de son collègue, fit un geste de la main, et un immense mur se dressa juste en face de Tomaya. Ne pouvant stopper son élan, il mit ses bras en croix pour se protéger du choc, mais voilà que soudainement, le mur explosa et qu’un ninja apparut devant Tomaya, c’était Biggs. Ses ailes de plumes blanches bien en évidences, prêtes à stopper les poursuivants de Tomaya.


- Cours dans la forĂŞt Tomaya et ne te retourne pas, je vais les stopper !

- Merci Biggs
!


Tomaya continua sa course, le cœur remplie de joies et de soulagements de voir que des gens étaient là pour le protéger. Reprenant du courage et du moral, il continua sa fuite en direction des hauts remparts en pierre qui entoure la ville. Dans son dos, Biggs, écarta bien grand ses ailes pour bloquer l’accès aux deux agresseurs, un peu surpris et mécontent.


- Allez venez vous attaquer à quelqu’un de votre taille !

- Ce n’est pas vrai qu’est ce qu’ils ont à le protéger ainsi, ce n’est qu’un gamin de rang F ! S’insurgea Arubi.

- Pas le temps de tergiverser avec lui, finissons-en rapidement
!


Anchu, dans sa course fit un autre signe, et tout d’un coup, deux énormes blocs de pierre sortirent de terre sur les côté Biggs et vinrent coincer l’adjoint du Maître qui fut prit en sandwich entre les deux roches. La pression était telle, qu’il avait du mal, malgré ses ailes puissantes, à sortir de l’étreinte des deux rochers. Pendant ce temps là, les deux compères passèrent aux côtés de Biggs sans le regarder et se rapprochèrent de nouveau de Tomaya. Mais soudain, une lumière éblouissante vint stopper leur progression. Eblouis, ils durent stopper leur course. Une fois la vue retrouvée, ils se trouvèrent face à face avec un autre ninja.


- Ce n’est pas vrai, c’est qui lui ! Demanda Arubi en se protégeant les yeux.

- Le Maître ninja de la ville. Et je vais vous éclater pour la destruction de mon hôpital !

- Mince Anchu qu’est ce que l’on fait ! Celui-là c’est un plus gros morceau !

- Tu crois que nous avons le choix ! Notre cible s’échappe là !

- Laissez Tomaya tranquille
!


Mais, alors qu’ils voulurent attaquer le Maître local de plein fouet, une trentaine de ninjas, apparurent autour des deux agresseurs. Encerclé, ils n’osèrent plus bouger alors qu’au loin, Tomaya, lui, avait réussis à gagner la forêt mais continua malgré tout à avancer, ne prenant pas la peine de regarder derrière lui pour voir s’il était encore poursuivit.


- Imbécile d’Arubi, au lieu de jouer avec ce gamin tout à l’heure, tu aurais du le stopper !

- Mais comment voulais tu que je sache qu’on se trouverait dans cette situation !

- Rendez-vous et nous épargnerons vos vies ! Ordonna Cloud.

- Ninjas d’Alexandrie, nous faisons ça pour votre bien, vous ne savez pas le mal que représente ce garçon ! Expliqua alors, pour se défendre, Anchu.

-Ce garçon fait partie des troupes ninjas de la ville. Quiconque s’attaque à lui s’attaque à l’un d’entre nous !

- Je vois. Tan pis, il attendra, il en existe d’autre des comme lui, mais vous le paierez tôt ou tard !

- Wai bande de plouc, quand il éclatera ne venez pas vous plaindre ! Rajouta Arubi.

- Attrapez-les !

- Au revoir et Ă  bientĂ´t. Fit signe tout Ă  coups Arubi
.


Mais, alors que le cercle autour des deux agresseurs se referma, Arubi s’accrocha à Anchu qui, d’un geste rapide commença à s’enfoncer dans le sol pour disparaître totalement.

Pendant ce temps là, Tomaya, qui ignorait encore que ses poursuivants avaient cessé de le poursuivre, continua sa course dans la forêt. La douleur à la poitrine s’était un peu calmée, mais les séquelles du combat à Dali resurgissaient de plus en plus dans tout son corps. La douleur était telle, que sa vue commença à devenir floue. La main tremblante il poussa les branches pour se frayer un passage entre la végétation. Il n’avait malheureusement plus assez de force de se déplacer d’arbres en arbres et se contenta de courir sur le sol. Son souffle se faisait de plus en plus lourd, chaque pas, d’une fragilité extrêmes, étaient à la limite de la rupture et de l’effondrement. La chute semblait imminente. Soudain, il poussa une dernière branche d’arbres et il fit le pas de trop. Pensant trouver la route, sa jambe tomba dans le vide suivit de tout le corps du jeune ninja. D’une petite falaise d’une vingtaine de mètre de profondeur, il tomba la tête en avant, pour finir sa chute, dans la rivière en contrebas.
Dernière édition par Tomaya_Sakuza le Jeu 21 Avr 2011 16:00, édité 2 fois.
"Tout le monde pense qu’un héro peut se cacher dans chacun de nos cœurs. Qu’il nous suffirait de paraître pour sauver la situation. Je pense que cela est possible. A chaque degré que l’on peut concevoir ce statut, chacun est un héro en sois. "
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Re: Héra

Messagede Tomaya_Sakuza le Mar 9 Mar 2010 16:45

Chapitre XIX : Alarik





- Cours Tomaya, enfuis-toi !

- Cours dans la forĂŞt Tomaya et ne te retourne pas, je vais les stopper !

- Vous devrez nous passer sur le corps !

- Waf, waf, boooouuuhh !

- Eleane, Tomi, non, non ne m’attrapez pas NNOOONN ! Où, où suis-je
?


Tomaya, encore un peu sous le choc de sa terrifiante chute de la falaise, se réveilla dans un lit à l’intérieur d’une sorte de cabane en bois. Autour de lui, tout semblaient assez vide, neutre. Pas beaucoup de décorations, pas de fleurs et surtout pas un seul bruit ne semblaient perturber l’endroit que seul, un grand solitaire pouvait habité. Juste le crépitement d’un feu de bois, calme et soigneux, vint titiller les tympans du jeune garçon qui se réveillait doucement et calmement. Tomaya tourna alors la tête et fut totalement surpris quand il tomba, à sa grande surprise, sur la grosse tête d’un gros chien au poil noir, qui le regardait la gueule grande ouverte et les yeux bien directes, laissant même apercevoir une longue langue qui ne tarda pas à lui lécher le visage. Un peu répugné par l’odeur qui sortait de la bouche de l’animal, Tomaya se releva brusquement de son lit en s’essuyant les joues, humidifiées par la bête, toute heureuse au remuement de sa queue. C’est alors qu’il entendit une voix douce provenant du fond de la pièce dans son dos.


- Du calme mon jeune ami, Doyu ne te fera pas de mal. Mais je conçois, que son haleine laisse à désirer.


Se relevant à l’aide de ses coudes, Tomaya tourna la tête pour chercher la source de cette voix. Il regarda bien partout dans la cabane jusqu’à ce que ses yeux se fixent vers une longue chaise. Là, où se trouvait un vieil homme, bien assis dans cette chaise à bascule se tenant au coin du feu de bois, qui avait bercer le doux sommeil de l’Ancien. Le dos tourné à Tomaya, un livre en main, cet homme fumait tranquillement sa pipe et semblait veiller sur le jeune garçon, comme le ferait un bon père de famille Surpris de se retrouver dans cet endroit, alors que la dernière chose qu’il se rappelait, était sa chute de la falaise, c’est avec une voix surprise et inquiète, qu’il se renseignât.


- Qui, qui ĂŞtes-vous ? OĂą suis-je !

- N’ai crainte mon jeune ami. Doyu t’a trouvé sur le bord de la rivière totalement inconscient. Tu as du faire une sacrée chute. Répondit, tout calmement le vieux monsieur
.


Tomaya tenta de se rappeler de ce qu’il s’était passé. Il ferma les yeux, usa de toute son imagination, pour se remémorer des derniers évènements. C’est alors que les bribes de quelques souvenirs lui revinrent en flash dans sa mémoire. Il se voyait fuir d’Alexandrie totalement effrayé. Il voyait aussi le visage ensanglanté d’Eleane, allongée sur le sol endommagé par une terrible attaque ainsi que la grosse pierre écraser sans pitiés le pauvre Tomi. En repensant à ces évènements, une larme commença à couler sur la joue du jeune ninja alors que le vieil homme referma son livre et se leva. Ses cheveux blancs et courts témoignaient du nombre d’hivers passé par le monsieur. Ses vieilles guenilles d’une couleur fade et beige, collaient bien avec l’ambiance de la cabane. Tomaya commença à se sentir mal, comme si, la peur, l’inquiétude l’asphyxiait. Voulant reprendre son souffle, il se leva brusquement de son lit, revoyant en boucle les yeux d’Eleane et le corps de Tomi, balayé par ce gros boulet de pierre. Sentant que le garçon commença une crise, le vieil homme accouru à son chevet.


- Du calme mon garçon ! Du calme. Respire, respire doucement…


Essayant de suivre les conseils de son sauveur, Tomaya tenta de se calmer, de souffler doucement. Ainsi, très rapidement, il reprit ses esprits. Les gouttes de sueurs commencèrent à s’arrêter de couler et ses mains cessèrent de trembler. Très calmement, le vieil homme s’assit et regarda Tomaya avec un petit sourire satisfait.


- Je me nomme Alarik et toi mon garçon ?

- Je m’appelle, euh, Tomaya. Tomaya Sakuza. Vous vivez ici ?

- Oh oui, j’ai pris une retraite paisible ici avec mon cher Doyu. C’est très calme et personne ne vient me déranger, enfin, sauf quand ils tombent de la falaise
.



Tomaya rigola doucement, se sentant un peu bête de cette chute. Il tourna alors la tête autour de lui pour encore mieux contempler, le petit cabanon rustique dans lequel il se trouvait. Mais ne voyant que le chien, de son poil luisant noirs à reflet brun, toujours l’air aussi content, il en déduit que Doyu était son seul animal de compagnie et certainement, sa seul compagnie tout court. Doucement, il sortit une jambe du lit, puis l’autre, il remarqua que ses habits étaient entrain de sécher, et qu’il ne portait que son caleçon rouge habituel. En titubant plus par fatigue que par douleur, il s’approcha de la fenêtre pour regarder dehors et comprendre par lui-même, où il était tombé. Sans grande surprise, la cabane se trouvait à quelques mètres de la rivière qui se trouva elle-même, entre deux grandes falaises. Comme le disait bien Alarik, il se trouvait vraiment dans endroit discret et calme. Parfait pour une belle retraite. Dans son dos, le vieil homme avait été rechercher les vêtements, maintenant sec, de Tomaya, et s’approcha de lui dans son dos.


- C’est vraiment un bel endroit. Déclara Tomaya, alors que le ciel bleu, dominé par un soleil chaleureux, donnait des reflets magnifiques à l’eau de la rivière.

- Oui c’est certain. Mais, tu as eu beaucoup de chance Tomaya. Dans cette zone, la hauteur de la falaise est suffisamment élevée pour briser le cou des plus téméraires qui veulent y plonger, et je ne parle pas des différents rocher, tranchants et pointus, qui se trouve dans l’eau. Je suppose que tu viens d’Alexandrie
?


Tomaya se retourna un peu surpris par la déclaration de viel homme. Prenant ses vêtements aux mains d’Alarik, il continua de le regarder inquiet. Mais le grand et vieil homme, continua de le regarder de haut en bas, avec un petit sourire satisfait, et d’un geste lent, il tendit le brassard de ninja à Tomaya.


- Ton brassard, il est à l’effigie d’Alexandrie n’est-ce pas ?

- Oh oui, merci. Répondit Tomaya, reprenant sa marque de fidélité à la ville.

- Et comment es-tu tombé de la falaise ? Ne me dit pas que tu étais assez fou pour vouloir faire un saut de l’ange
?


Tomaya reprit alors sa respiration. Il repensa encore et encore à sa fuite et à ses amis se faisant écraser par ces deux étranges personnages dont le visage était continuellement masqué par la capuche blanche. Il voulut se remémorer des moindres détailles pour mieux cerner la situation. Mais la chute, lui avait perdre un peu de mémoire. D’une traite il expliqua comme il ******, à Alarik la venue des deux étranges personnages. Que ceux-ci voulaient le kidnapper pour une raison qu’il ignorait encore. Il expliqua ensuite que ses deux amis étaient sûrement gravement blessés et que d’autres sont entré en duel avec ces deux mystérieux agresseurs. Enfin, il conclut sa longue explication, par sa fuite dans la forêt. Le vieil homme était très à l’écoute des paroles du jeune ninja, tirant de temps en temps, une bouffée de sa pipe. Il semblait réfléchir. Il regarda bien Tomaya dans les yeux comme si, il voulait lire en lui et ça, Tomaya le ressentait.


- C’est vraiment une histoire surprenante. Et que comptes-tu faire maintenant ? Demanda, la voix un peu changeante, comme, voulant lancer un défi.

- Je l’ignore. Je ne sais pas
…


Tomaya se retourna de nouveaux pour jeter un coup d’œil dehors tout en se rhabillant. Le vent faisait bouger les arbres de la forêt qui se trouvaient sur le haut de la falaise. La rivière, déchaînée mais toujours aussi clinquante, venait se fracasser sur des rocher immergés et qui témoignait de la chance qu’avait eu Tomaya, de ne pas être tombé dessus la tête la première. Il voulut trouver une réponse, mais il ne savait pas quoi faire.


- Je l’ignore vraiment. J’ai bien envie de retourner à Alexandrie pour prendre des nouvelles de mes amis. Mais, ces deux hommes, étaient si violents, si cruelles. Ils me retrouveraient vite si je retournais à Alexandrie. Et l’hôpital. Il a du y avoir des morts. Non, je ne peux pas prendre de risque. Ils risquent d’attaquer de nouveau la ville, de tuer encore plus de gens pour me retrouver.

- Je vois. Tu es un ninja alors ? Demanda alors Alarik, changeant totalement de sujet.

- Quoi ? Ah, euh oui en effet. Ninja de rang F. Cela fait peu de temps que je le suis
.


Alarik, dont la pipe n’avait toujours pas quitté la bouche et qui rejetait encore un peu de fumée, continua à pomper dessus malgré tout. Il s’approcha doucement du jeune garçon maintenant habillé, et d’un geste rapide, posa sa main sur son épaule, à la surprise de Tomaya qui n’osa pas bouger par inquiétude.


- Que faites-vous ?

- Mmhh, je peux t’aider si tu le désires
.


Tomaya était encore plus inquiets, mais alors qu’il voulut se défaire de la prise du vieillard, il remarqua que la main d’Alarik, émettait une sorte de lueur blanche. Tout de suite après, il regarda dans les yeux du grand homme, et aucune méchanceté ne semblait perturber le regard d’Alarik, il avait même l’impression, qu’il réfléchissait, essayait de comprendre quelque chose.


- M’aider, mais comment ? On ne se connaît même pas !

- Je peux te cacher si tu le désires. Je connais d’ailleurs un endroit parfait où l’on ne te retrouvera pas
.


Les paroles d’Alarik avaient de quoi faire peur, surtout qu’il prenait un ton réfléchit, presque pervers qui rendait Tomaya mal à l’aise. Mais pourtant, le regard du vieil homme était plein de confiances et de compassions. Tomaya, au début retissant, ne peut résister à l’offre du vieil homme malgré tout. Il sentait, qu’il devait le suivre, mais ne savait pas pourquoi.


- Vous êtes sur que l’on ne risque pas de me trouver ?

- Oui jeune homme, aucun danger et aucune chance. Mais pour cela tu devras d’abord me faire confiance.

- D’accord mais, mais c’est loin ? Demanda Tomaya, qui n’hésita pas une seconde, chose qui l’intrigua lui-même
.


Alarik retira alors sa main de l’épaule de Tomaya et se retourna comme s’il venait de découvrir quelque chose d’intéressant. Ce dernier était encore tout surpris de l’expérience qu’il venait de vivre. Quant la main du vieil homme était sur son épaule, il se sentait sonder. Comme si, Alarik lisait en lui. Pendant ce temps là, le vieil homme, fit les milles pas dans la cabane. Marchant doucement les bras croisés, il regarda en haut, puis en bas, réfléchissant énormément.


- On y serait vite !

- Mais, Alarik, j’ai une question à vous poser. Vous êtes, ou avez été un ninja
?


A la question, maintenant pertinente de Tomaya, Alarik eu un petit rire de souvenir. Il ralluma sa pipe et se tourna doucement. Son regard, qui était à la base, celui d’un vieil homme ayant vécu mille souvenirs et mille autre encore, se changea instantanément. A la surprise de l’Ancien, Alarik esquissa un sourire fier et sûr de lui. Ses yeux devinrent ceux d’un conquérant d’un battant. Des yeux de guerriers, qui firent dresser les poils de Tomaya, tant ils étaient convaincants.


- Oh, oui j’ai un peu exercé le métier dans ma jeunesse, mais avec l’âge j’ai du arrêter et j’ai décider de prendre ma petite retraite ici. Répondit, modestement Alarik.

- Mais vous étiez doué ? Je veux dire, vous étiez fort. Vous avez terminé votre vie de ninja à quel rang ?

- Oh, je me débrouillais pas mal en mon temps. Mais, ma vieille mémoire ne me permet plus de te répondre pour mon rang. Enfin soit. Alors mon garçon, veux-tu venir avec moi et Doyu
?


Tomaya réfléchit encore et continua à hésiter. Toute sa vie était à Alexandrie. Ses seuls amis s’y trouvaient, son petit appartement. Mais cet Alarik respirait la confiance et la pureté, même s’il ne le connaissait pas beaucoup, il émanait de lui, quelque chose de spécial, quelque chose, qui attira Tomaya comme si, il voulait le suivre pour en savoir plus. Un terrible dilemme vint alors le chatouiller. Après tout, s’il restait à Alexandrie, les deux hommes pouvaient revenir et refaire des dégâts et causer encore plus de morts. Que valait, l’exile et l’assurance que ses amis soient tranquilles et hors de danger, par rapport à l’amitié et sa nouvelle vie de ninja ? Mais Tomaya regarda de nouveau, le regard confiant et sage de l’homme en face de lui. L’esprit tiraillé, il prit alors une décision…


- Je, d’accord, je vous suis.

- Sage décision mon enfant. Je prépare mes affaires et on y va. Répondit, euphorique Alarik.

- Mais je ferais comment pour mon apprentissage de ninja ? Je suis encore jeune, j’ai encore des tas de choses à apprendre.

- Apprentissage ?

- Oui, je m’entraînais avec le Maître Cloud d’Alexandrie personnellement. Il avait des livres sur diverses techniques que je pouvais encore apprendre. J’ai, j’ai envie de m’améliorer, me surpasser.

- Tu étais l’élève de Cloud Strife ?

- Oui, vous le connaissez bien ?

- Suffisamment
.


Alarik se retourna et commença à mettre des affaires dans un grand sac bleu. Un sourire satisfait et encourageant se dessina sur son visage. Ce qu’il venait d’entendre, l’avait encore plus motivé à partir avec lui. Mais Tomaya, de son côté, ne semblait pas satisfait par la réponse d’Alarik, il commença alors à insister.


- Comment ça suffisamment ? Vous le connaissiez oui ou non !

- Disons que je le connais assez pour me décider à t’entraîner et continuer ton apprentissage que tu désires tant. Répondit Alarik tournant toujours le dos à Tomaya.

- Comment ça m’entraîner ?

- Si Cloud Strife lui-même, a prit la peine de te former pour devenir un ninja, c’est que tu possèdes un certain potentiel non négligeable.

- Mais, vous ne savez rien de moi ! Comment voulez vous m’entraîner à certaines techniques qui me seront utiles, si vous ne savez même comment je me bats
?


Alarik referma violemment sont sac, le jeta sur son épaule gauche et prit la direction de la porte. Il l’ouvrit grandement, ce qui fit rentrer un grand rayon de lumière dans la pièce ce qui projeta l’ombre du vieil homme droit sur Tomaya. Il laissa passer son chien et se tourna en regardant Tomaya, de ce regard convainquant et mystérieux, qui fendit le cœur de Tomaya vers un nouveau mystère et de nouvelles centaines de questions.


- Ne t’en fait pas. Je ne m’y connais pas trop en techniques de la Tribu des Anciens. Mais je pourrais t’apprendre d’autres techniques tout aussi efficaces !


Cette dernière phrase choqua Tomaya. Comment diable ce vieillard, avait peu découvrir son origine. D’accord, il avait certainement vu la tache, mais même le Maître Cloud, avait du se repérer avec un livre pour en être sûr. Et comment pouvait-il l’aider à s’améliorer, alors qu’il ne semblait pas avoir fait une carrière incroyable en tant que ninja. Tant de questions qui lui firent vite oublier Alexandrie et ses amis et qui poussa Tomaya à suivre Alarik dehors. L’homme continua de réserver son lot de surprises. Tomaya continua de douter, mais c’est ce doute, qui le poussa à avancer vers Alarik, qui le regardait avec ce même sourire satisfait, d’un chercheur de trésor ayant trouvé un très bon filon.


- Comment savez-vous que je suis un Ancien ? Et comment, euh …


Alors que Tomaya voulut des réponses claires et précises, il se trouva face à une vision des plus insolites. Le vieil homme était assis, tranquillement sur la rivière. Son sac derrière lui et son chien couché à ses pieds. Malgré le faite qu’il était assis sur la rivière, qui semblait pourtant assez agitée, il ne bougeait pas d’un millimètre. Totalement surpris, Tomaya s’approcha doucement.


- Alors tu viens ? Demanda Alarik d’un naturel incroyable.


Tomaya ne sut quoi dire. Il avait tant de questions et tant de réponses à recevoir. Mais il en eu tellement, qu’il ne peut en dire une seul. Baissant les bras, sachant que l’homme ne lui répondrait certainement pas, il se décida de suivre sans broncher Alarik. Mais cette vision de l’homme, assit tranquillement sur l’eau le perturba de nouveau. Il avait en effet apprit à marcher sur l’eau durant sa formation, mais il n’était pas encore au top. Il hésita quelques instants pour se placer derrière Alarik qui continua de le regarder avec insistance. Enfin il se décida de se lancer. Il avança, posa un pied sur l’eau, puis l’autre, doucement, avec la petite frayeur de tomber à l’eau. Mais alors qu’il s’attendait à tanguer avec le rythme du courant, il fut surpris de constater qu’il ne bougeait pas d’un pouce. Devant lui, Alarik, totalement décontracté tourna sa tête.


- Tu ferais mieux de t’asseoir !


Tomaya, qui n’était pas en position de discuter s’assis derrière Alarik sans dire un mot. A sa nouvelle surprise, son postérieur ne se mouilla pas au contact de l’eau. C’était exactement comme une sorte de radeau, fait avec l’eau de la mer. Ce qui rajouta, une nouvelle liste de questions à poser au vieil homme. Mais avant toute chose, il commença par la plus évidente.


- Mais qu’est ce que nous faisons maintenant ?

- Nous partons
!


Alarik fit alors un geste du doigt, et le petit groupe avança sur l’eau. Ils se trouvaient comme sur un petit radeau, mais créé grâce à l’eau. Très vite, celui-ci prit de la vitesse. Tomaya restait bouche bée, la rapidité à laquelle il se déplaçait sur le radeau était ahurissante. Très vite, ils suivirent le courant pour enfin atteindre la mer et le grand large. Tomaya se retourna et vit le port d’Alexandrie s’éloigner de plus en plus au fil du déplacement de l’embarcation. Une pointe au cœur se forma dans la poitrine de Tomaya. Il laissait derrière lui ses amis pour suivre cet homme qui était, à sont intuition, bien plus qu’un simple ninja à la retraite. Qu’allaient-ils penser de son départ ? Qu’allaient – ils arriver à Alexandrie, Tomaya fut envahi de questions qu’il en avait mal à la tête. Mais il se résolu. Il savait, qu’il devait oublier Alexandrie, oublier Eleane, Tomi, Biggs ou le Maître Cloud. Sont avenir, ses yeux, son cœur et ses espoirs, devaient dorénavant se tourner vers cet étrange homme, qui navigue sur la mer on ne sait comment, et qui à réussi à deviner la nature et les origines de Tomaya en quelques secondes. Dans l’horizon lointain, abandonné des mouettes et autres volatiles, l’embarcation continua sa route, rapidement et silencieusement.


Après deux bonnes heures de silence et de mer à perte de vue. Un continent commença doucement à se dessiner au loin. Tomaya, qui n’avait jamais quitté Alexandrie commença à se sentir nerveux. Avait-il prit la bonne décision, il était tellement loin qu’il lui était dorénavant impossible de revenir en arrière. Très vite, il en conclut qu’ils avaient quitté le Continent Central.


- C’est un nouveau Continent Monsieur Alarik ? Demanda, tout penaud, Tomaya.

- Voyons Tomaya, appelle moi Alarik. Oui, nous nous rendons sur le Continent de l’Ifa. Tu vois ces hautes montagnes qui pointent là-bas
?


En effet, en plus de la côte qui apparaissait au loin, c’est une gigantesque montagne qui se dessina devant les yeux ébahis de l’Ancien. Il n’en avait jamais vu de si haute. Tomaya fut surpris par l’immensité de ce qu’il voyait. Et alors qu’il s’imagina des périples ou autres promenades et découvertes sur ce nouveau continent mystérieux à ses yeux…


- Notre cachette se trouve lĂ -bas, dans ces montagnes.


L’excitation commença à manger le cœur de Tomaya. Il allait se rendre là-haut. Mais alors qu’il sentait dans son corps, des frissons d’impatience, il se tenta à une nouvelle question tout aussi pertinente. Profitant qu’Alarik semblait enthousiaste et motivé, il se décida de la poser sans crainte de refus, sentant la confiance grandir entre lui et son nouveau mentor.


- Mais, vous allez m’entraîner mais comment ? Comment vous ferez mieux que le Maître ninja d’Alexandrie lui-même ?


Alarik se mis à rigoler à gorge déployée ce qui déçu Tomaya qui se sentait gêné d’avoir posé la question. Tomaya prenait alors de plus en plus un ton sarcastique. La nervosité était palpable et les questions revinrent le hanter.


- Ne t’inquiète pas Tomaya. Je pense que je pourrais me débrouiller. Répondit, plein de courtoisie, Alarik.


Tomaya se tu de nouveau et se tourna pour voir jusqu’où le nouveau Continent se dessinait. Alarik, lui, caressa son chien qui dormait paisiblement devant lui et ne quitta pas le haut sommet des yeux. Dans sa tête, il commença alors à penser et rêvasser, d’un futur extrêmement intéressant


- Cloud, je n’arrive pas à croire que tu ais mis la main sur un Ancien. Si tu l’as formé c’est qu’il en vaut vraiment la peine connaissant ton manque de patience. Je vais maintenant prendre le relais. Il y a quelque chose en lui d’à la fois troublant et puissant mais j’espère pouvoir le contrôler. Reformer un jeune talent, cela ne me rajeunis pas, mais je pense que je vais pouvoir faire quelque chose de lui, tu peux me faire confiance.


Le radeau continua sa route en direction de la haute montagne du Continent de l’Ifa, emmenant Tomaya loin de ses amis. Une nouvelle ère vient de naître dans la vie déjà mouvementée de Tomaya. Qui est cet Alarik. Qui sont ces deux étranges personnages. Toutes ces questions pour ouvrir un nouveau chapitre dans le parcourt de Tomaya, tant de questions, de mystères et autre bouleversement, tout ça, dans…











HERA : TOME 3















































FIN DU TOME 2
Dernière édition par Tomaya_Sakuza le Ven 22 Avr 2011 16:00, édité 1 fois.
"Tout le monde pense qu’un héro peut se cacher dans chacun de nos cœurs. Qu’il nous suffirait de paraître pour sauver la situation. Je pense que cela est possible. A chaque degré que l’on peut concevoir ce statut, chacun est un héro en sois. "
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Re: Héra

Messagede Tomaya_Sakuza le Mar 30 Mar 2010 17:11

Carte du monde : http://i37.tinypic.com/14y72ab.jpg

Légende :
1 : Alexandrie
2 : Lindblum
3 : Midgar
6 : WutaĂŻ
7 : L'Ifa
22 : Esthar


Listing des personnages :


Ninjas

Rang F :

Tomaya Sakuza : ninja Ancien, utilise techniques de jûken
Eleane Kozi : ninja utilisatrice kuton vegetale
Tomi Kukora : ninja utilisateur quadri - affinitaire
Anto Yamashita : ninja utilisateur fuuton
Aki Nori Munoki Osaku : ninja triplé taijutsu
Resurii Nakamura : ninja utilisatrice kuton floralle
Sebbu Chiba : ninja utilisateur de technique du dragon
Itoe Ishimaru : ninja utilisatrice de cartes
Marutan Kazuma : ninja utilisateur de mokuton
Maeeru Watanabe : ninja utilisateur de lames
Masato Oguri : ninja utilisateur d'aiguilles
Ryou Chinisa : ninja chevalier blanc
Junichiro Ame : ninja chevalier noir


Rang C :

Yo-Han Kusoka : examinateur

Rang B :

Biggs Kizame : Assistant maitre Cloud : utilisateur fuuton
Wedge Huko : Assistant maitre Cloud : technique taĂŻjutsu (il augmente le nombre de ses bras)
Jesse Nakato : Assistant maitre Cloud : Invocatrice
Kunero Amare : Examinateur en chef

Rang A :

Maitre Cloud : Maitre ninja d'alexandrie : technique hiton (la lumière)
Neji Amantame : Chef troupe spéciale : technique encore inconnue
Maitre Steiner : Maitre ninja de Lindblum : technique encore inconnue
Koji Huyga : Chef troupe de protection : technique encore inconnue

Personnages divers :

Professeur Toto : Professeur et grand ami du maitre Cloud, et habite à Tréno
Ichiraku : Patron du restaurent privé des ninjas
Giyoomu : Frère de Anto, est décédé
Madame Hokoutro : Vieille folle qui habite Ă  coter de Alexandrie
Lola : Petite fille sauvée par l'équipe jaune (les frere Osaku)
Hatake Hujimo : Ancien ingénieur de Midgar (décédé)
Président Rufus : Président de la république de Midgar
Yomi : chef des troupes de protections de Lindblum (décédé)
Professeur Tekami : Scientifique qui Ă  trouver un alliage pour les armes aux mako
Datsu et Karin : Les parents décédé de Tomaya
Rujii Sampora : Chef troupes d'assaut de Lindblum
Commissaire Anju Gozorita : Commissaire en chef de Junon
Agent Taki : Policier de Junon
Moo Yang : Fabriquant d'arme
Atagano : Ancien homme Ă  tout faire de la famille de Junichiro
Amete : Soeur de Junichiro
Alarik : Ancien maître ninja d'Alexandrie
Suano : Chef de la résistance d'Esthar
Président Geyze : Président d'Esthar

Explications :

Mako : Element chimique naturelle qui est exploité pour fournir de l'énergie aux grandes villes.
Tolassium : Element chimique extrĂŞmement toxique
Hokinsha : Porteur d'une partie du démon

_____________________________________________________________________________________________________










Un vieux proverbe de Balamb dit « La véritable beauté humaine vient du plus profond de notre cœur, là, où réside notre âme. Cette âme qui est au fond de nous, est la seule chose que nous ne pouvons embellir par des artifices.» Dans ce cas, que devons nous faire, quand nous ignorons ce qu’il se cache dans notre cœur. Que suis-je sensé être ? Je ne suis ni un héro ni un voyou, mais est-ce pour cela que je connais ma place dans ce monde ? Je crois que mon seul véritable but dans ma vie, va être de découvrir pourquoi je suis seule et pourquoi ces étoiles, qui me regardent dans ce ciel si haut, me laisse solitaire, et taiseuse.




















HERAS


TOME III :

Le cœur des hommes :








Chapitre I : Esthar la ville futuriste :





Trois longues années se sont écoulées depuis le terrible incident de l’hôpital d’Alexandrie. Dans la ville, ce triste épisode, qui ne restera malheureusement jamais, qu’une ligne écrite dans la longue histoire de la citée fut totalement oubliée par les citoyens qui reprirent très vite, leur train de vie habituel. Au fil des mois, tout a finalement repris son court normal. Trois années, qui ont bien entendu apporté leurs lots de changements, que ce soit dans la citée même, mais aussi chez les ninjas y vivant. Même si aucuns des jeunes ninjas de la promotion du taureau n’a monter de rang, l’enchaînement des missions leur à apporté une expérience non négligeable ainsi qu’une nette amélioration de leurs diverses compétences.


Mais, malgré cette nette accalmie dans le cœur de tous, seul un détail restait dans les mémoires de certains. Des cicatrices, qui peinaient à se résorbées et qui faisaient très souvent surface, dans les mémoires.


- A quoi tu penses ? Demanda Tomi à Eleane, qui regardait, l’air accablée, son bol de pâtes au poulet qu’elle tournoyait doucement avec sa fourchette.

- Moi ? Oh, à rien. Répondit la rousse, le visage toujours aussi sombre et visiblement perturbée.

- Allons Eleane, je te connais par cœur. Je vois bien qu’il y a quelque chose qui te chiffonne aujourd’hui.

- Cela va faire bientôt trois ans maintenant. Répondit-elle l’air encore plus pensive et accablée
.


Trois années, ce fut très long. Eleane a pourtant bien grandie. D’ailleurs, elle vient juste d’avoir treize ans. L’âge ou la petite fille naïve, commence à devenir une belle et élégante adolescente. Ses cheveux n’ont pas changé d’un pouce, d’une couleur rousse et long jusqu’aux épaules se voyait maintenant être décorés, d’une belle broche dorée en forme de feuille. En plus de ça, une petite poitrine commençait à se dessiner en dessous de son t-shirt jaune, gravé du logo des ninjas d’Alexandrie. Quant à Tomi, toujours aussi trapu et gourmand, il accuse le coup de son péché mignon et est toujours habillée de couleur sombre. Mais au fil des années, il a troqué son vieux pull noir pour un habit plus souple et de couleur brune. Ce dernier, à la réaction de son amie, releva la tête et la regarda, de ses yeux noirs perçant, comme pour lui donner une bonne gifle visuelle.


- Tu y penses encore toi ? Insista le jeune garçon.

- Parce que tu ne penses plus à lui toi peut-être ? Il nous a quand même sauvés la vie.

- ASSEZ ! Cria tout d’un coup Tomi, en frappant la table avec ses deux poings.

- Mais…



Tomi ne semblait plus trop être fan de Tomaya. Pour lui, leur ami les avait lâchement abandonnés à leur sort, lors de leur courte confrontation face à ces deux mystérieux agresseurs. Tomi, énervé que son amie ressasse sans arrêts des souvenirs de celui qui, pour lui, les avait trahis, avala ensuite d’une traite un gros morceau de viande et regarda dans les yeux, celle, dont l’approche de la puberté l’avait rendue mystérieusement attirante à ses yeux :


- Excuse moi, Eleane. Oui, d’accord c’est vrai que ce jour là, il nous avait sauvé la vie. Mais il est parti, il nous a laissé au sol, face à ces deux gars et n’est jamais revenu. Il nous a abandonné ! Nous, ont avait besoin de lui ce jours là. Et puis, pourquoi il n’est pas revenu après être parti ? Il aurait peu voir que ces deux mecs s’étaient fait arrêté par le Maître. Expliqua, la voix pleine d’émotions, Tomi.

- Je ne sais pas. J’ignore pourquoi il n’est jamais revenu. Peut-être est-il mort. Peut-être s’est-il fait avoir par ces deux ninjas. Mais malgré tout, je ne peux l’oublié ainsi tu comprends. A Dali, et même quand j’étais dans la forêt. C’est lui qui s’est débarrassé de nos ennemis.

- C’est toi qui vois Eleane. Je ne peux rien dire de plus. Ce que je vois moi par contre, c’est que cela va faire trois ans bientôt qu’il est parti d’Alexandrie et de nos vies. Mais, malgré le faite qu’il ne reste plus que nous deux, nous avons réussis des tas de missions.

- Oui, tu as sans doutes raisons Tomi. Conclut Eleane en lançant un long regard vers l’entrée de l’académie.

- Et tu t’es vachement améliorée, tout comme moi. C’est ça maintenant l’important. On ne peux compter que sur nous deux désormais, tu comprends n’est-ce pas. Dit alors Tomi, plein de tendresse, prenant doucement la main d’Eleane.

- Je suis d’accord, dans ce cas, à nous deux ! S’exclama alors Eleane en brandissant son verre
.


Non loin de là, une belle académie de ninjas qui n’avait pas changé d’un pouce. De la grande fenêtre du bureau du Maître Cloud, qui surplombait la grande cour remplie de jeunes ninjas, à la couleur des murs de l’enceinte, rien n’avait été modifié. Une atmosphère sereine sous un beau soleil de printemps. Mais pourtant, derrière l’immense vitre, une certaine anxiété se voyait grandissante. D’ailleurs le Maître Cloud, toujours bien droit à la chevelure longue et ample d’un gris inusable, se trouva derrière cette fenêtre. Il regarda au loin, comme il a l’habitude de faire quand il réfléchissait. Derrière lui, dans le reflet de la vitre, nous pouvons distinguer Keji Amantame, chef des troupes de la Brigade Noir, portant un gros dossier. Le visage du Maître était tiré et ses oreilles semblaient siffler. Visiblement, son principal interlocuteur, ne lui apportait pas de bonnes nouvelles.


- Maitre Cloud, je crois que vous devriez prendre cette menace au sérieux ! Déclara Keji, en mettant bien en évidence les dossiers, dont les feuilles qui dépassent, font apparaître des images et des photos.

- Ce n’est pas nouveau ce que tu me rapportes là Keji. Je suis au courant de leurs manœuvres militaires dans cette mer. Cela fait des années maintenant qu’ils rôdent et nous espionne. Ce n’est nullement une raison pour être aussi nerveux.

- Oui je suis d’accord, mais ici, leurs bateaux de reconnaissances ne sont pas aux larges des côtes Nord de Wutaï, mais bien dans l’océan Balantique, à quelques centaines de kilomètres seulement de nos côtes. Il se trame quelque chose je le sens ! Répondit Keji, d’un ton pressé et nerveux que ressentait parfaitement le Maître qui restait malgré tout, d’un calme olympien
.


Mais cette dernière information intrigua un peu plus en effet le Maître qui quitta la fenêtre pour s’asseoir dans son fauteuil grinçant. Keji sentant l’intérêt de son chef grandissante, s’approcha alors, et posa le lourd dossier en face de Cloud. Celui-ci, posa ses lunettes sur son nez et commença le feuilletage sous les yeux d’un Keji, dont l’impatience n’avait d’égale que son inquiétude. Le grand Maître, ses pensées bien concentrées sur sa lecture, commença alors à commenter ce qu’il voyait sans même lever la tête du dossier pour être sur de ne rien raté. Ses yeux se plissèrent, sa respiration, puissante s’accéléra. Ce qu’il lisait semblait en effet, l’inquiété au plus haut points.


- Ca à l’air assez sérieux en effet. Je m’excuse, Keji, de ne pas vous avoir cru. Déclara doucement Cloud

- Je vous l’avais dit Maître, Esthar n’a jamais été si proche de nos frontières. Ils sont carrément à la limite de la frontière qui avait été déterminé avec eux, lors de l’accord de paix signé il y a des décennies !

- Mais malgré cela, ils n’ont toujours pas franchit cette frontière ! Coupa net le Maître, qui voulut calmer les ardeurs de son principal Lieutenant
.


Keji baissa la tête en signe de désappointement. Il était quasiment certains des intentions de l’armée Estharienne. Malheureusement, il dût se résoudre à la vérité que tout ninjas se doit d’accepter : C’est le Maître qui décide. Alors résigné, il se tourna doucement pour prendre la direction de la porte, déçu et grommelant entre ses dents. Mais alors qu’il allait tourner la poignée, la grosse voix de Cloud l’interrompu dans son dos.


- Vous semblez ĂŞtre sur de votre coups mon cher Keji.

- Oui Maître, à cent pourcents. D’ailleurs, d’après les bruits qui courent, leurs flottes ne sont plus à quais et rôdent à nos frontières. Rétorqua le Chef des Brigades noirs, les services secrets d’Alexandrie, qui reprit doucement espoir dans sa demande.

- Vous ne m’avez jamais déçu mon cher Keji et je sais que vous avez d’excellentes sources de renseignements. Si vous êtes vraiment sûr de votre coup, je vais vous accorder mon soutien.

- Merci Maître.

- Dans ce cas, je vous demande d’envoyer une équipe là-bas pour y déposer ce message et voir ce qu’il se passe dans ces horizons ! Ordonna le Maître en griffonnant quelque chose sur une feuille.

- Une de mes équipes ?

- Non, nous avons encore besoin d’eux ailleurs. Faite venir une équipe de ninjas de renseignements plutôt
.


Keji, surpris et bien entendu ravis, par le changement de décision de son Maître courut prendre le bout de papier que lui tendit son supérieur et cria à l’un des adjoints du Maître d’appeler une équipe sur le champ. Ainsi, une dizaine de minutes plus tard, quelqu’un frappa à la porte du bureau et entra.


- Vous nous avez appelé Maître ?


C’était l’équipe quatre de la promotion du taureau qui entra doucement pour se mettre au garde à vous devant Cloud et Keji. C’est d’abord Marutan qui pénétra dans la pièce. Il avait en effet prit du galon. Le jeune homme, dont la musculature commençait à se faire impressionnante, portait l’uniforme de combat des ninjas de la ville. Tenue kaki, pantalon noir et portait, à son bras droit le bandeau dont la plaque, gravée du symbole d’Alexandrie, luisait de mille feux. Il fut ensuite suivit du petit Masato, aiguille toujours bien placée au coin des lèvres et cheveux blond hérissés qui allait très bien avec son t-shirt brun et son pantalon noir. Enfin, ce fut Maeeru, le clown de service qui entra, les mains placées derrière sa nuque et le regard vers le plafond l’air désinvoltes dans sa tenue de combat bleue et rouge. Les trois jeunes ninjas, se positionnèrent en face du Maître, qui venait de refermer le gros dossier rouge, se rappelant des instructions à donnée à ces invités.


- Content que vous soyez là mes jeunes garçons. Remercia le Maître pour la ponctualité du groupe.

- Pas de soucis Maître Cloud. Vous savez que vous pouvez toujours compter sur nous. Répondit Marutan, qui s’était vraiment imposé comme le leader du groupe et dont la voix avait énormément mûri sur ces trois dernières années.

- Nous sommes tout Ă  votre service. Ajouta Masato en faisant un signe de salut militaire.

- Pas de soucis Maître que voulez-vous ? Ah je sais, vous voulez que nous allions encore chercher des magazines cochons à Tréno pour vous c’est ça ? Dit alors Maeeru avec un grand sourire
.


Bien entendu, un grand silence s’installa dans la pièce et tout le monde se mit à regarder le jeune ninja, pas gêné pour autant de la situation et de son vent, et qui continua ses clins d’œil en direction de son Maître qui ne broncha pas, habitué des réflexions du ninja, mais quand même un peu rougit par la gêne.


- Euh, non Maeeru ça va aller pour cette fois. Répondit ironiquement le Maître, sachant qu’il lui fallait vite embrayer sur la mission.

- Nous vous avons convoqué pour une mission de renseignements en territoire ennemi !

- En territoire ennemie ? Où allez – vous nous envoyer ? Demanda Masato, un peu surpris et impressionné par la phrase de Keji.

- Nous vous envoyons à Esthar pour aller porter ce courrier de la plus haute importance. Mais ce n’est pas tout. Nous vous demandons, en même temps, de bien regarder partout dans la ville afin de nous rapporter des informations sur leurs forces armées terrestres en présence. Enchaîna Keji en haussant la voix comme pour faire oublié la réflexion de Maeeru.

- Esthar ? Vous êtes sûr ? Ce n’est pas trop dangereux Maître ? Ne serait-il pas utile d’envoyer une équipe d’un rang supérieur pour cette mission ? Demanda Marutan sérieux comme à son habitude.

- Je ne vois pas pourquoi elle serait dangereuse. Il existe encore des convois commerciaux entre nos deux nations. Et puis, rien ne nous interdits de leur envoyer des messagers, car votre mission officielle, est d’apporter ce courier. Mais en même temps, essayer de récolter des informations discrètement. Vous êtes des excellents ninjas, en passe de monter de rang. Je vous fais confiance. Expliqua le Maître toujours aussi concentré et voulant booster le morale des jeunes.

- De plus, nous avons d’autres dossiers un peu plus corsés qui demande l’intervention d’équipes plus hautes classées. Ajouta Keji, dans son style habituel.

- Dans ce cas, nous acceptons la mission Maître. Nous essayerons de récolter le plus d’info possible. Dit alors Marutan, parlant pour le groupe, qui était fière, de la confiance accordée par Cloud.

- Je vous fais confiance. Bonne chance. Conclu Cloud en souriant devant le courage des jeunes garçons
.


Les trois jeunes ninjas avaient déjà accumulé beaucoup d’expériences en matière de prise d’informations dans leur mission. Ils en avaient presque même fait leur spécialité. Le Maître le savait et n’avait pas besoin d’en rajouter pour que le groupe comprenne la mission qui leur était assignée. Keji s’approcha alors et donna la lettre à Marutan qui prit immédiatement la porte suivit de ses deux amis dans un professionnalisme qui rendit fier le Maître. Keji, lui, resta un peu plus sceptique. Refermant la porte, il se tourna vers le Maître, qui était toujours assit, pensif, dans son grand fauteuil derrière son bureau.


- Espérons qu’ils nous rapportent de bonnes nouvelles ! Souffla Keji.

- J’ai confiance en ces trois là. Ils en ont réussis des plus difficiles, je ne m’inquiète pas.

- Sauf qu’ici, ils sont partit vers Esthar. C’est encore différent. Répondit, toujours inquiet, Keji.

- Ils savent ce qu’ils doivent faire, et puis Marutan est là. Je le considère réellement comme un de mes futurs successeurs.

- Ses capacités en Mokuton sont de plus en plus impressionnantes j’en convient, mais bon…

- Ils vont réussir Keji. Ne t’en fait pas, j’ai foi en ces garçons. Répondit Cloud doucement.

- En espérant qu’ils ne fassent pas de conneries qui réveilleraient les rancoeurs dans Esthar. Pesta Keji.

- Je l’espère aussi Keji, nous venons de vivre trois années de paix et de calme. Cela serait fâcheux d’entrer en guerre maintenant, et surtout contre Esthar. Répondit le Maître en regardant le groupe quatre sortir de la cour équipée comme il se doit pour le long voyage
.


La destination du groupe quatre, Esthar, se situe sur le continent d’Abel. Cet immense continent, peu peuplé et fort désertique est séparé du royaume d’Alexandrie, par l’immense océan Balantique. Le groupe quatre, qui était celui qui avait le meilleur palmarès de réussites de mission, étaient devenue, au fil des années, plus experte en mission de renseignements et d’espionnages. Les capacités surprenantes de Marutan dans sa maîtrise du Mokuton, accouplées à la taille et la discrétion du petit Masato et de ses aiguilles, le tout couvert au corps à corps par Maeeru, avaient donné un résultat d’une très grande qualité et qui avait tapé dans l’œil du Maître.


D’un pas décidé, ils arrivèrent, après dix bonnes minutes de marche dans la principale artère de la ville, bondée de touristes et de citoyens, sur le port d’Alexandrie où se croisaient des bateaux de plaisances et autres cargos de pêche et commerciaux. Masato, qui s’occupait de la carte, se positionna en face de l’océan et ouvrit grand sa mappemonde afin d’établir leur itinéraire pour leur voyage.


- Alors Masato ? C’est où Esthar ? Demanda Maeeru, regardant au loin.

- Nous devrions y arriver très vite en faite. Il nous suffit d’aller tout droit dans cette direction à travers l’océan. Après quoi, nous devrons parcourir une cinquantaine de kilomètre à pied pour arriver à la ville qui se situe ici. Répondit Masato en pointant du doigt l’horizon puis une zone sur sa carte.

- Il parait que cette ville est super moderne. Si nous devons nous battre, ils pourraient tomber des nues en voyant mes dagues. Rétorqua Maeeru en frottant le manche de ses armes avec amours et fierté.

- Sauf que nous n’allons pas là-bas pour nous battre mais pour porter ce message. Répondit alors Marutan d’un ton sec.

- Oh je dis ça, je ne dis rien. Mais on a déjà eu des missions où nous avions du nous battre malgré que c’était, à la base, qu’une simple mission de reconnaissance.

- Nous avons le droit de nous défendre en effet. Mais ici ça sera différent.

- De toute façon, aiguisée comme elles sont, je ne pense pas qu’ils feront le poids contre elles, hein mes chéries. Continua d’exclamer Maeeru en regardant les deux poignées, visible, de ses dagues.

- Si tu le dis. Bon, a toi de jouer Marutan ! Dit alors calmement Masato
.


Marutan, qui nia et laissa Maeeru parler tous seul dans son coin, fit alors quelques pas en avant et se concentra. Il avait devant lui, toute une pile de grosses poutres visiblement inutilisées. Concentrant son chakra dans ses mains, il effectua alors une série d’enshuu et tout d’un coup, l’une des grosses poutres en bois commença à se faire taillader de partout. Sculptée par les gestes amples et élégants de Marutan il en résultat, après quelques minutes de travaille, un véritable petit canot qui était prêt à prendre la mer. Mais cela, bien entendu, n’étonna plus personne dans le groupe, qui avait prit l’habitude des prouesses de leur meneur. Après l’avoir porté sur l’eau et activé le petit moteur à l’arrière, les voilà, partant à travers l’océan en direction du Continent Abel pour leur mission.


Malgré la taille du petit canot et du moteur qui le propulsait, ils avançaient à une très grande vitesse, percutant les vagues défiant la houle. Rien ne peu les arrêter dans leur chemin, pas même ces vagues qui remuèrent tout autour d’eux. Un long voyage en plein milieu d’un immense océan les attendait, mais cela ne leur faisait nullement peur. Courageux et obstiné, ils avalèrent les kilomètres qui séparaient les deux Continents sans craintes et sans peur. Ils regardaient droit devant eux avec une seule et unique chose en tête, la réussite de la mission.


Finalement, après deux bonnes heures de navigation intensive, sur un océan d’une eau verdâtre et nullement accueillante, la côte d’Esthar apparut, tel un mirage dans un désert sans fin, au loin devant les yeux, heureux et enthousiastes, des trois ninjas. Une plage, immense se dressa devant eux. Déserte de toute vie et de végétations, ils aperçurent qu’elle bordait une immense falaise, qui semblait s’étendre sur des milliers de kilomètres. Mais cela n’effraya pas les trois jeunes qui arrivèrent enfin, à la marée haute. Une fois accosté sur un sable humide et froid et escalader, rapidement, la haute falaise de roche brunes et blanche, le voyage en bateau se changea en un long rush, en direction du Nord, dans une plaine aride et venteuse qui semblait couvrir un territoire gigantesque. Positionné en triangle, avec Marutan en pointe, ils parcoururent les kilomètres aussi vite qu’ils pouvaient en n’ayant, que pour seul et unique paysage, la vaste plaine vide de vies, de natures et de civilisations. Un paysage morne, plat avec ce soleil rouge qui commençait à descendre à leur droite. Et pourtant plus ils avançaient, plus le sol, de terre et de couleur grisâtre, commença à se remplir de sable. Pas le même que sur la plage, celui-ci était plus jaune, plus âcre.


C’est alors, que la large plaine se transforma en un vrai désert de sable. Ceci étonna les trois jeunes, qui devaient de ce faite, adapté leur courses. Mais cette surface jaune n’était pas encore trop profonde et ils pouvaient encore sentir le sol dur sous leurs pieds. Mais ce n’est pas ça qui, tout à coups, étonna le groupe en marche. En effet, subitement devant eux, des grands rayons de lumières se firent voir au loin et plus ils s’en approchaient, plus celles-ci perçaient dans le ciel. Et alors que nos amis dévalaient une pente pas encore trop aride, ils arrivèrent enfin, après quelques heures de voyages, à destination. Les trois ninjas s’arrêtèrent et contemplèrent un spectacle incroyable qui se déroula là, juste devant leurs yeux ébahis et un peu fatigué.


- Vous avez vu ça ! C’est immense ! S’exclama Masato, la bouche grande ouverte à en faire tomber son éternel aiguille.

- Je savais qu’elle était futuriste mais là j’en suis scier ! Et, euh, on va devoir rentrer là dedans c’est ça ? Demanda Maeeru, sa motivation en prenant un sérieux coup.

- Il le faut les gars, c’est notre mission, allez ! On avance ! Dit calmement Marutan en bon chef qu’il est, motivant ses troupes et nullement effrayé par ce qu’ils voyaient.

- Mission, mission. En attendant c’est nous qui sommes là, à devoir entrer dans cette chose, qu’est ce que tu… Et Masato, Marutan, attendez-moi
!


Et nos amis étaient encore loin de s’imaginer sur quoi ils allaient tomber. Devant eux, la ville d’Esthar, se trouvait être totalement enfermé dans une immense bulle de verre transparente. A l’intérieur, tout était éclairé par des lampes de toutes les couleurs qui crachaient leurs lumières puissantes dans le ciel sombre. Au travers de cette immense bulle, ils pouvaient distinguer de hauts bâtiments de couleurs bleus ayant toutes leurs fenêtres ouvertes et allumées. Plus nos amis s’approchèrent et plus la taille de cette ville semblait imposante. Mais malgré la beauté esthétique de cet endroit, nos amis savaient qu’ils avaient avant tout, une mission à accomplir et qu’ils devaient s’y tenir. Ils s’approchèrent de la bulle en verre, mais qui était entouré d’un haut mur en métal à sa base ainsi que des portes entourées d’étranges appareil de surveillances, afin contrôler les entrées et sorties de la ville. Une porte, de forme ronde de la même couleur bleutée que le reste de la ville se fit alors voir à leur droite, ce qui poussa les trois jeunes ninjas à s’en approcher. Ils se présentèrent devant, mais rien ne bougea. Aucune réactions se firent voir et ceci, intrigua Marutan, Maeeru et Masato.


- C’est vraiment étrange. Souffla Marutan, scrutant la porte et le reste des fortifications
.
- De quoi tu parles voyons? De ces lumières aveuglantes ? De ce haut mur en métal irrésistible ou de l’odeur ? Répondit Maeeru ironiquement et qui regarda tout autour de lui pour avoir une confirmation de ses pensées.

- Non imbécile ! Il n’y pas de gardes ! Aucun, n’est venu nous contrôler ou nous demander ce que nous faisions là. Dit alors Marutan en cognant sur la tête de son ami, avec un morceau de bois qu’il avait fait sortir de sa main.

- C’est vrai que cela a été trop facile de s’approcher de cette ville supposée super défendue et surveillée. Je n’aime pas ça ! Souffla Masato.

- Imbécile lui-même. Pff, ils vont voir ! Ronchonna alors Maeeru en se frottant la tête pour calmer la douleur venant du coup qu’il avait reçut.

- Je n’ai pas l’impression qu’il y a de fenêtres ou de trou dans cette structure. Constata Marutan regardant partout.

- Peut-être que l’on devrait le faire nous-même, ce trou, mes dagues n’attendent que ça. Ajouta Maeeru, prêt à dégainer ses lames.

- Génial ton sens du : Juste transmettre ce message, pas de violence. Répondit Masato cyniquement.

- Il faudra pourtant bien rentré d’une manière où d’une autre. Dit alors Marutan en réfléchissant.

- Tu vois, même Maru est d’accord avec moi.

- Pas pour exploser cette vitre en tout cas !

- Chute écouté …



Soudain, une sorte de petite caméra sortis du mur en métal, s’approcha de nos amis, qui furent surpris par le petit bruit strident des rouages de la machine. L’objectif braqué d’abord sur notre petit groupe, s’approcha ensuite de la tête de chacun d’entre eux, comme pour les examiner plus en détail. Marutan ne bougea pas d’un pouce et regarda, sans broncher la caméra qui le scrutait de fond en comble. Quand celle-ci se tourna vers Masato, celui-ci, détourna le regard, un peu intimidé par l’œil de verre qui se trouvait à quelque centimètre de sa tête. Quant alors, elle s’approcha de Maeeru, ce dernier, habitué à faire le pitre et de ne se faire nullement intimidé, commença à toucher l’objectif avec ses doigts puis à parler dedans, comme dans un micro, ce qui exaspéra les deux autres garçons du groupe.


- Eho ! Il y a quelqu’un ? Nous sommes venus d’Alexandrie vous porter un colis, vous pouvez nous ouvrir s’il vous plait ? Cria t-il dans la petite caméra.

- Mais tais-toi abrutis ! S’exclama alors Masato, vexé par l’attitude peu professionnelle de son ami.

- Ben quoi, il faut bien qu’ils nous ouvrent non ? Comment vous compter entrer là dedans sinon. Rétorqua le petit comique.

- Maintenant on parait pour une belle bande de débile !

- Peut-être, mais au moins, j’ai bien rigoler…

- Je vais t’en coller une tu vas…

- Silence tous les deux ! Il se passe quelque chose derrière cette porte. S’interposa Marutan en regardant la sorte de porte, toute ronde en face d’eux.

- Aha, c’est qui le crétin maintenant hein ?

- Mais tais-toi donc…



En effet, des petits bruits électroniques se firent entendre partout dans la paroi. Les trois jeunes, se préparant au pire, commencèrent doucement à préparer leur défense. Le silence se faisait lourd alors que visiblement, quelque chose allait se passer devant leurs yeux. Tout d’un coup, la porte ronde se coupa en deux pour donner accès à un long couloir sombre. Nos trois amis, qui savaient qu’ils n’avaient pas fait tous ce chemin pour rien, empressèrent le pas et entrèrent dans la ville. Alors qu’ils marchèrent quelques mètres, la porte dans leur dos se ferma dans un claquement glacial qui résonna dans le couloir. Dorénavant, ils ne pouvaient plus faire marche arrière. Marchant, sur leur garde, dans le long couloir, ils arrivèrent enfin, au bout de celui-ci. C’est alors, qu’ils entrèrent dans une étrange pièce. Il n’y avait rien dedans, juste une grande vitre à leur droite, derrière laquelle, se trouvaient quatre personnes, habillés en scientifique tout en bleu, qui trifouillaient des boutons devant eux. Maeeru, pas impressionné par le spectacle, s’approcha de la vitre et commença à frapper dessus en criant. Mais, les scientifiques ne semblaient pas entendre les appels du l’utilisateur des dagues et continuèrent leur boulot. Ceci, vexa le garçon, qui continua de crier dans la petite pièce insonorisée.


- Eho, vous nous ouvrez ! Je sais que vous nous voyez ! On a un message urgent à vous transmettre ! Hurla Maeeru devant les regards dépités de ses deux camarades.

- Je n’ai pas l’impression qu’ils nous entendent. Essaya de calmer Marutan.

- Comment ça ! Ils vont voir s’ils ne m’entendent pas. Eho ! On est là ! Youhou
!


Mais alors que Masato s’approcha de lui pour lui en collé une afin d’avoir la paix, l’un des scientifiques, leva doucement la tête et commença à regarder fixement Maeeru, d’un regard froid, direct et effrayant. Mais le clown, ne se laissa pas déstabilisé, se retournant victorieux, il interpella ses camarades.


- Ah vous avez vu ! Il nous a enfin regardé ! Si je n’avais pas gueulé de la sorte, on serait encore enfermé ici ! Dit Maeeru triomphalement, sur ce il se retourna vers la vitre et ajoute : Vous pouvez ouvrir nous sommes prêt.


C’est alors, qu’un petit sifflement se fit entendre dans la pièce. Inquiets, nos amis regardèrent partout dans la pièce, pour découvrir d’où provenait le petit bruit. Mais ils ne trouvèrent rien d’étrange. Jusqu’à ce que du gaz, commença à sortir de petit trou partout dans la pièce. L’inquiétude se transforma alors en panique. Nos amis tentèrent de sortir de la pièce, mais ce gaz était extrêmement efficace et après quelques secondes, Masato et Maeeru tombèrent sur le sol en fer et gelé de la pièce comme des mouches, totalement endormis. Seul Marutan, qui essaya de résister comme il pouvait, resta encore un peu conscient. C’est alors que le gaz disparut, et, toujours couché sur le sol, il aperçut des jambes entrées dans la pièce. Et d’une voix sérieuse et stricte, il entendit :


- C’est bon, ils sont KO. Envoyé les dans les cellules et informé le Président ainsi qu’Alexandrie, que nous avons attrapé leurs espions.


Couché dans la pièce, les yeux de Marutan se fermèrent doucement sur les corps endormis de ses amis transborder dans des chariots, et dans les bras de Morphée, il s’en alla paisiblement.
Dernière édition par Tomaya_Sakuza le Jeu 28 Avr 2011 12:31, édité 4 fois.
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Re: Héra

Messagede Tomaya_Sakuza le Mar 13 Avr 2010 16:56

Chapitre II : Equipe une Ă  la rescousse :




- Quoi ! Capturez ! Mais comment cela se fait-il !


L'annonce de la capture et de l'emprisonnement de l'équipe trois vint juste de se faire, via une lettre adressée à Alexandrie par les autorités d'Esthar. Fou de rage, Cloud, qui n'avait pourtant aucunes intentions hostiles envers le royaume d'Esthar en y envoyant Marutan, Maeeru et Masato, se tint debout devant son bureau. Les poings serré et appuyé contre son principal meuble, il relit sans cesse, la lettre blanche griffonnée d'un texte à l'encre bleue posée là, sous son nez. Un sentiment de culpabilité immense commença à lui ronger le cœur. Il savait déjà, qu'il se devait de prendre une décision par rapport à Esthar, mais maintenant, à cause de lui, trois jeunes ninjas s'étaient fait prisonnier.


Devant lui, Wedge, bien droit et au garde à vous, ne peu que constaté les tourments que se faisait son maître. C'est Wedge, en effet, qui avait réceptionné ce courrier et qui l'avait livré. Il ressentait la même amertume. Plus que si c'étaient des ninjas expérimenter, il s'agissait là, de trois jeunes de rang F. La voix tout aussi touchée que son chef, Wedge, voulu quand même, resté le plus calme possible.


- Ce n'est pas vrai.

- Il semblerait, d'après le rapport, qu'ils soient tombés dans une embuscade Maître. Réagit Wedge en tentant de calmer Cloud.

- Une embuscade ! Bon sang, j'ai choisis cette équipe car elle est assez efficace dans des missions d'infiltrations et ils se sont fait avoir par une simple embuscade. Répondit le maître, qui ne releva toujours pas la tête.

- Je peux comprendre votre réaction Maître et croyez moi que je la partage. Mais la ville d'Esthar à beaucoup changé ces temps-ci. Il ne s'agit simplement pas d'une ville encerclé par un haut mur en béton que l'on peut facilement détruire ou passé. Je suis passé tout près de cette ville il y a quelques années déjà, lors d'une de mes missions en tant que Brigade noir. La citée est comme entourée d'une sorte de bulle en verre. Et je ne parle pas de la technologie avancée qui y est utilisé. Il est très probable qu'ils soient tombés dans un piège. Raconta Wedge toujours dans le but de rassurer son Maître.



Le Maître, tout d'un coup se redressa. Son visage redevint plus calme et réfléchis. Il réalisa un terrible travaille sur lui-même et savait, qu'il se devait de rester calme, pour mieux gérer la situation. Les mains dans le dos, il s'approcha de la grande carte du monde qui était située à sa droite. Wedge lui, resta bien au garde à vous, ne faisant qu'un petit mouvement du corps pour suivre du regard le Maître Cloud pensif.


- Vous savez combien de ninjas, jeunes ou vieux, sont mort sous mon commandement car ils se sont fait prisonniers ? Demanda doucement le Maître Cloud.

- Non monsieur, je l'ignore. Répondit poliment Wedge.

- Vingt-quatre ! Vingt-quatre ninjas, fait prisonniers et mort soit de maltraitances, soit de faim. Expliqua le Maître en se retournant, le visage sombre.

- Ce sont les risques du métier Maître. Chaque ninja sait qu'il encoure ce genre de risque en partant en mission.

- Oui, mais, ce n'est pas la mort qu'espèrerait un ninja. Annoncé aux familles de ces ninjas, que leur enfant, parent ou ami, est mort emprisonné est ce qu'il y a de pire ! Continua le Maître Cloud, dont les remords des erreurs passés remontèrent à la surface sous les yeux d'un Wedge qui ne su quoi répondre.

- Je veux bien vous croire Maître. Mais que voulez – vous que l'on fasse ?

- J'ai envoyé ces trois jeunes à Esthar. Comme les vingt quatre victimes que j'ai connu, ils sont mort de part ma faute. J'ai toujours assumer les responsabilité mais là s'en est trop. Il faut agir
!


Le Maître Cloud, comme à son habitude avant de prendre une décision, se retourna pour regarder la ville par de la sa fenêtre. Dans le reflet de cette même fenêtre, Wedge, qui s'était un peu relâché, croisa les bras et comprit où voulait en venir son supérieur hiérarchique.


- Vous en êtes sûr Maître ?

- Nous n'avons pas le choix mon cher Wedge. Nous n'avons pas le choix
!


Pendant ce temps là, dans une grande cours à l'arrière du bâtiment centrale de l'académie. Deux ninjas, profitant du soleil de printemps, passent le temps en s'entraînant durant leur temps libre de toutes missions.


- Katon tama no jutsu !


Dans le ciel bleu gorgé de soleil et entre le gazouillis des oiseaux venant de naître, une explosion de feu se créa suivit d'un souffle d'air plus chaud qui vint balayer la figure d'un Tomi visiblement concentré et ravis.


- Joli tir Tomi ! S'exclama Eleane qui se trouva quelques pas à côtés du quadri-affinitaire.

- Merci, merci Eleane. Ma précision s'accrue ! Aller, renvois-en un autre ! Demanda Tomi sans perdre un zeste de concentration.

- D'accord, attention Kuton ah kiru ! Exécuta Eleane en lançant un feuille dans les airs.

- Katon tama no jutsu ! Cria à son tour Tomi après une gestuelle qu'il connaissait par cœur.

- En plein dans le mille encore une fois !



Encore une fois, une feuille d'arbre assez grande, sortit des mains d'Eleane et partit dans les airs. Mais à peine avait-elle eu le temps de parcourir quelques dizaines de mètres, qu'elle fut littéralement carbonisée par une boule de feu. Eleane, admirative devant ce mélange de puissance et de précision, recommença à applaudir en sautillant. Tomi, lui, qui s'était assez entraîné, se rapprocha d'un banc où se trouvaient leurs affaires, et commença à s'essuyer le front, emplie de sueurs, avec un grand drap bleu.


- Ta maîtrise du Katon s'améliore de plus en plus. Je suis impressionnée ! Félicita Eleane en venant s'asseoir à côté de son ami.

- Oui, j'en suis super heureux. C'est encore l'affinité que je dois le plus travailler car c'est le plus difficile à maîtriser. J'en ai encore des petites brûlures aux doigts. Répondit Tomi, en regardant ses mains, qui n'étaient plus autant brûlées qu'avant
.


Eleane alors assise sur le banc aux côtés d'un Tomi souriant, se rapprocha doucement et timidement du garçon, qui bu une grande gorgée d'eau pour se rafraîchir de ce temps sec et chaleureux. Mais quelque chose se chiffonna dans l'esprit de la jolie rousse. Comme une supposition, qui l'inquiéta.


- Tu, tu as toujours envie d'apprendre la technique de fusion d'affinité ? Demanda alors Eleane un peu plus inquiète.

- Oui bien sur, c'est le prochain stade de l'apprentissage du quadri-affinitaire ! Mais pour ça, je dois maîtriser parfaitement le Katon. Pourquoi cette question ? Demanda un peu curieux Tomi.

- Ben pour rien. C'est juste, que ton père t'avait parlé des risques que tu pouvais encourir en apprenant si tôt cette technique.

- Il ne faut pas t'inquiété Eleane. Je sais que tu te fais du souci pour moi, je t'en remercie, mais je me dois, maintenant, de toujours être là pour te protéger. Et grâce à cette technique, je serais encore plus fort ! Dit fièrement Tomi.

- Je l'espère Tomi, je ne veux pas te perdre. Nous ne sommes plus que nous deux. Répondit Eleane timidement
.


Depuis le départ de Tomaya, Eleane, qui était pourtant la plus forte question du mentale et celle qui avait la plus grande gueule, s'était totalement mise à douter d'elle-même et a perdue énormément de confiance en elle. Elle s'était retrouvée seule avec Tomi, qui, à l'époque, était encore fort immature et pas du tout responsable. Mais le temps a passé et Tomi a commencé à prendre les rennes du groupe. Il a s'est mis à s'entraîné durement, pour pouvoir devenir le leader du groupe. De ce faite, la jolie rousse, à commencé à s'attaché à Tomi. Après tout, ils n'étaient plus que deux, pour faire leur mission. Mais la peur, de voir partir Tomi, comme l'avait fait Tomaya trois ans plus tôt, était toujours présente. Côté à côte sur ce banc, le chant des oiseaux mélangé à celui du vent comme unique musique, leur regard se croisèrent de temps à autre suivit d'un petit rougissement de la figure symbolique d'une émotion qui commença à naître. C'est alors, que dans les haut-parleurs de l'académie une annonce se fit entendre.


- Eleane je....

- Votre attention s'il vous plait, l'équipe un de la Promotion du Taureau est prié de se rendre dans le bureau du
Maître Cloud le plus rapidement possible
.


Un son strident de haut-parleurs qui vint interrompre un échange de regards romantiques résonna dans le parc baignant d'un soleil peu pudique. Eleane et Tomi, surpris par leur appel, se levèrent un peu embêté, se réveillant d'un moment presque magique, du banc blanc bordant le grand lac. Ils mirent sans attendre et silencieusement leur sac sur leur dos et prirent la direction du bureau du Maître. Après avoir emprunté un couloir et traversé la grande cours, ils empruntèrent le grand hall d'entrée du bâtiment central. Ils escaladèrent quatre à quatre les escaliers principaux pour arriver en face de la porte, ouverte dans le but d'aérer la pièce.


Dedans, se trouvaient le Maître Cloud, comme à son habitude, qui se trouva assis, les coudes sur le bureau, à regarder fixement ses jeunes élèves. Wedge, prêt à partir se trouvait juste à ses côtés les bras croisés. Eleane et Tomi entrèrent doucement et se mirent au garde à vous, lançant des regards soupçonneux en direction d'un Wedge, dans son habit de bataille.


- Bonjours Eleane et Tomi, comment allez-vous ? Demanda le Maître Cloud avec un petit sourire.

- Ca va très bien Maître ! Répondit directement Tomi qui remplissait le rôle de chef et de porte parole avec brio.

- Très bien. Je ne vais pas y aller par quatre chemins car nous n'avons pas le temps. Nous avons une mission assez importante pour vous ! Dit le Maître d'un ton qui ne cachait absolument pas son inquiétude. L'équipe trois à été faite prisonnière à Esthar, nous vous demandons, d'allez les libérer
!


L'annonce de la mission, froide, directe et sans tourner autour du pot, résonna comme un coup de canon dans la pièce. Les yeux d'Eleane et de Tomi s'ouvrirent grand devant l'ampleur de la mission, surtout que celle-ci, annonçait la capture de camarades. Eux qui avaient prit l'habitude des petites missions de sauvetages de fermiers ou d'escortes, devaient maintenant aller secourir, en territoire ennemi, le groupe trois, avec lequel, ils avaient tissé des liens d'amitiés solides. Au début, ils crurent même à une blague de mauvais goût, mais voyant la mine sérieuse du Maître et de Wedge, leurs craintes s'avérèrent exactes et de l'inquiétude naturelle prit place dans leur regard encore jeune.


- Ils, ils ont été fait prisonnier, par Esthar ! S'exclama Tomi en avançant d'un pas dans la pièce.

- Oui, je les ai envoyé là-bas en mission de reconnaissance et ils se sont fait malheureusement prendre. Maintenant, ils sont emprisonné quelques part, et je ne peux imaginés ce que les scientifiques d'Esthar sont entrain de leur faire subir. Répondit le Maître en baissant les yeux et en s'énervant devant la situation dont il se sentait coupable
.
- C'est quand même extrêmement risqué Maître. Je veux dire, Esthar est en froid avec Alexandrie depuis un certains temps. Et puis, vous nous demandé d'attaqué une prison à deux. Je veux dire, c'est assez extrême ça. Continua Eleane dont le bégayement prouvait une certaines nervosité.

- Je le sais. C'est pour cela que vous serrez accompagné de Wedge. Annonça alors Cloud en montrant du doigt son bras droit.

- En effet, je vous accompagnerais. Par le passé, je faisais partie des Brigades Noirs d'Alexandrie, j'ai donc l'habitude de ce genre de mission. Mais ne t'inquiète pas, il n'est pas question d'attaqué violemment cette prison
.


Le ton de Wedge était beaucoup plus calme et posé que celui du Maitre. Il avait l'habitude des missions de sauvetages de ce niveau et avait clairement un plan bien échafaudé dans sa tête. Il s'approcha de la grande carte en commença à faire un petit briefing en pointant du doigt un endroit précis dans le désert d'Esthar.


- Nous savons de source sûre, qu'ils ont été emmenés ici. Au beau milieu du désert d'Esthar dans cette haute prison. J'ai déjà été sauvé des ninjas dans cette prison et donc je sais comment m'y prendre. Votre mission consistera juste à me couvrir pendant que je sauverais le groupe trois. Des questions ?

- Euh, je suppose que la sécurité y est maximum ? Demanda Eleane un peu gênée de la question.

- Bien entendu. Ne vous attendez pas Ă  une infiltration facile.

- D'accord, donc mission presque suicide, c'est compris.

- Pourquoi Eleane tu as peur ? Pour une fois qu'on a une grosse mission on ne va pas râler. Rétorqua Tomi, totalement emballée.

- Bien sur. C'est juste, qu'on n'a pas trop l'habitude, mais je suis partante pour sauver Maeeru, Marutan et Masato
.


Eleane et Tomi se regardèrent alors avec un petit sourire satisfait. En plus de penser qu'ils allaient devoir sauver leurs amis tout seul, ils apprirent qu'ils seraient accompagnés de Wedge. Mais surtout, c'était enfin une mission, un peu plus compliquée auxquels les dangers seraient nombreux. Cela excita les deux jeunes. Une excitation ressentie et appréciée par les deux plus vieux dans la pièce.


- Je vous fais entièrement confiance pour cette mission. Comme j'ai une totale confiance envers Wedge. Allez, sauvez ces trois là s'il vous plait. Ne revenez pas sans ces petits gars, bonne chance !


Les trois ninjas sortirent de la pièce en courant. Ils savaient que le temps jouerait contre eux. Ils ignoraient en effet ce que pouvaient endurer Marutan, Maeeru et Masato dans cette prison si lointaine et si hostile. Ils accoururent ainsi, après avoir préparer vite fait leurs affaires, au port d'Alexandrie, ou le bateau privé de Wedge les attendait. Stylé et possédant un immense moteur, ils traversèrent l'océan à vive allure. Ils n'avaient qu'une seule idée en tête, sauver leurs amis. Ils avaient le cœur rempli de courages et de confiance, surtout avec un ninja comme Wedge à leurs côtés. Le soleil à son zénith, éblouissait l'eau blafarde de l'océan. La motivation se lisait sur les visages des trois ninjas, plus même sur ceux de Tomi et d'Eleane, car ils allaient sauver leurs amis.


- Je me demande ce qu'ils ont foutus. Je veux dire, Masato est presque intouchable et Maeeru, ben c'est Maeeru. Et puis Marutan est vraiment trop fort. S'interrogea Tomi les cheveux noirs au vent.

- Ne prends pas à la légère les défenses d'Esthar. Cette ville n'est vraiment pas comme les autres. Répondit Wedge, avec de l'expérience.

- Qu'a-t-elle de spéciale cette ville Wedge ?

- Cette ville est totalement coupée du monde. Il y a des décennies, à coups de milliers, voir de millions de Gils, ils ont faire venir les meilleurs scientifiques de la planète afin d'accentuer leurs recherches. De ce faite, cette ville est à des années lumières d'avance sur les autres.

- Mais, ils n'ont pas de ninjas Ă  Esthar. Dit alors Tomi.

- Non en effet. Mais il se peut qu'ils aient trouvé des moyens de défenses, extrêmement avancés afin de mieux se protéger.

- Avancé ? Mais, Marutan et les deux autres. Ce sont des excellents ninjas. Ils possèdent des techniques de dingues.

- Ecoute Tomi. Nous avons nos armes, ils ont les leurs. C'est pourquoi nous devrons garder une extrĂŞme vigilance. Nous ne savons pas oĂą nous mettons les pieds.

- Vous pensez que nous avons une chance ? Demanda alors Eleane.

- Une chance. Nous en garderons une tant que nous croirons à la réussite de cette mission et que nous ferrons tout, pour sauver Marutan, Masato et Maeeru de cette prison
.


Après deux bonnes heures d'un voyage de plus en plus stressant, ils arrivèrent enfin sur le Continent d'Esthar et ses longues plages bordées de falaises escarpées. Mais pas le temps pour eux pour faire du tourisme. Wedge, qui connaissait déjà la région et le chemin à suivre, partit en tête de la formation, suivit des deux jeunes ninjas. Sans réelles difficultés à la vue du manque de vie et de ce paysage vide, ils entrèrent, comme le groupe trois avant eux, dans le vaste désert de sable d'Esthar. Du sable et des cactus à perte de vue s'étendaient devant les trois ninjas, qui avalèrent les kilomètres sans broncher. Sur leur chemin, nos trois amis laissèrent derrière eux, un fin voile de poussière soulevée sous leurs pas rapides et légers. Finalement, après avoir dépassé une dune, puis une autre, ils arrivèrent à destination, la fameuse prison d'Esthar qui se présenta devant eux, tel un immense monument dont on ne pourrait se détacher des yeux. Elle avait en effet, une forme extrêmement particulière. La prison, ressemblait à une immense vis. Une tour, cylindrique et sans fenêtre apparente. Haute d'une soixantaine de mètre, elle surplombait un désert des plus arides de sa couleur grise rouillée. Consterné par l'état de l'édifice comme de sa hauteur et de son aspect, les deux jeunes restèrent bouche bée devant le spectacle. Le vent du désert, faisait virevolter le sable dans les airs, soufflant les longues aiguilles de quelques hauts cactus. Wedge, lui, était déjà venu jusque là, et la prison ne l'impressionna pas plus que ça. Il commença à s'avancer, dévalant sans craintes, les deux gros cents mètres de pentes ensablées, qui les séparaient du colosse bâtiment. Les deux jeunes derrières restèrent sceptiques, quant à la mission, et Wedge, sentant une certaine démotivation se retourna et regarda Eleane et Tomi.


- Allez, dépéchez-vous.

- Quoi, c'est ça la prison d'Esthar ? S'exclama Tomi en pointant du doigt le haut édifice.

- Oui, c'est ça la prison d'Esthar. Dépêchons nous avant que la nuit ne tombe ! Déclara Wedge, debout sur le sable, ses jumelles à portée de main.

- Mais on fait comment pour rentrer lĂ -dedans ? Demanda Eleane circonspecte.

- Et Pourquoi n'attendrions-nous pas la nuit justement, on profiterais du noir pour nous infiltrer ! Demanda, logiquement, Tomi
.


Wedge, qui regardait au loin le passage des gardes baissa alors ses jumelles, regarda fixement Tomi et Eleane et dit, toujours d'un ton très calme et sûr de son plan.


- Car, la nuit il nous sera justement impossible d'entrer. Mais ne vous inquiété pas, j'ai un plan.


Le regard sûr, la voix sereine et le sourire satisfait, Wedge commença à s'avancer, suivit, tels des petits canards, par les deux jeunes. Le désert de sable d'Esthar, endroit invivable sauf par ceux qui y sont habitué. Cette vision de ce sable, brun clair parsemer de quelques roches et de cactus, à des centaines de kilomètres de là, le Maître Cloud, dans son bureau y repensa aussi, visiblement accoutumé de cet espace vierge, presque aussi grand que le Continent Centrale. Dans son bureau, seule, il subit un véritable martèlement de reproche et de culpabilité. Debout à faire les cents pas et à se morfondre dans d'éternelles remises en questions, il avait peur. Peur du pire, ce qui ne lui ressemblait absolument pas. Il regarda le tableau des équipes, puis la grande carte. Cherchant réponses et excuses, seul, dans cette immense pièce.


- Infiltré Esthar. Livrer un courrier et prendre des renseignements. Mais pourquoi ai-je envoyé ces jeunes là-bas. Je ne me reconnais plus. D'accord, ils sont doués, d'accord, cette génération de ninjas est promise à un bel avenir, mais pourquoi ai-je pris un tel risque. Je ne comprends pas. Un Maître, ne devrait pas, ainsi jouer avec la vie de ses jeunes ninjas. Même s'ils ont et doivent être habitué à ce style de vie, même si ce genre de choses, doit frôler le quotidien d'un shinobis, j'aurais du prendre plus au sérieux les menaces de Keji. Wedge, Eleane, Tomi, ramenez les moi...


- Je vois que tu te tourmentes encore Cloud ! Comme par le passé, c'est fou comme l'expression : On ne change jamais au fond. Te vas si bien.


Alors que le Maître Cloud était entrain de se poser des questions en faisant mine de frapper la carte pas désespoir, une ombre entra par la porte d'entrée. Haute et forte à prendre quasiment tout l'espace du chambranle de la porte, il entra doucement dans la pièce. Silencieuse et calme, elle s'approcha du Maître, qui se retourna doucement, croyant reconnaître une voix, presque fantomatique, qu'il n'avait plus entendue depuis des lustres. Plus l'ombre mystérieuse avançait et plus celle-ci se faisait voir et se précisait. D'abord des sandales rouges, un pantalon noir, un uniforme rouge, des cheveux gris court. Un visage que le Maître Cloud reconnut rapidement, malgré le poids infernal des années écoulées, qui avait tiré ce visage si sec, rugueux mais au sourire presque éternelle.


- Oh, mais, mon ami ! Cela fait un bail, je vous croyais en exile ! S'exclama Cloud ouvrant grand les bras.

- Je l'étais mon cher Cloud, que dis-je, Maître Cloud. Je vivais tranquillement dans la région. Mais je ne suis pas venu pour te faire un petit coucou encore que, mais pour enfin, t'expliquer quelque chose qui te ravira.

- Vous voir déjà en si bonne santé me procure déjà une immense joie...

- Oh mais je pense que vous devriez écouter. Voyez-vous un jour, il y a trois ans, un petit miracle, m'est tombé du ciel et depuis un petit moment maintenant, je m'en occupe.

- Un miracle ? Vous voulez dire ?

- Un jeune ninja provenant de ton centre de formation.

- Quoi, comment tu veux dire que...

- Je vois que toi aussi il t'a fais de l'effet...

- Maître Alarik, vous, vous vous occupez de Tomaya
!
Dernière édition par Tomaya_Sakuza le Mer 4 Mai 2011 14:44, édité 1 fois.
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Re: Héra

Messagede Tomaya_Sakuza le Lun 3 Mai 2010 21:24

Chapitre III : La prison du désert :





L’ambiance dans ce désert était d’un calme des plus apocalyptiques. Même le vent, pourtant, cause de la hauteur des dunes de sable, se tut subitement, alors qu’il manifestait son mécontentement quelques secondes plutôt. Au loin, l’immense et impressionnante prison d’Esthar, qui surplombe ce paysage désolé est la seule source de vie des kilomètres aux alentours. Le groupe un, prêt à mener l’assaut, s’assit sur le sol, pour échafauder un plan d’évasion, pour sauver leurs trois amis. Bien installé contre ce matelas poussiéreux jaunâtre et chaud, Eleane, Tomi et Wedge, contemplèrent le va et viens incessant des gardes de sécurités, accompagné de drôles de robots. Concentré et d’un sérieux absolu, c’est Wedge, qui dessina un schéma dans le sable avec son doigt sous le regard intéressé, des deux jeunes Ninjas de la fameuse Promotion du Taureau.


- Bon écoutez moi ! Vous devrez me suivre de très près. Ils ont certainement endurcis la sécurité depuis le temps de mon dernier passage. Nous n’aurons qu’une seule chance pour pénétrer là-dedans, alors surtout, pas de conneries ! Chuchota Wedge.

- Vous savez comment pénétrer là dedans ? Demanda Eleane, toujours un peu inquiète.

- Et sans se faire prendre ! Ajouta, éblouis, Tomi.

- Oui. Je suis déjà venu en mission de libérations de prisonniers dans cette prison. Si vous me suivez à la trace ça ira. Enfin, en espérant qu’ils n’aient rien changer. Alors, vous me suivez !

-Oui Wedge faites-nous confiance. Répondit d’un ton sûr Tomi, en total confiance du chef d’équipe.



Le visage de Wedge se concentra tout à coups. Il entra immédiatement en mission. Il fixa du regard le va et viens incessant des gardiens, tout de gris vêtus qui patrouillaient autour de l’immense prison. L’ambiance ne s’emballa pourtant pas d’un pouce. Ce silence, juste timidement perturbé par le bruit mécanique et strident des robots Ethariotes, resta puissant et glauque et résonna dans la petite vallée ensablée. Tous ces mouvements de patrouilles et cette surveillance accrue, imposèrent de sales conditions pour une infiltration aussi périlleuse. Eleane et Tomi était prêt à bondir. Ils connaissaient la rapidité de Wedge et savaient, que le moindre faux pas, pouvait ruiner leur attaque. Tomi, tourna doucement la tête pour lancer un regard à Eleane, comme pour se rassurer lui mais aussi la jolie rousse. Cette dernière, sentant les yeux de Tomi braqué dans son sens, n’osa pas répondre à cet appel du regard de Tomi. Mais alors qu’elle prit sa respiration pour rappeler à l’ordre son ami, Wedge, d’un bond puissant et rapide, sortit de son immobilité et prit la route en direction de la prison. Surpris par l’expulsion du sable du à la pulsion des jambes puissantes du bras droit du Maître et le silencieux ordre d’assaut de Wedge, Eleane et Tomi bondirent quelques instants plus tard seulement pour se placer du mieux possible, dans le sillage de l’adjoint du Maître Cloud et ancien membre de la fameuse Brigade Noir. Les deux jeunes, s’en remirent totalement à Wedge, ils le suivirent, comme son ombre. Ils n’avaient de toute façon pas le choix. Il savait ce qu’il faisait car il l’avait déjà fait dans le passé.
Leur course est rapide mais aussi furtive. La grande tour métallique s’approcha à grand pas. Eleane et Tomi, impressionné, ne purent s’empêcher de lever la tête devant l’immensité du bâtiment, qui continua de grandirent sous leurs yeux. Mais le changement brusque de direction de Wedge, leur rappela qu’ils n’étaient pas là pour le tourisme. Le ciel, qui commençait doucement à perdre sa luminosité afin de laisser la place aux étoiles, et il projeta les ombres de nos trois amis sur le sable. Les trois Ninjas, qui ne se déplacèrent jamais linéairement sur le sol, semblaient éviter à la fois les spots lumineux mais aussi de suivre un étrange chemin, que seul Wedge pouvait comprendre. Rapidement, silencieusement. Les pas étouffés par la poudreuse jaune, ils se rapprochèrent de leur but.


Tout cela pour enfin arriver au pied de la grande tour d’acier. Plaqué contre celle-ci, les deux jeunes constatèrent, que les parois de cette étrange prison, n’étaient pas lisses, mais étaient comme pincées, comme le crénelage d’une vis. Wedge, regarda en l’air et semblait rechercher quelque chose dans la structure. Finalement, après un petit sourire satisfait, dit un « go » puissant en tapotant l’épaule des deux jeunes, qui ignoraient où en voulait venir le chef d’équipe. Wedge sauta d’un bond puissant alors dans les airs, s’aidant des recourbures de la paroi pour monter plus haut avec une facilitée déconcertante. Sans poser de questions, Eleane et Tomi le suivirent en bondissant à leur tour dans les airs, suivant le puissant Ninja aveuglément. Avec une agilité consternante, ils grimpèrent ainsi le long de la tour, tout ça pour arriver face à une sorte de fissure, large d’un bon mètre , visiblement faite mains dans la paroi et datant apparemment de quelques années. S’approchant de celle-ci et scrutant à l’intérieur, ils pouvaient voir Wedge, accroupis qui avançait dans une obscurité des plus glauques à l’intérieur d’une sorte de tunnel d’acier. Malheureusement, pas le choix pour les deux jeunes, ils se devaient de le suivre. Doucement, ils se glissèrent à l’intérieur et se mirent à suivre leur chef.


Parfaitement infiltré, nos amis arrivèrent ainsi à l’intérieur de la prison. Première étape réussie parfaitement car, aucune alarme n’avaient été enclenchée. Suivant une sorte de conduit d’aération, ils continuèrent d’avancer à quatre pattes, dans un silence des plus totales. Ils pouvaient juste entendre, le fer et l’acier s’entrechoquer, ou alors des propulsions d’air chaud, provenant du chauffage. Finalement, après avoir avancer doucement dans cet étroit conduit, ils arrivèrent à la grille principale, qui donnait sur un étage, remplies de portes épaisses, visiblement des portes de prisons.


Espacées, les cellules se trouvaient collée au mur et se faisaient face dans une sorte de grand cercle. Pas étonnant quand on voit l’architecture du bâtiment. Au milieu de cet étage, un grand hall, vide de décorations si ce n’est, quelques vieilles chaises en acier ainsi que deux escaliers, un pour monter et un pour descendre, installés dans les seuls endroits sans cellules de la pièce. Dedans, patrouillaient quelques gardes, armé uniquement de bâtons, rien de vraiment extraordinaire. Wedge, accroupis continua à observer le va et viens alors qu’Eleane et Tomi arrivèrent à ses côtés. Les deux jeunes, ressentaient de l’excitation quand à cette infiltrations. Comme des fantômes, ils pouvaient voir les gardes sans être vu. De plus, la vision des gardes, légèrement armé, fit sourire les deux jeunes, qui se rassurèrent de la facilité des derniers évènements. Wedge, avait donc vu juste. Que ce soit le déplacement dans le sable, la paroi fissurée et pas réparée. Le cheminement dans le conduit, tout s’était déroulé parfaitement et ceci, Tomi et Eleane s’en réjouissaient.


- Wedge, c’est vous qui aviez fait ce trou dans le mur là-bas? Chuchota Eleane.

- Oui, comme je vous l’ai dit, je suis déjà venu secourir des ninjas emprisonnés ici. Je suis heureux de voir qu’ils n’ont pas ressoudé ça.
- C’était presque trop facile d’entrer ici. S’extasia Tomi.

- Oui, mais reste sur tes gardes. Personne ne nous a vu, mais ce n’est pas pour ça que ça doit se produire.

- Et vous pensez que Marutan, Maeeru et Masato sont quelque part ici ? Demanda Eleane.

- S’ils n’ont pas changé leur système de placement, cette tour est celle des prisonniers ninjas. Donc ils sont quelques parts ici !

- Wedge, il y a combien d’étages à cette tour ? Demanda alors Tomi, toujours accroupis.

- Je l’ignore. Une dizaine ou plus.

- Une dizaine ou plus ! Et on va faire comment pour les fouiller toutes ? Il y a des gardes partout, on va se faire repérer ! S’exclama Tomi, un peu surpris par la réponse de Wedge.

- Vous avez un plan pour ça aussi ? Demanda doucement Eleane, consciente qu’ils ne devaient pas encore se faire repéré.

- On ne saura pas se faufiler éternellement ça c’est sur. C’est pour ça que j’ai besoin de vous. J’irais fouiller ces cellules les unes après les autres. Je sais comment faire pour les ouvrir donc ça ira vite pour moi. Quant à vous, je vous demande juste de me couvrir et de contenir les gardes qui rappliqueraient. Dit calmement Wedge sûre encore une fois de son coup.

- Vous couvrir ? Vous voulez dire, que nous devrons nous battre contre tous les gardes ! Rétorqua Eleane, de nouveau surprise.

- Et alors, tu as peur Eleane ? Ca va être chouette ! Répondit Tomi tout sourire.

- Je vous fais confiance pour ça, à tout les deux. Vous êtes très bon, au moins assez pour me protéger. Je vous rappel que nous n’avons pas le choix et qu’en plus, le temps jouent contre nous, bon, vous êtes prêt ? Demanda Wedge en, lançant un regard sûr à ses deux jeunes accompagnateurs
.


Ces deux – ci acquiescèrent un peu troublé quand même. Mais pour eux, pas le temps de tergiverser car, d’un pas rapide, Wedge profita de la ronde des gardes pour foncer vers la première cellule. Mais alors qu’il chipota à des boutons sur trouvant sur le côté de la grande porte d’acier, l’un des gardes, qui montait l’escalier le repéra. Sans attendre, bâton à la main, il fonça dans le dos de Wedge pour le frapper par l’arrière. C’est alors qu’Eleane s’interposa, elle utilisa sa technique du Kuton ah kiru pour envoyer des feuilles tranchantes vers le gardes qui s’effondra lourdement sur le sol, tranché de toute part. Malheureusement, le bruit de la chute attira d’autres gardes qui entrèrent dans la pièce, par une grande porte qui s’ouvrit tout près des escaliers. Sans se poser de question, et voyant que Wedge leur tournait le dos pour vérifier qui étaient emprisonné dans la cellule, ceux-ci foncèrent droit sur l’un des bras droit du Maître pour l’arrêter. C’est alors que Tomi effectua deux enshuus après être sortit du conduit et entama ses techniques de Katon tama no jutsu, afin de lancer des boules de feu puissantes vers ce flot de gardes aux vêtements gris. Les explosions, puissantes, éjectèrent les corps calcinés au loin, au grand plaisir du quadri affinitaire.


Tomi s’occupant, grâce à ses techniques de destruction massive, de la grande porte, Eleane se retourna pour s’occuper de ceux qui montaient par les escaliers. Intelligemment, elle fit sa technique du Kuton Eda nigirishimeru, pour créer tout un réseau de lianes solides, qui rendit ainsi les escaliers totalement impraticable. Entre ces explosions de feu et de foudre, et le bruit de chute des gardes qui empruntèrent les escaliers, Wedge continua à examiner cellule après cellule, sans pour autant faire de résultats. Soudain, un bruit d’élévateur se fit entendre dans le dos des deux jeunes. Intrigué, Eleane se tourna doucement et surgir, du centre de la pièce, un grand robot lourdement armé, qui apparut, sur le flanc dégagé de Tomi et dans le dos de Wedge. Armé de deux énormes mitrailleuses aux bras et d’un lourd blindage, il avait vraiment bien prit les trois jeunes à revers.


Bien entendu, la machine n’attendit pas une seconde pour attaquer. Les deux grosses sulfateuses commencèrent à cracher leurs flots de balles partout dans la pièce. Eleane, commença alors à esquiver ces rafales alors que Tomi, qui enchaînait les techniques de Katon et Raiton, tenta un saut, mais moins efficaces. Eleane, qui savait que son ami faisait déjà beaucoup en repoussant les gardes venant de la grande porte, commença alors à crier, pour attirer l’attention du robot. Ceci avec succès. Le bruit strident des deux rouleaux, se tourna alors vers la jeune fille qui créa, grâce à l’une de ses nouvelles techniques : Kuton shizen no tate, une feuille gigantesque afin de se protéger derrière, comme avec un bouclier. D’une solidité incroyable, les balles ricochèrent contre cette plante et tombèrent sur le sol métallique de la pièce. Mais la machine commença alors à faire route vers Eleane, qui, la vue masquée par son bouclier, ne pouvait pas l’apercevoir. Le robot s’approcha de plus en plus dangereusement de la jolie rousse. Cinq mètres, quatre mètres, trois mètres les séparaient. C’est alors qu’une immense visseuse sortit tout d’un coup du ventre du robot se mettant à tournoyer à une vitesse folle, dans un bruit strident de fraiseuse. Il reprit plus rapidement alors sa marche et s’apprêta clairement à perforer la jeune fille, lorsque que dans un fracas incroyable, Wedge, qui avait fait apparaître deux bras supplémentaires sur son corps, vint totalement aplatir la tête de la boite de conserve. Alors que des tas de vis et de bouts de ferrailles tombèrent sur le sol, Wedge vint donner un petit coup sur l’épaule d’Eleane pour la rassurer.


- Ce n’est pas en restant planqué que tu détruiras ces saletés.

- Excusez moi Wedge, c’était la seul façon de détourner l’attention de ce truc. Répondit timidement Eleane.

- Ne t’inquiète pas. Le groupe Trois n’est pas ici, il va falloir descendre d’un étage ! Dit d’un ton apaisant Wedge qui, juste après, lança un cri, vers Tomi, qui s’occupait toujours des gardes arrivant par la grande porte
.


Tomi, hochant de la tête pour faire comprendre qu’il avait entendu l’ordre de son supérieur, commença alors à reculer puis, utilisa sa technique du Hyoton tama no jutsu, pour créer un immense mur de glace qui bloqua l’accès aux gardes en provenance de la porte. Sans poser de questions, nos amis empruntèrent l’escalier pour descendre à l’étage inférieur. Eleane annula sa technique et libéra l’accès des escaliers, toujours bloqués par les centaines de lianes qui bloquèrent le passage des gardes.


A l’étage en dessous, tout un groupe de soldats ainsi que deux robots, bloqué à cause de la technique des lianes d’Eleane, les attendaient. Leur fusil pointé vers l’escalier, ils attendaient avec patience, la venue de nos amis qui étaient obliger d’emprunter cet escalier pour descendre. Doucement à l’étage supérieur, un silence s’installa. Les coups de feu s’arrêtèrent de retentir ce qui inquiéta ou rassura c’est selon, les soldats prêt à faire feu. C’est alors, qu’ils entendirent des pas avancé dans leur direction à l’étage du dessus. Sur le sol en fer, ceux-ci s’approchaient doucement de l’escalier. Tous alors, armèrent leur fusil et s’apprêtèrent à tirer, dès que leur cible serait identifiée. Un stress se lut dans les regards des hommes armés, surtout que plus rien ne se fit entendre en haut. Mais à la surprise générale, rien n’apparut au dessus des marches. Il n’y eu qu’une sorte de petit caillou qui en descendit en rebondissant. Un peu intrigué, les soldats se regardèrent perdu alors que le caillou prit la direction d’un coin, dans le dos des soldats. Soudain, ce caillou, qui était en faite une graine, se mis à grandir et fit tout à coups apparaître nos amis, qui prirent le comité d’accueil par surprise. Tomi lança sont attaque de Raiton contre les deux robots, qui furent court-circuiter avant d’exploser alors qu’Eleane, lança ses feuilles tranchantes dans le tas. Ce fut alors au tour de Wedge, de recommencer sa recherche intempestive des différentes cellules de l’étage.


- Je vous le jure, je ne rigole pas ! J’ai entendu un bruit !

- Ils sont sûrement entrain de préparer leurs outils pour nous torturer ! Bande de lâche !

- On non, je suis déjà passé deux fois aux interrogatoires !

- Ferme là, c’est ta faute si nous sommes coincés ici je te rappel !

- Et voilà c’est encore et toujours de ma faute. Faudrait innover un peu, c’est de la faute de tout le monde si nous sommes ici…
- Bien sur que c’est de ta faute, ils n’ont pas apprécié tes blagues à la co…

- Taisez-vous bon sang ! Chute, écoutez, vous entendez ? J’ai l’impression qu’on chipote à la porte !

- Excellent, bon, dès qu’ils ouvrent, je leur fonce dessus !

- Je suis d’accord, on leur rentre dedans des que la porte s’ouvre, attentions ! Un….

- Deux…

- Tr…

- Ah vous voilà ! On vous a enfin retrouvé !

- Wedge ! Vous êtes venus nous sauver ! S’écria Masato alors que Maeeru tomba dans le couloir, emporter dans son élan.

- Content de voir que vous ne nous avez pas oublié ! Ajouta Marutan soulagé.

- On n’abandonne pas nos compatriotes à Alexandrie. Mais bon, pas le temps de discuter suivez-nous
!


Enfin, leur recherche s’avéra concluante. Wedge, avait ouvert grand la porte de la cellule où se trouvaient les trois garçons. Ceux-ci, portait encore leurs habits d’origine mais leurs visages fatigué, prouvaient qu’ils avaient déjà été maltraité. Ceux-ci voulurent effectuer des gestes de sympathies pour remercier leur sauveur, mais Wedge se recula et ordonna au membre du groupe trois, de les suivre sans attendre. Surpris par la présence d’Eleane et de Tomi qui continuèrent de protéger les prisonniers, ils sortirent de la cellule, coururent vers une armoire pas loin pour y récupérer leurs matérielles. D’un pas rapide, ils remontèrent à l’étage supérieur, où les gardes avaient commencé à percer la glace avec des haches. Motivé par les encouragements de Wedge et de Tomi, les trois garçons, entrèrent dans le conduit par lequel, le groupe un était entré alors qu’un bruit assourdissant se fit entendre partout dans la tour. Intrigué, Maeeru s’arrêta pour regarder autour de lui, mais il reçut une tape dans le bas du dos par Eleane, lui ordonnant d’avancer. Plus nos amis s’avançaient dans cet étroit conduit d’aération, plus le bruit devenait de plus en plus fort. Et plus le bruit devenait fort, plus les parois se mirent à bouger tout autour des fuyards, ce qui inquiéta de plus en plus Eleane, déjà pas à l’aise dans les endroits si petits. Au loin dans le petit tunnel, une lumière maussade fit son apparition. La sortie se trouvait juste là devant, à quelques dizaines de mètres. Rampant aussi vite qu’ils le pouvaient, ils s’approchaient du but, et après un dernier mouvement vers l’avant, ils sortirent enfin de la tour.


Pour les trois garçons qui se trouvaient naturellement tout devant, ils firent une chute, ne connaissant bien entendu pas où débouchait ce tunnel et tombèrent sur le sable qui amortit le choc. Juste après ce fut Eleane, Tomi puis Wedge qui mirent pied à terre, étrangement, ils eurent l’impression que leur chute n’avait été si grande par rapport à leur infiltration. Mais pas le temps pour eux de rêvasser, poussé par Wedge, le groupe se mit à courir au loin alors qu’un bruit assourdissant se fit entendre derrière eux. Dans un dernier effort, ils s’éloignèrent de la prison, courant dans le sable, fatigué d’une nuit blanche à être interrogé, ils pouvaient enfin respirer l’air, de la liberté. Une fois arrivé sur une haute dune en sécurité, nos amis s’écroulèrent pour souffler un coup. La mission était une réussite totale. Marutan, Masato et Maeeru avaient été sauvé et personne n’avait été blessé. Les trois garçons, se mirent à congratuler leurs sauver alors que Tomi, moins fatigué assista à un étrange spectacle dans la petite vallée de sable, là où se trouvait la prison.


- Regardez ! Qu’est ce qu’il se passe ? Hurla t’- il à ses compagnons.


Les uns après les autres, tous se levèrent et regardèrent en direction de la prison. L’immense tour, avait commencer à tourner sur elle-même, projetant du sable partout autour à des dizaines de mètres. Puis, telle une foreuse, elle commença à creuseur dans le sable à une vitesse assez élevée, si bien, qu’après quelques secondes, elle disparut totalement dans le désert, sa cachant dans le sol. Surpris par ce spectacle, un grand silence s’installa, tous, soufflèrent d’être sorti de là à temps. Seul Wedge, qui avait repris sa forme initiale en faisant disparaître ses deux bras supplémentaires, se frotta la veste pour retirer tout le sable qui était coincé dans les plissures de celle-ci. Il regarda alors dans la même direction que les cinq jeunes toujours abasourdis.


- Vous voyez pourquoi on n’aurait pas peu s’infiltrer la nuit ? Dit-il d’un ton convaincant.

- C’est incroyable ! Déclara Maeeru.

- Vous, voulez dire que…

- En effet. Cette prison, la nuit, s’enfonce littéralement dans le sable, ce qui rend impossible toutes évasions et toutes infiltration. Expliqua Wedge.

- La prison presque parfaite… Continua Eleane.

- Bon, mission réussie dans ce cas. Nous devons de ce pas rentrer à Alexandrie. Vous ferez votre rapport au Maître ! Dit alors Tomi, faisant un appel du pied pour qu’il se fasse passez pour le héro.

- Oh vous savez, il n’y aura rien à rapporter de spéciale. Nous nous sommes fait prendre avant même d’avoir peu rentré dans Esthar. Répondit Marutan ironiquement.

- Et je n’y suis pour rien. Ajouta innocemment Maeeru sous le regard vexé de Masato.

- Ne vous inquiétez pas, ça arrive à tout le monde de louper une mission. Maintenant rentrons ! Conclu Wedge en emboîtant le pas aux autres
.


Ainsi, alors que la nuit commença à pointer le bout de son nez à l’horizon de ce désert de sable, les six ninjas reprirent le chemin d’Alexandrie à travers cette vaste étendue, d’un territoire immense. En marchant, puis en accélérant le pas dès qu’ils le pouvaient, ils parcoururent les kilomètres qui les séparaient de la mer. Tous se turent, car dans ce désert, un simple cri peut s’entendre à des kilomètres. Même s’ils étaient sortis indemne de la prison, ils savaient, qu’une alerte d’évasion, avait sûrement été enclenchée non seulement à la prison, mais aussi à Esthar et que du coups, des soldats, étaient certainement à leur trousse. Soudain, alors que l’océan apparut au fond d’un paysage qui redevenait doucement plus rocheux avec quelques touffes d’herbes ici et là, nos amis durent stopper leur course et se mettre à l’abri, bien cacher par l’obscurité qui grandissait. Ce qu’ils voyaient leur coupa le souffle et les effraya.


- Mince, c’est quoi tout ça ! S’exclama Tomi, la bouche béante.

- Vous pensez que c’est pour… Commença à dire Maeeru

- J’en ai bien peur malheureusement. Ce sont les forces armées d’Esthar. Répondit Wedge de nouveau concentré.

- Quoi ! Mais elle est gigantesque, mais, que font-ils ? Demanda Eleane, le cœur battant la chamade.

- Ils nous cherchent vous pensez ? Demanda Ă  son tour Maeeru.

- Imbécile, ils ne mettraient jamais autant de moyens, mais que tu peux être bête.

- Non, c’est pour une toute autre chose, bien plus importante ! Dit alors Marutan, tout aussi concentré que Wedge
.


En effet, devant eux, se dévoilait une véritable armada, qui se rendait en direction de la mer. Des robots lourdement armés, des milliers de soldats, marchant en rangs serrés séparaient la mer de nos amis. Un bruit terrible de pas fracassant le sol en rythme, de machine de guerre, dont le roulis des chenilles et le bruits des moteurs, fusèrent dans les oreilles des cinq Ninjas, qui se sentaient tout bête devant une telle démonstration militaire. Des tonnes de questions vinrent éblouir les esprits des jeunes, mais le seul qui savait, où se dirigeaient cette immense armées et ce qu’elle comptait faire, était Marutan qui, d’un ton sec et peu rassurant dit :


- L’invasion d’Alexandrie, elle est lancée !


Cette parole glaça le sang des quatre autres jeunes. Alexandrie allait devoir subir un tel assaut. Ils étaient en totale infériorité numérique ajoutée à cela, l’effet de surprise. La peur grandit dans les cœurs des jeunes, pensant à leurs amis, resté en ville, qui devront bientôt affronter tout cela. La voix un peu paniquée, Eleane regarda son chef :


- Que faisons-nous Wedge ? Ils sont si nombreux ! Demanda alors Eleane.


Wedge, qui devait prendre une décision commença à réfléchir. Au loin, le bruit des moteurs pollua cette atmosphère désertique alors que les cinq ninjas le regardaient avec insistance. Un tel cas de figure, jamais il ne l’aurait envisagé, même en sachant, que les relations avaient commencé à se détériorer entre les deux nations. Etant l’adjoint du Maître, il se devait de prendre une décision forte. Il sentit le poids des responsabilités commencé à le piétiner, mais il aimait ça. Mais ici, il avait la vie de cinq jeunes entre les mains. Sondant son esprit, il prit, après une bonne minute de réflexion, une décision. Les lumières des phares ennemis, scrutèrent les environs, dès fois, ils se rapprochaient de la position des Alexandrins, mais se trouvant dans le creux, celles-ci ne pouvaient les détecter.


- Nous n’avons pas le choix malheureusement ! Ecoutez, je sais que ce que vous avez vécut a été assez éprouvant, mais nous allons devoir agir. Groupe trois, je ne vous force pas la main. Rendez-vous immédiatement à Alexandrie prévenir tout le monde de l’imminence de l’attaque ! Expliqua Wedge.

- Oui monsieur, on fera de notre mieux et vous, que ferez-vous dans ce cas? Demanda alors Marutan
.


Wedge lança un nouveau regard à Eleane et Tomi, et ces deux derniers comprirent immédiatement le fond de la pensée de l’adjoint du Maître. Courageusement, ils se regardèrent, se remontant le morale alors que Wedge, fier du regard des deux jeunes, annonça la suite :


- Nous allons essayer de ralentir leur armée !
Dernière édition par Tomaya_Sakuza le Ven 6 Mai 2011 14:52, édité 1 fois.
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Re: Héra

Messagede Tomaya_Sakuza le Lun 24 Mai 2010 18:46

Chapitre IV : Suano le résistant :





Le flot quasiment ininterrompu de soldats, de blindés et de matériels se présentait devant nos trois amis bien tapis dans le sable à observer, non sans craintes, l’impressionnante armada en marche vers une terrible bataille qui se profilait à l’horizon. Sur la haute dune au loin à gauche, ils pouvaient voir leurs co-équipiers d’Alexandrie fraîchement libérés, s’enfuirent pour retrouver leur Alexandrie natale avec pour sérieuse mission, d’informer le Maître Cloud de l’imminence d’une attaque d’Esthar.


Ils étaient donc dorénavant plus que trois contre des milliers de soldats armés jusqu’aux dents. Un véritable mur de guerre, qui s’avançait en rangs serrés, prêt mentalement et physiquement, pour un terrible assaut. Les trois Ninjas d’Alexandrie étaient en totale infériorité numérique et véritablement en difficulté, mais Wedge, qui en connaissait un rayon en tactique d’assaut, vis-à-vis de sa carrière dans les Brigades noirs, savait que l’effet de surprise pouvait souvent faire la différence dans ce genre d’embuscade. A ses côtés, les deux jeunes Ninjas Eleane et Tomi sentaient un peu de peur montée dans leur esprit en voyant ce à quoi, ils allaient devoir s’attaquer. Mais ils réussirent malgré tout, à rassembler le peu de courage qui germait dans les coins et les rassembler pour un faire un bloc, utile pour la réussite d’une telle tactique. Wedge, en véritable grand frère et surveillant, savait aussi, que la fraîcheur physique devait être optimal et doucement, il tourna sa tête vers les deux jeunes, prenant des nouvelles.


- Vous vous sentez bien ? Pas de bobo ou de fatigue ? Demanda l’aîné à ses deux jeunes poulains.

- Ca va aller, j’ai récupéré du Chakra en prenant une gorgée d’éther. Je suis prêt à attaquer ! Répondit Tomi en soulevant sa sacoche laissant entrevoir des fioles de couleur mauves fluorescentes.

- Très bien, et toi Eleane ? Ca va ? Pas trop stressé ?

- Oui Wedge je suis prêt ! Continua Eleane en se craquant les doigts et s’apprêtant à en découdre.

- Bien. Il va falloir faire vite. Un seul mot d’ordre, faire un maximum de dégâts en une ou deux attaques maximums. Ensuite nous les doublons et rentrons au pays aider nos camarades à défendre notre citée. Nous n’aurons droit qu’à une seule attaque, donc n’ayez pas peur d’utiliser une technique puissante à large échelle. Nous devons les freiner le maximum possible. Briefa Wedge devant les yeux concentrés des deux jeunes Ninjas, qui acquiescèrent courageusement aux ordres précis de l’adjoint du Maître.

- Je, je crois avoir une technique assez puissante pour leur faire mal Wedge, vous allez être impressionné, vous allez voir. Dit Tomi avec un grand sourire sous les yeux inquiets d’Eleane, qui se doutait de la technique qu’utiliserait Tomi.

- Tomi, non tu ne vas…

- Très bien. Je vous fais confiance à tous les deux, ne me décevez pas et surtout, ne traînez pas ! On y va ! Cria tout d’un coup Wedge.



Les trois Ninjas, avec une pulsion incroyablement puissante données sur leurs jambes, bondirent de leur trou et prirent la direction du long cortège qui se trouvait loin devant eux et qui n’avait toujours pas repérés les trois Alexandrins. Wedge fit rapidement sa gestuelle habituelle et fit apparaître deux bras supplémentaires qui vinrent se positionner en dessous des deux déjà en place et s’occupa de foncer tout droit alors qu’Eleane, prit le flanc gauche et Tomi le droit. Très vite ils s’approchèrent du convoi toujours ignorant de l’embuscade. Les Ninjas, profitant en plus, de la fin du crépuscule pour s’approcher furtivement au plus près de l’ennemi, s’apprêtèrent alors à attaquer. Leurs pas furent camouflés aux maximums, leur intention, se fixa sur un groupe d’individu et non sur une personne en particulier, le but étant, de faire le plus de dégâts possible. Doucement, ils augmentèrent l’afflux de Chakra dans leur corps au plus haut, afin de faire énormément de dommage dans les rangs ennemis.


C’est alors Wedge qui prit les devant, en donnant une grosse pulsion sur le sol pour sauter haut dans le ciel. Devant lui, les troupes ennemies, qui ne se doutaient de rien, continuaient de marcher droit devants eux sans se retourner. S’aidant de ses habits sombre pour rester furtif dans le ciel en passe de laisser la nuit s’imposer, il avait maintenant le meilleur angle d’attaque pour opérer. Avec un petit sourire satisfait, ses quatre mains commencèrent une nouvelle gestuelle alors que de sa bouche, il récita le nom de son attaque. « Fuuton yoshitai shougeki ! ». C’est alors que ses deux mains supérieures se mirent l’une en face de l’autre, doigts pliés et tournée vers le haut, alors que ses deux mains inférieures firent de même, mais tournées vers le bas. Commença alors, un afflux compressé de Chakra de vent qui se concentra entre les quatre membres du Ninja pour qu’enfin, une grosse boule presque transparente en sorti à toutes vitesses. Le son strident de l’attaque surpris les militaires qui virent passé au dessus d’eux l’attaque hypersonique de la boule d’énergie, grosse comme un ballon. La boule continua sa course pour la finir en plein milieu d’un groupe de soldats malchanceux. Le choc fut terrible dans la vaste plaine. L’onde de choc terrible se fit ressentir a centaine de mètres aux alentours, surprenant même Tomi et Eleane. Une bonne vingtaine de militaires furent expulsés dans tout les sens, ne laissant plus qu’un cratère dans le sable.


Totalement surpris, la panique prit le dessus dans les rangs ennemis. Mais alors que chaque soldat scrutait désespérément le ciel, pour découvrir l’origine de l’attaque, des feuilles d’arbres, provenant du Kuton ah kiru d’Eleane, commençaient le massacre sur le flanc gauche de l’attroupement. Le sifflotement caractéristique de la rotation des feuilles conjugué aux cris de douleurs des soldats tranchés, rendit ces derniers encore plus paniqué, surtout que ceux-ci, ignoraient totalement la provenance de ces attaques. Mais alors que les premières silhouettes des trois Ninjas commencèrent à se faire repérer doucement par les plus vigilants soldats, un cri, comme une sorte d’appel venant du ciel se fit entendre. L’arme au poing, mais le bras tremblant, tous ceux qui avaient entendu cet appel levèrent la tête pour apercevoir soudainement, la silhouette de Tomi dans le ciel tout doucement étoilé.


- Me voilà, et je vais vous faire l’honneur de ma nouvelle technique attention les yeux ! Cria Tomi, avec un bonheur et un sourire sadique.


Rapidement il exécutât une gestuelle composée de quatre enshuus qui fut suivit d’un « Yuugougyou Katon – Raiton ! ». Tous d’un coup une boule de feu d’une couleur rouge vive et flamboyante tel un soleil apparut dans la main droite de Tomi, et une boule de foudre, électrifiée et dégageant de petits éclaires blanc dans sa main gauche et dans un mouvement de rotation avec ses bras, il joignit ses deux mains ce qui eu pour effet, de fusionner les deux éléments. Le résultat était très beau à regarder et très esthétique. Il présenta, entre ses mains, une boule de feu d’un rouge vif teinté du blanc de la foudre. Le tout, produisait des petits arcs électrique à sa surface. Dans le ciel obscur, cette boule d’énergie scintillait comme une étoile alors que Tomi, entamait sa phases descendante vers le sol. Heureux de la réussite de sa technique qu’il avait mise des mois à préparer, Tomi tendit son bras vers l’arrière et d’un geste puissant envoya cette boule d’énergie en plein milieu du convoi. L’explosion qui en suivit fut tous simplement ahurissante. Telle une bombe incendiaire, les flammes puissantes ne laissèrent aucunes chances aux soldats alors que le petit bombardement d’éclairs qui suivit, électrocuta les survivants et mis hors service les robots armés. Une attaque si puissante, qu’elle laissa Eleane et Wedge bouche bée.


Mais pas le temps pour eux de se féliciter du bon déroulement de la première partie de l’opération, car ils savaient qu’ils ne devaient pas s’engager dans un combat au corps à corps, vu leur infériorité numérique. Ainsi, chaque fois qu’ils retombaient au sol, d’une pulsion des jambes, ils repartirent vers le haut où ils recommencèrent leur technique. Wedge et Tomi, satisfait de la réussite de leurs attaques, continuèrent à enchaîner les Fuuton yoshitai shougeki pour Wedge et les Yuugougyou Katon - Raiton pour Tomi. Quant à Eleane, elle délaissa son Kuton ah kiru, pour son Kuton eda nigirishimeru, afin de créer d’immenses lianes qui fouettèrent tout sur leurs passages. Très vite, le convoi s’arrêta. La tête de celui-ci, composé des officiers, eu vent de l’assaut et directement, ils prirent la décision d’envoyer des renforts blindé qui prirent directement la route vers l’embuscade. Wedge, qui vit au loin l’arrivée des renforts, comprit vite que la surprise était terminée et d’un coup de sifflet avec ses doigts, attira l’attention des deux jeunes Ninjas. Ces derniers, comprirent que l’attaque devait cesser et que la fuite devait être prise.


Eleane, ensuite Tomi rejoignirent Wedge afin de s’enfuir le plus rapidement possible du Continent. De nouveau regroupé sur le haut de la dune sable fin et de roches, ils fixèrent le Sud pour s’en aller. Mais alors qu’ils s’apprêtèrent à s’échapper, une terrible explosion secoua et souffla le petit groupe sur le sol. Une fois le sable dissipé, Wedge repéra avec stupeur, que toute une colonne de blindé était en position à une bonne centaine de mètres de leur position et que devant cette colonne, une bonne centaine de soldats, aux armures étranges s’approchèrent d’eux, armes aux poings prêt à faire feu. Le plus puissant des trois, regarda autours de lui et vit les deux jeunes couchés sur le sol, récupérant d’une violente onde de choc qui les avait plaqué sur le sol. Rapidement, sachant que la situation devenait critique, il releva Eleane et vint aux nouvelles.


- Eleane, Tomi, vous allez bien ? Demanda très inquiet Wedge en voyant les visages choqué des deux jeunes.

- Oui, ça va, juste un peu sonnée. Qu’est ce que c’était ? Demanda faiblement Eleane en toussotant.

- Des blindés, leurs blindés. Apparemment la fête est finie, il faut s’enfuir vite ! Ils vont relancer une salve on doit se tirer et vite. Dit Wedge en relevant la jolie rousse.

- Mais, où est Tomi ? Demanda Eleane recherchant, de ses yeux en larmes à cause de la poussière.

- Oh, je…je suis ici, bon sang, je….je saigne, enfoiré, ils vont me les payer ! Cria Tomi qui avait été expulsé un peu plus loin.

- Pas le moment Tomi ! Mince, ta jambe ! Pas le temps de rester ici, monte sur mon dos et vite ! Dit alors Wedge en s’abaissant après avoir constaté la jambe emplie de sang de Tomi
.



Une fois Tomi posé sur le dos de Wedge, celui-ci frappa sur l’épaule d’Eleane pour s’en aller le plus rapidement possible. Et c’est de justesse qu’ils évitèrent la seconde rafale d’obus, dont l’explosion frappa, de part son onde de choc, le dos d’Eleane. Aussi vite qu’ils pouvaient, ils prirent la direction du Nord afin d’échapper à leurs asseyant, qui bloquaient totalement le chemin du Sud et de l’Ouest, les empêchant de retrouver la mer. Malheureusement, Wedge, portait le pauvre Tomi sur son dos et sa course se voyait ralentir aux fils des hautes dunes sableuses, qui rendent difficiles une courses de retraite. La rousse, en tête du convoi, commençait doucement à prendre de l’avance et constata de plus en plus l’écart qui se creusait entre elle et ses deux coéquipiers.


- Wedge dépêchez-vous ! Vous allez vous faire attraper ! Hurla Eleane alors que dans leur dos, les lumières des soldats se firent voir au dessus de la dune.

- Fonce Eleane, ne te retourne pas et ne t’occupe pas de moi ! Répondit ce dernier en tenant bien Tomi.

- Je ne vous laisserais pas !

- Fonce je te dis, je fais déjà de mon mieux pour porter Tomi
!


Eleane savait qu’elle ne devait pas ralentir, que les troupes ennemies étaient juste derrière à même pas cent mètres. Après un court moment d’hésitation, elle accéléra le pas et allongea du coups, l’espace entre elle et le bras droit du Maître, qui portait toujours Tomi, blessé, sur son dos. Très vite, Eleane prit de l’avance et commença à escalader une haute dune tout en évitant les premières rafales de balles des soldats Esthariotes, qui étaient enfin arrivé à portée de tir. Sans se retourner elle grimpa à longue enjambée la dune et une fois arrivée à son sommet, elle s’arrêta net. Derrière Wedge, tout aussi concerné par les balles ennemies cria à Eleane de continué à avancer mais rien n’y faisait, la jeune fille semblait troublée par une vision au dessus de la dune.


- Qu’est ce que tu fais Eleane, fonce ! Tu ne vois pas que l’on se fait tirer dessus ! Hurla t’il en arrivant aux côté de la jeune fille.

- C’est, c’est
…


Ce qu’il ne se douta pas, c’était que dans leur course, alors qu’ils tentaient d’échapper aux soldats ennemis qui arrivaient en masse, ils étaient arrivés juste en face de la ville d’Esthar, toujours aussi éclairé mais totalement désertée de gardes. Eleane, comme toute personnes voyant la ville pour la première fois, resta bouche bée, ignorant totalement devant quoi elle se trouvait. Les lumières, comme à leur habitude, percèrent le ciel. L’immense bulle de verre de protection, reluisait toujours et donnait sur les hauts bâtiments éclairés. Mais Wedge lui, qui avait déjà vu la ville, n’en avait que faire du gigantisme de la ville, il savait qu’ils étaient coursés et sous le feu ennemis et surtout que l’heure n’était pas au tourisme.


- Bon sang, c’est ça Esthar ? C’est immense ! Demanda Eleane apeurée.

- Oui ! Mais tan pis fonce droit vers la ville, ils n’oseront pas tirer contre leur propre muraille ! Cria Wedge en poussant la jeune fille dans la descente
.


Poussée dans le dos par Wedge, Eleane commença à dévaler la dune alors que le bruit des soldats d’Esthar se faisait de plus en plus pressant dans leur dos. Courant aussi vite qu’ils pouvaient, ils s’approchaient à grand pas de la ville et de ses hautes murailles d’aciers. Les hauts murs grandissaient à vu de nez alors que dans leur dos, les premiers soldats étaient arrivés au sommet de la dune. Comme Wedge s’en doutait, les tirs furent stoppés, mais ça n’empêchait pas les militaires de continuer leur course dans leur direction. Evitant de regarder dans leur dos, ils savaient que plus ils se rapprochaient de la ville, plus ils auraient de chance de les semer. L’immense citée bien en évidence, le souffle de la nervosité et de la peur presque à bout, ils arrivèrent enfin tout près d’Esthar.


Eleane, essoufflée par cette longue course poursuite dans le sable arriva alors au pied de la ville. Wedge, qui suivit arriva à sa hauteur, mais pas le temps pour eux de soufflé. Wedge tira par le bras la jeune fille et ils commencèrent à contourner le mur et ainsi la ville. Tout d’un coup, de gros projecteurs commencèrent à s’allumer un peu partout à l’intérieur de l’immense bulle en verre. Les grands cercles de lumières, dirigés depuis l’intérieur de la ville, commencèrent leur balai infernal à la recherche de nos amis. Eleane avait mal partout et était à bous de souffle et Wedge, avait du mal à se déplacer, avec le corps de Tomi sur son dos. C’est alors, épuisé et cédant totalement aux crampes, qu’Eleane tomba lourdement sur le sol. Le visage collé sur le sable, le souffle excité, elle ne pouvait plus avancé et avait du mal à respirer. Wedge, qui avait remarqué l’absence de la fillette dans son dos, arrêta sa course et vint aux nouvelles.


- Eleane, je sais que c’est dur, mais si nous nous faisons arrêté ici, c’est foutu ! Et ils récupéreront de nouveau, trois nouveaux prisonniers ! Dit calmement Wedge, conscient des limites de la jeune fille.

- Je n’en peux plus Wedge ! J’ai du mal à respirer, je commence à avoir des crampes ! Cria Eleane les larmes aux yeux.

- Fais un effort s’il te plait. Je ne peux pas te porter, j’ai déjà Tomi qui est salement amoché à la jambe !

- Laissez moi ici alors, prend Eleane et allez-vous en ! Dit alors doucement Tomi.

- Toi, tais-toi ! Ce n’est pas le moment pour jouer aux héros Tomi ! Cria Wedge en tournant sa tête.

- Vous devez rentrer à Alexandrie porter le message de l’attaque. Laissez moi ici je m’en sortirais ! Suivit Eleane alors qu’un cercle lumineux s’approcha dangereusement de nos amis.

- Je ne te laisserais pas ici, ni toi, ni toi, c’est hors de question ! Hurla de nouveau Wedge

- Je, je vais essayer Wedge… Souffla Eleane, en peinant à se relever.

- Ils sont là-bas ! Purent alors entendre les trois Ninjas à l’arrêt.

- Ce n’est pas vrai, trop tard pour essayer de s’enfuir. Ecoutez, cachez – vous, je vais les retenir ! Dit alors Wedge, posant Tomi au sol et s’apprêtant à en découdre.

- Mais, Wedge non !

- Je suis le seul en état de me battre, cachez vous, vite, je vais en faire qu’une bouchée ! Continua Wedge, en frappant ses mains les une contre les autres.

- Je, je peux vous aider Wedge. Insista Eleane en boitant aux cotés du grand Ninja.

- Je vois que tu es essoufflée. Tu as utilisé beaucoup de Chakra dans la prison et lors de l’assaut. Cela ne servirait à rien !

- J’utiliserais mes kunaïs !. Ajouta Eleane en sortant ses armes blanches.

- Avec leur armure je ne pense pas que ça sera suffisant et puis…

- Et vous en bas. Oui vous, vite rentrer par ici ! Cria tout d’un coup une voix au dessus de nos trois Ninjas
.


Surpris, nos amis levèrent la tête, et aperçurent la tête d’un homme, qui semblait sortir des remparts de fer, portant une petite barbe noir et des petites lunettes. Sans se poser de questions, Wedge porta Tomi à bout de bras en direction du sauveur, qui tira le jeune garçon par une trappe secrète qui se trouvait plus haut dans la muraille grise. S’en suivit d’Eleane, qui rassembla toute ses forces pour grimper et enfin Wedge qui ferma le sauvetage. Le mystérieux personnage s’empressa alors de fermer la trappe et de pousser nos amis dans l’étroit conduit dans lequel ils se trouvaient. En silence, nos amis, même Tomi qui mordait sur sa chique, rampèrent dans cet espace étroit et puant traverser par des dizaines de tuyaux fumants, entre crissotements caractéristiques de petits rongeurs et jets de vapeurs puissants. Un long chemin à ramper dans la crasse et les odeurs d’huiles pour enfin sortir, par une petite écoutille ronde, dans une sorte de petit bureau, illuminé par une bête lampe orange. Sans attendre, le mystérieux homme, aida Tomi à descendre du tuyau. Eleane, à bout de souffle, s’effondra sur le sol froid alors que Wedge passa les pieds devant et releva la jolie rousse essoufflée.


- Nous y sommes, c’est ici ! Couché votre amis sur le matelas. Demanda le mystérieux personnage en pointant du doigt, un vieux matelas déchiré et aux taches suspectes.


Wedge prit les devant et coucha Tomi, qui avait les larmes aux yeux d’avoir rampé avec sa jambe ensanglantée dans le matelas dégueulasse. Eleane quant à elle s’assit sur une chaise et se tint la tête entre ses mains, reprenant son souffle et essayant d’atténuer sa douleur à la tête. L’homme, qui était assez trapus, portait une chemise rouge pleine de taches et un vieux pantalon troué fort sombre et grisonnant. D’un geste rapide il referma la grille par laquelle ils étaient arrivés et accourut vers une boite de soins pour donner ce qu’il fallait à Wedge. Ce dernier s’atténua à la tâche de retirer le pantalon de Tomi et de constater une plaie ouverte au mollet. Faisant avec les moyens du bord, il commença à désinfecter la plaie avec une sorte d’alcool, au grand damne de Tomi, qui serrait les dents et les poings, pour supporter les douleurs atroces de l’éthanol qui brûlait la plaie. Après quoi, il prit une sorte de pommade spéciale pour les plaies et l’appliqua sur les blessures, finalement, à l’aide d’un grand bandage, seul accessoire vraiment sortit de son emballage, il protégea le tout et reposa la jambe sur le lit. Encore une fois, Wedge, montrait ses qualités de leader ainsi que la réussite de sa formation pour entrer dans la terrible Brigade Noir, où ils devaient savoir soigner eux-mêmes leurs blessures. Après quoi, il s’assit lourdement sur une chaise reprenant ses esprits, et se rassurant, d’être dorénavant à l’abri. Il regarda leur sauveur, qui s’était empressé de regarder à la tête d’Eleane puis de faire chauffer de l’eau sur une vieille plaque de cuisson toute rouillée. L’ambiance dans la pièce était extrêmement discrète. Aucuns bruits ne semblaient provenir de l’extérieur, cet homme, semblait vivre caché et à l’écart de tous. Cela intrigua un peu Wedge, mais il se rappela que tout compte fait, ils s’en étaient tous sortit.


-Un immense merci monsieur, vous venez de nous sauver la mise ! Dit calmement Wedge.

- Oh, mais de rien voyons c’était normal. Comment il va ce jeune garçon ?

- Il a reçut un éclat d’un obus dans la jambe, il a été bien ouvert, mais ça devrait aller, j’ai soigné sa plaie.

- Ca devrait aller, ça devrait aller, c’est moi qui suis touché je vous rappel... Hey, ça fait mal crétin ! Répondit Tomi et lançant un regard tueur à Wedge, qui venait de lui tapoter la jambe.

- Nunuche ! Et vous vous appelez comment Monsieur ? Demanda alors Wedge en souriant.

- Je m’appelle Suano, et vous ?

- Je suis Wedge Huko, Ninja Rang B et Adjoint du Maître Cloud d’Alexandrie. La jeune fille ici c’est Eleane et le bébé ici c’est Tomi, tous les deux Ninjas de Rang F ! Présenta Wedge.

- Des, des Ninjas d’Alexandrie ! Alors, je suppose que vous êtes venus pour sauver vos amis emprisonnés ? Demanda Suano, l’air tout à coups satisfait.

- Oui, enfin, nous les avons déjà sauvé en faite. Mais, comment vous le savez ? Demanda de nouveau Wedge inquiet.

- Oh, je sais beaucoup de choses vous savez. A vrai dire, je dirige la poche de résistance d’Esthar, et quand j’ai appris par mes informateurs que trois Ninjas d’Alexandrie s’étaient fait arrêté, j’ai su que d’autre allaient arriver pour les sauver. Répondit doucement Suano en se levant de sa chaise.

- Les résistants d’Esthar ? Commença, vous pouvez nous expliquer ? Insista Eleane qui avait reprit son souffle

- Oui pas de soucis. Voyez – vous, la tyrannie et la dictature instaurée par le Président Geyzer, depuis des décennies, a réduit cette ville en un tas de ferraille et de technologie, propices aux familles bourgeoises qui peuvent se permettre de s’équiper en conséquence. Ils ne se soucient pas des pauvres gens, qui vivent comme ici, dans le sous-sol de la ville, dans des conditions abominables. Si nous nous plaignons, nous nous faisons arrêté et envoyer dans l’une de leur prison du désert.

- Comment ? Vous voulez dire qu’il y a d’autres prisons en vis ? Demanda, subjugué, Tomi, couché dans son matelas.

- Oh oui, je ne sais pas vous dire combien exactement, mais il y en a quelques unes.

- Il doit y avoir des milliers de prisonniers. S’indigna Eleane

- Et beaucoup de gens qui ont contesté l’autorité de Geyzer malheureusement. Alors, depuis deux ans, nous avons formé cette poche de résistance, dans le but de foutre un maximum de bordel dans la ville et contre les autorités. Et je dois dire sans me vanter, qu’on est assez balaise dans cette discipline. Rétorqua Suano avec un petit sourire aux lèvres, se ré imaginant les sales coups qu’ils ont bien pu faire.

- Donc, vous êtes contre l’armées d’Esthar en gros ? Demanda Tomi, la jambe bandée et couché dans le matelas.

- On peut dire ça oui. Les soldats ont le choix d’obéir ou non au Président. Beaucoup d’ailleurs ont réussi à joindre nos rangs, mais les autres, ne valent pas mieux que ce dictateur.

- Et donc, vous avez un espion haut placé ? Ajouta Wedge.

- C’est cela. Quand mon indic par exemple, m’a informé que trois personnes étaient prises en chasse par ces salauds, j’ai attendu que vous soyez assez proche de la ville pour vous aider.

- Merci beaucoup en tout cas.

- Mais je vous en prie, les ennemis de mes ennemis, sont mais amis.

- Mais, vous devez comprendre, que nous ne pourrons rien pour vous aider malheureusement. Nous devons rentrer le plus vite possible à Alexandrie rapporter nos informations. La ville sera bientôt attaquée, et ils vont avoir besoin de nous pour les soutenir. Dit alors Wedge en se relevant rapidement.

- Oh mais ne vous inquiétez pas. Je comprends, vous n’êtes de toute façon que trois, dont un blessé grave, à part risqué de vous faire avoir, cela ne servirait à rien. A vrai dire, je pense par contre que je pourrais encore vous aider ! Répondit tout à coups Suano avec l’air d’avoir eu une idée.

- Ah bon ? Et comment ?

- A vrai dire, je possède des renseignements sur les forces armées d’Esthar qui pourraient vous être utiles. Si vous voulez, je peux vous accompagnés à Alexandrie pour tout déballez à votre Maître. Expliqua Suano en souriant.

- Des renseignements précieux ? Oui, en effet, cela pourrait être une bonne idée. On va faire ça ! Dit alors, d’un ton joyeux Wedge sur quoi il ajouta : Mais, je ne sais comment vous remercier ou…

- Oh, ne vous en faites pas pour ça. Nous sommes du même camp après tout. Tout ce qui pourrait faire des dégâts dans l’armée de Geyzer est bon à prendre. Dans ce cas, excellent ! Je vais aux dernières nouvelles de l’état major, attendez ici
.


Suano se rendit en courant dans une petite pièce sur le côté alors que Wedge vint aux nouvelles d’Eleane, qui semblait aller beaucoup mieux dans son mal de crâne. Toujours assise sur sa chaise, Suano lui avait donné une compresse pour mettre sur sa tête afin de calmer la douleur.


- Ca va ta tête, tu as fait une belle chute. Demanda, souriant de la tournure des évènements, Wedge.

- Oui, j’ai été surpris par le vide, mais ça va mieux. Monsieur Wedge, vous lui faites confiance monsieur ? Demanda avec sa voix douce Eleane.

- Il fait partie de la résistance et nous a sauvé la vie, de plus, il semble posséder des informations précieuses. Je pense qu’il pourrait nous aider. De toute façon, je le tiendrais à l’œil, fais moi confiance.

- D’accord, et comment on va rentrer ? Ils doivent être entrain de nous rechercher là ! Demanda Tomi, qui s’était assis sur le matelas.

- Je suppose que nous trouverons une solution. Ce Suano connaît sûrement un moyen de s’échapper d’ici.

- Je l’espère, car avec ma jambe…

- Oh mais qu’elle bébé je te jure. Souffla Eleane.

- Eho, toi ça va, tu n’as que mal ta tête, mais moi je suis ouvert au mollet je te signale et je…

- J’ai une bonne nouvelle pour vous ! D’après mon indic, les soldats ont stoppé leur marche vers la plage le temps de réparer les dégâts que vous avez causer. Apparemment, vous avez foutus un vrai bordel je vous tire mon chapeau. Enfin bref, vous pouvez vous reposer ici la nuit si vous voulez. Ils repartiront demain. Dit alors Suano en sortant tout excité de sa pièce.

- Excellente nouvelle ça. Nous partirons demain alors. Et sinon, vous avez un moyen rapide de nous amener à Alexandrie ? Demanda Wedge.

- Ne vous inquiétez pas pour ça, un bateau rapide sera prêt demain à notre petit port secret de la résistance. Nous arriverons à Alexandrie avant les gros embarcadères d’Esthar. Mais maintenant reposez vous. Si vous avez faim, il y a le frigo là, servez vous. Moi je vais faire mon rapport à mes adjoints. Bonne nuit, je viendrais vous chercher vers neuf heures au matin, le convoi reprendra la route vers onze heures, cela nous donnera assez de temps pour les devancer et arriver à Alexandrie. Conclus Suano en partant part une lourde porte en fer.

- Aucuns soucis pour nous. Merci encore bonne nuit. Remercia Wedge.

- Bonne nuit Ă  vous
.


Suano se retira par la porte principale de la pièce. Le bruit grinçant et lourd de celle-ci résonna dans la petite chambre crasseuse, dont la lumière orange, rendait le tout fort maussade. Nos amis l’avait donc échappé belle et venait de faire une rencontre fort intéressante. Mais le lendemain allait être une longue journée, et c’est dans cette ambiance de tuyau de plomb, de vapeur et de bruits glauques que nos trois Ninjas s’endormirent paisiblement.
Dernière édition par Tomaya_Sakuza le Jeu 12 Mai 2011 16:07, édité 1 fois.
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Re: Héra

Messagede Tomaya_Sakuza le Mar 8 Juin 2010 15:42

Chapitre V : L’assaut sur la plage :





Le jour se leva paisiblement sur la grande ville d’Esthar, bien blottie derrière son immense et épaisse bulle de verre. Bien retapé, nos amis, qui dans leurs sous-sol, n’avait pas assisté au chant du coq et à l’éveille du soleil s’empressaient d’accompagnés Suano dans un dédale de couloirs humides et sombres, qui n’avaient rien à envier à l’endroit dans lequel ils avaient passé la nuit. Soudain, après avoir courut une bonne dizaine de minutes, ils sortirent enfin de la grande ville enfermée dans la gigantesque bulle de verre, par une sorte de passage secret, comme ils devaient y en avoir plein d’autre pour sortir clandestinement de l’immense citée. Une fois dans le désert, Suano, visage bien caché dans un long foulard bleu, prit la tête du groupe afin de rejoindre ce qu’il aimait appeler « le port secret d’Esthar ».


Nos amis venaient à peine de le rencontrer, mais ils lui donnèrent une confiance totale. En même temps, cet homme leur avait sauvé la mise, les avait soigné et hébergé, de plus, dans ce coin hostile, ils n’avaient vraiment pas d’autres choix. Ajouté à ça, le fait que le temps ne joua pas en leur faveur, ils accompagnèrent ce résistant, qui en plus, possède des informations sur les soldats et l’armée ennemie. Dans une partie du désert au sable plus fin, le groupe avançait à vive allure, sachant qu’ils n’avaient absolument pas de temps à perdre. En effet, ils ignoraient à quelle heure partait le convoi militaire, qui était sensé attaquer Alexandrie et leur première envie, était de rentré en ville avant l’assaut. Mais très vite, les deux jeunes commencèrent à trouver le chemin très long. Au loin devant eux, ne se préoccupant pas trop dans quelle direction ils avançaient, ils ne voyaient que des hautes dunes brunes à perte de vue. Aucunes constructions humaines, aucun point d’eau. Doucement, de l’inquiétude piétina les envies des deux jeunes.


- Et sinon, c’est loin votre port secret Suano ? Demanda Tomi, dont la jambe, amochée la veille, était plus ou moins rétablie.

- Ne vous en faites pas, nous y sommes bientôt. Répondit, nullement essoufflé, le résistant.

- Mais je ne comprends pas, comment ça se fait qu’il y ait un port dans cet immense désert ! Demanda alors Eleane, plus interrogative que les autres.

- C’est vrai, il n’y a que du sable et des dunes à l’horizon. Ajouta Tomi.

- Oh mais vous savez, ce désert n’en est pas vraiment un. Je vous explique. Sur les surfaces plates comme ici, le sable n’est pas très profond, c’est plus une fine pellicule de poudreuse qui recouvre des collines ou le sol.

- Fine poudreuse, on peux s’enfoncer pas mal quand même. Rétorqua Tomi, tâtant le sable sous ses pieds.

- Croyez moi, dans cette zone ce n’est pas encore trop épais. Bref, en dessous de ce sable et du sol, se trouve tout un réseau de galeries souterraines qui ont été creusés par les anciens nomades de la région. Continua s’expliquer Suano tel un guide touristique.

- Oui, mais qu’est ce que cela changera d’emprunter des tunnels ou courir ici ? Ajouta Eleane.

- Car en dessous de vos pieds, se trouve la galerie principale dans laquelle coule une rivière naturelle qui rejoints la mer.

- Ah je vois, en effet c’est logique. En conclu Tomi en levant les yeux au ciel.

- Et rappelez-nous de quelle façon vous pouvez nous aider Suano ? De quelles genres d’informations disposez vous ? Questionna Wedge.

- Oh, mais j’ai plein d’informations à dévoiler à votre chef. Les points faibles des automates X92 et X93, la tactiques qu’ils vont certainement employer, bref, pleins de petits détailles croustillants. Répondit Suano en tournant un tout petit peu sa tête.

- En effet, cela pourrait peser en notre faveur. S’exclama Wedge heureux de cette prise.

- Enfin, espérons que nous arriverons à temps. Souffla alors Eleane
.


Le groupe continua ainsi sa route dans la plaine de sable. Le vent était calme et le soleil commença à taper sur la tête de nos amis. Une chaleur perçante malgré leurs fins vêtements. Cela les essouffla bien plus vite au contraire de Suano, habitué à ce climat sec et chaud. Des gouttes de sueurs perlèrent sur le front des trois Ninjas, qui dès qu’ils pouvaient, prenaient une brève gorgée d’eau, afin de ne pas trop gaspiller. La vaste étendue semblait se dévoiler sur des milliers de kilomètres. Se rappelant de l’importance de leur retour, ils s’accrochèrent à cet objectif pour garder du courage alors que cela faisait une bonne demi-heure de course maintenant, dans cette atmosphère diabolique pour les non initiés. Soudain, Suano, qui se trouvait une bonne cinquantaine de mètres devant, s’arrêta net. D’un mouvement latérale de la tête, il scruta aux alentours pour être sur de ne pas être observé puis s’accroupis et commença à farfouiller dans le sable. Les trois Ninjas le regardèrent inquiets, Eleane, toujours aussi soupçonneuse, fit sortir doucement une feuille de sa main au cas où un piège serait tendu. Mais alors que Wedge s’approcha pour aller aux nouvelles, Suano tira une sorte de grosse porte métallique grise, qui se trouvait sous le sable, dévoilant ainsi, une sorte d’entrée secrète au beau milieu du désert. Sentant le regard suspicieux de ses accompagnateurs dans son dos, Suano se retourna avec un grand sourire pour montrer l’accès aux trois Ninjas.


- Voilà l’entrée suivez moi ! Déclara-t-il victorieusement.


Nos amis, un peu mal à l’aise à l’idée de suivre à l’aveuglette ce résistant, descendirent les marches pleines de sables alors que Suano, refermât vite la porte derrière lui et actionna un petit bouton. Devant nos amis, l’escalier semblait descendre assez profondément. Il était éclairé par des torches qui semblaient être neuves. Un long écho résonnait dans le tunnel, prouvant que celui-ci était très long. Les marches, étaient un peu glissante et pas très haute, ce qui faisait en sorte, que les trois Alexandrins devaient faire très attention pour ne pas glisser. Tomi, lui, avait remarqué un geste étrange venant de cet homme et ne se priva pas de satisfaire sa curiosité.


- C’était quoi le bouton que vous venez d’actionner Suano ? Demanda Tomi qui n’avait toujours pas confiance en cet homme.

- Oh, j’ai actionné deux sortes de pompes, qui ont expulsé de l’air à la surface, balançant ainsi du sable sur la porte afin de la masquer. Répondit l’intéressé.

- Astucieux ! Commenta Tomi, qui devait quand mĂŞme se tenir Ă  la rambarde pour ne pas glisser.

- Vous comprenez que ce genre de tunnel ne doit jamais être découvert par l’armée.

- Et où mène cet escalier dans ce cas ? Questionna Wedge

- Cet escalier mène à la rivière souterraine qui coule sous le désert, là bas, se trouve notre embarcation. Répondit toujours Suano, qui semblait avoir réponse à tout.

- Et dans combien de temps pensez –vous que nous serons rentré à Alexandrie ? Continua Tomi, impatient de rentrer chez lui
- Oh, je dirais une bonne heure environ, si la mer est calme. Répondit Suano en réfléchissant.

- Une heure ! Vous savez qu’il peut s’en passer des choses en une heure. S’exclama cyniquement Eleane.

- Nous vous inquiétez pas je vous dit. Nous serons arrivés à Alexandrie avant les soldats d’Esthar, je vous donne ma parole. Rétorqua directement avec une pointe de frustration, Suano
.


Au loin, c’est alors qu’un bruit de rivière se fit percevoir de plus en plus fort le tout, répercuté par l’écho. Finalement, après avoir dévalé une bonne centaine de marches, nos amis arrivèrent à destination. Une énorme rivière souterraine, à l’eau transparente, sur – laquelle se trouvait une embarcation rouge et bleue possédant un énorme moteur à l’arrière se présenta devant les Ninjas. Impressionné par la gueule de l’engin, Tomi et Wedge s’en approchèrent avec les yeux et la bouche grande ouverte alors qu’Eleane, regarda au loin et fut plus impressionné par la grandeur de la galerie souterraine et le débit du fleuve qui coulait devant eux. Suano, fier de son bateau, passa devant nos amis pour leur présenter leur embarcation, qui doit les emmener au loin vers Alexandrie.


- Je vous présente, le fuyard ! Moteur puissant, il nous a déjà sauvé la mise à plusieurs reprises. Je peux vous assurer qu’avec ça, nous serons très rapidement à Alexandrie. Expliqua fièrement Suano en caressant le bord du bateau.

- Il est incroyable, mais comment vous avez fait pour fabriquer cet engin ? Demanda, curieux, Tomi.

- Mais nous ne l’avons pas fabriqué. Nous l’avons, disons, emprunter à long terme à l’armée d’Esthar. Bien entendu, nous l’avons repeint et le voilà prêt à servir. Bon, allez montez à l’intérieur, nous n’avons pas beaucoup de temps. S’empressa de dire Suano en sautant à bord et en prenant directement les commandes
.


Nos amis ne se posèrent pas de questions et sautèrent à l’intérieur rapidement. Assis bien confortablement, Suano mis en marche le moteur, dont le vrombissement terrible résonna dans la longue galerie. Soudain, il actionna la manette des gaz et le bateau partit sur la rivière à toute vitesse. Surpris par la puissance de la machine, nos amis furent scotchés à leur siège alors que Suano, totalement en transe à la barre de cette puissante machine, rigola comme un dingue des sensations incroyable, que procurait la vitesse de l’embarcadère. Sur les côtés, les murs sombres de la galerie défilèrent à une vitesse ahurissante. De temps en temps, ils croisèrent d’autres résistants, qui les regardaient passé sans broncher, habitué à voir cet engin faire des vas et viens sur le cour d’eau. C’est alors qu’au loin, une lumière puissante se fit voir. C’était la sortie. D’abord petit point lumineux et elle s’approcha de plus en plus vite en s’agrandissant. Doucement, tous pouvaient humer l’odeur fraîche de la surface et du grand large.


Une fois sortis de la galerie, le bateau se retrouva en pleine mer, sous un soleil de plomb, qui éblouissait les quatre occupants du bateau. Sortant de la haute falaise escarpée qui bordait tout l’immense Continent, Suano, commença à ralentir, pour éviter les rocher qui surgissaient de l’eau, et qui pouvaient faire couler le navire. Une fois sortit de là, tous admirèrent une zone avec une eau propre, visiblement jamais tourmentée par la pollution des grands navires. Mais pas le temps pour eux de faire de la plongée, Suano, s’aidant de sa carte maritime, prit directement la direction d’Alexandrie. Secoué par l’impacte des vagues sur la coque, nos amis se tenaient comme ils pouvaient aux rambardes de sécurités alors que le bateau semblait avoir prit encore plus de vitesses. Dans une mer qui opposait une belle résistance au bateau et sous ce soleil puissant, ils avalèrent les kilomètres les séparants de leur royaume. Soudain, après une bonne demi-heure de navigation, ils aperçurent enfin la côte d’Alexandrie au loin. Bien entendu, une fois l’annonce faite, un grand ouf de soulagement se fit entendre dans l’embarcation, surtout qu’aucune fumée ne semblait s’échapper de la ville. Ils étaient donc quand même arrivés, avant Esthar, aux plus grand plaisir de tous.


- Ca y est, c’est le port d’Alexandrie ! Je le reconnais il est juste en face de nous ! Cria Tomi qui prit un risque en se mettant debout et en pointant du doigt les quais, encore minuscule à vue d’œil.

- Nous sommes enfin rentré. Souffla Eleane heureuse.

- Excellent, mais je vais accoster un peu à côté du port si ça ne vous dérange pas ! Répondit Suano tournant doucement sa barre.

- Tu as raison, si ils attaquent par la plage, il ne faut pas que cette merveille soit détruite. Répondit à son tour Tomi, en tapotant le bateau.

- On est arrivé avant eux, on va pouvoir tout annoncé au… Mais, mince, regardez ça là-bas ! Cria alors Eleane, dont la discussion mécanique ne l’intéressait pas du tout
.


Les cris de la rousse ne trouvèrent au début pas grands intérêts. Mais après un nouveau cri, tous se rendirent compte, qu’elle avait raison de s’inquiéter. Car, si la côte Alexandrienne se trouvait juste en face d’eux, à leur droite, au loin, ils pouvaient apercevoir, les premiers gigantesques croiseurs Esthariotes avancer et se mettrent en position. Impressionné par l’armada qu’ils avaient sous les yeux, Suano, appuya sur un bouton qui donna un coup de booster au bateau qui n’était plus qu’a une centaines de mètre d’un petit quai en bois qui se trouvait à une centaines de mètre des murs de la ville. Totalement à l’écart et bordant le bois, il semblait à la base, plus servir pour les pêcheurs amateurs que pour les cargos. Mais la situation devenait critique, et ils se devaient de faire vite.
Une fois accosté, nos amis prirent sans attendre, la route d’Alexandrie. Suano, qui n’était pas un Ninja, monta sur le dos de Wedge pour aller plus vite dans un mode de déplacement, bien plus efficace pour eux que le sol sableux du désert. Les Ninjas connaissaient en plus, le chemin et en à peine quelques minutes, ils entrèrent dans Alexandrie. Les citadins, interpellés par cet homme sur les dos de Wedge, se retournèrent sur leur passage. La ville, était apparemment passé en code d’alerte deux, grâce au retour en ville du groupe quatre qui avait déjà annoncer la suite des évènements. Très vite, ils entrèrent dans la cour de l’académie, enjambèrent les marches pour, enfin, atteindre le bureau du Maître Cloud.


- Les troupes sont entrain de préparer la défense du port. Les canons sont en cours en révisions, ils seront bientôt prêts à faire feu et à se défendre. Expliqua un étrange gros bonhomme vêtu d’une veste brune.

- Très bien, dans ce cas, Keji, veuillez dire aux troupes Ninjas qu’ils se posteront en deuxième ligne pour bloquer les percées ennemies s’il y en a ! Dit Cloud, concentré sur sa carte.

- Cela sera fait Maître.

- Nos hommes sont entrains de préparer des blockhaus et des nids de mitrailleuses tout autour de la plage. Notre avantage viendra du faite, que celle-ci est bordée des quais qui sont en hauteurs. Continua de briefer le gros bonhomme.

- Ils seront sous le feu des hauteurs, bonne chose.

- Oui, mais par contre il faudra…

- Maître Cloud, Maître Cloud nous sommes rentré ! Cria soudainement Wedge en poussant la porte d’entrée accompagné de Tomi et Eleane.

- Wedge ! Eleane ! Tomi ! Vous êtes là, mon dieu nous nous faisions du souci pour vous. Marutan nous avait dis que vous aviez ralentis la progression de l’ennemis, mais nous attendions de vos nouvelles et, mais, qui est ce monsieur ? Demanda Cloud, tout heureux de voir ses jeunes Ninjas être revenus mais qui avait remarqué le résistant sur le pas de la porte.

- Maître, je vous présente Suano…

- Suano Hitori, chef des troupes de la résistance d’Esthar et heureux de vous rencontrer Maître Cloud. Interrompit Suano au nez et à la barbe de Wedge.

- Chef de la résistance d’Esthar, je vois, et que nous vaux votre venue ? Demanda le Maître très intéressé par cet homme.

- Disons que j’ai sauvé la vie de vos trois Ninjas ici présent à Esthar, mais je suis là aussi pour vous donner des informations sur les soldats qui vont vous attaquer très bientôt ! Continua le résistant en s’imposant dans la conversation.

- Oh je vois, c’est très intéressant, laisser moi vous présenter Tukami, c’est le chef de l’armée régulière d’Alexandrie. Présenta le Maître en pointant du doigt le bonhomme en veste brune.

- Je vous écoute monsieur, qu’avez – vous à nous apprendre ! Demanda Tukami de sa grosse voix.

- Bon, sachez que les troupes d’Esthar sont très bien organisées. Ils possèdent une technologie, je pense, encore inconnue ici. Mais ils leurs faut un temps pour se préparer. Vos Ninjas m’ont dit qu’ils avaient ralentis, hier, leur progression. Ce qui vous laisse le temps de bien vous préparez ! Dite calmement Suano.

- Se préparez à quoi Monsieur Suano ? Demanda Cloud.

- A la guerre, tout simplement
!


Soudain, dans le fond d’Alexandrie, une grande explosion se fit entendre suivit du souffle qui frappa les vitres du bureau dans un grand bang ! Alerter par ce fait, tous ceux qui se trouvaient dans le bureau accourut à la vitre pour apercevoir au loin, approximativement là où se trouve le port d’Alexandrie, une grande colonne de fumée noirs et menaçante s’en échappée haut dans le ciel. C’est alors que s’en suivie deux nouvelles terribles explosions qui secouèrent la ville provoqua un début de panique. De l’interrogation, de l’inquiétude et de la frustration se lut sur les visages de tous qui ne voulaient pas croire en la vérité des faits.


- Quoi ! Qu’est ce qu’il se passe là-bas ? On aurait dit une explosion ! Dit Neji en serrant le poing.

- J’ai l’impression que ça vient du port ! S’interrogea Tukami.

- Le port mais enfin qu’est-ce qu’il y a bien peu avoir au port ! Continua le Maître Cloud qui ne détourna pas son regard des trois colonnes de fumées qui montaient au ciel en guise d’avertissement.

- Je vais envoyer un de mes hommes aux nouvelles, il y a peut-être des blessés ! Décida Keji en se dirigeant rapidement vers la porte.

- Maître Cloud ! C’est Esthar, leurs bateaux ! Ils, ils passent à l’attaque ! Hurla tout à coups Biggs en entrant en trombe dans le bureau tout essoufflé et les cheveux grisonnant.

- Quoi, déjà ! Mais c’est impossible ! Répondit Cloud surpris, mais se doutant bien des auteurs.

- Comment vous pouvez en ĂŞtre sur ? Demanda Ă  son tour Keji.

- Regardé ma tête, je patrouillais sur le port quand l’explosion s’est produite ! Expliqua Biggs, montrant ses cheveux pleins de poussières et de gravas. Sur quoi il continua : Les surveillants, ils ont clairement repéré les symboles d’Esthar sur les bateaux au loin, pas de doutes possibles.

- Ce sont les croiseurs Galaxya d’Esthar, ils pilonnent vos positions afin de détruire les premières lignes de défenses. Cela veux dire que les troupes au sol ne vont pas tarder ! Expliqua à son tour Suano en regardant au loin.

- Vous en êtes sur, bon sang, actionnez l’alarme, prévenez les soldats et les Ninjas au plus vite. Que tout le monde se mette en place et que les différents plans soient mis en marche. Je veux que chaque consigne soit respectée par tous. Eleane, Tomi, Wedge, je sais que c’est dur pour vous après ce que vous venez d’endurer, mais accompagnez les et fautes de votre mieux ! Ordonna le Maître, pressé !

- D’accord Maître Cloud, on y va ! Mais, et pour Suano ? Demanda Wedge alors que Tomi et Eleane étaient déjà partis dans le couloir.

- Il reste ici avec nous. Il a sûrement d’autres choses à nous dire. Répondit Tukami calmement.

- Nous vous en faites pas pour moi, allez défendre Alexandrie et explosez ces soldats d’Esthar pour tous les résistants emprisonnés! Déclara alors Suano
.


Wedge sortit alors du bureau pour se rendre sur le champ de bataille laissant Cloud, Keji, Tukami et Suano seul dans la pièce. Dans le port, le sifflement des obus précédaient les terribles explosions. Sur le sol, jonchaient déjà, des dizaines de cadavres ensanglantés de soldats prit totalement au dépourvut du première assaut. Les grands canons côtiers de défense, étaient déjà en ruine. Les Galaxyas d’Esthar avaient bien choisit leurs cibles prioritaires. Ils avaient coupé tout moyen lourd de défenses d’Alexandrie, qui ne se retrouvait plus, qu’avec de l’infanterie pour se défendre. Mais alors que les survivants, qui étaient mis à l’abri par les Ninjas médecins qui soignèrent les blessés, les premiers énormes embarcadères pointèrent le bout de leurs nez au large. Devant le spectacle de ces navires s’approchants rapidement du rivage, les quelques courageux soldats encore en bonne santé, tout de kakis vêtus, prirent positions dans les ruines en bétons des bunkers détruis. Les fantassins armèrent leurs fusils, les mitrailleurs posèrent leurs MG60 sorte de grosse mitrailleuses sur pieds, et les pointèrent en direction de la plage entourée des quais d’embarquements en feu et tous n’attendirent qu’une chose, se venger en ouvrant le feu sur les soldats ennemis qui arrivaient en masse.


Plus loin dans la rue, les premiers Ninjas qui étaient proche du port, commencèrent a afflués de toute part, mais restèrent, se devant de suivre à la lettre les directives du Maître, en deuxième ligne. Tous, attendaient aussi d’en découdre avec l’assaillant. Dedans se retrouvaient notamment quelques Ninjas de la promotion du taureau. Mais une bonne centaine de mètres plus loin, un débarquement massif de soldats ennemis s’annonçait déjà cruciale. Plus que quelques mètres et les derniers obus des énormes canons des Galaxyas ennemis, tombèrent sans faire trop de dégâts laissant place au bruit des moteurs des gros engins, gris, amenant les soldats ennemis sur la plage.


Les soldats d’Alexandrie, en dépit de la surprise du premier assaut, étaient prêts. Les armes pointées vers ces gigantesques baleines, ils attendirent le signal de départ, pour pouvoir appuyer sur la gâchette. La tension était à son comble. Le bruit sourd des moteurs se fit de plus en plus fort, puis se coupa net, laissant ces vaisseaux glisser jusque la plage. Les soldats d’Alexandrie, mirent en joue leur arme. Le doigt sur la gâchette, la main un peu tremblante devant ce spectacle incroyable de nervosité et d’envie tout en sachant qu’ils ne devaient pas faire de quartier. Le souffle du vent se calma, les rayons du soleil percèrent et un sordide silence s’installa.
Soudain, les premières portes des embarcadères s’ouvrirent laissant la place aux soldats d’Esthar, portant de lourdes combinaisons mécaniques qui se mirent à courirent en direction de la ville. Le feu des soldats locaux fut sans attendre ouvert. Les mitrailleuses lourdes commencèrent à cracher leurs munitions sans interruptions dans un fracas épouvantables, les fantassins, depuis leur positions dans les gravas et petits blockhaus fait de sac de sable commencèrent à tirer avec acharnement et vengeance, de la grosse gifle qu’ils venaient de se prendre. Le bruit, assourdissant des armes à feu suivit d’un léger voile de fumée à cause de la poudre et des impactes puissant dans le sol, gagna le port détruits et témoins et des horreurs que peuvent créer les hommes. Le sifflement des balles fut ininterrompu et fusèrent dans les oreilles de tous, ainsi que les bruits terrifiants des balles ricochant ci et là. Les cris puissants d’encouragement des officiers volèrent partout sur les quais pour maintenir ce rythme infernal et regonfler le moral des troupes, qui tiraient dorénavant presque à l’aveuglette.


Mais malheureusement, les combinaisons que portaient ces soldats Esthariotes, semblaient super solides et extrêmement efficaces contre les armes d’Alexandrie. D’un pas rapide, et ce n’est pas le mur de balles qui semble freiner ces hommes, qui continuèrent d’avancer, se rapprochant dangereusement des premières lignes de défenses, terrifié de voir l’inefficacité de tout leur armement. Malgré ça, les pertes ennemies commençaient à se faire de plus en plus nombreuses. Les cris de douleurs ou de rages, les explosions violentes qui secouaient le sol, les sifflements des munitions perçantes, le tout créait un monde totalement à part de la grande ville souvent calme et touristique. Une ville, dorénavant vide de vie, les gens s’étant réfugiés dans les abris adéquat. Mais sur la petite plage du port, il en était autrement. En effet, plus les embarcadères accostèrent, plus le surnombre des soldats Esthariotes face aux survivants du pilonnage abusif des Galaxyas d’Esthar se faisaient sentir. Très vite, les soldats ennemis s’approchèrent des premières barricades d’Alexandrie et très vite, ces soldats ouvrirent le feu contre les fantassins et mitrailleurs Alexandriens. Ces combinaisons, lourdes, étaient de vraies armes de guerre. Ils possédaient de petits missiles sur les bras, qui firent les premiers dégâts du côté d’Alexandrie. De petits propulseurs, amélioraient leurs réflexes et leurs vitesses, si bien, que le corps à corps qui suivit les tirs de balles, se fit vite crucial.


Les soldats Alexandriens, seulement habillés de tenues kaki ne faisaient clairement pas le poids face à ces monstres en métal. La seul façon pour ces courageux soldats Alexandriens, de tuer un énorme X92 était de viser dans les interstices des plaques de fer, bref, à part un coup de chance, ils leurs fallait très bien viser. Mais devant ces impressionnants soldats, la peur gagna les soldats alliés qui durent très vite battre en retraite. Car une fois les premiers soldats Esthariotes hors du sable qui pouvait encore les ralentir, les lignes alliées se faisaient explosée. Le surnombre et la différence de puissance de feu, donna alors un net avantage à Esthar alors que sur la plage, les premiers blindés lourds firent leurs apparitions. Les défenses Alexandriennes, pas assez préparées, chutèrent rapidement, et c’est le repli général qui fut ordonnés. Les soldats Esthariotes, conscient de la victoire commencèrent à crier et fêter la première victoire, acquise trop facile pour eux. Mais, ils durent continuer leur route car leur objectif, était clairement de rentrer dans la ville. Sans pitié, ils entamèrent une véritable marche meurtrière en direction des grands bâtiments du centre ville. Sans peines et sans pitiés, ils tuèrent les derniers soldats courageux qui tentèrent de leur résister en se mettant au travers de leur route. La différence de matériels était flagrante. La marche des lourds soldats Esthariotes X92 se faisait sans la moindre réelle opposition et ils atteignirent très vite enfin l’entrée de la ville.


Mais alors qu’ils apparurent triomphalement aux portes de la citée ouverte à l’invasion, une brume épaisse commença à s’installer et une sorte de disque apparut de nulle part et coupa net en deux, l’un des énormes soldats Esthariotes, ce qui arrêta net la progression de l’énorme et lourd peloton. Surpris de voir l’un de leur co-équipier coupé en deux et tombé lourdement sur le sol, ils regardèrent un peu partout inquiet, afin de trouver l’auteur de ce geste. L’un des soldats, arma alors sa sulfateuse et tira devant lui, en signe de fureur. Mais rien ne se passe, ce nuage dense resta bien en place, et il était impossible au X92 d’apercevoir à dix mètre devant eux. Les balles disparurent du champ de vision, mangé littéralement par cet épais brouillard alors que tout à coups, au loin, ils entendirent une voix puissante.


- Désolé, mais la route vous est bloqué !


Inquiets, les X92 d’Esthar continuèrent à regarder partout, c’est alors que devant eux, s’approchèrent doucement toute une foule de personnes, avec à sa tête, Anto Yamashita, le regard conquérant et nullement effrayé par l’impressionnante armada.


- Vous ne passerez pas, tas de ferrailles !


Bloquant l’entrée de la ville, les Ninjas d’Alexandrie, droit, fiers et confiant, leur barrais la route. Enfin, les choses sérieuses allaient commencer.
Dernière édition par Tomaya_Sakuza le Lun 16 Mai 2011 13:48, édité 1 fois.
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Re: Héra

Messagede Tomaya_Sakuza le Ven 25 Juin 2010 16:25

Chapitre VI : Alexandrie sous le feu :





Devant l’entrée de la ville maintenant vide de toutes populations, ne se trouvaient plus que deux groupes bien distincts, se faisant face sans broncher ayant qu’une seule chose à l’esprit, prendre le dessus sur l’adversaire. D’un côté, se trouvant face à l’entrée d’un port dorénavant aux mains de l’ennemi et se joignant aux premiers soldats Esthariotes déjà sur place, les renforts tout fraîchement débarqué sur la plage. En face, les quelques centaines de Ninjas alexandrins, droits, fiers et prêt à en découdre pour protéger leur ville. Devant eux, ce mur de soldats Esthariotes, tout de lourdes combinaisons bleues en métal vêtu avec en arrière plan, l’épaisse fumée des canons côtiers détruits, et les corps, souvent sans vie, de leurs camarades soldats tombé pour la défense de points de la ville, dont l’importance militaire et économique étaient extrêmement importante pour le Royaume semblait attendre impatiemment, le signal d’attaque. Cette vision, d’un port qui était l’un des plus luxueux et l’un des plus beaux du Continent transformé en un cimetière conjuguant corps mutilés et bâtiments en ruines, eu le dont de booster le morale des derniers remparts entre l’ennemie et les civils caché dans les sous-sol.


Mais le temps n’était pas aux discours ni au tourisme. Dans un vacarme assourdissant, les lourds soldats X92 lancèrent l’assaut droit vers les Ninjas, qui se mirent en position défensive. Le bruit métallique de leur combinaison se fit entendre à des centaines de mètre aux alentours. Les premiers, sans se poser de question et ne prenant même pas la peine de viser, commencèrent à tirer droit devant eux avec leur mini sulfateuse portative ou leur lance-missile. Le sifflement de ces projectiles se rapprocha de nos amis, qui, plus malin, sautèrent dans les airs pour les éviter. Quelques secondes plus tard, lors de leur atterrissage, le choc de la rencontre des deux blocs fut violent. Un corps à corps violent commença sur ce grand carrefour, autrefois, artère vitale de la ville. Les Ninjas armés d’épées, de kunaïs ainsi que de leur Chakra se frottèrent aux lames apparentes des combinaisons des X92, qui tranchèrent dans le vif, sans même faire attention à la personne se trouvant devant eux. Avec une rage insensée et inhumaine, et une volonté claire de donner la mort, les soldats bleus, se battirent à grands coups de lame tranchante. Le bruit des chocs fut assourdissant.


Dans la mêlée générale, Ryou Chinisa et Junichiro Ame, côte à côte commencèrent le massacre dans un style de combat qui leur correspondait à merveille. Armés de leur grande épée grise pour Ryou qui, dorénavant, portait des habits amples blancs et doré aux couleurs royale de son sang et noir pour Junichiro, toujours vêtu très sombre, la tête a demi caché par un haut col noir, ils tournoyèrent sur eux même faisant valser de leur arme majestueuse, leurs opposants dans les airs et attaquant ceux plus éloigné avec leur technique de Ninpou kurokou de Junichiro qui envoya des ondes de choc de couleurs noir avec sa lame et Ninpou negakuken pour Ryou, qui faisait ainsi agrandir la lame de son épée à volonté pour fracasser les blindages ennemis qui étaient loin de lui, avec la pointe de la solide lame hérité de sa famille. Les deux Ninjas, en trois années, avaient parfaitement appris à ne pas se marcher sur les pieds, et se battirent en se protégeant mutuellement eux qui, de part leur arme, était des adeptes du combat rapproché. Sautant à droite, à gauche puis se mettant dos à dos, ils firent un véritable massacre dans les troupes ennemies, qui ne pouvaient riposter face à la vitesse et l’incroyable dextérité des deux manieurs d’épée. Itoe, elle, voyait malheureusement ses cartes péniblement ricocher sur les cuirasses des soldats, ce qui l’obligea à changer de tactique étant donné que pour elle, le corps à corps n’était pas très recommandé. D’un bon arrière, elle prit de la distance par rapport à ses adversaires. Elle sortit alors une nouvelle carte de son étui qu’elle lança devant elle, et suivit d’une gestuelle composé de trois enshuus elle cria :


- Attention les gars, j’envoi du lourd ! Ninpou ikikaado Rontolo !

- Oh non, il vaux mieux dégager Juni ! S’écria Ryou.

- En effet, je n’aime pas ça. Répondit alors Junichiro, rengainant son épée
.


A cet instant, sortant et apparaissant violemment de la carte, une sorte de rhinocéros de couleur blanc à trois cornes, dont deux sur les coté de son museau, et d’une taille gigantesque fit son apparition sur le champ de bataille. Portant un tissu rouge et jaune brodé de symboles étranges, la créature fonça sans réfléchir dans le tas, expulsant et écrasant les soldats ennemis sur son passage, alors que les Ninjas, toujours attentifs, l’évitèrent sans soucis au grand bonheur de la jolie blondinette, qui s’applaudissait elle-même de la réussite de sa technique. Gracieusement, elle commanda la créature, qui répondait sans broncher, aux ordres de sa maîtresse qui continuait ses grands gestes. Retombant devant elle, ses deux amis se regardèrent, toujours aussi surprit des incroyables créatures, que pouvait faire apparaître le jolie jeune fille, à la poitrine de plus en plus abondante pour son jeune age, dévoilé par une tenue bleue et rose un peu moulante.


- Je n’ai jamais compris comment elle pouvait contrôler cette chose. S’épata Ryou, l’épée toujours en garde dans ses mains.

- Je ne sais pas non plus et je m’en fiche, il faut la protégé c’est tout ce qui compte.

- Tout à fait ! C’est à nous, gentlemen, de protégé la demoiselle.

- Et les mecs, il y en a qui arrivent par la droite ! Cria alors Itoe.

- Pas de soucis ma belle on va s’en occuper ! Répondit Ryou, qui dorénavant, n’arrivait plus à détourner son regard de l’élégante poitrine de la fausse blonde.

- Arrête de la reluquer et on fonce ! Râla alors Junichiro, en poussant son ami dans le bas du dos
.


Pendant ce temps là, contournant les flancs grâce aux nombreux renforts qui continuaient de débarqué sur la plage, les premières colonnes ennemies rentrèrent dans le centre d’Alexandrie en prenant les différentes routes du grand carrefour en effervescence de combat. Les derniers civils qui n’avaient pas eu le temps de se rendre dans les abris, apeurés, rentrèrent dans leur maison pour s’y cacher. Dans une des larges rues de la ville, un groupe de soldats X92 accompagné de gros robots bipèdes X93, défilèrent pour gagner du terrain et envahissant rapidement la ville de plus en plus. Soudain, devant eux, trois Ninjas, atterrirent en plein milieu de la route. Tous les trois habillés de la même façon, veste rouge arborant un symbole en forme de O de couleur blanche, pantalon gris et bandeau au signe d’Alexandrie attaché sur le bras droit pour l’un, le bras gauche pour le deuxième et enfin, autour du cou pour le troisième, Aki, Nori et Munoki Osaku apparurent fièrement devant cet amas de soldats surpris. Tous les trois, tendant leur bras pour faire signe d’arrêt aux troupes hostiles, qui bien entendu, stoppa leur marche et se prépara pour l’affrontement. Une fois des petits réglages d’effectuer, le groupe recommença son avancée et entama le combat en se mettant à tirer à tout va en direction de leur trois opposants. Mais les triplés, très à l’aise dans le Taïjutsu et le combat au corps à corps, foncèrent droit vers leurs cibles. Leur vitesse était leur point fort et s’aidant des bâtiments pour éviter les balles, ils coururent à l’horizontale de ceux-ci, en formation de triangle avec a sa pointe Aki, laissant derrière eux, les impactes de balles manquées qui trouèrent les murailles de briques rouges typique de la ville. Tout d’un coup, Munoki le plus costaud des trois, se dégagea de sa formation et fonça droit vers un des deux lourds X93. Evitant un premier coup de canon qui laissa un énorme impacte dans la route, il donna un coup de poing si violent, que la machine, terriblement poquée dans le centre de sa carcasse, recula et donna de réelles signes de défaillances. A ses côtés, Aki et Nori, utilisèrent leurs vivacités pour en découdre avec les X92. Les coups de pieds et de poings des deux frères, ricochèrent contre les blindages ennemis très solides. Même si ceux – ci, sous le choc, reculèrent, cela ne les empêchaient pas de contre attaqué avec leurs lames ou armes à feu. Se regardant en souriant, Aki et Nori se mirent en position, firent une gestuelle rapide composé de deux enshuus pour lancer leur Ashi kansu, terrible attaque qui consistait, en prenant de l’élan, à sauter les jambes en avant et de tournoyer sur eux-mêmes à une grande vitesse comme une foreuse, ce qui explosa les X92 en mille morceaux et les expédiant au loin. De son côté, Munoki, de part sa carrure, frappa aussi fort qu’il pouvait les gros robots X93 qui, de part leur lenteur, ne pouvaient toucher le troisième Ninja. Mais celui-ci, voyant ses deux frères finir le travaille avec les X92, effectua une rapide gestuelle et lancer son terrible Juuji genko, puissante attaque qui consiste à croiser les bras et d’un geste rapide créer une onde choc en décroisant ceux-ci, qui expulsa comme un vulgaire bout de papier, le blindé totalement fracassé.


Mais partout ailleurs, le surnombre des soldats d’Esthar était tel, que la petite centaine de Ninjas fut vite débordé. Très rapidement, on se battait presque partout en ville. Tout près de l’académie, sur le port et tout près du grand hôpital. Sur la grande place du Royaume, les soldats ennemis déboulaient par toutes les rues, qui se concentraient à cet endroit, comme une toile d’araignée. Ayant reçut des ordres précis, l’équipe de Marutan, Masato, Maeeru ainsi que Jesse et quelques autres Ninjas de rang D et C firent tout pour protéger le poste de soins avancé, mission, qu’ils avaient accepté.


- Je vous rappel que ce poste de soin avancé est un endroit capital ! Il ne doit pas tomber vous m’entendez ? Ordonna Jesse, dans son style habituel.

- Oui Madame. Répondirent tous en cœur les Ninjas prêt au combat.

- Nous devons protégés nos blessés et nos médecins, quelle qu’en soit le prix !

- Euh Jesse, et nos vies aussi…

- Pas de blagues maintenant Maeeru !

- Désolé Madame.

- Je veux du sérieux, et de la volonté….

- Jesse, ils arrivent ! On est débordé, ils affluent par toutes les rues ! Hurla tout à coup un Ninja médecin, transportant un civil blessé.

- Très bien. C’est le grand moment ! Protégez ce lieu à tout prix ! Marutan, je te fais confiance !

- Oui Jesse
!


Marutan, s’avança alors devant tous les autres combattant prêt à se défendre et fit face, aux hordes de soldats, qui affluaient sur la grande place de la ville. Il se concentra et effectua quatre enshuus. Ainsi, grâce à sa connaissance spécifique de l’affinité Mokuton (bois), il dressa des immenses poutres partout sur la grande place pavée de pierres grâce à sa technique de Mokuton harisaku afin de ralentir les avancées des lourds robots et, avec de la chance, écraser quelques soldats qui continuaient naïvement d’avancer. Maeeru et Masato, accompagné des autres Ninjas désigné pour la protection de la grande place, se chargèrent du combat au corps à corps contre les X92. L’un des deux, avec ses dagues tranchantes et sa précision, qui lui permettaient d’esquiver les attaques et de trancher là où ça faisait mal, c'est-à-dire les interstices entre les plaques de métal, et les tuyaux hydrauliques qui faisaient fonctionner les combinaisons de combat et l’autre, s’aidant d’un pampa appelé grâce à son Ninpou pampa no hakkyou pour repousser lui aussi les X92 et X93. Quant à Jesse, plus en retrait, elle fit appelle à ses invocations, notamment Ifrit (chimère de feu) pour faire le ménage. La grande place, au pied de l’immense église qui commença, comme à son habitude à une telle heure, à sonner comme si de rien n’était, était transformé en un vrai champ de bataille. Entre le gigantesque Ifrit, monstre à la tête de lion, se tenant sur deux pattes qui enflammait ses ennemis ou les éjectait dans les bâtiments, les poutres et autres morceaux de bois envoyé en masses par Marutan et enfin, les attaques élémentales des autres Ninjas, le désordre y était totale. Maeeru, telle une danseuse étoiles, tournoyait dans tous les sens, assenant de violents coups de dague à ses adversaires, qui s’écroulaient sur le sol, ne pouvant plus marcher correctement. Masato et son Pampa, savait que ses aiguilles ne pouvaient rien contre les armures de ses ennemis. Il se contenta alors d’utiliser sa créature petite mais puissante, dont les charges terribles, faisaient perdre l’équilibre aux lourds X92. Marutan, lui, resta en retrait et s’était installé sur le toit du poste de médical. De là, il analysa la situation et faisait apparaître des gros pieux en bois à distance, qui déchiquetèrent les jambes des X92, qui s’effondrèrent à leur tour. Malgré le nombre d’ennemis en face, les Ninjas d’Alexandrie, réussirent malgré tout, à ne pas se laisser surmonter, et continuèrent de bien se défendre, et de repousser les vagues ennemies.


Mais ailleurs, il en était autrement. En effet, doucement, les combats commencèrent même à exploser à quelques mètres à peine de l’académie Ninja d’Alexandrie. Tomi, Eleane et Wedge, qui avaient décidé de protéger ce lieu, tentèrent de repousser leurs ennemis comme ils pouvaient, aider d’autres Ninjas qui résistèrent à l’avancée fulgurante des troupes Esthariotes. Ressentant la fatigue, ils devaient effectuer de gros efforts, pour ne pas utiliser trop de Chakra et pour ne pas s’effondrer sur la route. Malheureusement pour eux, le chemin qui mène à l’académie est directement liée à la grosse marche des soldats ennemis en provenance du port. Le constat sur place était sans équivoque. Ils étaient une petite vingtaine de Ninjas face à des centaines de soldats. Wedge, avec ses quatre bras faisait tout pour repousser les assauts. Tomi, encore un peu blessé, ne pouvait que se contenter de technique Raiton et Katon se souvenant de l’efficacité de ces affinités face aux X92. Eleane, elle, ne faisait pas beaucoup de dégâts avec ses feuilles qui ricochèrent, comme les cartes d’Itoe, sur les lourds blindages ennemis, alors elle se contenta de ses lianes crées grâce à son Kuton eda nigirishimeru pour déséquilibrer les cibles. Biggs, surgissant du ciel avec ses ailes, tentaient avec sa technique Fuuton kamiki de lancer des grosses rafales de vents pour ralentir les renforts ennemis, qui, sous le chocs des puissantes bourrasque, furent découper et expulser. Mais nos amis étaient malheureusement dépassés par le surnombre sur place. Tous, ne s’accrochaient au combat, qu’avec la seule idée qu’ils se devaient de défendre leur académie, dont les murs d’enceintes, commençait doucement à subir les foudres des balles tirées par les soldats et blindés bipède Esthariotes.


- Ce n’est pas vrai ! Je suis épuisé Wedge. Souffla Eleane, dont la puissance de ses lianes, commençait à dangereusement faiblir.

- Viens te reposer derrière moi alors ! J’arrive encore à les retenir ! Répondit Tomi, qui resta perché sur la muraille, à tirer a distance des éclairs ou des boules de feu.

- Je sais que c’est dur Eleane, mais il ne faut pas que l’académie tombe aux mains de l’ennemi ! Encouragea Wedge en boxant de ses quatre mains puissantes, les X92.

- J’essaye, mais mon Kuton eda nigirishimeru n’arrive presque plus à être efficace
!



Mais alors qu’Eleane, tellement perdue et fatiguée de la journée marathon qu’elle avait vécu, essaya de se concentrer de nouveau, elle ne s’aperçut pas qu’un X93, s’apprêta à l’écraser littéralement par derrière. La machine, bien huilée tendit son lourd bras articulé en l’air et s’apprêta à assommer la jeune fille totalement ignorante quand soudain, toute une série de fil de fer, acérées, sortirent de nulle part et ligota les jambes du robot qui tomba au sol. L’étreinte, et la solidité de ces fils étaient telle, que les jambes du X93 furent totalement sciées en mille morceaux. Eleane, sous le choc, se retourna et assista au spectacle du X93 au sol tout court-circuiter. Inquiète et ignorant totalement ce qu’il venait de se passer, elle vit soudainement une silhouette grimpée victorieusement sur le robot. C’était Yo-Han Kusoka, l’examinateur dont elle était follement amoureuse. Toujours aussi élégant dans sa tenue de combat rouge et verte et les cheveux bruns au vent, il lui fit un grand sourire et un clin d’œil rassurant puis s’en alla rejoindre ses comparses en première ligne.


- Yo-Han, je …

- Ce n’est pas le moment pour tes folies Eleane ! Il y en a d’autres qui arrivent ! Cria Tomi, qui avait assisté à la scène
.


Soudain, au loin, de nouveaux coups puissants de canons se firent entendre. Surpris, tous les Ninjas regardèrent dans la direction du port et dans le ciel, alors que le sifflement se fit de plus en plus fort. Un long silence nerveux s’installa. Tous savaient plus ou moins, la provenance de ces détonations et un stress intense, de ne pas savoir où ça allait tomber, s’installa partout en ville. C’est alors que, tout d’un coup, un bâtiment du centre de la ville vola littéralement en éclat projetant tout les Ninjas aux alentours, à cause du souffle, au sol. Cloud, surpris lui aussi, avait déjà ordonné à ses invité, Tukami et Suano de se mettre à l’abri dans l’un des endroits les plus sécurisé de la ville, et était resté seul dans son bureau. Devant lui, il vit un grand bâtiment s’effondrer lamentablement dans un amas de poussières rouge. Intérieurement, il espérait que cette explosion, ne fît pas de morts dans ses rangs. Sous le choc, il entendit alors de nouvelles détonations au loin. Les Galaxyas Esthariotes avaient recommencé leurs pilonnages mais cette fois-ci, ils ne visaient pas le port et ses fortifications, mais bien le coeur de la ville, là où les combats devenaient de plus en plus intense. Serrant fort les poings et les dents, il ressentit de plus en plus de rage naître dans son cœur. Le protocole voulait qu’il n’intervienne pas, au vu de son rang, dans la défense de la ville. Mais là, il voyait ses compatriotes être au centre de terribles explosions suivit d’effondrement de hauts bâtiments. Son honneur de Ninja, en prenait un sacré coup, et ne pouvant en regarder plus, il explosa la vitre de son bureau, et sauta dans les airs pour partir se battre auprès des siens, ignorant toutes les lois et protocoles, qu’il se devait de suivre impunément.


Sur le champ de bataille, alors que doucement, c’étaient les Ninjas d’Alexandrie qui prenaient le dessus, les obus des Galaxyas ennemis avaient totalement changé la donne. En effet, en plus des soldats ennemis déjà coriaces, il fallait, dans le chef des défenseurs, éviter ces énormes obus, qui pouvaient désintégrer un bâtiment en moins de deux. Partout dans la ville, des explosions de firent entendre alors que le pilonnage incessant faisait de plus en plus de dégâts. Des hurlements de douleurs accompagnés de mur de poussières envahirent des quartiers pourtant hors zone de combat. Le sifflement caractéristique des obus dans le ciel, donnait à la ville, un air de fatalité et de roulette russe, de ne savoir où allait tomber le suivant. Devant l’académie, Tomi, Wedge, Eleane qui se donnèrent jusqu’au bout aperçurent tout à coup, une ombre passé par-dessus d’eux. Instinctivement, ils regardèrent vers le ciel et purent voir ainsi, le départ de leur Maître, qui s’en alla se battre. Surpris, car ils savaient qu’à la base, Cloud ne pouvait prendre part au combat, ils commencèrent à s’interroger. Mais malheureusement, ils savaient aussi qu’ils n’avaient pas le temps de discuter, car devant eux, une nouvelle vague d’assaut était prêt.


Devant eux, un nouveau mur de soldats ennemis s’approcha. Ceci, donna un sérieux coup au moral d’Eleane et de Tomi, qui, épuisé, étaient juste venu à bout du dernier ennemi de la précédente vague. Ce bloc serré et bleus, continua son approche, immuables et terrifiantes machines. De la peur commença a s’imposer dans les regards des deux jeunes, qui sentaient, que cette ultime attaque, pouvaient bien être leur dernière. Rassemblant le restant de courage qu’il leur restait, ils firent front, honorant ainsi leur statut et leur serment, se remémorant trois années auparavant, le jour où derrière les murs qu’ils protégeaient en ce jour, ils prêtèrent fièrement serment devant le Maître Cloud. Wedge, voyant que ses deux jeunes allaient se donner a fond, se mit à sourire, et se plaça devant eux, comme pour les guidé et les soutenir.


- Je sais que c’est dur à penser pour vous. Vous êtes jeunes. Mais, il est des moments ainsi pour se dire, que notre propre vie, constituera une nouvelle brique, dans la légende d’Alexandrie. Je suis fier de vous Eleane, Tomi.

- Rien n’est encore fini Wedge ! Annonça Tomi, le regard joyeux.

- Tomi ? S’inquiéta Eleane à bout de souffle.

- Tant qu’il me restera un souffle de vie, je combattrais. J’ai toujours rêvé de ces genres d’instants, j’ai toujours voulu être là, à défendre mon pays. Pour montrer à nos ancêtres là-haut, qu’on est digne d’eux.

- Je suis heureux de combattre avec vous, bon, vous êtes prêt ! Demanda, le cœur rempli de joie, Wedge
.


Soudain, de lourds bruits métalliques se faisant fracasser, se firent entendre à l’arrière du groupe ennemi. Au loin, ils purent voir des morceaux de X92 et X93 voler en l’air. Etonné, ils commencèrent à s’avancer vers l’ennemi. C’est alors, que dans la seconde qui suivit, plusieurs X92 de la première lignée volèrent en éclat laissant la place, aux triplés Osaku, qui revenaient aux nouvelles, les bras écorché mais visiblement encore en pleine forme. Soulagé des renforts qui arrivaient à point nommé, Wedge leurs fit signe pour qu’ils se rapprochent pour les remercier. Les trois frères, heureux des combats qu’ils menaient, répondirent alors favorablement à l’invitation et se rapprochèrent. Mais c’est alors, qu’après qu’un nouveau sifflement terrifiant se fit entendre dans le ciel, une terrible explosion eu lieu, à quelques mètres des triplés, les projetant un peu partout sur la rue. Nori se retrouva derrière une voiture après avoir ricoché lourdement dessus, Munoki, était au sol mais s’était rapproché de nos amis, quand à Aki, inconscient, il gisait au pied d’un bâtiment qui venait de prendre de plein fouet, l’explosion. Mais alors que Nori et Munoki se relevèrent péniblement, voilà que le bâtiment commença à s’effondrer avec, toujours gisant inconscient à son pied, Aki. Le lourd bâtiment s’effondra rapidement dans un bruit effroyable. Les premières briques rouges, commencèrent à pleuvoir aux côtés du jeune Aki toujours dans les vaps. Les deux autres frères, impuissants devant ce spectacle, commencèrent à hurler de peur tandis que le toit se rapprochait du corps du jeune Ninja inconscient. C’est alors que l’effondrement fut inévitable. Dans un fracas épouvantable, le building fut à terre soulevant des tonnes de poussières, devant les yeux effrayé de nos amis. Nori et Munoki, les larmes aux yeux, ne purent que constater les dégâts et l’idée que leur frangin, s’était fait littéralement écrasé par les centaines de tonnes du bâtiment germa de plus en plus dans leur esprit. Mais c’est alors que Tomi apparut dans le nuage de poussière, portant Aki dans ses bras. Soulagé du sauvetage héroïque du quadri affinitaire qu’ils avaient toujours dénigrer, les deux frères vinrent aux nouvelles. Se sentant mal à l’aise soudainement, d’avoir toujours rabrouer le garçon, qui venait de sauver la vie de leur frère, ils vinrent tout penaud constater la bonne santé d’Aki.


Pendant ce temps là, au large et au son des vagues, un petit groupe de Ninja, s’approcha du bord de la mer. Arriver au bord de la falaise qui surplombait l’océan ainsi qu’un petit dock en bois désert, il restèrent sans bouger, à contempler l’horizon, pollué par le bruit des explosions.


- Les voilĂ  !

- Encore heureux que nous avons reçu ce message avant que nous soyons rentré en ville.

- C’est sur, on va pouvoir les prendre à revers maintenant. Bon prépare toi, il faut que ça leur fasse mal
!


Sérieux et volontaire, c’était le groupe trois de la promotion du Taureau. Anto Yamashita et Resurii Nakamura, qui étaient en mission lors de l’attaque, venaient de recevoir un courrier signalant l’assaut. De ce faite, ils étaient parvenus à se faufiler en contournant les murailles de la ville jusqu’au bord de la mer et avaient devant eux, les fameux croiseurs Galaxyas et autres navires de guerres qui se tenaient, prêt à faire feu sur la ville et qui ignoraient la présence des deux Ninjas. Ceux-ci pouvaient dorénavant les prendre totalement par l’arrière, les défenses des paquebots étant totalement absentes. Furieux des dégâts causés à sa ville par ces paquebots, Anto se concentra un maximum ainsi que Resurii. Ils se regardèrent et se séparèrent de quelques mètres, visiblement, ils avaient déjà préparé quelque chose. Du haut d’une sorte de petite péninsule qui surplombait l’eau, ils avaient totalement le temps de bien préparer leur attaque contre ces Galaxyas qui étaient entrain de ruiner toute la ville. Chacun des deux se concentra un maximum laissant entrevoir, un flux de Chakra s’évaporer de leur corps. La mer, devant eux était calme et ne reflétait pas du tout la philosophie de la bataille et le vent marin, venait purifier les esprits et les corps des deux jeunes. Soudain, tout les deux en même temps, ils ouvrirent leurs yeux, chacun commença une gestuelle de quatre enshuus apparemment compliqué puis se mirent en position. Anto, furieux hurla tout d’un coup : Fuuton eiri tatsumaki et créa un gigantesque ouragan qui transforma la mer paisible en une tempête de tous les diables. Mais dans ce vacarme et ce vent soufflant à une vitesse folle qui déchaîna ainsi, les vagues et tout ce qui flottait sur l’eau, Resurii enchaîna avec son attaque : Kuton katsu kiribara ! ce qui créa des milliers de pétales de roses qui s’engouffrèrent dans la tornade. Celle-ci, cumulant des vents violents de tornade transportant des milliers de pétales de couleurs rouges, s’approcha à toute vitesse de l’armada impuissante devant les éléments déchaînés. Les Galaxyas, les croiseurs et autres bâtiments de guerre furent soufflé par le vent et, chaque fois qu’un pétale de rose touchait la coque, celui-ci explosa violemment occasionnant ainsi, de lourds dégâts sur la coque et sur les marins. Très vite, tous les bateaux touchés par les pétales de roses venant de l’attaque de Resurii explosèrent dans tout les sens s’en suivit, à cause des obus et autres produits explosif, d’une réaction en chaîne qui conduisait à l’explosion totale du navire. Soulagé de la réussite de leur attaque combinée qui voyait la destruction de presque la moitié des navires ennemis, Anto et Resurii satisfait et se tapant dans la main, ne se soucièrent pas que, derrière eux, trois X92, qui les avaient repéré, foncèrent droit sur eux, leur lame bien en évidence. Mais alors que ceux-ci s’apprêtèrent à attaquer, trois coups violents coupèrent net ces soldats qui s’effondrèrent sur le sol. Plus calme, les deux Ninjas se retournèrent pour s’apercevoir des corps sans vie, qui gisaient là sous leur nez, quand un Ninja apparut avec un grand sourire.


- Heureusement que je suis là pour couvrir vos arrières ! Je vous ai déjà dit d’arrêter de vous satisfaire de vos attaques !

- Sebbu ! Désolé, c’était instinctif, tu vas bien ? Demanda Resurii, le sourire charmé aux lèvres.

- Oh oui, je suis allé indiquer notre position aux autres dans la ville.

- Et alors, ça se présente comment ? Demanda Anto.

- C’est un carnage, la ville est vraiment dans un sale état. Mais maintenant que vous avez réglé le compte de ces bateaux, ça devrait aller. Expliqua Sebbu.

- Dans ce cas, allons leur prĂŞter main forte ! Ordonna Anto prenant les devants.

- Oui !

- Oh Sebbu…

- Oui Resu ?

- Merci. Déclara Resurii en embrassant Sebbu
.


Pendant ce temps, les soldats d’Esthar, continuèrent de buter contre la farouche colère des Ninjas, voyant leur si belle ville subir autant de dégâts. Ces derniers, se battirent avec courage, de tous leur cœur pour repousser l’ennemis, qui venaient de défigurer leur citée. Partout, les combats étaient intenses mais malgré cela, les X92 et X93 étaient de plus en plus repoussé vers le port, si bien qu’ils furent presque tous regroupé sur le grand carrefour initiale. C’est alors que le Maître Cloud, tout aussi furieux que ses compatriotes, s’installa sur le haut d’un toit, qui surplomba l’entrée de la ville qui donnait accès au port, là où se trouvait dorénavant le gros de la bataille. De là, il pouvait voir ses poulains se battrent avec acharnements. Son cœur s’inonda de joies et de bonheurs. Voir ainsi ses protégés défendre la ville, et même apercevoir des survivants et courageux soldats d’Alexandrie continuer de se défendre, lui réchauffa son âme. Il pouvait apercevoir Ryou et Junichiro, infatigables qui tranchèrent dans le tas, alors qu’un énorme rhinocéros et un autre buffle faisaient des ravages. Voir Biggs qui tournoyait dans le ciel et s’attaquant aux troupes plus isolées autres combattant se donnant à fond, lui rappela de sa chance, d’avoir sous ses ordres, de tels éléments.


Mais le Maître savait, qu’il devait mettre un terme à tout cela. Il se calma et se mit à réfléchir un maximum, car il savait qu’il devait frapper là où les renforts débarquaient. Sur son toit, il prit sa respiration et se concentra. Très vite, son corps fut rapidement entouré d’une aura lumineuse intense du fait de son flux de Chakra qui s’intensifiait. Son corps, commença à luire d’une lumière blanche très perçante. Tellement perçante, que les courageux Ninjas Alexandrins, s’en rendirent vite compte. Remarquant que ce fut leur Maître qui se prépara à une attaque visiblement puissante, tous, quittèrent leur position. Itoe rappela ses deux animaux et suivit Ryou et Junichiro qui étaient partis se mettre à l’abri. Très vite, l’immense carrefour se vida de tout Ninjas et il ne restait plus que les soldats d’Esthar tout surpris du soudain abandon de leurs opposants. Inquiets et éblouis par la lumière de plus en plus puissante qui provenait du Maître Cloud, aucuns n’osèrent bouger et tous, se contentèrent de regarder, éblouis, cette puissance qu’émanait l’utilisateur unique du Hiton. Le Maître était en pleine concentration, il sentait les moindres cellules de son corps émettrent une puissante énergie. Il avait du mal, au vu de son age, de contenir tout ça, mais il se devait de mordre sur sa chique, pour sauver sa ville. Soudain, il ouvrit grand les yeux et commença une gestuelle composée de six enshuus. Juste après il tendit ses bras sur les cotés et récita son attaque avec sa voix forte et puissante qui résonna dans la ville : Hiton kuraudo no kami hikari. Il créa alors deux grosses boules de lumière, une dans chaque main, qu’il lança dans le paquet. Les deux boules lumineuses fusionnèrent pour en former une énorme qui se dirigea à grande vitesse, en plein milieu du terrifiant attroupement des soldats d’Esthar. L’explosion de lumière qui en suivit fut terrible. Elle n’endommagea pas les bâtiments, mais souffla tout les soldats X92 et X93 au loin. Le rayon continua sa course dans la rue, passa outre le port et alla s’explosa dans la mer, endommageant les derniers navires intactes de l’attaque combinée de Anto et Resurii, dans un grand rayon de lumière qui aveugla quiconque regardait dans cette direction. Après quelques secondes d’une intense luminosité, d’un souffle chaud et d’un bruit d’explosion impressionnant, tout redevint calme. Le constat de l’attaque était incroyable. Il ne resta presque plus rien d’autre sur le champ de bataille que quelques corps et les traces des luttes sur la route et dans les bâtiments avoisinants. Les X92 et 93 se trouvant sur la trajectoire de l’attaque, avaient tout simplement été désintégrés alors qu’au loin, il ne reste presque plus rien des immenses Galaxyas.


Très vite, le restant des troupes d’Esthar qui n’avaient pas été prit dans l’attaque se replia. Tous les soldats Esthariotes partirent en retraites et se sauvèrent comme ils pouvaient délaissant les blessés pour sauver leur peau. Dans une joie et une liesse populaire incroyable, tout les Ninjas qui s’étaient protégé, sautèrent et chantèrent, insultant les ennemis qui prenaient leurs jambes à leur cou. Partout en ville, les combats cessèrent, le Maître Cloud, fier de ses Ninjas mais fatigué d’avoir utilisé énormément de Chakra pour son attaque, descendit de son immeuble pour venir aux nouvelles des siens tout en reprenant le chemin de l’académie. Dans les rues, entre les gravas des bâtiments, les corps des soldats Esthariotes, des Ninjas et des civils, étaient creusé des milliers de cratères et tout étaient recouverts de poussières. Des bâtiments étaient fortement endommagés et tout avait une allure sinistre. Sur la plage, les troupes rentrèrent dans leurs embarcadères qui reprirent le chemin de la mer. Le Maître Cloud, félicité pour son attaque réintégra après une bonne demi heure son bureau, sous les applaudissements et les acclamations de ses adjoints. Il s’installa devant sa vitre brisée pour voir le retour un à un des Ninjas victorieux. Le sourire aux lèvres, ils voyaient qu’aucun de ses poulains ne faisaient la tête et que tous, étaient fiers de ce qu’ils venaient d’accomplir. Il reçut très vite des bonnes nouvelles. Le poste de soins avancé n’avait visiblement pas été touché et il n’y avait que très peu de victimes chez les Ninjas et les civiles. C’est alors qu’un garde, habillé bizarrement rentra dans la cour en courant. Cloud l’entendit monter les escaliers pour arriver dans son bureau. Essoufflé, il prit garde devant le Maître alors que ses yeux reflétaient une frayeur intense.
.

- Maitre Cloud, il s’est passé quelque chose de grave ! Dit-il essouffler.

- Voyons mon cher, nous avons remporté une incroyable victoire, alors calmez-vous. Pourquoi es-tu si nerveux
!


L’homme en uniforme ravala sa salive, regarda droit dans les yeux le Maître et cria. Quelque chose de terrible venait certainement de se produire et ça, Cloud le ressentait.


- La pierre d’Alexandre, elle, elle à été volée !


Cette phrase, fit un choc à ceux présent dans la pièce. Le Maître, pourtant heureux de cette incroyable victoire redevint furieux, il frappa du poing sur la table. Wedge, Biggs et Jessy, ainsi que Keji furent tout aussi abasourdis par la nouvelle et ne pouvaient y croire.


- Volé ? La pierre d’Alexandre ! Mais, qui, qui à osé ! Demanda Cloud.

- Nous n’en savons rien. Une terrible explosion à secoué la salle, nous sommes aller vérifier s’il y avait des blessé et quand nous sommes revenus, nous avons remarqué le vol de la pierre !

- Mais qui ?

- Ce n’est pas tout. Monsieur Tukami, on l’a retrouvé mort, visiblement assassiné dans la salle annexe.

- Oh mon dieu. Anaosse. Mais, et …

- C’est pourtant évident… Coupa le Maître en se retournant.

- D’après des témoins, ils auraient vu un homme étrange qui portait un pantalon troué et une veste rouge et des lunettes et un peu barbus courir au bas de la rue
.


Et là, le Maître toujours le dos tourné, baissa la tête en signe de honte et de frustration.


- Suano ! Il, il a volé la pierre !
Dernière édition par Tomaya_Sakuza le Ven 20 Mai 2011 15:47, édité 1 fois.
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Re: Héra

Messagede Tomaya_Sakuza le Mar 13 Juil 2010 20:36

Chapitre VII : Tomaya l’Ancien :





Le cri strident des petits moineaux dans le ciel si bleu, que l’on trouve uniquement dans les plus hautes montagnes d’Héra, résonne grâce à un écho, presque unique au monde. Un décor magnifique, comme le plus beau des tableaux jamais peints fait office de décors si remplis d’une nature millénaire. De hauts sommets, tout de blancs coiffés fusionnant avec les nuances de gris pâles dessiné par les millions de rocher détachés, enfin, de leur mère montagne donnent à cet endroit un gout de vieillesse des plus calme et apaisante. Un vent, presque comme une caresse, fait danser les quelques arbres solides et fiers, qui contemplent ce coin de paradis derrière leurs feuillages vert foncé. C’est dans ce cadre idyllique, loin des guerres, loin des hommes et de la misère, que notre regard se pose doucement. Soudain, dans ce paysage désertique de hautes montagnes, nous trouvons, tel perdu au milieu des géants de pointes rocheuses culminantes à plus de trois milles mètres de haut, le bois bruns foncé d’une cabane, comme perdue dans cet univers totalement à part des grandes villes. Une petite cabane, perdue là où personne n’aurait pensé s’installer. La cheminée crachant continuellement un petit débit de fumée prouvant la présence d’habitants, venait éjecter ces petits nuages qui s’envolèrent rejoindre leurs homologues hauts placés dans le ciel. La végétation quant à elle, y est rare, quelques conifères, plus résistant viennent rappeler, que sur terre, loin de là, se côtoient plantes et villes.


L’endroit est comme magique et préservé de toute escarpassions, comme un grand plateau entouré des montagnes. Plus loin, à quelques dizaines de mètres de la cabane, l’immense cascade, tout droit sortit de la gueule de la haute montagne du continent de l’Ifa, que les autochtones appellent sans rougir, dans leur dialecte : « Montazu Araburi », la montagne du paradis, rejette un débit d’eau incroyable, qui s’accumule à son pied, dans un petit étang, dont la pureté de l’eau ferait saliver les plus gros producteurs d’eau potable de la planète. Entouré de ces monstres de pierres, et de ce trésor aquatique totalement protégé des bactéries et de la pollution, se trouve un jeune homme, assit sur une grosse pierre, étrangement taillée en forme de boule. Silencieux, concentré, le jeune homme, torse nu, à la musculature naissante et aux cheveux courts d’un blond mate ne bougeait pas d’un pouce. Sa respiration était lente, ses yeux fermés. Dans son fort intérieur, il se retrouve dépourvut de sens. Mais malgré ce calme apparent, une goute de sueurs traitresse, vint couler le long de sa joue alors que des premiers débris de roches commençaient à voltiger autours de notre jeune héro. La tension y est palpable, le jeune homme prépare visiblement quelque chose. Soudain, ses yeux, bleu foncé, s’ouvrirent grand. S’en suivit, un cri puissant qui eu pour effet, d’envoyer une sorte d’onde de choc qui traversa l’étang et qui prit de la puissance en entrant en contact avec l’eau pour aller se fracasser contre le flanc de la montagne qui se craquela un peu plus.


Essoufflé, le jeune homme se releva de son rocher. Assez fier de voir les derniers fragments de pierre retombés lourdement dans l’eau, le garçon, se retourna pour aller se désaltérer à l’ombre d’un soleil qui, avait créé l’exploit de surplombé l’un des hauts monts qui surplombait l’endroit. Mais alors qu’il avale de grosses gorgées d’eau, une voix, puissante et rassurante, vint animer cette atmosphère silencieuse.


- Tu fais toujours autant de boucans à ce que j’entends, cela annonce que de bons Tomaya !

- Quoi ! Oh, c’est vous Maître Alarik ! Exalta Tomaya en se retournant vers l’unique petit sentier qui mène à la cabane
.


C’est alors qu’Alarik, portant un petit sac de voyage sur son épaule droite et ayant sur son épaule gauche, le cadavre d’un bouquinet, sorte de bouque possédant des cornes tendue de couleurs jaunes apparut. Grand sourire d’une mission visiblement réussie, il s’approcha de son élève et reposa la lourde carcasse devant la porte de la cabane. Tomaya, comme ravis de revoir son mentor, remit alors son t-shirt bleu et s’approcha aussi vite qu’il pouvait d’Alarik, en prenant soin d’essuyer la sueur qui continua à perler sur son front.


- Vous en avez mis du temps pour ramener ce bouquinet Maître. Dit Tomaya en examinant l’animal mort à ses pieds.

- Oh, ben tu sais, ils se cachent en ce moment, c’est une de leur période. Crois-moi, ils n’étaient pas faciles à débusquer. Répondit Alarik, un peu embarrassé.

- Et pourquoi vous avez laissé Doyu ici ? Il aurait peu vous aider avec son flair. Le pauvre, il a pleuré quelques fois. Dit alors Tomaya en regardant le chien d’Alarik, qui fêtait encore l’arrivée de son Maître.

- Oh Doyu, il n’aime pas ces falaises escarpées et puis, il se fait vieux. Hein mon vieil ami. Répondit Alarik toujours un peu embarrassé, et en reprenant le corps de l’animal dans ses bras il donna un coup de pied dans la porte de la cabane et y entra.

- Au moins, on, a de quoi manger pour quelques jours avec cette belle bĂŞte ! Ajouta Alarik en rentrant dans la cabane en bois.

- C’est sur, que je ne vous ai jamais vu ramener une telle bête, cela ne m’étonne pas que vous soyez parti toute la journée.

- En effet, j’ai du m’éloigner dans la montagne, mais le principal, c’est qu’on ait à mangé ! Répondit alors Alarik
.


La journée commença doucement à toucher à sa fin. Le soleil presque couché, avait obscurcit le lieu d’entrainement de toute son ombre. Seule la lumière du feu de camp, dans lequel tournoyaient quelques morceaux de viandes accroché à un bâton, éclairait les environs. Autour de celui-ci, Alarik et Tomaya, assit sur des petits bancs, dégustaient avec appétits leur bon repas. Les étoiles commencèrent à se faire belles dans ce ciel si pur et si dégagé de tout nuages. Le crépitement des cendres accouplé au ronflement de Doyu, rendait ce dîner plus que familiale. Profitant de ce calme, pourtant habituel tant l’isolement de l’endroit est immense, Alarik et Tomaya discutèrent calmement, tel un Maître, ou un père à son fils. Ils discutaient paisiblement, comme jouissant d’un bonheur presque inopportun. Du moins en surface, car dans sa tête, Alarik qui avait eu vent des problèmes que connaissait Alexandrie, se tâtait de l’annoncer à son jeune poulain. Ce dernier, avait bien grandit en trois ans. Ses traits s’étaient un peu durcis et sa voix, devenait de plus en plus grave.


- J’ai encore eu l’impression que ma gestion de mon affinité c’est amélioré. Vous auriez vu la puissance de mon attaque tout à l’heure, c’était incroyable ! C’est la première fois que j’arrive à arracher de tels morceaux de pierre de la montagne. Expliqua fièrement Tomaya.

- Je n’en doute pas mon garçon. Tu ne cesses de t’améliorer au fil des jours. Tu sais, tout est dans la maitrise Tomaya, je crois qu’en trois ans, tu as eu le temps de bien te préparer dans le maniement de celle-ci. Répondit Alarik toujours un peu préoccupé.

- Je me sens bien. Si ça se trouve, je pourrais bientôt passé à l’étape suivante. Ahaaa j’ai vraiment hâte !

- Je le pense en effet, ta maîtrise du Katra est presque parfaite, mais ne brûlons pas les étapes.

- C’est sûr Maître, j’en suis conscient. Mais bientôt, je pourrais le combiner avec mon affinité pour devenir encore plus fort et augmenter ma puissance. Continua d’expliquer toujours aussi fièrement Tomaya.

- Nous verrons cela en temps voulu.

- Et vous savez quoi Maître, aujourd’hui, ça fera cinq mois que je n’ai plus sentit de gêne à la poitrine, peut-être que ma petite maladie est guérie.

- C’est sûrement l’air frais et sain de la montagne. Il n’y a pas mieux pour revigorer quelqu’un. Répondit Alarik qui n’écoutait Tomaya que d’une oreille.

- Mais, par contre
…


Le ton de Tomaya, pourtant si joyeux en cette fin de journée, changea alors tout d’un coup. Alarik, toujours un peu préoccupé par les évènements qui se passaient au loin, continua à réfléchir alors que la mine de son élève se fit plus sombre. Son regard devint un peu plus vide et il se tourna vers les flammes du feu de camp. Visiblement rongé par un doute ou d’autres sensations de malaise, il semblait hésité à l’expliquer. Mais malgré cela, il se lança.


- Je ne sais pas comment vous l’expliquer mais, depuis hier, je ressens comme de drôles de sensations, dans ma tête et dans mon cœur ! Comme, des mauvais pressentiments.


Cette dernière phrase eue le don de réveiller Alarik, qui, un peu surpris et surtout inquiet, se tourna vers Tomaya, qui continua de regarder, un peu perdu, le feu de camp en face de lui, qui jetais sur le visage de l’Ancien, une lueur chaude et jaune.


- De drĂ´les de sensations dis-tu ? C'est-Ă -dire ?

- Je ne sais pas. Je suis super heureux d’être ici avec vous. En trois ans, vous m’avez appris énormément de choses. J’ai pris confiance en moi, j’ai appris de nouvelles techniques et de nouveaux enchaînements au taïjutsu. J’ai maintenant consciences de mes qualités et tout ça grâce à vous Maître.

- Et tu as très bien appris Tomaya…

- Mais pourtant, au lieu d’être super heureux, depuis hier, je m’inquiète. S’exclama alors Tomaya, qui releva enfin sa tête pour regarder Alarik, qui ne quitta pas son élève des yeux.

- Des inquiétudes ? De quels genres ?

- Je l’ignore justement. C’est jusque que. J’ai l’impression, qu’il se passe des choses. Des choses, qui pourraient m’attrister voir, me rendre furieux. Comme, comme…

- Un pressentiment ?

- Oui, voilà, j’ai comme un mauvais pressentiment
!


Le Maître Alarik, abaissa de nouveau sa tête, comme si ce que venait de lui dire son élève, qu’il entrainait depuis trois ans, lui était attendu. Les inquiétudes de Tomaya étaient fondées, et ça, il le savait. Il pensa : « Je n’arrive pas à le croire. Comment cet enfant de treize ans, peu déjà ressentir les choses ainsi. Serais-ce un énième pouvoir des Anciens qui surgit ou juste un coup de chance. Et si, c’était son, non, pas maintenant, ce n’est pas possible. » Sa tête se tourna de nouveau vers Tomaya, qui s’était aperçut de l’inquiétude de son Maître. Même si depuis son retour, l’Ancien était tout heureux d’avoir annoncé ses progrès, il avait quand même remarqué que celui-ci semblait troublé. Les mains jointes avec Doyu, toujours endormis à sa droite, Alarik se trouvait quand à lui face à un dilemme. Mais perdu dans son choix, il dût accuser le coup, sous le feu des inquiétudes de son poulain.


- Maître, à quoi vous pensez ? J’ai l’impression que quelque chose vous préoccupe.


Le Maître se trouvait face à un immense mur qu’il peinait à en trouver le moyen pour le contourner. Il savait qu’il avait encore des choses à apprendre à Tomaya, que sa formation n’était pas entièrement terminée. Mais il savait aussi, que plus il cacherait son identité et l’affaire d’Alexandrie, plus Tomaya risquerait d’être déçut s’il venait à l’apprendre, que ce soit par hasard ou pire, s’il l’apprenait par lui-même. De plus, les craintes qu’ils s’étaient posé à ce sujet, commençait à voir le jour suite à ces mauvais pressentiments que venaient de sentir Tomaya. Ce dernier, continuait de regarder, inquiet, son Maître qui réfléchissait difficilement. Et plus Alarik s’entêtait, et plus Tomaya, appuyait son regard, car il sentait que son mentor lui cachait quelque chose. Finalement, après quelques longues minutes de silences pénibles, ce qui devait arriver, arriva. Alarik prit la décision qui devait être prise. Il prit une grande respiration et se tourna vers Tomaya doucement. Ce dernier, les yeux grands ouverts d’étonnements resta bouche bée. Dans un silence de cathédrale, alors que même le vent s’était tu Alarik, prit la parole sous les yeux d’un Tomaya, qui s’apprêtait, à recevoir une grande nouvelle, qu’elle soit bonne ou mauvaise.


- Tomaya, je, j’ai quelque chose à t’expliquer. Mais, laisse-moi terminer avant de réagir s’il te plait.

- Ah bon ? Et cela concerne mon entrainement ?

- Non. D’abord, je dois te poser une bête question mais qui à son importance. Sais-tu qui je suis
?


La question lancée par le vieil homme était directe et toucha clairement au but. Alarik, qui était pourtant un vieil homme gai, au sourire toujours bien en évidence, s’était métamorphosé. Le regard dur, la bouche serrée, il fixa droit dans les yeux Tomaya, qui prit un peu peur face çà la question, pourtant évidente, mais qui pouvait apporter une réponse qu’il n’attendait pas.


- Ben, vous ĂŞtes Alarik. Un ancien ninja utilisateur de technique Suiton, pourquoi ?


La réponse était claire, précise et accentuée d’une pointe de naïveté et de normalité. Après tout, il avait vécu trois années avec cet homme, donc la réponse tombait sous le sens. Alarik, eu un petit rictus en se disant, que pendant trois ans, Tomaya ne s’était jamais douté de sa véritable identité, ce qui prouvait la confiance que pouvait lui porter ce jeune garçon.


- C’est presque ça Tomaya. En réalité, je me nomme Alarik Choya.

- Hey, c’est vrai que vous ne m’avez jamais dit votre nom de famille Maître ! Répondit, comme tombé des nue, le garçon.

- Tomaya s’il te plait, ne m’interromps pas car c’est très important ! Je m’appelle donc Alarik Choya. Je suis comme tu le sais un utilisateur du Suiton, mais plus que ça encore. Je suis en réalité, l’un des six grands Seigneurs des affinités
!


Cette parole d’Alarik, laissa Tomaya bouche bée et perplexe. Jamais il n’avait imaginé que celui qui l’avait entrainé, était un seigneur d’affinité. Il savait que c’était un bon ninja mais de la à parler de seigneur d’affinité c’était encore autre chose. Mais alors qu’il n’en revenait pas, un détail quand même venait lui obscurcir les idées.


- Six, six seigneurs d’affinité. Mais, c’est incroyable, je ne vous aurais jamais démasqué. Mais au faite, c’est quoi, les six seigneurs d’affinité ? Demanda-t-il sous les yeux d’Alarik qui se mit à rigoler.

- Il y a longtemps, plusieurs ninjas, extrêmement talentueux se sont réunis et ont créé ce statut de « Seigneur affinitaire ». Même si ce groupe n’avait rien d’officiel, cela donnait quand même un certain pédigrée au ninja le possédant. Au fil des années, quand des membres mourraient, nous pouvions nous inscrire, afin de suivre un terrible examen pour recevoir ce titre honorifique. C’est ce que j’ai fait. Comme tu t’en doute, j’étais le seigneur du Suiton. Nous étions l’élite des guerriers, mais, malheureusement, il y a une cinquantaine d’années nous avons dissous ce comité à cause de rixes en interne.

- Oh je vois, et il y avait qui comme seigneurs ? Ils étaient aussi balaises que ça ? Et vous combattiez qui …

- S’il te plaît Tomaya, ce n’est pas pour parler de ça que je t’ai parlé des seigneurs !

- Oh, ah bon. Dommage
.


Alarik continua à être direct tout en voulant minimiser les explications sur le sujet des seigneurs affinitaires. Tomaya, un peu déçu, s’assit de nouveau sur son banc pour écouter la suite de l’histoire d’Alarik sans broncher, mais restant bien concentré sur les paroles du vieux sage.


- Nous habitions tous au même endroit, nous vivions à l’époque presque reclus. Une fois que le groupe fut dissous, j’ai du donc chercher une nouvelle ville pour m’installer. Et grâce à une suite de circonstances, je me suis retrouvé à vivre à Alexandrie. Expliqua calmement Alarik en regardant le feu de camps juste devant lui, comme se plongeant dans la lueur du feu de bois, pour ressasser de vieux souvenirs.

- Ah, je ne savais pas que vous aviez été ninja à Alexandrie ! Vous avez donc connu le Maître Cloud ?

- On peut dire ça …



Alarik reprit une grosse bouffée d’air tout en remettant une buche sur le feu afin de le raviver alors que Tomaya, totalement captivé par l’histoire du seigneur, était assis sur le banc, les mains soutenant sa tête et ses coudes posés sur ses genoux. Alarik, sentant le regard admiratif de son poulain braqué droit sur lui, eu un petit rictus et continua son explication.


- Disons, que j’y suis devenu le soixante-troisième grand Maître ninja !


Cette dernière nouvelle secoua totalement Tomaya. Surpris, il tomba à la renverse, réveillant ainsi Doyu. Une fois réapparut derrière le banc, le jeune homme avait les yeux qui pétillaient. La bouche toujours grande ouverte, il n’en revenait pas qu’il s’était fait entrainer, encore une fois, par un Maitre ninja d’Alexandrie. D’un petit bond, il s’assit de nouveau sur son banc et sentit sa détermination augmentée d’avantage. Un autre Maître ninja, jamais il ne l’aurait cru.


- Incroyable, vous, vous avez été Maitre ninja à Alexandrie. Il y a longtemps de ça ? Demanda Tomaya, la voix totalement gagné à la cause de l’excitation.

- Ben en faite, je suis simplement le prédécesseur direct du Maître actuel Cloud Strife.

- Quoi, le Maître Cloud vous a battu pour avoir votre place ! Je ne trouve pas ça chouette. Répliqua Tomaya l’air stupéfait.

- Ahahahaha, mais non voyons. On devient rarement Maître ninja en défiant celui au pouvoir. Disons, que pour une raison personnelle, je lui ai laissé le relais, c’était il y a vingt ans environs. Répondit Alarik en regardant le ciel étoilé.

- Raison personnel, pour abandonner la place la plus cool d’Alexandrie, faut que ce soit une bonne raison ! Répondit Tomaya en faisant la fine bouche.

- Tu comprendras quand tu seras encore plus grand. Rétorqua Alarik, toujours en contemplant le ciel étoilé.

- Je n’arrive pas à y croire, je me suis fais entrainer, d’abord par le Maitre Cloud, puis par vous, j’ai vraiment de la chance ! Je crois que Tomi et Eleane en serait jaloux, je… oh… S’exclama alors Tomaya en regardant ses poings bien serrés mais sentant une petite tristesse, en repensant à ses amis qu’il n’avait plus vu depuis trois ans.

- Ce n’est pas de la chance Tomaya. Tu es unique. Tu possèdes une énergie incroyable en toi. Le Maitre Cloud l’avait détecté, et moi-même, quand j’ai posé ma main sur ton épaule il y a trois ans, je l’ai ressentie. Répondit doucement Alarik en se levant de son banc.

- C’est fou, je n’en reviens pas, mais pourquoi m’annoncer ça seulement maintenant ? Pourquoi avoir attendu trois années pour me le dire ? Demanda alors Tomaya curieux en suivant du regarde Alarik qui prit fit les cents pas autour du feu de camp.

- J’ai du garder le secret sur mon identité Tomaya, mais je ne peux te l’expliquer maintenant. Mais ce n’est pas pour ça que je t’ai dis ça
.


Le visage d’Alarik se crispa de nouveau alors qu’il s’assit à côté de Tomaya. Ce dernier, sentant le changement d’attitude de son Maître, arrêta de sourire bêtement et se remit à écouter attentivement. De nouveau, le regard du vieil homme perça celui de Tomaya. Plus encore qu’auparavant, il allait clairement lui avouer quelque chose d’encore plus lourd que sa véritable identité. Le Maître, se résigna, il relâcha tout ses muscles et repris son explication.


- Je t’ai dévoilé tout ça car, depuis trois ans maintenant, je me déplace régulièrement à Alexandrie pour donner de tes nouvelles à Cloud !

- Quoi ? Mais pourquoi, enfin, vous auriez peu me le dire, je serais venus avec vous ! Répondit stupéfait Tomaya.

- TOMAYA !



Le garçon, un peu frustré d’avoir eu l’impression d’être traité comme un prisonnier obliger de rester caché et isolé de tous pendant toutes ces années commença à râler et à bouder. Vivement, il contesta l’attitude d’Alarik. Ses amis lui manquaient, Alexandrie lui manquait. Plusieurs fois il avait envisagé de donner de ces nouvelles, mais avait chaque fois été réprimé par le vieil homme, l’obligeant à rester dans la cabane. Mais ce dernier, stricte continua malgré tout sa discussion.


- Cloud, était ton premier Maître, je me devais de lui donner de tes nouvelles. Je lui ai expliqué que je m’occupais de toi et que je lui ferais part de tes progrès au fil des années.

- Mais je pouvais vous accompagné malgré tout !

- C’était impossible voyons ! Tomaya, je te rappelle que tu es très certainement encore recherché, et pas par des individus des plus honnêtes ! Tu te rappel, c’est pour cela que je t’ai amené ici !

- Vous parlez des deux types qui ont attaqué Alexandrie peu avant que je vous rencontre. Répondit Tomaya, se plongeant dans ses souvenirs se remémorant cette terrible rencontre.

- Oui, si je t’ai amené ici, c’est parce que cet endroit est, et ce grâce à l’une de mes techniques, un endroit où personne au monde ne peu détecter ton chakra. Ces gens sont dangereux Tomaya, et si je te sortais du rayon d’action de ma technique, tu aurais peu être découvert !

- Je me suis entrainé pendant trois ans, afin de pouvoir me défendre contre eux. Je pense que j’aurais sur faire face si ces mecs nous auraient barré la route, et puis, vous êtes un seigneur affinitaire. On leur aurait botté le cul !

- Ce n’est pas aussi simple crois moi
!


Tomaya ne savait pas quoi répondre à cette nouvelle. Il savait qu’Alarik avait eu raison de le protéger ainsi. Il se rappela de l’hôpital dévasté, et de ses deux amis, frôlant la mort. Même s’il savait qu’il s’était grandement améliorer, il se rappela que ces deux hommes avaient réussit à pénétrer dans Alexandrie malgré tout et il se rappela de la chance qu’il a eu de rencontrer le Maître Alarik. Cela faisait trois ans qu’il était là, sous sa protection. Mais d’un autre côté, il ne pouvait s’empêcher de repenser à Alexandrie. Trois années loin des seuls gens qu’il connaissait et qu’il appréciait. Ceux là même qui, se sont peut-être faits du souci pour lui. Peut être le croyaient-ils mort ? Sur son banc, les visages d’Eleane, de Tomi, d’Anto ou d’Itoe lui passèrent devant les yeux. Mais Alarik assit à ses côtés, lui tapota l’épaule pour le rassurer et le réconforter, comme il avait l’habitude de faire.


- Je sais que c’est dur Tomaya. Le Maître Cloud m’a raconté ton histoire. Mais je l’ai fait pour ton bien, crois moi.

- Mon bien ? Et Eleane ? Et Tomi ? Que peuvent – ils penser de ça ?

- Je suis sûr qu’ils pensent encore à toi.

- Ils me manquent…



Le Maître se sentit très mal de la situation. Tomaya pourtant si confiant et heureux, se replongea dans sa nostalgie et de la tristesse se lu sur son visage. Il voyait bien, qu’il se sentait trahi, emprisonner. Il est vrai qu’il a fait des progrès fulgurants. Son sang, son Chakra, tout cet héritage qu’il à reçu, pesait dans la balance et le rendait de plus en plus fort. Que devait-il faire ? Revenir au monde au risque de retrouver ces hommes si malveillant ? Le laisser retrouver ces amis, afin qu’il reprenne le cours normal de sa vie. Alarik hésitait, mais c’était d’abord à Tomaya de décider de son sort.


- Tomaya, je sais que je ne devrais pas t’en parler. Je l’ai promis au Maître Cloud. Mais c’est plus fort que moi. Je pense que tu devrais être au courant afin de faire toi-même le choix.

- De quoi voulez-vous me parler ?



Tomaya détourna son regard pour le fixer droit dans celui d’Alarik dans un nouveau silence de haute montagne à couper le souffle.


- Alexandrie est, rentré en guerre contre la république d’Esthar. Et je pense, que la citée a été attaquée.


Cette annonce fit comme un choc à Tomaya. Surpris, il regarda son Maître qui ne savait plus où se mettre. De la colère et de la déception commençait à le ronger. Les poings serrés, sa montée de chakra soudaine, prouvait l’amour et l’inquiétude qu’il portait encore pour sa ville. Doucement, les plis de sa veste commencèrent à virevolter à cause du Chakra qui s’émanait lentement de son corps. Il ne savait pas ce qu’il devait en penser. Devait-il en vouloir à Alarik de ne pas l’avoir averti ? Non, il savait qu’il avait fait ça pour son bien. Suite à la colère, c’est de l’inquiétude qui le gagna, et des tonnes de questions vinrent l’enrayé. Sans trop attendre, il prit des nouvelles.


- Attaquée ! Mais, que c’est-il passé ? Il y a des morts ? Et Eleane ? Et Tomi ? Ils vont bien ? Demanda Tomaya, les dents serrées, le cœur battant la chamade en imaginant ses amis blessés ou pires.

- Je l’ignore, quand je suis reparti de là, ils venaient juste d’apprendre que l’assaut d’Esthar était imminent. Je n’en sais pas plus malheureusement. Mais ne t’inquiète pas, Alexandrie regorge d’excellents ninjas, ils se sont surement bien défendus !



Mais la colère de Tomaya était telle, que ces dernières paroles rentrèrent par une oreille mais sortirent par l’autre. Les poings serrés il se leva de son banc, et d’un geste puissant du bras gauche, envoya une onde de choc de Chakra droit dans le rocher rond, sur-lequel il était assit quelques heures auparavant et donc, le fit voler en éclat, ne laissant qu’un petit cratère fumant à la place. Alarik, sentant la détresse de son élève se leva pour aller le réconforter.


- Ne t’inquiète pas Tomaya ! Je te dis qu’ils n’ont rien eu, j’en suis sûr et certains et puis, au pire, le Maître Cloud à du intervenir, viens, rentrons, je vais te faire une tisane spéciale pour te calmer, et demain ça ira mieux, je te le promets.

- Ca c’est sur que ça ira mieux demain Maitre Alarik ! Déclara alors Tomaya en se levant et en se dirigeant vers la cabane.

- Pourquoi
?


Alors qu’ils prirent le chemin de la cabane, laissant le feu de camps s’éteindre tout seul, Tomaya accéléra le pas pour arriver à la porte, et d’un regard puissant et sévère, il dit à Alarik


- Car demain, je mets un terme Ă  cet entrainement et je retourne Ă  Alexandrie voir comment vont mes amis !


Alarik sachant qu’il ne pouvait plus aller a l’encontre du choix de son élève acquiesça en fermant derrière la porte de la cabane laissant la grande place derrière eux déserte, où le feu de camps, témoin d’un tournant dans la vie du garçon commença à rendre l’âme, sous le ciel étoilé.
Dernière édition par Tomaya_Sakuza le Mer 8 Juin 2011 11:14, édité 1 fois.
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Re: Héra

Messagede Tomaya_Sakuza le Mer 4 AoĂ» 2010 15:19

Chapitre VIII : Retour en fanfare !





Le lendemain, un ciel bleu azure colora le ciel du mont du paradis. Les premiers rayons du soleil commencèrent à percer au dessus des hautes montagnes qui entouraient ce trou, que Tomaya avait côtoyer depuis trois longues années. Comme un éternel recommencement qui dure depuis la nuit des temps, c’est le même scénario qui se répéta dans ce lieu, entre les ombres caractéristiques, que projetait ces hauts pics rocher sur le sol et le même gazouillis des mêmes oiseaux, qui venaient nicher dans les conifères depuis des millénaires. Mais malgré cette habitude ancestrale, cette journée, pour ses locataires, est en faite très spéciale. En effet, déterminé et inquiet des nouvelles apprises la veille, Tomaya en a prit la décision de retourner à Alexandrie et ce, en dépit des mystérieux personnages qui seraient toujours à sa recherche quelque part sur le plancher des vaches. Confiant et sûr de sa décision qu’il avait encore réfléchit toute la sainte nuit, à n’en dormir que quelques heures, Tomaya ne se souciait même plus de la beauté et de la tranquillité de l’endroit dans laquelle il se trouvait. Droit et bien dans ses chaussures, il se tint là, en face du petit sentier presque invisible, qui le sépare de la civilisation depuis une bonne heure, à attendre que son mentor ai terminé les dernier préparatifs de départ. Ses affaires bien rangé dans une sorte de balluchon, il n’attend qu’une chose, la venue d’Alarik qui traine encore dans la cabane. Même Doyu, le fidèle compagnon de l’ancien Maître ninja d’Alexandrie est au pied du jeune garçon, prêt à arpenter une longe route.


C’est alors qu’Alarik, dans sa tenue habituel, une tunique bleue, un pantalon rouge sortit de la cabane, grand sourire aux lèvres. Après un énorme étirement suivit d’un grand bâillement, il se tourna vers son élève, qui souffla, sentant son cœur et son esprit, au bord de l’implosion. Le voyant prêt et impatient d’avancer, il ne pu s’empêcher de sourire, à voir le visage décidé de ce gamin, dont les jovialités et les sourires enfantin affiché il y a trois ans par Tomaya, semblaient pourtant si loin. Ayant bien prit soin de fermer la porte à clef, il s’approcha de Tomaya tout en contemplant une dernière fois l’endroit merveilleux qu’ils allaient quitter. Mais Tomaya lui n’en avait cure, presque ingratement, et resta figé, à regarder le sentier.


- Tu es sûr de ton choix Tomaya ? Plus loin, tu reviendras au monde, changé c’est vrai, mais au premier plan. Demanda le vieux Maître en s’approchant de son élève.

- Oui Maître. J’ai envie de voir ce que vont me donner mes trois années d’entraînement avec vous. De plus, j’ai encore ressenti ce mauvais pressentiment toute la nuit, et j’ai envie d’en avoir le cœur net !

- Tu as encore fais ce cauchemar ? Reprit le maître, inquiet.

- Oui. Nous devons y aller !

- Dans ce cas, je ne te retiens pas. Je te suis. Abdiqua Alarik
.


Tomaya entama ainsi sa longue marche vers son retour aux affaires. Suivit d’Alarik et de Doyu, il commença sa descente dans le long et étroit sentier escarpé, jonché de rocher pointus et autres mauvaises herbes. Le regard froid, le pas convaincant et convaincus de celui qui ne reviendra pas sur sa décision, il mangeait littéralement les mètres du sentier sans même penser une seconde à se retourner. Se forçant même à nier les avantages pourtant flagrants de la vie dans cet endroit afin de ne rien regretter, il ne regarda jamais en arrière, vers son passé, qui pourtant, n’a eu de cesse de le modeler en ce qu’il est dorénavant. Dans son dos, le Maître Alarik, à la fois inquiet et fier de la volonté de son jeune ninja, ne pouvait s’empêcher de repenser au changement qu’avait subi Tomaya depuis ces dernières années. Du jeune garçon naïf, un peu peureux et pas du tout sûr de lui, il était devenu ce jeune adolescent qui n’avait peur de rien et qui avançait d’un pas décidé vers son futur. Il ne pouvait s’empêcher de sourire et était conscient de la force de caractère ainsi que de la nouvelle puissance de Tomaya. Même s’il ne l’avait pas encore vu combattre, il était conscient de ses capacités, et c’est surtout ça, qui poussa Alarik, à le relâcher dans la nature. Il savait, qu’un jour ou l’autre, cela devait se produire, et même si une certaine hésitation continua de le chatouiller derrière la nuque, il resta convaincu de la volonté de cet enfant. Ainsi, ils avancèrent dans le sentier, entre les énormes rochers, tombés là par hasard, témoin eux aussi du deuxième passage du garçon blond. Mais alors qu’ils passèrent entre deux énormes blocs rocheux, dressés telles des portails, Alarik, de sa voix puissante, interpella Tomaya.


- Stop Tomaya ! Arrête toi tous de suite. Cria tout d’un coup Alarik.

- Nous ne pouvons attendre Maître ! Répondit Tomaya un peu vexé.

- Tu n’iras pas plus loin, attends deux secondes !

- J’ai pris ma décision, vous ne me retiendrez pas…



Alarik s’avança alors doucement au côté de Tomaya. Ce dernier, surpris par l’ordre de son maître se retourna frustrer. Il fusilla son Maître du regard, comme si celui-ci, avait fait volte face et ne voulait plus qu’ils s’en aillent. Mais Alarik s’en fichait, il dépassa Tomaya et se concentra. Soudain, il fit une manipulation et cria « Haiki » ! C’est alors qu’un souffle puissant vint balayer la mèche blonde du garçon et la tignasse grise du Maître. Cette bourrasque s’engouffra dans le sentier, soufflant de la poussière. Une fois la bourrasque passée, le Maître se retourna pour regarder son jeune élève. Celui-ci, ne comprenait pas trop ce qu’il venait de se passer. Il continua à rester sur ses gardes, prêt à une réponse virulente, en cas de refus d’Alarik, de le laisser passer. Mais il en fut autrement. Le visage du vieil homme s’illumina d’un beau sourire ce qui intrigua Tomaya.


- J’ai annulé le kabejinsai de protection que j’avais installé ici. Je m’étais assuré que tu ne quittes pas ce périmètre. Tu n’aurais jamais ****** t’en aller discrètement de cette façon. Expliqua Alarik.

- Un kabejinsai de protection ? Vous aviez si peur que je m’en aille ? Demanda Tomaya intrigué.

- On ne sait jamais. De plus, il ne servait pas qu’à ça.

- Ah oui, il servait aussi à empêcher mes ennemis de me retrouver ? Ajouta Tomaya, un peu soulagé.

- Oui, c’est cela. Un peu partout dans ces pics de roches, j’ai dissimulé des notes spéciales qui permettaient de former ce bouclier de défense. Qui bloquait toutes tes émanations de Chakra.

- Mais alors, pourquoi ne pas faire ça à Alexandrie ?

- Car l’environnement ne convient pas. De plus, sous cette montagne coule une rivière, ce qui amplifiait la puissance de la technique.

- Je vois et maintenant c’est bon ?

- Je t’en prie, tu peux avancer, je te suis…



Mais Alarik avait – il à peine eu le temps de terminer sa phrase, que Tomaya, toujours aussi motivé avait reprit la route presque en courant. Le vieil homme savait que de toute façon, la volonté du jeune le surpasserais, et c’est totalement résilié à l’idée d’un retour, qu’il suivit à son aise, les traces de pas rapides laissé par l’Ancien. Soudain, ce dernier s’arrêta de nouveau et se retourna avec un petit sourire aux lèvres. Il regarda son Maître, les yeux remplis d’étoiles et dit, d’une voix on ne peut plus heureuse.


- Merci, maître Alarik, de m’avoir protégé et de m’avoir apprit tout ce que je sais. Maintenant à moi de montrer ce que je vaux !


Ainsi, le petit groupe reprit le chemin d’Alexandrie. De la même manière que quand ils sont arrivés trois ans plutôt, Alarik, créa un radeau d’eau grâce à une technique de Suiton dès le moment où ils croisèrent une rivière en contre bas. Ils reprirent le chemin alors le chemin d’Alexandrie par ce cours d’eau qui déboucha après une bonne vingtaine de minutes sur la mer, ce qui leur permit, d’accélérer beaucoup plus leur déplacement. Tomaya se taisais et ne savait comment expliquer son départ à ceux qu’il aimait et qu’il n’avait jamais oublié. Il ignorait aussi, ce qu’il allait voir une fois arrivé sur place. Après tout, la ville venait d’être attaquée. Il sentit son cœur battre la chamade, se prenant dans les gencives, l’air marin qui lui fit du bien. Très vite, ils aperçurent le Continent Centrale qu’ils devaient encore contourner. Des paysages, que Tomaya reconnu sans peine. Que ce soit la haute tour de Lindblum, la vaste forêt qui entourait Alexandrie. Des tonnes de souvenirs qui revinrent le caresser. Totalement avalé par la nostalgie, il ne se rendit pas compte, qu’ils approchaient de leur destination. Après à peine trois heures de navigations, enfin, ils arrivèrent dans le port d’Alexandrie.


Mais, alors qu’ils s’attendaient à un port radieux, baigné de soleil, dans lequel se croiseraient bateaux de plaisances et bateaux de pèche, c’est un port dévasté et encore fumant qu’ils rencontrèrent. Même Alarik, qui pourtant s’était rendu quelque fois à Alexandrie entre temps, n’en croyait pas ses yeux. Les hangars détruits dévoilaient leurs décombres recouvrant de macabres visions. Les canons de défenses côtiers en ruines, prouvaient leurs infériorités dans l’armement militaire. Les trous d’obus et autres impactes de balles hantaient cet endroit et semblaient hurler la douleurs, qu’avait ressentis celui, qui s’était fait touché par elle. Le rouge du sang, peinait à disparaître et ce, malgré les efforts des marins, qui s’attelaient à nettoyer cet endroit. Même les mouettes, témoins involontaires de l’attaque, semblaient se cacher, ne voulant pas assister à ce spectacle de désolation, qui dégoûta de plus en plus Tomaya. Enfin, alors que le radeau s’approcha doucement de la plage au sable noircie par la poudre, ils posèrent le pied dans le port. Un retour à la maison, qui n’avait rien de glorieux. Tomaya, commença à ressentir une boule de colère grandir en lui. Celle-ci lui remontât dans la gorge, comme du vomis qu’on ne veut cracher. Les dents serrées, une petite larme vint surgir au coin de ses yeux. Sentant la détresse et la colère de son poulain, Alarik vint le consoler et surtout, vint apaiser sa colère en lui frottant l’épaule.


- Comment, comment ont-ils osé faire ça Maître ! Pourquoi, pourquoi attaqué Alexandrie ! Fustigea Tomaya calmé par la petite technique d’apaisement d’Alarik.

- Je l’ignore mon garçon. Le monde est ce qu’il est, et malheureusement, des gens ne peuvent s’empêcher de vouloir le détruire.

- Vite Maître, je veux savoir si les autres n’ont rien ! Si ils ne sont pas blessés !

- Je sais Tomaya, je sais. Allons voir le Maître Cloud. Il serra le plus à, même de nous informer ! Dit Alarik qui voulait maintenir Tomaya le plus calme possible
.


Les jambes lourdes et le moral très atteint, ils avancèrent alors en direction de l’académie, afin de se rendre dans le bureau du Maitre. Dans la ville meurtrie, nos deux amis passèrent presque inaperçu. Le visage des citadins était triste et désemparer. Les bâtiments détruits, témoins de la violence des combats, glaçait le sang, même des plus téméraires. A gauche à droite, Alarik et Tomaya voyaient des cadavres empilés pleurés par des familles dorénavant en deuil. Tomaya, n’avait jamais été témoins d’une telle horreur. Il continua de serrer ses poings, tout en baignant dans le dégoût et le désarroi. Certains bâtiments ne tenaient presque plus debout, d’autres continuaient encore à s’effriter sur le passage des deux ninjas, qui restèrent vigilant, pour ne pas se faire écraser par un débris quelconques. Tomaya essayait de plus en plus de contenir sa colère, de voir la ville, sa ville, dans laquelle il était né, dans cet état lamentable. Mais plus encore, il se rendait compte de la violence du combat et il ne pouvait s’empêcher de penser à ses amis, qui avaient certainement vécut tout cela. Etaient-ils blessés ou pire ? A force de penser cela, il accéléra le pas en direction de l’académie. Mais cette vision presque apocalyptique, n’allait pas en s’arrangeant. Sur leur chemin, les rares qui tournaient la tête pour regarder nos amis passé, ne semblait pas reconnaitre ce jeune garçon qui s’était enfuis il y a trois ans. Bien entendu, celui-ci était partit peureux, naïf et peu confiant dans ses capacités. Et là, ils voyaient un garçon, revenus fier, confiant, le torse bombé et le regard puissant. Mais l’Ancien continua sa marche. Ne voulant presque pas subir encore plus, les regards plaintifs et de souffrances, des habitants de la ville. Il sentait déjà son cœur broyer, repérant des endroits qu’il connaissait, sous un voile de poussières et prêt à s’effondrer. Soudain, arrivé au dernier carrefour avant l’entrée de l’académie, deux visages firent tilt dans la vue de Tomaya. Cheveux noirs bouclés, teints mate juste à côté d’une belle fille, aux cheveux noirs et aux yeux bleu clair qui discutaient tranquillement, devant l’entrée d’une boutique totalement sinistrée.


- Je n’arrive toujours pas à y croire. La boutique de maman est en ruine ! Pleura Resurii, effondrée devant la porte de la boutique de fleur familiale, dans laquelle il était impossible d’entrer, car le plafond s’était effondrer dans l’entrée.

- Le principale, c’est que tes parents et toi, soyez en vie, Resurii. Avec le temps, votre boutique sera comme neuf. Je vous donnerais un coup de main. Répondit Anto tout en consolant son amie.

- Je sais, mais quand même. Tous nos souvenirs de famille, même nos économies, tout doit être détruit si cela se trouve. !

- Ne t’inquiète pas, tes parents sont surement assurés et ont des réserves. Allez viens, il faut aller voir si Sebbu va mieux. Il est rentré à l’hôpital tout à l’heure pour son dos. Répondit Anto en relevant doucement Resurii.

- Oui, tu as raison. Le pauvre, il s’est fait éjecter par cette explosion. Je te suis, oh, mais, c’est qui ces deux là ? Demanda tout à coup Resurii en regardant nos deux amis passer dans la rue.

- Des ennemis tu crois ? Répondit Anto en serrant le poing

- Non je ne pense pas. Ils n’en n’ont pas l’air mais celui qui nous regarde il me dit quelque chose, oh mais, attends, ça ne serait pas…

- Anto, Resurii, je suis soulagé que vous n’ayez rien. Souffla alors Tomaya à Alarik en atteignant la porte de l’entrée de l’académie.

- Je te l’avais dis, les autres ninjas de ta promotion sont devenus eux aussi très fort, et je suis sur que les autres vont bien. Rassura Alarik en souriant.

- Ne vous inquiétez pas, je suis revenu maintenant. Pensa alors Tomaya en regardant son académie
.


Enfin, ils entrèrent dans l’académie. A l’intérieur, l’heure était aux grands travaux de réparation. Des bruits de marteaux conjugués au bruit de scies qui découpent du bois changeaient énormément de l’ambiance, plus écolier, que l’académie avait l’habitude de connaitre. Dans la cour, Alarik et Tomaya commençaient enfin à attirer l’attention de ceux qui s’y trouvaient. Personne ne semblait pourtant les reconnaitre. Très vite, autours de nos amis, le « bouche à oreille » se lançait. Etaient-ce des ennemis, des espions, des personnalités importantes ? Pour Tomaya, aucuns visages ne semblaient lui être connus et, comme les habitudes ne se perdent jamais, il jeta un œil directement vers la grande vitre du Maître locale. Mais celle-ci, ayant été détruite, à été remplacer par un voile de plastique translucide, et il était donc impossible de voir si le Maître Cloud était présent ou non. Ainsi, ils entrèrent dans le bâtiment principal. Celui-ci ne semblait pas avoir été grandement touché, le grand escalier en colimaçon était encore la, même les bureaux ne semblaient pas plus détruit. D’un pas décidé, ils montèrent à l’étage. Le cœur de Tomaya, commençait à battre la chamade, l’excitation de revoir le Maître Cloud ainsi que Biggs après trois ans était omni présente dans les yeux du jeune ninja.


Les voilà enfin arriver à l’étage, la porte du Maître grande ouverte au loin dans le couloir et les bruits de pas prouvaient la présence des intéressés dans le bureau du Chef. La porte se rapproche à grand pas, Tomaya s’apprêta à rentrer quand soudain, la grosse main d’Alarik lui bloqua le passage. Ceci surprit l’Ancien, qui vit le visage de son mentor s’illuminé, prêt à la surprise.


- Maître, qu’est ce que vous faites ? Demanda Tomaya un peu frustré d’être arrêté à un mètre du retour.

- Attends ici, je rentre en premier. Dit Alarik d’un ton sec

- Pourquoi ? Maître ce n’est pas le moment de faire du cinéma là ! Répondit Tomaya blasé.

- Voyons Tomaya, tu me connais bien. Dit Alarik avec un large sourire qui prouvait son sérieux.

- Justement …



Alarik rentra alors dans le bureau. A l’intérieur, les habitués étaient présents, Cloud bien entendu, mais aussi Biggs, Jesse et Neji. Tout les trois regardèrent la carte du monde sur laquelle, des indications étaient inscrite en grand. La lumière dans le bureau était mate, pour cause, le voile de plastique pour remplacer la fenêtre le temps de la réparation qui était tendu et qui empêchait les rayons du soleil de mieux éclairer la pièce. Mais les quatre ninjas, obnubiler par la carte en en grande discussion, ne semblaient pas avoir fait attention à l’entrée du Seigneur affinitaire. Se raclant la voix, il prit sa respiration et pour faire l’appel.


- Bonjours messieurs ! Cria alors Alarik comme pour faire une entrée fracassante.

- Alarik ! S’écrièrent en même temps les quatre ninjas à l’intérieur.

- Oui c’est bien moi, je vois qu’il y a eu du grabuge ici ! Déclara Alarik, dont la tentative d’humour n’avait pas fait mouche.

- L’heure n’est malheureusement pas à la comédie Alarik. Comme tu vois, la ville est détruite, nous avons subis de plein fouet l’assaut d’Esthar. Répondit, un peu dégouté de l’attitude de l’ancien Maitre, Keji.

- J’ai vu ça. Ils n’y ont pas été de mains mortes. Mais vous avez quand même réussit à les repousser à la mer.

- Cela n’a pas été évident. J’ai du utiliser une puissante technique pour les repousser. Mais tous se sont vaillamment battus. Expliqua Cloud.

- Je n’en ai jamais douté.

- Qu’elle bon vent t’amène ici Cloud ? Demanda à son tour Keji, toujours aussi sérieux.

- Oh, je suis venu aux nouvelles et j’ai amené une petite surprise pour vous mes amis. Déclara Alarik en tentant de se reprendre.

- Une surprise ? S’interrogea Cloud.

- Oh oui vous allez voir. C’est bon tu peux rentrer
!


Tomaya, ayant entendu l’ordre de son Maître, emboîta le pas et entra doucement dans le bureau. A l’intérieur, Cloud, Keji, Biggs et Jesse commencèrent à apercevoir doucement la silhouette du jeune garçon se dessiner doucement dans la porte. C’est alors qu’il apparut, après trois années d’absence. Tomaya. Il fallut quelques secondes aux Alexandriens pour se rendre compte de qui, était ce jeune garçon blond, vêtu d’un habit rouge et d’un pantalon noir. Il avait déjà bien grandit et son visage, de bambins quand il avait dix ans, s’était effilé. Et puis son regard, fixe, dur et puissant, choqua des gens dans la pièce. Mais l’incertitude fut totale, étais-ce bien lui. C’est alors qu’il prit la parole.


- Bonjours Maitre Cloud ! Je suis revenu ! Déclara Tomaya avec un grand sourire.

- TOMAYA ! Crièrent Biggs, Keji, Jesse et surtout le Maître Cloud dans une surprise totale.

- Oui, c’est moi…



En courant, ils vinrent tout près du jeune ninja. Cette surprise les avait fait presque oublier le désastre qui régnait dehors. Heureux de retrouver ainsi Tomaya, tous entourèrent le jeune garçon, pas du tout intimidé par tout tous ça. Tous, le dévisagèrent. Le voir ainsi, les rendit heureux. Eblouis, par la grandeur et le changement certains d’attitude de celui, qu’ils avaient trouvé presque par hasard dans les rues, les époustouflèrent. Et en particulier Biggs, le plus proche ami de Tomaya. Presque les larmes aux, ils n’étaient pas au courant, que l’Ancien était entraîné par Alarik. Toutes ces années, il s’était fait les pires filmes. Mais il était là, devant lui. A ses côtés, Keji, qui resta le plus calme possible, ne se contenta que d’un sourire surpris alors que Jesse se frottait les yeux. Enfin Cloud, tel un père, s’approcha au milieu de ses adjoints. Il regarda les yeux de Tomaya, et se figea sur son sourire. Il n’avait plus rien à voir avec le gamin qu’il avait entraîné. Il se tenait droit, son regard ne se baissa pas et surtout, il ressentait une énergie s’émaner du garçon, qui le rendit de plus en plus confiant.


- Je n’en revients pas, j’ai suis scotché. Comme tu as changé Tomaya, on ne te reconnaitrait pas ! S’exclama Biggs, large sourire aux lèvres.

- Oui, enfin, ça fait trois ans vous savez. Répondit modestement Tomaya

- Mais même. Tu dégages quelque chose de puissant et…

- Bienvenu chez toi, enfin, même si la ville n’est pas dans un belle état. Continua Jesse qui coupa Biggs en pleine phase émotive.

- J’ai vu ça, c’est Esthar qui vous a attaqué ? Demanda Tomaya en regardant la carte à sa gauche.

- Oui, c’était terrible. Nous nous sommes défendus du mieux qu’on pouvait, et si le Maitre n’avait décidé de se battre, ça aurait été dur de tenir. Répondit Biggs en baissant les yeux.

- Vous vous êtes battus Maître Cloud ?

- Oui, la situation était devenue critique. Il y a eu énormément de dégâts comme tu as pu t’en apercevoir. Enfin soit, nous avons gagné cette bataille et nous avons n’avons pas beaucoup de victimes par rapport aux dégâts.

- Je suis de retour maintenant, et je reprends du service. Répondit, sûr de lui Tomaya.

-Ravis de te revoir parmi nous Tomaya. J’espère qu’Alarik s’est bien occupé de toi. Déclara le Maître Cloud en jetant un regard curieux à son prédécesseur.

- Oh oui très bien Maître Cloud, il m’a aidé à progresser et je suis devenus bien plus forts. Mais avant toutes choses. Dites-moi, vous savez où se trouvent Eleane et Tomi ? J’ai hâte de les revoir. Demanda de nouveau Tomaya, dont les yeux s’illuminèrent à l’attente de la réponse
.


Mais cette demande de Tomaya jeta un froid dans la pièce. Le jeune ninja, heureux de pouvoir revoir ses vieux amis après trois années d’exile à s’entraîner, n’attendait que ça. Mais quelque chose semblait clocher dans le brusque changement d’attitudes des dirigeants Shinobis. L’euphorie de son retour venait de virer à l’inquiétude et la confusion. Les mines s’étaient creusées, et personnes ne semblaient vouloir répondre à Tomaya. Alarik, qui se doutait aussi du problème s’avança pour prendre place aux côtés des autres, laissant seul, Tomaya devant l’entrée dans l’ignorance qui commença à l’agacer. Un silence s’installa, Tomaya, commença à se douter de quelque chose, ils voyaient que ces interlocuteur, se jetaient des regards inquiets et peu confiant. C’est alors que le Maitre Cloud, prit son courage à deux mains et s’avança.


- Tomaya, écoute-moi. Je suis désolé mais ils ne sont plus ici. Souffla Cloud inquiet.

- Comment ? Vous voulez dire, pas dans l’académie n’est-ce pas? Demanda Tomaya en tentant de déceler une vulgaire blague de mauvais goût dans la réponse du haut dignitaire Alexandrin.

- Non, je veux dire, plus à Alexandrie ! Continua d’insister le Maître Cloud

- Quoi ! ! Non ! Ils, ils sont morts ? S’écria Tomaya en faisant un pas en arrière, le visage tout à coups bouffer par la stupeur.

- A vrai dire, nous n’en savons rien.

- Comment ça vous n’en savez rien ! Vous ne les avez pas retrouvé ? Ils se sont fait prisonnier ! Répondez ! S’excita Tomaya, refusant toutes vérités.

- Ils sont partis en mission à Esthar ! Coupa net Cloud, faisant retombé l’Ancien sur terre.

- Esthar ? La nation, qui a attaqué Alexandrie ?

- Oui. Ils se sont portés volontaire car ils y ont déjà mis les pieds. Mais malheureusement, nous n’avons toujours aucunes nouvelles, et cela fait deux jours. Expliqua alors Keji calmement.

- A Esthar ? Tout seul ! Mais pourquoi ? Demanda Tomaya tout aussi inquiet.

- Alarik, nous avons été berné. L’attaque d’Esthar n’a pas été lancée pour une conquête ou une vengeance. Alarik, ils ont volé la pierre d’Alexandre. Annonça le Maître Cloud en se tournant vers Alarik.

- Comment ! La pierre d’Alexandre, ce n’est pas possible ! Mais comment ils ont fait, elle était sensée être bien gardée ! S’exclama Alarik presque indigné.

- Justement, ils nous ont envoyé un espion qui a profité de l’assaut pour nous la voler. Répondit Cloud tout aussi confus.

- Mais enfin, que compte- ils en faire ? Demanda alors Alarik, connaissant bien entendu l’utilité de cette pierre.

- Nous l’ignorons justement. Je n’ose même pas imaginer ce que pourrais faire Esthar, avec toute l’énergie qui se trouve dans cette pierre. C’est pour cela qu’Eleane et Tomi, accompagné de Wedge sont partis en mission pour la récupérer. Ils sont partis il y a deux jours, mais nous n’avons aucunes nouvelles. Continua Cloud.



L’ambiance euphorique du retour de Tomaya était belle et bien retombée. Et le faite qu’ils ignoraient le sort des trois ninjas n’allait pas arranger les choses. Ce silence de l’équipe une, semblait de plus en plus inquiéter Cloud, Keji, Biggs et Jesse. Plus encore, Tomaya commençait à son tour à devenir nerveux. Il ferma les yeux, remémorant ses souvenirs et les visages, enfantins, de ses deux amis, qui n’étaient peut-être plus de ce monde. Une pression insoutenable s’exerçait dans son cœur. Il s’était entraîné durement pendant trois ans, dans l’objectif de devenir plus fort et prouver à ses deux amis, qu’il pouvait aussi les protéger, et s’imaginer que tout ceci pouvait avoir été fait pour rien, le dégoûta. Non, il ne pouvait s’y soumettre, ils étaient vivants, il le savait et il savait, qu’il se devait de faire quelque chose. C’est alors que Tomaya s’avança d’un pas décidé dans la pièce et fixa Cloud droit dans les yeux, de ce regard sûr et conquérant qu’il avait appris à maîtriser.


- Maître, ils sont encore vivants et je veux aller les secourir ! Annonça t’il d’un ton sec.

- Comment ? Tomaya voyons soit sérieux ! Ce n’est pas drôle ! Répondit Keji débouté.

- Je suis très sérieux. Je ne vais pas laisser mes amis là-bas, emprisonner ou pire. Je n’ai pas travaillé autant, pour baisser les bras maintenant. Dans tous les cas, vous ne me ferez pas changer d’avis, j’irais là bas que vous le vouliez ou non! Continua d’insister Tomaya en fixant droit dans les yeux Cloud, qui regarda Alarik surprit.

- Désolé Cloud, crois moi, quand il est déterminé ainsi, il ira, j’ai aussi été victime de ça. Rétorqua d’un ton un peu rieur Alarik
.


Le Maître Cloud fut tout d’abord abasourdis devant la nouvelle volonté et la force de caractère de son ancien élève. Il sentait, dans son regard accrocheur, une réelle amélioration de ses techniques de combats et il ressentait le flux de Chakra du garçon, qui avait terriblement évolué. Mais malgré cela, il semblait quand même hésiter. Ressentant déjà assez de culpabilité de ses récents échecs, envoyer dans la gueule du loup, un autre ninja qui venait, en plus de faire sa réapparition, aurait peu semblé fou. Il regarda Tomaya droit dans les yeux, puis se tourna vers Alarik. Mais la confiance que semblait donner le Seigneur Affinitaire à son élève était incroyable et le Maître actuelle de la ville savait, que si son prédécesseur directe donnait un tel crédit à son poulain, c’est qu’il en valait réellement la peine, surtout que lui-même, savait, de quoi était capable Tomaya. C’est alors qu’il prit enfin sa décision :


- D’ accord Tomaya, je t’autorise à y aller. Mais, pas de gestes inconsidérés compris ! Tu y vas, pour prendre des nouvelles de Wedge, Eleane et Tomi. Je ne veux pas que tu te fasses attrapé toi aussi. Ordonna Cloud peu confiant mais résilié.

- Mais enfin Cloud, il ne va pas y aller tout seul. Je veux bien qu’il ait fait des progrès en trois ans, mais que fera-t-il face à l’armée d’Esthar ? Surtout qu’ils ont réussi à contrecarrer une équipe dirigée par Wedge Huko. S’intrigua Keji, complètement en désaccord avec son Maître.

- Mais je n’irais pas seul de toute façon. Maître Alarik m’accompagnera, n’est-ce pas Maître ?

- Euh, moi ? Oh, désolé Tomaya, je dois parler de choses importantes avec le Maître Cloud ! Répondit Alarik en faisant un clin d’œil au Maître locale.

- Mais, Maître ! Non, je comptais sur vous pour m’accompagner. Continua Tomaya déçut.

- Tu es un grand garçon et tu as voulu revenir, maintenant tu n’es plus mon élève. De toute façon, je dois faire mon rapport à Cloud.

- Mais…

- Je t’accompagnerais Tomaya ! S’exclama alors Biggs qui s’était tu jusque là.

- D’accord, Tomaya, va avec Biggs et aller prendre des nouvelles de l’équipe une. Ordonna Cloud fièrement.

- Bien Maître. Salua Biggs en se retournant.

- Mais, mais, mais…

- Pas de mais Tomaya. Je te donne ma confiance comme te l’a donné Alarik. Fais de ton mieux pour reprendre le contact et les aider si possible dans leur mission. Maintenant va et bonne chance. Conclu Cloud
.


Tomaya semblait toujours un peu embarrassé de ne pas être suivis de son mentor avec qui, il avait forgé de solides liens. Il se retourna sans dire un mot, visiblement troublé et déçu. Il quitta doucement la pièce suivit de Biggs qui fit un petit geste de salutation avec sa main droite. Dans le couloir, Tomaya avait déjà prit de l’avance, mais Biggs accéléra le pas et finit par rejoindre Tomaya dans l’escalier. Ensemble, ils se dirigèrent vers les vestiaires, afin que Tomaya s’équipe au mieux pour cette importante mission. Pendant ce temps là, dans le bureau, le silence fut vite rompu. Alarik se tourna vers le maitre Cloud en prenant un air bien plus sérieux.


- Cloud, je dois te parler en priver. Annonça Alarik, en faisant clairement savoir à Keji et Jesse qu’ils devaient s’en aller et ce, malgré la réunion en cour.

- Maître ! En tant que chef des Brigades noirs je me dois de…

- Keji, s’il te plait. On doit avoir une conversation en privée
.


Comprenant qu’ils étaient de trop, Keji et Jesse sortirent de la pièce non sans râler. Seuls dans le grand bureau, le Maître et son prédécesseur se firent face sans réagir. Dans la cour, ils pouvaient entendre Tomaya et Biggs commencer à discuter et rattraper trois années de séparations, entre les coups de marteaux et de scies.


- Je t’écoute Alarik. Qu’as-tu à me dire ?

- Durant ces trois années comme tu le sais, je me suis engagé à mener une enquête à propos de Tomaya. Je ne connaissais pas ses parents autant que toi, mais le faite qu’il soit un Ancien m’a tout aussi fasciné.

- Moi aussi, j’avoue que cela m’avait bluffé. Mais où veux-tu en venir ?

- Je pense avoir avancé dans mes enquêtes, et voilà. Je pense savoir qui en veux à Tomaya et surtout pourquoi. Déclara Alarik d’un ton calme et entreprenant.

- Oh. Excellent nouvelle. Explique moi…

- Et ce n’est pas tout. J’ai peu aussi mené une autre enquête. Et voila ce que j’ai trouvé. Ajouta Alarik en ayant coupé la parole de Cloud.

- Dans ce cas je t’écoute Alarik
.


Alarik prit une grande respiration tout en s’avançant vers la carte du monde il dit, d’un ton ferme.


- Je pense avoir localisé l’île où vivaient les Anciens.
Dernière édition par Tomaya_Sakuza le Mer 8 Juin 2011 11:11, édité 1 fois.
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Re: Héra

Messagede Tomaya_Sakuza le Mar 31 AoĂ» 2010 15:40

Chapitre IX : Tomaya Ă  la rescousse !





Le pas rapide et pressant, Tomaya sortit de l’académie suivit de près par Biggs. Ce dernier, ravit de revoir son élève fétiche, qu’il n’avait plus revu depuis trois année, continua de le suivre en examinant le jeune ninja de haut en bas, comme pour se rendre compte des changements physiques de Tomaya. Il n’en revenait toujours pas. Plus qu’un autre enfant, il était extrêmement attaché au jeune garçon, dont il était extrêmement fier de voir ses améliorations. Sautant dans les airs, puis de toits en toits, tout en évitant ceux qui étaient trop endommagé, ils se rapprochèrent du port encore fumant, afin d’accomplir, au mieux, leur mission de sauvetage. Tomaya, plus pressé que jamais pour sauver ses amis, prenait de plus en plus d’avance sur son poursuivant, qui avait l’habitude de ralentir sa course, pour toujours être au niveau des jeunes qu’il conduisait. Encore une fois, les progrès de Tomaya, au niveau de ses déplacements étaient fulgurants.


- Je n’arrive pas à croire que tu sois enfin revenu Tomaya, nous te croyions tous mort. Déclara Biggs en revenant au niveau de Tomaya

- Oui, je suis content d’être enfin revenus moi aussi. Cette ville m’avait trop manqué !

- Tu as bien grandit en trois ans, et mûri aussi j’ai l’impression. Je suis sûr que Eleane et Tomi seront contents de te revoir.

- Oui, s’ils sont encore vivants. Répondit Tomaya d’un ton sec.

- Oui c’est sur. Mais on a pas à s’inquiété. En plus, Wedge était avec eux.

- Je l’espère. Pff, la ville est vraiment dans un sale état, vous avez du en baver !

- La ville à pas mal subit de cette attaque d’Esthar. Je ne cacherais pas qu’il y a eu pas mal de morts et de blessés. Continua Biggs en jetant un œil aux bâtiments en réparations tout autour d’eux.

- Je regrette de n’avoir pas été là.

- Oh tu sais, le principal c’est que nous les avons repoussés.

- Ils nous le paieront un jour ou l’autre Biggs. Mais pour le moment le plus important c’est d’aller aux nouvelles d’Eleane et de Tomi.

- Tout Ă  fait, il faut foncer !



Nos amis continuèrent ainsi leur long chemin dans les rues endommagées d’Alexandrie gravement blessée de cet assaut brutal. Tomaya, à la vue de la ville dans cet état serra fort les poings pour contenir sa colère. Colère mélangé à de la frustration de n’avoir pas peu protégé sa citée avec tous ses amis. Et tout cela dans quel but ? Le vol d’une pierre. Cela lui semble absurde que tous ces blessés, ces morts, soient le fruit pourris des envies jalouses d’une autre nation, pour un objet qu’il jugeait pourtant, être anodin. Du moins, c’est que l’Ancien pensait. Il n’avait jamais entendu parler de cette pierre mais pourtant, quand il a vu la réaction de son mentor, ce dernier semblait être totalement dégoûté de cette perte.


Après une bonne dizaine de minutes, ils arrivèrent au port d’Alexandrie. Dedans, quelques ouvriers, à la mine déconfite, étaient entrain de réparer comme ils pouvaient les dégâts des soldats Esthariotes. D’autre, balayaient les rues alors que les derniers cadavres qui commençaient à sentir fort la mort, gisaient encore sur le sol, après avoir été retirés des décombres. Bien droit dans leurs bottes, Tomaya et Biggs arrivèrent sur la plage. La marée poussait l’eau de la mer jusqu’à leurs pieds. Devant eux, le ciel, si bleu après, pourtant, avoir connut le rouge du sang et de la violence, venait se plonger dans l’océan Balantique au loin. Un océan, voilà ce qui séparait Tomaya de ses amis. Mais ceci ne sembla pas l’effrayer. Le vent dans les cheveux châtains du garçon, l’odeur marine qui s’infiltra dans ses poumons, cela l’apaisa doucement, d’une colère gardée au plus profond de son cœur. Biggs s’approcha de lui et pointa du doigt, le lointain décor, dans lequel les nuages semblaient s’enfoncer


- Nous y voilà, au de là de l’océan se trouve le continent d’Edéa. Soupira Biggs devant l’immensité de l’océan qui s’étendait à perte de vue.

- Là où se trouvent mes amis ! Répondit Tomaya le regard profond.

- Mince ! Comment on va y aller, j’ai oublié d’apprêter un bateau pour nous y rendre. Moi j’ai mes ailes je pourrais traverser en volant, mais je pense que tu es trop lourd maintenant pour que je te porte. S’exclama tout à coups Biggs.

- Ne t’inquiète pas pour moi, je saurais me débrouiller. Répondit Tomaya en s’approchant de l’eau.

- Mais, tu ne vas quand même pas y aller en nageant. Répliqua Biggs un peu ironique.



Mais Tomaya n’écouta pas les derniers mots de Biggs. Il s’avança un peu plus dans l’eau, jusqu’à ce qu’il en ai jusqu’aux genoux. Il joignit ses mains, les deux index levé et se concentra. Autour de lui, seul le bruit métallique des outils utilisés par les bricoleurs derrière lui, ainsi que le râle de quelques mouettes vinrent assurer l’ambiance musicale du port détruit. Soudain, le jeune ninja entama une gestuelle et plaqua sa main contre l’eau en prononçant : « Suiton ikada de umi no jutsu » ce qui fit une projection puissante d’eau sur les côtés. Biggs, surpris, resta silencieux alors que Tomaya, sans broncher, prit appuie sur l’eau et s’installa tranquillement sur une sorte de radeau formé avec l’eau de la mer. Avec un petit sourire, il se tourna vers Biggs :


- Tu peux me suivre en volant, ou venir t’installer avec moi.

- Toi alors…



N’ayant pas trop le choix, Biggs rejoignit Tomaya sur son embarcation, directement apprise par le Maître Alarik, non sans hésiter. Il s’assit doucement, de peur de trébucher dans l’eau et jeta un regard à Tomaya qui fit un geste du doigt et ordonna au radeau d’avancer. Très vite, l’embarcation prit de la vitesse, une telle vitesse que Biggs, pas habitué, se tint au bras de Tomaya pour ne pas tomber à l’eau. Toujours aussi surprit par l’Ancien, Biggs tapota l’embarcation aquatique en souriant, se remémorant le gamin tout timide, qu’il avait repéré dans cette ruelle d’Alexandrie, presque quatre ans plutôt. Sur cette mer devenue de plus en plus calme, l’Ancien, concentrée sur sa technique, faisait en sorte que celle-ci avance le plus rapidement possible. Sa main, continuellement posée à plate devant lui, cela ne semblait pas lui posé trop de soucis de faire aller cette étrange embarcation à une vitesse assez impressionnante.


- Je vois que tu as appris de nouvelles techniques durant ces trois dernières années. Déclara Biggs, curieux de voir que le mouvement des vagues autours n’avait aucun effet sur le radeau.

- C’est l’une des premières techniques que m’a apprit Maître Alarik. Il m’a dit : que la première chose que doit savoir faire un ninja, c’est de se déplacer avec ses propres moyens. Répondit Tomaya en tapotant le radeau transparent.

- Ce n’est pas bête. Enfin, je comprends, moi aussi, la première chose que l’on m’a apprit, c’est de me servir de mes ailes pour me déplacer. Ca n’a pas été trop dur avec Alarik durant tout ce temps? Demanda alors Biggs curieux.

- Au début oui. Il lui a d’abord fallut du temps pour me motiver, me donner confiance en moi. Et puis, il a des méthodes assez poussives pour me faire apprendre, et je ne parle pas des exercices physiques et de concentrations. Mais grâce a cela, je suis devenu plus fort, et je lui serrais à jamais reconnaissant. Expliqua Tomaya, en regardant vers le ciel.

- Je vois ça, c’est vrai que peu de gens comprenaient pourquoi, à l’époque, le Maître Cloud t’avait pris sous son aile. Je dois t’avouer qu’il y a eu de la jalousie de la part des autres jeunes.

- Tout ce qui m’importe maintenant, c’est de retrouver mes amis. Conclu Tomaya en donnant une impulsion au radeau, ce qui accru la vitesse du radeau.

- Au faite, c’est quoi cette pierre qu’on a volé ? Ajouta quand même Tomaya, même si pour lui, cet objet n’était pas la priorité à ses yeux.



Biggs, bien assit derrière le garçon baissa les yeux et se mit à réfléchir. Visiblement, lui aussi, ne savait pas de grandes choses de l’objet. Il savait juste le nécessaire, mais comprenait très bien, les préoccupations de ses supérieurs.


- Cette pierre, d’après ce que l’on dit, est une sorte de relique.

- Une relique ?

- Oui. Une relique, possédant l’énergie du grand Alexandre Chinisa, le fondateur de la ville.

- Il y a encore de l’énergie à l’intérieur malgré les années ?

- D’après les hautes autorités oui.

- Mais elle apporte quoi alors ? Pourquoi tout se foin ?

- Tomaya, en plus d’être un symbole pour le Royaume, on ignore la quantitée de Chakra qui se trouve à l’intérieur. Si ça se trouve, elle est faramineuse ! Et tu imagines si Esthar arrivait à l’extirpée et à s’en servir ?

- Oui, c’est sur qu’il faut la récupérer.

- Voilà. Cette pierre est le symbole d’Alexandre. L’âme de notre fondateur.

- Dans ce cas, ne traînons pas !



Après deux bonnes heures d’un voyage totalement linéaire et désertique de ce décor d’un bleu affolant, la côte d’Esthar se fit voir au loin. Celle-ci s’approcha à une vitesse incroyable, preuve encore, de l’efficacité de la technique de Tomaya. Une fois le pied à terre, ils purent contempler le paysage désertique, au pied d’une falaise qui bordait la mer. Mais Tomaya et Biggs ne perdirent pas de temps à se reposer. Ils consultèrent la carte et prirent la direction d’Esthar. A la surprise de Biggs, c’est Tomaya qui prit les devant. Sa vitesse était décuplée, le bras droit du Maître dut encore une fois accélérer pour venir au côté du jeune ninja qui avala littéralement la distance qui les séparait de son but. D’un sol rocheux et dur, nos deux amis entrèrent dans le grand désert de sable. Sur leur chemin, ils ne rencontrèrent aucunes résistances. Tout était désert autour d’eux. Cela, étonna d’ailleurs Biggs. Cette armée avait été mise en déroute, et ils n’avaient préparé aucunes défenses en cas de contre attaque. Ceci, augmenta la prudence du Ninja, alors que l’Ancien, lui, fonça tête baissée et tout droit, dans ce désert pourtant pas si chaud que ça. C’est alors, après une bonne heure de course sans repos, que les deux ninjas aperçurent enfin, la grosse bulle qui recouvrait la grande ville d’Esthar. Comme d’habitude, ce fut la surprise générale quand à l’aspect de la ville, mais nos deux compagnons savaient qu’ils n’étaient pas là pour le tourisme, ils stoppèrent leur course en haut d’une dune pour réfléchir à un plan pour y rentrer sans se faire repérer.


- Voilà, nous y sommes, la citée d’Esthar, la ville futuriste. Expliqua Biggs les bras croisé déjà, entrain d’échafauder un plan.

- Cette ville est incroyable ! S’exclama Tomaya, qui montrait enfin des signes d’humanité.

- C’est sur. C’est une ville totalement coupée du monde. Elle s’est fortifiée d’elle-même, grâce aux innovations technologiques que les scientifiques de la ville ont trouvées. Il ne faut pas les prendre à la légère, il ne sera pas facile d’y pénétrer. Bon, maintenant, il faut reprendre contact avec Eleane et Tomi, j’espère qu’ils ne sont pas à l’intérieur ! Expliqua Biggs en réfléchissant.

- Et Wedge aussi. Ne t’inquiète pas, je vais te dire ça tout de suite. « Me Amano" ! Dit alors soudainement Tomaya en effectuant sa technique
.


Ses yeux devinrent tous d’un coup tout bleu. Juste ses pupilles prirent une couleur blanche alors que des vaisseaux de chakra grossirent et furent visible autour des yeux de Tomaya. Cette technique, sa toute première apprise, lui était maintenant extrêmement facile à réaliser. Tout devant lui devint transparent. Il scruta la ville de fond en comble, insistant son regard dans les zones plus complexe. Soudain, dans le fond de la ville à peu près au milieu de la bulle, il toucha au but. Trois silhouettes émettant un chakra bleu lui furent visibles. Après cette découverte il stoppa sa technique sous les yeux de Biggs, qui avait sentit que Tomaya avait découvert quelque chose.


- Ils sont là, au fond de la ville ! Je les ai trouvé ! S’exclama Tomaya.

- Tu en es sur ? Si ça se trouve ce sont des autres ninjas ? Répondit Biggs perplexe.

- Non, je reconnais le système d’Eleane et de Tomi. Quand au troisième, vu la puissance qu’il émettait, ça pouvait être que monsieur Wedge. Ajouta Tomaya, sûr de son coup.

- C’est bien ce que je craignais. Très bien, et comment on fait pour rentrer maintenant, tu as trouvé un point faible à cette bulle ? Un tunnel caché ? S’interrogeât Biggs toujours les bras croisés.

- J’ai une autre idée.

- Je t’écoute.

- On va se faire prisonnier ! Annonça Tomaya avec un grand sourire.

- Quoi ! Mais tu es fou ? On est là pour les sortir de cette ville, ce n’est pas pour se faire avoir nous aussi ! S’exclama Biggs totalement contre l’idée de Tomaya.

- Tu as une autre solution ? Si l’on frappe à la porte ils nous enfermeront quand même. Si on trouve un trou et qu’on s’y infiltre, on aura encore plus de mal. Répondit calmement mais non sans un petit sourire sadique Tomaya.

- A vrai dire je réfléchis mais…

- Ces mecs ont foutus le bordel dans ma ville. Je compte bien leur rendre la monnaie de leur pièce ! Annonça soudainement Tomaya en s’avançant sur la dune.

- Quoi, mais qu’est ce que tu fais ? Reviens ici ! On va se faire repérer ! Cria Biggs, abasourdis par la réaction de Tomaya.



Mais ce dernier, confiant s’avança à grands pas vers la ville. Petit sourire démoniaque aux lèvres, il fit face à la grande bulle qui ne se trouvait plus qu’à trois cents mètres en face d’eux. Biggs, dans son dos, continua de l’engueuler, mais rien n’y faisait, Tomaya, fit totalement face. Soudain, il se mit en position, effectua sous les yeux médusés de Biggs, une série de quatre enshuus et mit ses deux bras vers l’arrière, les mains grandes ouvertes. Il se concentra un maximum, ce qui fit voler doucement le sable autour de lui et dit soudainement : « Tama chakura nibai ». Tout d’un coup, dans ses deux mains apparurent deux énormes boules de chakra blanches. Leurs puissances étaient telles, que derrière Tomaya, le sable fut soufflé en direction d’un Biggs médusé. Ce dernier, impressionné par l’intensité des deux boules de chakra, resta bouche bée et du se cacher les yeux, pour ne pas avoir du sable les gênés. C’est alors que Tomaya, en prenant appuis avec sa jambe, lança les deux boules en direction de la bulle. Sur le chemin, la technique laissa derrière elle une petite énorme tranchée dans le sable. Linéaire, ne déviant pas de sa trajectoire, les deux boules se collèrent pour ne faire plus qu’un, grossissant par la même occasion, sa taille. L’impact fut inévitable, l’explosion fut terrible, l’onde de choc balaya le sable aux alentours de la zone de contact. Dans la fumée, ils pouvaient entendre que les boules de chakra avaient transpercées la bulle et explosèrent dans la ville. Bien entendu, la réaction fut immédiate. Toutes les alarmes d’Esthar se mirent en marche. Les lumières s’allumèrent et les premiers soldats sortirent de la ville en trombe. Biggs, médusé par le culot du jeune ninja, qui avait, tout seul, frappé la ville, reprit vite ses esprits. Voyant la horde d’ennemis foncé droit sur Tomaya pour l’arrêter son sang ne fit qu’un tour.


- Fuuton tenshi tsubasa ! Cria t’il en déployant ses ailes.


Sans attendre il s’envola dans les airs et agrippa Tomaya, totalement surpris alors qu’il s’attendait à en découdre courageusement, avec les soldats d’Esthar. Se débattant car totalement contre l’idée de fuir, Tomaya regarda Biggs, qui semblait avoir du mal à le porté, tout en évitant les rafales de balles, tirées du sol.


- Et mais qu’est ce que tu fais Biggs ! S’écria Tomaya en regardant son ami le soutenir dans les airs.

- Tu es dingue ! Je te sauve la mise ! Répondit Biggs qui avait du mal à prendre de la vitesse à cause du poids de Tomaya.

- C’était mon plan ! J’allais tous me les faire !

- Je veux bien admettre que tu sois devenu plus fort mais quand même. Tu n’allais pas les affrontés tout seul !

- Mais oĂą vas-tu ?

- D’après toi, la mission est toujours en cour ! On va en profiter pour rentré, accroche toi !



C’est alors qu’il prit la direction du trou provoqué par la technique puissante de Tomaya pour entrer dans la ville totalement en alerte. Une fois à l’intérieur, ils se posèrent sur le toit d’une sorte de grand bâtiment de couleur bleue et totalement illuminée. Autour d’eux, les sirènes hurlèrent à tue tête. Très vite, bien évidemment, ils furent repérés. Des sortes d’hélicoptères armés les prirent en chasse dans la ville, alors qu’ils se sauvèrent en sautant de bâtiment en bâtiment. Les engins ennemis, qui ne se privaient pas de tirer sans se soucier des bâtiments civils, entamèrent la course poursuite. Tomaya et Biggs, évitèrent les tirs ennemis sans trop de difficulté. Bien plus mobile que leur poursuivant, ils ne sentirent que les frôlements des balles, qui ne firent que percer les nombreux bâtiments, dans lesquelles vivaient certainement des familles. Ceci, enragea Tomaya, qui n’arrivait pas à croire, qu’ils ne se privaient pas de tirer sur leurs propres citoyens. Soudain, Tomaya décidé d’en finir. Il fit un bond en l’air et en se retournant fit une nouvelles gestuelle


- Chakura tama ! Cria t’il !


De nouveau, une boule de chakra apparut dans sa main droite, et sans attendre il l’a lança sur l’hélicoptère qui explosa et retomba dans la ville. Biggs, qui se préoccupait plus de trouver un abri plutôt que d’affronter les forces de police d’Esthar, prit alors Tomaya par le bras pour le faire descendre sur la terre ferme. Mais alors qu’ils pensaient vite trouver une ruelle où se cacher, comme sortis de nulle part, ils furent cernés par une cinquantaine de soldats d’Esthar, fusil braqué droit sur eux. Dans l’impossibilité de s’échapper, nos amis stoppèrent net leur fuite et se rendirent, au grand désarroi de Biggs.


- Et voilà, tu es content Tomaya ! S’exclama Biggs en jetant un regard furieux au jeune ninja qui semblait bien calme.

- Ne t’inquiète pas, je gère ! Répondit calmement Tomaya en s’avançant vers les soldats Esthariotes.

- Mais tu es fou, tu va te faire descendre revient, ah ce n’est pas vrai ! Souffla Biggs exaspérer.

- Et toi, arrête toi n’avance plus ! Cria soudainement l’un des cyborg portant une étoile de sheriff.

- Je suis un ninja venu d’Alexandrie, et j’exige de parler à votre président ! Dit alors Tomaya d’une voix puissante.

- Tu veux voir notre président, elle est bien bonne celle là, aller, foutez moi ça en cellule ! Ordonna le même cyborg à ses collègues.

- Très bien, dans ce cas, vous n’aurez aucunes informations sur la pierre d’Alexandre que vous avez volé à Alexandrie. Insista Tomaya toujours très confiant.



Cette dernière phrase fit réfléchir le cyborg sheriff. Ses yeux commencèrent à clignoter, comme si, il fouillait dans une sorte de base de données qu’il avait en mémoire. Les autres soldats, tout aussi informatisé, restèrent de marbre, visiblement, il n’y avait qu’un seul chef pour les commander. C’est alors, qu’il se mit à réagir, comme si, cette demande de Tomaya, était parvenu à des gens qui commandaient ces machines.


- Très bien, mettez moi ça en cellule j’en informerais les instances. Ordonna le cyborg à ses acolytes.

- J’espère que tu sais ce que tu fais Tomaya ! Rétorqua Biggs alors qu’il se fit arrêté par de drôles de menottes.

- Oh oui ne t’inquiète pas. Répondit sournoisement Tomaya.




Nos deux amis furent ainsi conduits dans le plus grand bâtiment de la ville. En plein centre d’Esthar, celle-ci dominait l’ensemble des autres buildings aux alentours. Dessus, d’immenses lettres clignotantes, identifiait la tour comme : « Bureau centrale ». Tomaya, qui se trouvait juste en face de Biggs dans le convoi, lui fit un clin d’œil, comme pour lui montrer qu’ils étaient conduit, justement là où il avait vu le Chakra d’Eleane, de Tomi et de Wedge. La camionnette entra par une petite porte au pied de la tour. Une fois garée, Tomaya et Biggs furent poussé dans un ascenseur qui monta dans le cœur de la tour. Enfin, ils furent amenés dans les cellules de l’immeuble. Une petite cellule bleue claire sans fenêtre et dont la porte, était au faite, une sorte de baie vitrée apparemment ultra résistante. Les menottes retirées, Tomaya s’assis gentiment sur ce qui devait servir de lit. Devant lui, Biggs, encore fâché de s’être fait prendre, regarda dans le couloir pour comprendre dans quel genre d’endroit ils étaient atterrit.


- Je ne sais pas ce qu’Alarik t’a fait, mais de ta faute, nous voilà coincé ! Marmonna Biggs.

- Pourquoi coincé ? Nous sommes là où nous devions être non ? Répondit calmement le jeune ninja.

- Oh oui bravo, mais on va faire comment maintenant pour sortir d’ici ?

- Je suppose qu’ils vont venir nous interroger, nous en profiterons à ce moment là tiens pour nous échapper. S’exclama Tomaya tout naturellement.

- Ah ! Et tu crois que nous arriverons à nous échapper ainsi d’ici. Eviter les milliers de gardes qui pullulent dans les environs, sortir de cette immense bulle et ce, avec Eleane, Tomi et Wedge sans oublier la pierre d’Alexandre ! Grommela Biggs.

- Fais-moi confiance Biggs. Continua de rétorquer Tomaya en se mettant à l’aise sur le lit.

- Quand je pense au petit garçon timide que tu étais. Je me demande ce qu’à bien peu te faire Alarik. Râla amèrement Biggs.



Soudain, plus loin dans le couloir, une porte coulissa. Un groupe de personne s’approcha doucement de la cellule. Ceux-ci semblaient marcher assez rapidement à cause du clapotis rapide sur se sol métallique. Ils semblaient plusieurs, mais silencieux. En effet, à part leurs bruits de pas, aucuns sons ne semblaient être émis par l’un d’eux. Biggs, curieux, se colla à la vitre qui faisait office de porte de cellule et jeta un œil pour essayer de voir qui s’approchait alors que Tomaya, toujours aussi calme, resta sur place. Les pas s’approchèrent. Résonnant dans ce long couloir morose, sans couleurs vives, de petits soufflement vinrent inquiétés les prisonniers. Des murmures de gens qui voulaient ne pas être entendu. C’est alors, qu’une grosse voix sortie du lot, à quelques mètres à peine, de la cellule de Biggs et de Tomaya. Une voix sèche, sans humeur.


- Mettez les dans la cellule douze ! Nous nous en occuperont plus tard ! Purent-ils entendre tout d’un coup.

- Des autres prisonniers sans doute. Cette ville est une vrai dictature, nous sommes surement pas les seuls à être enfermé ici ! Souffla Biggs, le nez collé à la baie vitrée qui sert de porte, afin de voir ce qu’il se passait plus loin.

- Sans doute. Répondit Tomaya, les bras croisés et les yeux fermés.



Le groupe s’approcha de plus en plus des deux captifs. Ces pas, qui en rendraient fou plus d’un, se firent de plus en plus fort pour enfin passer devant la cellule de Biggs et Tomaya. C’est alors que le bras droit du Maître recula consterné alors que sur le visage de Tomaya, un petit sourire satisfait se dessina.


- Tu as vu Tomaya, c’est ! C’était !

- Oui j’ai vu Biggs !

- Eleane, Tomi, Wedge, ils sont juste à côté, oh, je vois, tu avais tout calculé depuis le début. S’exclama Biggs qui venait enfin de comprendre le manège de Tomaya.

- Qu’est ce que tu crois ? Voilà ce que m’a apprit Alarik, il m’a apprit à réfléchir avant d’agir. Notre mission est dorénavant une réussite. Répondit Tomaya, content de voir que son plan se déroulait normalement.


Biggs avait regagné le sourire. Totalement surpris par le raisonnement de Tomaya, il le regardait d’un autre œil. Il devait bien admettre que ce plan était vraiment bien échafaudé. Même en procédant à une infiltration, ils n’auraient jamais pu retrouver les trois ninjas aussi rapidement. Et les voilà, à quelques dizaines de mètres d’eux. Tomaya avait vraiment changé, ce n’était vraiment plus le même. Mais soudain, il rabaissa les yeux alors que les gardes sortirent de la pièce et lancèrent un regard victorieux aux deux occupants de leur cellule, confiant d’avoir fait une belle prise et faisant clairement savoir à Biggs et Tomaya, qu’ils seraient les prochains. L’utilisateur de Fuuton commença à se sentir nerveux. Il avait vu les mines déconfites des trois autres quand ils sont passés dans le couloir. Quels genres de tortures leurs ont-ils bien pu faire subir ? Le bras droit n’avait jamais été fait prisonnier de sa vie, et il craignait ce genre de méthodes par-dessus tout. Doucement, le morale redescendant dans ses chaussettes, il se rapprocha de Tomaya.


- D’accord, on les a retrouvé, mais maintenant faut les sortir de là et d’ici ! Dieu sait ce qu’ils ont prévu pour nous. S’exclama Biggs en s’asseyant lourdement sur le lit

- Oh ne t’inquiète pas, je vais aller régler ça ! Répondit alors Tomaya en se levant.

- Ah oui, et comment tu va régler ça ? En explosant cette baie vitrée et rameuter encore tout les gardes ? Répondit Biggs cyniquement.

- Non, cette fois je te promets que je vais y aller en douceur.

- Et comment je peux savoir ? Jusqu’à preuve du contraire, nous sommes enfermées, et tu ne peux pas passer au travers de cette vitre !


Biggs, surpris par la réponse de Tomaya, leva la tête et vit, son compagnon de cellule debout devant la porte. Concentré, les deux mains collées avec juste les index et majeurs levé, il réfléchissait à quelque chose. Soudain, sous le regard dubitatif de Biggs, Tomaya fonda littéralement pour devenir une vulgaire flaque d’eau. Celle-ci commença avancer et passa en dessous de la baie vitrée et s’aventura dans le couloir. Biggs n’en croyait pas ses yeux, devant lui, Tomaya venait de sortit de prison comme si de rien n’était. Il accourut plaquer son nez contre la vitre pour voir où se rendait Tomaya qui rentrait, quelque cellule plus loin. Le bras droit resta scotché. Quels genres de surprises pouvaient encore révéler ce garçon. L’espoir de sortit de là recommençait à naître. Regardant au loin, il ne pouvait plus apercevoir Tomaya. Biggs savait où il s’était rendu et savait que dorénavant, tout reposait sur les épaules de l’Ancien.


- Toujours rien ? Demanda Tomi à Wedge qui regardait un parchemin qu’il avait judicieusement caché.

- Non, rien du tout. Absolument aucunes réponses ! Répondit Wedge abasourdis.

- Pourquoi ils ne répondent pas. J’espère qu’ils ne nous ont pas oubliés ! Se plaignit Eleane la tête entre ses mains.

- Je suis sur qu’ils préparent quelque chose, ne t’inquiète pas Eleane. Maître Cloud n’est pas du genre à oublier ses ninjas. Calma Tomi en s’asseyant à côté de la jolie rousse.

- En plus que nous n’avons toujours pas retrouvé la trace de la pierre d’Alexandre. Remarqua de nouveau Eleane.

- Nous savons au moins qu’elle est ici, à Esthar c’est déjà un bon début. Ajouta Wedge en tentant de remonter le moral des troupes.

- Bien sûr, mais encore faut-il sortir d’ici. Rumina Tomi nerveux.

- Je n’en peux plus de ces questions, j’ai vraiment peur de craqué. Ajouta Eleane.

- Il faut tenir bon Eleane ! Ils vont venir, je le sais…

- Je n’en sais plus trop rien, je, je ne sais pas. Coupa Eleane totalement dépitée.

- Tiens, il y a une fuite quelque part ici ! Dit soudainement Wedge en regardant vite fait dans le couloir.

- Pff, ils font les malins avec leurs technologies futuristes et ils ne savent même pas réparer une fuite d’eau. Rétorqua Tomi en ricanant.

- Attendez, elle s’approche d’ici ! S’écria alors Wedge, en constatant que la flaque avançait.

- Comment ? Elle avance ? Tu dois être fatigué Wedge. Enfin c’est normal, avec ce que nous subissons, je n’ai toujours pas fermé l’œil de la nuit depuis que nous sommes ici. Commenta Eleane qui s’était levée pour voir.

- Non, regardez ! Elle s’avance vers nous ! Continua de s’exalter Wedge.

- Oh c’est vrai ! Mais comment, cette pièce semble être plate pourtant! Constata Eleane inquiète de voir cette flaque s’approcher de la porte de la cellule.

- Génial, ces salauds vont nous rendre malade avec l’humidité. Et si c’était un garde ! Avec leurs avancées technologiques ça ne m’étonnerait pas. Ajouta Tomi en se plaignant.

- Et mais attendez ! Qu’est ce qu’elle fait, mais, elle entre ici ! » S’exclama tout d’un coup Wedge en faisant un pas en arrière pour ne pas se mouiller.



En effet, rapidement la flaque d’eau s’embusqua en dessous de la porte et se mit au milieu des trois ninjas inquiets, qui la regardèrent avec étonnement. Tous se mirent sur les côtés pour ne pas la toucher. En effet, de peur d’un piège où pire, d’un empoisonnement si cette flaque était du poison, il ne valait mieux ne pas prendre de risque. Dans la situation où ils se trouvaient, se rendre malade ou empoisonné était totalement déconseillé. C’est alors que la flaque commença à prendre de la hauteur, à grandir sous les yeux inquiets de Tomi, Eleane et Wedge. Tout doucement elle reprit forme humaine, pour qu’enfin, à la stupeur des trois prisonniers qui ne se doutaient pas de ce qui les attendaient, elle finalise sa métamorphose.


Leurs yeux n’en revernirent pas. Ce visage, ces cheveux, ces yeux. Ils ne pouvaient y croire. Même si au début, ils eurent du mal à bien voir le sourire du garçon, ils le reconnurent malgré tout. Leur cœur, en prit un sacré coups. Telle l’apparition d’un fantôme venu tout droit d’un passé qu’ils cherchaient à oublier, ils regardèrent le ninja avec une pointe d’effroi. Une peur d’une illusion qui serait due, aux traitements que leurs avaient fait subir les scientifiques depuis qu’ils s’étaient fait prisonnier. Mais non. Tout cela semblait bien réel, il était là, devant eux. Il venait d’apparaître, en passant sous cette porte de prison.


- Ce, ce n’est pas possible. Je reconnais cette silhouette. Déclara Wedge, les yeux grands ouverts.

- Non, ça ne peut pas être lui, il est mort ! Il est mort, il y a trois ans ! S’écria Tomi, qui resta bouche bée.

- Non, c’est…



Soudain, la flaque prit sa forme finale sous les yeux de tous les prisonniers, et dans le couloir de la prison, un cri unis se fit entendre :


- TOMAYA !
Dernière édition par Tomaya_Sakuza le Sam 11 Juin 2011 11:36, édité 1 fois.
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Re: Héra

Messagede Tomaya_Sakuza le Mar 7 Sep 2010 17:27

Chapitre X : La secte de l’Anima :





Dans cette petite cellule, totalement neutre de couleurs et de vie, Tomaya, après une absence de trois ans, retrouve ses amis. Ceux-ci, n’en croyant d’abord pas leurs yeux, durent se rendre compte que tout cela, était la réalité. Tomaya, grand sourire heureux bien accroché à son visage plus mature, écarte grand les bras afin de recevoir un accueille chaleureux en tant que sauveur et ami.


- Salut à tous, mes amis ! Cela fait ….


Tomaya avait enfin réussit à retrouver ses anciens amis, Eleane, Tomi et Wedge qui s’étaient fait capturé par les soldats d’Esthar. Mais s’attendant à de vives et chaleureuses retrouvailles, il se voit recevoir une super gifle d’Eleane, qui le mit ko en un seul coup. Un coup si puissant que le malheureux garçon, totalement surpris, s’en retrouva le cul par terre. Sa main sur sa joue encore toute rouge, il essaye de se rendre compte de ce que pense Eleane, qui le regarde d’un air furieux, les larmes dégoulinants de ses joues rouges d’émotion, mais pas forcement de celle, à laquelle s’attendait l’Ancien. Dans le flou total, il se releva et continua de sonder les esprits de ses deux amis, donc presque aucuns sourires ne venaient faire croire à une blague.


- Eleane, c’est moi ! Tomaya. Pourquoi tu m’as giflé ? Demanda t’il en se relevant non sans frotter sa joue endolorie.

- Quoi ! Tu oses me demander ça !

- Je suis de retour. Vous m’avez tellement manqué.

- Tu ne manques pas d’air ! Tu nous as abandonné il y a trois ans et nous te croyons tous mort ! Insista la jeune rousse encore sous le choc.

- Je ne vous ai pas…

- Tais toi ! Tu nous as laissé seul. Tu es parti et tu n’es jamais revenu alors que nous faisions du souci pour toi ! Interpella Tomi.

- Vous devez me comprendre, j’ai fais ça pour votre sécurité ! Continua d’expliquer Tomaya

- Notre sécurité ? Tu ne manques pas de culot. Tu aurais quand même peu nous donner de tes nouvelles. Continua d’accuser alors Tomi

- J’en suis conscient, cela n’a pas été facile pour moi non plus. Mais je devais me cacher c’était les ordres de mon Maître. Expliqua doucement Tomaya

- Ton maître ? Alors, Maître Cloud était dans le coup ? Demanda alors Wedge.

- Non, Maître Alarik. Oh, c’est vrai, mais là n’est pas l’important. Ecoutez, je ne suis pas là pour discuter de ça. Je suis là pour vous faire sortir d’ici et vous ramener à Alexandrie. Répondit Tomaya en jetant un coup d’œil dans le couloir pour voir si personne n’était entré.

- Tout seul ? S’exclama ironiquement Tomi.

- Non, Biggs est avec moi. Il est lĂ  bas plus loin.

- Il me semblait bien l’avoir reconnu dans la cellule d’à coter. Lança Eleane, qui se remit doucement de ses émotions.

- Et tu vas faire comment monsieur le super guerrier pour nous sortir de là ? Je te rappelle que nous sommes en plein cœur de la ville…

- De plus, nous avons une mission en cour. Nous ne repartirons pas d’ici sans la pierre d’Alexandre qu’ils nous ont volé. S’exclama Wedge en coupant la parole à Tomi.

- Nous en discuterons avec Biggs, je vais ouvrir la porte. Conclu Tomaya en refaisant sa technique pour pénétrer dans la cellule, afin d’en ressortir sous les yeux médusés des trois prisonniers.



Tomaya recommença à se changer en une flaque d’eau qui passât de nouveau en dessous de la porte vitrée de la cellule et réapparut dans le couloir juste dans l’angle mort d’une caméra de surveillance installé dans un coin du mur. Sans attendre, il arracha celle-ci, sachant que dorénavant, le calme apparent du couloir allait s’interrompre. Une fois la chose faite, il courut de l’autre coté du de la grande pièce, passant devant la cellule où se trouva Biggs et alla appuyer sur un bouton qui enclencha l’ouverture des portes, libérant ainsi tout nos amis qui se retrouvèrent. Outre les salutations, tous jetèrent un œil à Tomaya qui guetta par la porte entre-ouverte, l’arrivée des gardes, qui était imminente. Rejoins par le groupe, ils allaient devoir maintenant, trouver un moyen pour s’enfuir de là.


Dans les ninjas sauvés, tous, ne furent pas tellement heureux d’en être là. Tomi, semblait ronchonner et tourna le dos à l’Ancien alors qu’Eleane, dont les larmes commencèrent à sécher, semblait de plus en plus hésitante. Wedge et Biggs, eux, se mirent tout près de Tomaya, afin de regarder par eux-mêmes, l’extérieur de la pièce. En dehors, ils entendaient des gens courir. Les bruits des pas résonnaient dans la haute tour. Ils savaient très bien, que ceux-ci se dirigeaient vers eux, et qu’il leur fallait trouver un plan, pour ne pas se faire capturer de nouveau. Et c’est Tomi qui parla le premier. Non pour dévoiler une idée, mais pour encore une fois, essayer de narguer Tomaya.


- Et maintenant qu’est ce qu’on fait ? Demanda Tomi sans attendre.

- D’abord, nous devons repérer la pierre d’Alexandre qui se trouve surement ici. C’est la priorité de la mission. Répondit Wedge, toujours bien dans le coup.

- Oh ne vous en faites pas vous ne chercherez pas loin, je sais déjà où elle est. Coupa Tomaya en tournant sa tête avec un petit sourire.

- Comment ? Et comment sais-tu où elle se trouve ? Nous avons réussit à fouiller la ville pendant presque une journée avant de nous faire attraper et les seuls indices que nous ayons eu, c’est que la pierre n’a pas quitter la ville ! Critiqua Tomi, toujours un peu rancunier par rapport au retour de Tomaya, qui avait en plus l’impression, d’être perçut comme un nul.

- Elle se trouve dans le bureau du président Geyzer. Je l’ai repéré grâce au flux de Chakra qu’elle émet. J’ai tout capté grâce à mon Me Amano. Répondit Tomaya toujours sur un ton joyeux.

- Dans le bureau du Président. Bon, ok et on fait comment pour y aller ? Nous sommes cinq, c’est un trop gros groupes pour se faufiler jusque là. Pensa alors Wedge en faisant mine de réfléchir.

- Ne vous inquiétez pas, je m’occupe de tout ! S’écria alors Tomaya en ouvrant grand la porte à la surprise générale
.


La porte grande ouverte donnait droit sur un immense hall dans le quelle grouillait des dizaines de gardes et de robots. Mais cela ne semblait pas le gêner outre mesure. Immédiatement il entama sa gestuelle : « Chakura tama ! » Sans attendre d’être repéré, il créa une boule de chakra qu’il lança en plein milieu du bâtiment, ce qui explosa quelques bureaux et fit voler des dossiers en éclat. Ceci, bien entendu, déclencha une alarme folle furieuse, qui rameuta encore plus de gardes armés. Les civils, qui hurlaient et qui s’enfuyaient, ne semblaient pas trop blessés. L’Ancien, avait encore décidé d’attaquer sans aucunes retenues. Derrière lui, Eleane, Tomi et Wedge le regardèrent avec des immenses yeux et restèrent bouche bée tant devant le comportement de ce jeune garçon, pourtant si peureux trois années auparavant, mais aussi devant la puissance de la technique. Biggs, déjà un peu coutumier du faite, secoua doucement sa tête en signe de d’absolution. Décidemment, le Tomaya qu’il avait connu, n’existait plus. Totalement perverti par un entraînement rude de la part d’Alarik, il était maintenant totalement sûre de ses moyens, et comptaient bien en profiter. Remarquant que ses amis restèrent bouleversé par l’action de l’Ancien, Biggs se rapprocha de Wedge.


- Et c’est comme ça depuis qu’il est arrivé ici. Sermonna – t’il aux trois autres ninjas encore sous le choc.


Dans la seconde qui suivit l’explosion, la sirène recommença à hurler. Ne sachant que faire, les quatre ninjas restèrent sur place. Totalement prit en contre-pied par le garçon, qui malgré tout, savait ce qu’il faisait. Même si ceci ne semblait pas être bien perçut par ses amis, l’homme aux ailes savait, que jusqu’ici, toutes les actions du jeune garçon, avaient été couronnées de succès. Il se décida donc, de lui faire confiance de nouveau, même s’il n’était pas du tout d’accord, par les méthodes employées. Mais il n’en fut pas de même par les trois autres. Presque vexé, par ce geste de l’Ancien, ils ne purent que ressentir de la hontes et de la frustrations. Mais Tomaya, totalement emballé de son côté, se retourna directement vers ses amis abasourdis, reprenant un visage plus sérieux.


- Bon, on n’a pas beaucoup de temps devant nous car les gardes vont bientôt arriver.

- Et la faute à qui ? Imbécile ! Rétorqua Tomi, prêt à frapper Tomaya.

- Tomi ! Ecoute le s’il te plait. Coupa alors Biggs, au grand étonnement de son collègue.

- Wedge, Eleane, Tomi, vous allez vous enfuirent d’ici. Trouvez des déguisements, n’importe lesquelles et mettez des clones dans les cellules pour qu’ils pensent quelques temps que vous êtes resté bien sagement ici, ne profitant pas de cette attaque. Biggs et moi, on va aller dire bonjours au président Geyzer ! Dit-il d’un ton sec.

- Attends, attends, attends. C’est notre mission je te rappel ! Tu peux nous expliquer ton plan ? S’exclama Wedge, de nouveau perplexe la prise de décisions de Tomaya.

- Ecoutez. Il est clair que maintenant, ils vont m’emmener avec Biggs dans le bureau du président. Ca attirera leur attention, pensant avoir contrôlé l’attaque. Pendant ce temps là vous pourrez vous enfuir de la ville sans craintes. Expliqua plus doucement Tomaya.

- Non Tomaya, je ne suis pas d’accord. C’est notre mission aussi ! Nous avons promis à Maître Cloud que nous rapporterions la Pierre. On vient t’aider ! S’écria alors Eleane en faisant un pas en avant et qui semblait avoir récupérer ses esprits.

- Elle n’a pas tords, je ne sais pas ce qui te prends où ce qui a bien pu t’arriver durant ces années. Mais tu ne t’attireras pas toutes les louanges de la réussite de la mission à toi seul ! Continua Tomi d’un ton ferme.

- Très bien, dans ce cas écoutez, voilà ce que nous allons faire
!


Au loin, ils purent entendre les pas des gardes qui montaient les rejoindre. Les secondes leurs étaient dorénavant comptées. Debout derrière la grande porte maintenant fermées, les ninjas attendirent sagement, prêt à se défendre.


Mais quelques centaines de kilomètres plus loin, à Alexandrie, l’ambiance était toujours à la reconstruction d’une citée, très gravement touchée. Partout dans la ville se croisaient échafaudages, maçons et autres menuisiers qui continuèrent à se donner corps et âmes, afin de redonner à la ville, son luxe d’antan. Tout doucement, des milliers de civils, aidé par l’armée et quelques ninjas tentèrent de faire retrouver une belle image à la ville blessée. Que ce soit le groupe de Marutan, Maeeru et Masato occupé à réparer, grâce aux techniques de Mokuton de Marutan, aux clous de Masato et aux coups tranchants des lames de Maeeru, l’hôpital d’Alexandrie qu’ils avaient si brillamment protéger. Plus loin, ce sont les monstres sortis des cartes d’Itoe qui tractaient des gros blocs de pierre, elle-même taillées grâce aux épées de Ryou et Junichiro. Et alors que Resurii, Anto et Sebbu déblayèrent la boutique de fleurs des Nakamura, les triplés Osaku jouèrent un rôle de recherchent de survivants dans les décombres. Bien qu’ils soient presque tous blessé, ils mordirent sur leur chique afin d’aider au mieux, les civils ayant presque tout perdus. Tous les ninjas, mains dans la main, savaient que leur rôle était primordial. Mais pendant ce temps, dans le bureau du Maître Cloud, une nouvelle bouleversante venait de tombée tel un lourd marteau sur une énorme enclume.


- Tu as quand même mené ton enquête Alarik. Cela ne m’étonne pas le moins du monde venant de toi. Dit Cloud en servant une tasse de café à son ami et prédécesseur.

- Oui, on ne perd jamais ses petites habitudes. Tomaya, bien sur n’est au courant de rien. Je partais parfois des jours le laissant seul à la cabane. Mais là où il était il ne craignait de toute façon, absolument rien. Répondit Alarik en touillant son café.

- Je te remercie d’avoir prit soin de lui. J’ai fais une promesse sur la tombe de ses parents de bien m’en occuper.

- Voyons mon ami. Je sais comment tu étais proche de ses parents. C’est la moindre des choses que je pouvais faire. De plus, Tomaya n’est pas qu’un simple enfant. Ajouta Alarik en regardant sa tasse.

- Tu parles de la chose qu’il a en lui ? Demanda Cloud en s’asseyant.

- Oui. Cet enfant est unique et…



Mais alors qu’Alarik commença à expliquer ce qu’il avait découvert, quelqu’un frappa à la porte. Après l’autorisation du Maître local, qui n’en était pas moins embêté, quelqu’un entra dans la pièce. Petit bonhomme barbu au chapeau haut de forme, s’était le professeur Toto, avec un gros livre sous le bras qui entra. Le bougre n’avait pas changé d’un poil. Toujours aussi nerveux à cause de son addiction au café, seul quelques petits poils blancs étaient venus s’incruster dans une jungle capillaire bouclée. A la vue du petit Professeur, Alarik ne mis à sourire.


- Professeur Toto qu’elle surprise ! S’écria Alarik à la vue du petit bonhomme.

- Non, ce n’est pas ? Alarik. Je suis content de te revoir, tu n’as pas changé d’un pouce. Répondit le professeur, tout heureux de revoir une vieille connaissance tout en saluant aussi le Maître Cloud

- Oui, j’ai fais venir le Professeur. Je pensais qu’il devait être au courant de vos trouvailles Alarik. Il a peut-être connaissance de nouveautés à ce sujet et peut donc nous aider. Expliqua calmement Cloud en faisant signe au professeur de s’asseoir.

- Ce n’est pas bête. Plus on rassemblera de source, mieux nous pourrons comprendre dans quoi nous sommes embarqué. Bon, dans ce cas, je vais pouvoir commencer. Se décida alors Alarik.

- Nous vous écoutons
.


La tension dans le bureau était retombée. Alarik prit une grande respiration sous les regards impatients de Cloud et Toto. Ces derniers, avaient été les premiers témoins des syndromes de Tomaya. Il savait, que quelque chose clochait et avaient fait des petites recherches dans leur coin. Mais visiblement, cela ne les avait mené à rien. Un long silence dans ce bureau baigné d’une lumière tamisée à cause du plastique qui remplaçait la vitre, toujours brisée s’imposa. Les deux protagonistes attendaient, avec une impatience presque juvénile, les résultats de l’enquête du Seigneur Affinitaire.


- Mes recherches m’ont prit énormément de temps. Pour tout dire, j’ai passé le plus claire de mon temps dans mon enquête. Une fois que j’ai eu terminé mon enseignement de base à Tomaya, je l’ai laissé souvent seul, pour qu’il s’entraîne. J’ai pris beaucoup de risque pour savoir tout ce que je vais vous expliquer, mais maintenant je suis sûr de ce que je sais.

- Et qu’avez-vous trouvé ? Demanda nerveusement Toto.

- Avez – vous déjà entendu parler de la chimère Anima ? Demanda Alarik d’un ton sec et mystérieux.

- Anima ? Vaguement et vous Professeur ? Répondit Cloud perplexe en jetant un œil à Toto.

- Anima ! Anima ? Euh, oui, c’est une légende comme quoi ce serait une chimère maudite ? Répondit sans trop de certitude le professeur Toto.

- Voilà. Anima, d’après, notamment mes recherches à Madahine Salee, le village des Invoqueurs, serait en faite, comme vous l’avez dit une chimère damnée. Comme vous le savez, les chimères sont très souvent des anciens démons reconvertis pour pouvoir les contrôlées. Et bien, Anima c’était ça.

- Et quel est le rapport avec Tomaya ? S’inquiéta Cloud.

- J’y viens. Bien entendu, comme toute Chimère, les Invoqueurs ont bien entendu essayé de la dompter afin de l’utiliser dans leurs combats. L’ennui, c’est que personne n’a jamais su maitriser Anima. Il était bien trop puissant et bien trop malfaisant. Son Chakra était tellement négatif, que nulle n’osait vouloir s’en emparer. Mais un jour, un ninja, pourtant très puissant tenta d’invoquer ce démon lors d’un combat acharne. Bien entendu, il en perdit totalement le contrôle. Durant ce combat, même des chimères aussi puissantes que Bahamut ou Nosferatu, ne pouvaient rien contre lui. Cette chimère, était bien trop puissante.

- Et que c’est il passé ? Demanda à son tour le Professeur, totalement obnubiler par l’histoire d’Alarik.

- Ce fut un désastre sans nom. Le chao y était incroyable. Pendant des mois, Anima à répandu la terreur et la mort sur son passage. C’est alors qu’un jour, un groupe de ninjas de Madahine Salee eurent une idée. Comme il était impossible pour eux de rappeler la chimère Anima dans les limbes, vu sa puissance, ils décidèrent de découper le démon en dix parties et de sceller ces mêmes parties dans dix pierres différentes.

- Des pierres ? Mais je ne vois toujours pas le rapport avec Tomaya ? Demanda Cloud totalement fasciné par l’histoire qui remonta à des milliers d’années.

- Je vais y venir. Bref, je ne sais pas comment, mais ils réussirent. Anima fut découpé en dix morceaux représentant chacun une partie du corps du démon, et ils furent sceller dans des pierres sacrées. La paix revint alors sur Héras. L’ennui, c’est qu’il y pas longtemps. Des personnes malfaisantes, pensant vouloir réutiliser ces pierres pour les utiliser lors de la grande guerre, s’en emparèrent et voulurent extraire les parties d’Anima afin de prendre le dessus sur les autres nations. Malheureusement pour eux, ils échouèrent dans la manipulation et les énergies, les âmes j’ai envie de dire, d’Anima s’enfuirent dans la nature. Mais ce que j’ai apprit, c’est que ces énergies ne peuvent survivre longtemps dans la nature à l’état d’esprits.

- Et alors ? Coupa encore Cloud

- Alors. Cette âme, quand elle se retrouve dans la nature, pour sa survie, cherche un hôte. Elle pénètre dans le corps d’un nouveau né pour survivre ! Déclara alors sèchement Alarik
.


Cette nouvelle stupéfia tout le monde dans la grande pièce qui démontrait encore, des signes de l’attaque récente. Le sang fut comme congelé à cette annonce. Même le Professeur Toto en était tout retourné. Tomaya, ce jeune garçon orphelin, ayant hérité de cette malédiction, cette idée les rendirent encore plus désabusé. Nous voulant au début pas trop y croire, Cloud et Toto durent se rendre à l’évidence qui était présentée là. Tout s’expliqua alors pour eux. Le faite que Tomaya, sans s’en rendre compte, avait notamment réduit à néant toute une armée de Midgar. Ses changements physionomiques et mentaux lors de ce combat à Dali. Sa marque de naissance le brûlant et changeant de couleurs. Tout correspondait. Mais Alarik, reprit son souffle et continua son explication, sentant l’affolement dans les esprits de ses deux collègues, il savait, qu’il devait tout déballer.


- En effet. Tomaya, a reçut à sa naissance, une partie de l’âme d’Anima. Ne me demander pas pourquoi ni comment, cela, je n’en sais rien. Est-ce un don ? Une malédiction ? Cette chose, à amener à Tomaya, une énergie incroyable que si il arrive à en tirer profit, pourrait lui être bénéfique.

- Dans ce cas, c’est une bonne chose ? Demanda Toto un peu confiant.

- Je le pensais aussi. Mais en faite, un danger plus grand, plane au dessus de ses épaules.

- Quel danger ? Rétorqua, refroidit, Toto.

- Cela concerne plus que probablement les deux étrangers qui ont attaqué la ville il y a trois ans.

- Oui, ils en voulaient à Tomaya. Qui sont-ils ? Que veulent – ils de Tomaya ? Demanda Cloud.

- Ils se font appeler : « La secte d’Anima ». J’ignore combien ils sont. Mais leur but ça, j’ai des doutes. Je pense qu’ils veulent surement mettre la main sur Tomaya pour extraire l’âme qu’il a en lui. Mais cette confrérie est si secrète, que j’ai rien peu trouvé de plus sur eux
.


Cette dernière explication laissa le Professeur Toto et le Maître Cloud abasourdis. Des tonnes de questions se bousculèrent dans leur tête. Cloud se souvint de ce triste épisode. Ces deux maraudeurs, avaient réussis à pénétrer dans Alexandrie sans se faire repéré et avaient fait énormément de dégâts. De plus Alarik ignore combien ils sont en réalité. Cela s’annonçait mal pour son protégé. Le Professeur Toto, continua de réfléchir comme à son habitude. Il mit alors son livre sur la table et il commença à le feuilleter précipitamment, comme si quelque chose venait de lui venir devant les yeux. Une information, qu’il n’avait peut-être pas très bien comprise, mais qui maintenant, prenait tout son sens. Il dévala les pages du gros bouquin noirs à la couverture en cuir pour finalement stopper net sur une page.


- Dans le livre que j’ai trouvé, qui m’a été confié justement par un ami de Madahine Salee. Ils parlent de « puberté du chakra ». Je ne comprenais pas trop ce que ça voulait dire, mais maintenant je vois mieux. Voilà, c’est à cette page, LA, la voila ! S’écria le professeur qui venait de se souvenir de quelque chose et qui montra alors la page au Maître Cloud.

- La puberté du chakra est un stade important pour les « Manema ». C’est en effet durant cette période que l’âme tente de prendre le dessus sur le Chakra de son porteur afin de reprendre conscience. Si celui-ci n’est pas assez fort pour résister à cette tentative de prise de contrôle, c’est souvent la mort qui prend le dessus. Lu à haute voix le Maître Cloud.

- Manema, je crois que c’est le nom de ceux qui portent une partie de l’âme d’Anima. Ils sont, d’après mes recherches, dix dans le monde à porter ce nom. Expliqua Alarik en réfléchissant.

- Mais, qu’est ce qu’ils veulent dire par : prendre le dessus sur l’hôte ? Demanda inquiet du terme « prendre le dessus » Cloud.

- Je pense, qu’ils disent que l’âme est vivante quelque part dans Tomaya. Et qu’un jour où l’autre, elle essaye, comme un parasite, de s’emparer de l’énergie de son porteur. Répondit Alarik en baissant les yeux, sachant que cette nouvelle, annonçait la mort de Tomaya.

- Mais c’est terrible. Vous voulez dire, que Tomaya va mourir ! S’exclama Cloud terrifié par la nouvelle.

- C’est une possibilité. Sauf si il arrive à prendre le dessus sur son démon.

- Mais. A quel âge ça doit arriver ? Il nous reste combien de temps ? Demanda Cloud très nerveux sur le sort de son poulain.

- Euh, c’est écrit à ses dix-sept ans ici. Répondit le professeur le nez dans ses bouquins.

- Tomaya n’est pas forcément condamné. D’après mes sources, ils existent des Manema de plus de trente ans. Mais ça sera surement une dure épreuve pour lui. Tenta de rassurer alors Alarik, plus confiant
.


Le Maître Cloud était toujours sous le choc de la terrible nouvelle. Mais la confiance que semblait apporté Alarik sur les chances de survies de Tomaya, le calmèrent un peu. Il se mit debout pour regarder par la fenêtre, comme il avait l’habitude de faire quand il devait réfléchir. Derrière, Alarik et le Professeur Toto restèrent assis sans broncher, attendant la décision de celui, qui devait la prendre. Il resta droit, sondant son esprit, essayant d’éteindre les flammes de frayeurs et d’inquiétudes qui consumaient son cœur. Tomaya, était en danger de mort. Non seulement à cause de cette fameuse secte, mais aussi à cause de ce parasite en lui, qu’il devra affronter un jour ou l’autre. Plusieurs possibilités lui vinrent à l’esprit. Certaines radicales, d’autres un peu folles. Mais il était le Maître. Il devait prendre une décision. C’est alors qu’il se décida, non sans accepter le faite, qu’un danger important, allait de ce faite, continuer de planer au dessus du jeune garçon et, dans une moindre mesure, au dessus du Royaume.


- Dans ce cas, nous l’aiderons à surpasser cette épreuve ! Je m’en occuperais personnellement ! Annonça alors Cloud en se retournant et en prenant un air victorieux.

- Mais Maître Cloud. Et pour cette secte de l’Anima, vous n’avez pas peur qu’elle attaque de nouveau la ville ? Demanda inquiet Toto.

- Si cela devait arriver, je ferais ce que tout Maître Ninja se devrais de faire. Je m’en occuperais personnellement. Je suis le Maître ninja de ce royaume après tout. Je vais rédiger un rapport complet et un plan de bataille en cas d’attaque. Maintenant que nous connaissons notre ennemi ça sera plus simple de le contrer. Expliqua Cloud qui regagnait en confiance.

- Je vais également rester ici. Je continuerais sa formation et je pourrais aussi le protéger. Ajouta alors Alarik en souriant, heureux de la prise de position de Cloud.

- Oh, ça serait une excellente nouvelle mon ami. Je vais de se pas, avertir Jesse pour qu’elle vous prépare une chambre. S’exclama Cloud tout heureux.

- Attendez Cloud. Il y a aussi le deuxième sujet que nous devons débattre. Interpella Alarik, alors que Cloud prenait le chemin de la porte.

- Oh, oui j’avais oublié, mes excuses. S’excusa Cloud en allant se rassoir non sans gêne.

- Il y a autre chose que je devrais savoir ? Demanda doucement le Professeur.

- Oui. Mon enquête se divisait en deux parties. La première, je viens de vous l’annoncer. Maintenant je vous explique la deuxième nouvelle.

- Quelle est – elle ?

- Je pense avoir découvert l’île où vivaient les Anciens !
Dernière édition par Tomaya_Sakuza le Ven 17 Juin 2011 10:51, édité 1 fois.
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Re: Héra

Messagede Tomaya_Sakuza le Mar 14 Sep 2010 16:37

Chapitre XI : Le président Geyzer :





- Le coup venait de là –bas ! Foncez allez !

- Je les vois ! C’est le gamin que nous avons arrêté, comment il a fait pour sortir de sa cellule !

- Je n’en sais rien, mais il va payer ce sale petit con ! J’ai faillis me prendre son missile en pleine tête !

- Je ne vous ai jamais vu autant en colère chef ! Ils vont vraiment morfler !

- C’est certain, il va me le payer !



Les gardes, lourdement armé arrivèrent sans attendre et en trombe à l’étage des cellules. Surpris par la destruction causée par l’Ancien, ils avaient, pour la plupart, était que légèrement blessé. Leurs armures de couleurs bleues et leurs armes prêt à faire feu, ils gravirent les marches pour atteindre l’étage, d’où provenait l’attaque. Un peu essoufflée par cet effort et à cause du lourd matériel qu’ils portaient, ils trouvèrent, une fois arrivés à destination, calmes et sereins, Tomaya et Wedge juste dans l’entrée du couloir. Ceux-ci n’avaient pas bougé d’un poil. Les bras croisés, ils semblaient même attendre l’arrivée des gardes ennemies. Sans se faire prier, les gardiens les mis en joues, leur ordonnant de ne plus faire de gestes.


- Ne bougez plus ! Vous allez le payer cher tas de morveux! Cria un garde, en appuyant son fusil contre le front de Tomaya, qui resta sans bouger, avec un petit sourire aux lèvres..

- Ne fait pas le con. Le président les veut vivants ! Va plutôt voir s’ils sont les seuls à s’être échappé ! Interpella un autre garde prenant la relève.

- Vous vous êtes cru plus malin que nous, bande de cons. Si le président ne vous accordait pas tant d’importances, vous seriez déjà mort à l’heure qu’il est ! Intervint alors un autre garde, galonné qui venait d’apparaître dans les escaliers.

- Ok, ok, j’ai fais une connerie je l’admet, mais le coup est partit tout seul désolé. Enfin bref, c’était aussi le seul moyen de vous rappelez que nous devons voir votre président. Rétorqua alors Tomaya en ricanant.

- C’est bon, les trois autres sont encore dans leur cellule. Cria soudainement le garde, au fond du couloir.

- Ah ben voilà. Tout est sous contrôle. Vous voulez voir le Président, et ben vous allez le voir. Mais je vous préviens, n’espérez pas repartir d’Esthar vivant. Allez avancez ! Ordonna le gardien chef en poussant Tomaya et Wedge vers les escaliers.



Prit au piège et faut prisonnier, Tomaya et Wedge, emmené par cinq gardes, partirent pour rencontrer enfin le fameux Président d’Esthar. Tomaya avança confiant, encore une fois, il était parvenu à ses fins, même si ses méthodes laissaient à désirer. Bien entouré, ils descendirent jusqu’au hall, non loin de là, où la boule de chakra de Tomaya avait explosé bureaux et armoires et avaient causé pas mal de dégâts. Ils passèrent à côté des débris des bureaux, victimes de l’attaque de Tomaya, et des feuilles de papiers gisants partout sur le sol. Ils longèrent le mur pour s’approcher d’un grand ascenseur central, surveillé par deux gros robots lourdement armés. Personne ne parlait dans le groupe, se chargeant de la mission le plus sérieusement possible. Alors que l’ascenseur commença son ascension, Wedge, toujours silencieux et concentré, lança un regard à Tomaya, un regard inquiet. Il devait faire confiance à ce gamin, qui continua de garder ce sourire provoquant et débordant de confiance. Tous les deux, ils purent constater que l’étage qu’ils devaient atteindre était surement un étage secret, car le garde, au lieu d’appuyer sur une seule touche, enfonça une combinaison de chiffre sur le grand clavier numérique multicolore se trouvant juste à côté de la porte. Devant eux, ils virent alors défiler les fenêtres qui donnaient sur la ville à une vitesse impressionnante. Malgré cette vitesse folle d’ascension, ils ne ressentaient aucune poussée dans cette étroite cabine. Sous leurs yeux, ils pouvaient apercevoir les immeubles de la qui rapetissait à vu d’œil. Tomaya, plus petit de tous dans la cabine, regarda à droite et à gauche, comme pour se rappeler d’un chemin spécifique ou repérer les moindres détails de la citée. L’ascenseur prenait énormément de hauteur, après tout, ils se trouvaient dans la plus haute tour de l’immense citée technologique. Au loin, il eu un petit rictus, en voyant le trou béant dans la fameuse bulle de protection qu’il avait fait pour s’infiltrer dans la ville. Soudain, la cabine entra dans un noir total. Seul le contact physique avec les autres garde, leurs permettaient de s’y retrouver dans l’espace. Les petites lumières de l’ascenseur étant les seules marques lumineuses de cette cabine, les deux ninjas d’Alexandrie pouvaient en conclure, qu’ils étaient tout proches de leur destination. Cela dura quelques minutes, avant qu’un grand flash de lumière, correspondant à la lumière du jour se fit voir et éblouis les gens à l’intérieur de l’ascenseur. Doucement alors, celui-ci ralentit, puis stoppa non sans le petit son de clochette, pour avertir les passagers qu’ils étaient enfin arrivés à destination.


C’est Tomaya qui posa en premier le pied dans le couloir. Pousser sans cesse dans le bas du dos par les gardes derrière eux, les deux ninjas entamèrent leur marche dans un premier grand et long couloir aux murs rouge et or, ornés de tableaux hors de prix, de plantes luxuriantes et de gardes, tous au garde-à-vous. Marchant sur un beau tapis rouge cousus de fil d’or, ils arrivèrent, au bout de la pièce, face à un bureau, derrière lequel un étrange animal semblait clapoté sur un ordinateur. Cet étrange animal, était tout gris et assez imposant. Ses grands yeux verts en imposaient malgré une pointe de douceur et de peine, qui se reflétait dans es iris. Il possédait une fine bouche qui ne semblait jamais pouvoir s’arrêter de remuer. La créature possédait que quatre doigts mais d’une dextérité surprenante. Habillé d’une sorte de salopette rouge et d’un t-shirt blanc, il releva la tête en voyant les deux ninjas et d’une voix rocailleuse leur dit :


- Vous avoil lendévous avec plésident Geyzel ?


Cette créature ne semblait pas souvent parler la langue commune aux autres êtres humains. Elle était rocailleuse et grave. Sa bouche, malgré ces paroles, n’avait presque pas bougé et ses yeux, qui se fermaient grâce à quatre pupilles, regarda les deux ninjas avec insistances. Tomaya, qui se concentra comme pour se rappeler de son plan, avança d’un pas vers la créature :


- Oui, nous venons pour…

- Tais-toi sale gamin ! Oui Schumi, il a causé du grabuge en bas. Il doit voir le président maintenant ! S’interposa le gardien chef en coupant la parole à Tomaya.

- D’accol veuillez entlé !



De nouveau poussé dans le dos avec la crosse du fusil des gardes, Tomaya et Wedge s’avancèrent par la grande porte en bois de couleur noir, qui s’ouvrit d’elle-même devant les ninjas. Tomaya, jeta un dernier coup d’œil à la créature qui semblait s’appeler « Schumi », pour voir que celle-ci avait l’un de ses pieds attaché par une chaine à un pilier. Il comprit très vite, pourquoi cette créature semblait si peu joyeuse et avait énormément de chagrin dans son regard. Ceci, énerva un peu plus l’Ancien, qui essaya de garder le contrôle de sa rage, pour mener à bien la mission. Leur chemin, après deux bonnes minutes de marches dans un nouveau couloir au luxe amer, aboutis finalement dans le bureau, géant, du président Geyzer. Luxueux, immense cette pièce en imposait un maximum. Wedge, de part son expérience, savait que ce genre de bureau étaient justement dessiner, pour imposer un respect aux visiteurs qui devaient s’y rendrent. Il y avait quelques portes, d’un beau bois marron sculpté sur les côtés alors qu’au fond, derrière l’immense bureau remplis de fournitures et de décorations inutiles, se trouvait l’immense baie vitrée, qui offrait une vue imprenable sur la ville, et sur la bulle en verre, dans laquelle, ils pouvaient voir de nouveau que le trou provoqué par Tomaya n’était toujours pas réparé. Bien sur, cet élément n’échappa pas à Wedge, qui fut totalement surpris face à cette vision, qu’il n’avait pas repérée lors de leur ascension :


- C’est quoi ce trou dans la bulle ? La ville a été attaquée pendant notre emprisonnement ?

- Je n’allais quand même pas frapper à la porte pour rentré ici. Répondit Tomaya en faisant un clin d’œil à Wedge, qui fit les grands yeux d’étonnement, face à la réaction du jeune ninja.

- Vous voilà alors, ninja d’Alexandrie. Purent entendre soudainement Tomaya et Wedge
.


Soudain, le gros fauteuil en cuir noir et aux accoudoirs immenses devant eux commença à se retourner doucement pour finalement leur faire face. Tomaya et Wedge se re-concentrèrent et ravalèrent leur salive pour se préparer à la rencontre ultime avec le patron de toute cette ville, et le véritable responsable de tous ce qui s’était produit ces derniers jour. Mais à leur surprise générale le siège fut totalement vide. Etonné, ils regardèrent à droite et à gauche alors que la voix, aigue, se fit de nouveau entendre, succombant à un fou rire hypocrite et vraiment froid.


- A tous les coups ça marche cette bonne vieille blague. Purent ils à nouveau entendre de la voix aigue qui rigolaient.


Soudain, l’une des portes sur les côtés droit du bureau s’ouvrit. Tomaya et Wedge, surprit, se tournèrent pour faire face à cette même porte qui s’ouvrit sur une nouvelle pièce sombre. La tension était alors à son comble, alors que des bruits de pas se firent entendre. Plusieurs clapotements rapides de soulier sur un parquet brun, verni à en voir son propre reflet à sa surface, résonna dans l’immense bureau.


- Je vous préviens, rare sont ceux qui ont eu la chance de me rencontrer ! Vous avez pénétré dans ma ville, en faisant ce trou horrible dans ma si belle bulle en xylophène. Vous avez foutu le bordel dans MA ville et en outre, vous venez pour me parler de la pierre d’Alexandrie que je vous ai « emprunté ».Il y a quelque chose qui cloche vous ne trouvez pas ? Expliqua la petite voix en entrant dans la pièce.


C’est alors, qu’a la surprise générale, devant les yeux de Tomaya et de Wedge, qu’un gamin, d’une quinzaine d’années entra dans la pièce, les bras croisé dans son dos et accompagné d’un énorme garde, aux biceps surdimensionné et dont le regard, bien caché derrière d’immenses lunettes de soleil, paraissait concentré et fixant. Bien habillé dans son petit costume blanc et bien coiffé d’une chevelures d’or plaqué sur le coté droit d’une tête toute ronde d’un gosse, en plus période de puberté, il se mis à sourire hypocritement en regardant ses prisonniers. Les bras dans le dos et les poings fermés, il prit la direction de son bureau en baissant la tête, non par peur, mais par dédains pour les deux shinobis d’Alexandrie. La surprise fut totale et tant Wedge que Tomaya, n’en croyaient pas leurs yeux. L’immense bureau, de la même couleur que les autres meubles de la pièce, imposait et prenait énormément d’espace et ils ne pouvaient que voir le haut du corps du jeune garçon, qui s’installa dans son fauteuil, et le fit monter pour arriver à la bonne hauteur par rapport à son bureau. Déjà bien rôder dans un exercice périlleux, il se mit à l’aise et fixa Wedge droit dans les yeux.


- Vous, vous êtes le président Geyzer ? Le Président d’Esthar ! Demanda totalement désarçonné Wedge.

- Oui mec! Hirohito Geyzer junior. Ca te la coupe, pas vrai ? Stupide ninja ! Répondit le jeune garçon, aux sourire sadique et totalement sur de lui.

- Mais, c’est une blague c’est ça ! Comment …

- Un gosse de quatorze ans peut gérer une ville de cette ampleur ? Je ne suis pas stupide voyons. Quand mon père est mort il y a trois ans, j’ai du me bouger le cul pour reprendre l’entreprise familiale qui me revenait de droit ! Répondit Hirohito en coupant net la parole à Wedge.

- L’entreprise familiale ? Tu considères cette ville comme une entreprise ? Demanda alors Tomaya qui ne s’attendait pas du tout à cela lui non plus.

- Ce sont mes ancêtres qui ont racheté l’ancienne citée et ont fournit les fonds nécessaires à la construction de la bulle et au développement technologique qu’a subit Esthar donc oui, je la considère comme mon entreprise, et les gens qui y vivent sont tous mes employés. Répondit de nouveau Hirohito, complètement confiant et sans une once de sentiments.

- Tes employés ? Non, ce sont des êtres humains ! Pesta en s’indignant Wedge.

- Oui, mais des êtres humains, vivant à mon crochet. Je les paie et ils travaillent pour moi. Donc oui, j’appelle ça mes employés !

- Ca ne t’empêche pas de les enchaînés comme des esclaves et de profiter d’eux! Critiqua alors Tomaya en faisant allusion à la créature qu’il avait vue dans le couloir.

- Oh, tu parles du Schumi qui me sert de gratte papier ? Voyons, ces créatures ne sont pas même pas humaines, normal qu’on ne les traites pas comme telles. Ils ne valent même pas, les pires individus de basse classe. Par contre, je dois quand même avouer qu’ils travaillent super bien. Du moins, j’ai payé suffisamment cher pour l’avoir, et je n’ai pas envie de le voir se barrer en courant et que je sois obliger de le faire exterminé. J’ai un cœur voyons. Dit cyniquement Hirohito qui semblait avoir réponse à tout.

- Espèce d’ordure…

- Et tu as attaqué Alexandrie uniquement pour voler notre pierre sacrée ? Demanda Wedge indigné du comportement pourri gâté du jeune président, tout en coupant la parole à Tomaya.

- Oh ça. J’avoue avoir été assez surpris que vous puissiez repousser ainsi les attaques des mes soldats et de mes robots. Mais ma mission a malgré tout été un total succès.

- Des tas de gens sont morts ! C’est ça que tu appelles une réussite ? Demanda Tomaya, de plus en plus nerveux devant la cupidité du jeune garçon.

- Sacrifice utile j’appellerais ça. Mais j’avoue aussi que Suano m’a beaucoup aider. Expliqua le jeune garçon en posant ses jambes sur son bureau et en prenant son aise.

- Suano ? Demanda Tomaya qui ne connaissait pas ce nom.

- Il se disait être le chef de la résistance d’Esthar. Il nous a sauvé la mise pour que nous l’emmenions à Alexandrie pour qu’il puisse parler au Maître Cloud. Mais c’est lui qui nous a trahit et il à voler notre pierre durant l’attaque. Répondit Wedge en serrant les dents, se rappelant de comment ils avaient été bernés par l’individu.

- Oh, mais c’était belle et bien le chef de la résistance ne vous y trompez pas. D’ailleurs, quand il est rentré et qu’il m’a donné la pierre, je l’ai fais fusiller pour complot contre Esthar !

- Comment ! Fusiller ! Mais, il t’a aidé ce traître. Il t’a rapporté la pierre que tu voulais ! Cria Wedge qui se rappela que ce Suano, les avait aidé à se cacher des soldats Esthariotes.

- Oui en effet. Mais ce fou croyait que, s’il me donnait la pierre, il aurait récupéré une récompense. Qu’elle imbécile, comme si j’ignorais tout de ses agissements secrets. Mais ne vous en faites pas, il a eu quand même droit à des funérailles convenables. Répondit sournoisement Hirohito.

- Tu n’es qu’une pourriture et je vais te…

- Mais bon, tout cela ne nous rendra pas Balamb malheureusement. Pourquoi avez-vous pénétré dans ma ville ? Demanda alors Hirohito en se levant subitement.

- Tu dois bien t’en douter, toi qui veux te faire passer pour quelqu’un d’intelligent. Nous sommes venus récupérer la pierre d’Alexandre que tu as dérobé! Répondit sèchement Wedge.

- Allons donc, et vous n’êtes même pas venus pour récupérer vos amis qui ont aussi essayé de la récupérer ma pierre. Je pensais que vous connaissiez le sens du mot solidarité dans votre ville. Ajouta Hirohito en levant les yeux au ciel.

- Nous trouverons un moyen de les faire sortir aussi, ne t’inquiète pas. Ajouta Tomaya confiant.

- Mais bien sur. Vous savez, je suis au courant de vos agissements depuis longtemps. De vos attaques sur ma prison du désert et sur votre attaque contre mes soldats dans le désert d’Esthar. Vous aviez peut être l’effet de surprise à ce moment là, mais ici, cela ne sera pas aussi facile. J’ai intensifié ma sécurité. Mis a jour mes robots avec les dernières données vous concernant. Vous ne sortirez jamais de cette ville vivant sans mon autorisation. Regardez-vous, je n’ai cas cligné de l’œil et mes gardes vous abattraient sans aucune somation. Expliqua Hirohito ayant toujours ce petit sourire sadique aux lèvres. Là dessus il ajouta. Surtout que vous venez d’Alexandrie, je n’hésiterais pas une seule seconde. Je hais votre citée. Je hais chacun de ses habitants et en particulier, ces crevures inutiles qu’on ose appeler Ninja.

- Inutile que je te demande pourquoi tu hais tant notre royaume. Insinua alors Wedge qui semblait se douter de quelque chose.

- Comment ?

- Ah bon ? Pourquoi Wedge ? Jusqu’à maintenant, j’ai plus l’impression qu’il rage car notre royaume se porte à merveille alors que lui, n’arrive pas à gérer sa ville. Demanda alors Tomaya en regardant Wedge et en entrant dans son jeu de provocation.

- L’attaque du port de Costa del sol. Pas vrai Hirohito ?



Cette dernière phrase semblait, tout à coups, rendre nerveux le jeune président d’Esthar. Son visage se crispa, et le crayon qu’il avait prit en main, semblait souffrir d’une poigne puissante que lui infligeait le jeune garçon. Il baissa alors les yeux et cassa ce même crayon en deux. Costa del sol, c’est le nom de cette ville qui irrita le Président. Ses traits, déjà fort froid, s’assombrirent tout à coups alors que Tomaya, qui avait deviné les intentions de Wedge mais sans connaître l’histoire, se mit à sourire. Un sourire moqueur, qui déstabilisa Geyzer de plus en plus tendu derrière son immense bureau.


- Tais-toi, espèce d’enflure, je t’interdis de dire un mot de plus concernant cette affaire! D’indigna alors Hirohito. Bien entendu, sentant la détresse du jeune garçon, Wedge en remit une couche

- Que c’est il passé là-bas Wedge ? Enfonça Tomaya.

- C’était il y a quelques années d’ici. Nous soupçonnions son père de faire un gros trafic d’arme avec Wutaï et nos espions avaient réussis à trouver l’heure et l’endroit de l’échange. Un dock, du port de Costa del Sol, leur servait de base avancée et secrète et était désigné comme le lieu de cette magouille. Une de nos équipes des forces spéciales s’y est donc rendue et on réussit à empêcher la transaction. Mais son valeureux papa, intelligent comme il était, n’a pas pensé mieux, que d’attaquer nos ninja à coups de lance-roquette. Et là, que c’est-il passé déjà mon garçon ? Demanda Wedge à Hirohito junior, grand sourire satisfait, comme pour le faire avouer la bourde de son défunt père.

- Tais – toi ! Je t’ordonne de te taire ! Je ne te laisserais pas parler ainsi de mon père ! Jura le jeune homme en costume qui s’énervait de plus en plus

- Voyons il n’y a pas de honte à raconter ça. Enfin si. Bref, monsieur Hirohito a donc placé le lance-roquette sur son épaule, il a visé nos ninjas a fait feu sans même réfléchir. Expliqua Wedge, en retenant une euphorie en pensant à la chute de son histoire.

- Et alors ? Il a touché sa cible ? Il a blessé nos ninjas ? Demanda Tomaya, les yeux bien grand ouverts.

- Cela aurait peu marché c’est vrai. Mais le bougre, malin comme il était, a malheureusement placé le lance-roquette dans le mauvais sens. Et au lieu de tirer vers nos ninjas, il a tiré dans les barils d’essence juste derrière lui. Bien entendu, l’explosion qui en suivit, tua tous ses acolytes et lui couta la vie. C’est bien ça Hirohito ? Je ne me rappel pas de tout les détails…



Suite à cette histoire des plus incroyables, Tomaya, ne pouvant se retenir, s’écroula de rire devant tout le monde. Wedge quant à lui, resta droit dans ses bottes et continua de regarder le jeune président, dont le visage, rouge de rage, s’apprêtait à exploser. Il sentait que le jeune garçon allait exploser. Les rires moqueurs d’un Tomaya les larmes aux yeux, continuèrent d’enfoncer Hirohito, qui sentit, pour la première fois depuis le début de l’entretien, des lourdes larmes coulées sur ses joues. Il avait parfaitement réussi son coup prenant en main, l’aspect psychologique de l’entrevue. Dorénavant, tout les poids des décisions retombaient sur les épaules du jeune Président, qui se sentait humilié et déshonoré. Les rires de Tomaya lui résonnèrent dans sa tête qui allait très bientôt exploser. C’est alors, que chose fut faite. Il frappa des deux poings le bureau et lança un regard remplie de flamme en direction de Wedge.


- C’est de la faute de vos ninjas, il était super énerver et, et il n’a pas fait attention. Vous allez me le payer ! Je vous déteste ! Quand j’aurais trouvé le moyen d’utiliser toute la puissance de la pierre, je raserais Alexandrie et j’y construirais un immense monument à la gloire de mon père ! Hurla Hirohito, dont l’hilarité de Tomaya lui avait fait sortir de ses gonds.

- Un monument à la gloire d’un imbécile incapable de se servir d’une arme ? On aura tout vu. S’écria tout d’un coup Tomaya qui essaya de contrôler son hilarité
.


Mais cette dernière provocation eu le dont de mettre en furie le jeune président. D’un geste rapide, il se saisit d’un pistolet qui se trouvait dans son bureau, et le pointa droit vers la tête de Tomaya. Les gardes derrières firent alors de même alors que ni Wedge, ni Tomaya ne semblèrent être plus inquiet, de la situation qui pourtant, tourna au vinaigre. Le canon pointé droit entre ses deux yeux, Hirohito était hors de contrôle et seul son doigt, tremblant sur la gâchette, allait décider de la suite des évènements. Mais les deux ninjas restèrent totalement serein. Avec ce qu’ils avaient déjà vécu, ce n’était certainement pas un simple pistolet qui allait leur faire peur.


- Tu vas me le payer sale ninja ! Tu vas apprendre que l’on ne se moque pas de ma famille comme ça ! Tu vas crever ici, dans son bureau ! Hurla le jeune président le doigt toujours tremblant sur la gâchette.

- Allons bon, tu n’impressionnes personne avec ton jouet. Au moins vérifie que tu le portes du bon côté, pas comme qui tu sais. Rétorqua Wedge, calme alors que Tomaya qui avait réussit à reprendre son sérieux, re-pouffa de rire suite à la nouvelle provocation de Wedge.

- Tu ne m’en crois pas capable. Tu crois que je ne saurais pas t’abattre ici et exposer ton corps à la vue de tous ? J’ai beau avoir quatorze ans, je sais me servir de ça. Vous allez payer vos moqueries sur mon pauvre père ! S’extasia Hirohito en rigolant plus par nervosité que par joie.

- Je te crois. Mais je crois aussi, que la pierre que nous recherchons est juste dans la pièce d’à côté, et qu’en moins d’une seconde elle sera dans ma main. Expliqua alors paisiblement Tomaya en regardant dans la direction de la porte par laquelle venait d’entrer Hirohito junior.

- Comment ! Comment le sais-tu ? Tu veux me faire marcher c’est ça ! De toute façon dans une seconde tu seras mort, et ton cadavre sera exhibé sur la place publique. Continua de baver le jeune président, la main tremblante tenant le revolver.

- Je ne pense pas que cela se passera comme ça. De toute façon, tout est déjà en place. Je crois qu’il est temps, de passer à l’action Tomaya. Acquiesça Wedge en jetant un œil derrière le président.

- Faites vos prières ! Cria alors Hirohito junior en pressant la détente
.


Mais alors que le jeune président commença à appuyer sur la détente de son revolver, la grande vitre derrière lui, vola en éclat à la surprise de tous. Hirohito, sous le choc et surprit par le bruit et par les débris de verre qui tombèrent à l’intérieur de la pièce, sauta par terre pour se cacher en dessous de son bureau alors que Tomaya et Wedge, avec une vitesse incroyable, se retournèrent et attaquèrent les trois gardes derrière eux. D’un coup de genoux dans le ventre, Wedge expulsa le premier garde qui fut expulsé au loin et passa au travers du mur. Puis, il se retourna pour donner un violent coup de poings dans le visage du deuxième garde, qui se mit à genoux et commença à cracher du sang. Quant à Tomaya, qui avait bondit dans les airs, il donna un coup de pied au visage du troisième garde, qui tourna sur lui-même et s’effondra, visiblement la nuque explosée. Juste après, le jeune ninja, voyant le Schumi par le trou qu’avait créé le corps du soldat éjecté par Wedge, s’en approcha en courant pour aller aux nouvelles. Terrifié par ce qu’il se passait, il vit Tomaya s’approcher et se mettre à genou. Utilisant son chakra, il coupa la chaine et fit un sourire à la créature qui comprit qu’il devait profiter de la situation afin de prendre ses jambes à son coup.


Malheureusement pour elle, elle ne fit pas beaucoup de mètres. En effet, les gardes qui surveillaient le couloir, arrivèrent au loin, et un coup de fusil, vint mettre fin, à la vie du Schumi qui s’effondra sur le tapis, un trou fumant juste au dessus de l’œil droit. Tomaya, furieux de voir la pauvre créature se faire ainsi abattre, serra fort les poings et s’énerva. Il effectua trois enshuus et se prépara pour une attaque : « Chakura tama ! ». L’attaque fut rapide et dévastatrice, la boule de chakra blanche aux reflets bleus, qui endommagea les murs du couloir, emporta tout les gardes totalement impuissants et explosa contre l’ascenseur qui, sous le choc, céda et tomba dans le vide, emportant les possibles survivant de la technique de Tomaya dans une chute libre terrifiante et fatale. Ceci fait, le jeune ninja se retourna et se pressa de retrouver Wedge qui se tenait devant Hirohito junior. Mais ils n’étaient pas seuls. En effet, les ailes blanches bien déployées derrière la vitre brisée, Biggs, qui tenait, non sans mal, Eleane et Tomi, atterri dans le bureau, sous les yeux du jeune président totalement surpris et terrifié par le retournement de situation.


- Mais, mais. Vous étiez en prison vous trois. On me l’a encore confirmé il y a dix minutes à peine. Comment êtes-vous sortis ? Pesta- il en tremblant de peur devant les ninjas qui avaient changer la donne.

- Qu’est ce que tu crois. Après tout, nous ne sommes que des stupides ninjas non ? Dit alors Wedge en prenant Hirohito junior par le col pour le mettre sur le bureau.

- Ne me tuez pas ! Par pitié, je, je vous promets de ne plus attaquer Alexandrie. Supplia Hirohito junior devant les quatre ninjas.

- C’est bon je l’ai trouvé ! Annonça alors Tomaya qui était allé récupérer la pierre, exactement là où il avait dit qu’elle se trouvait.

- Vous pouvez la reprendre, je vous la laisse. Mais par pitié, ne me tuez pas. Je ferais tout ce que vous voudrez. Vous, vous n’allez quand même pas abattre de sang froid, un jeune garçon comme moi ! Sanglota le jeune homme, qui avait totalement abandonné ses sentiments supérieurs.

- Nous n’allons pas te tuer, nous ne sommes pas comme toi. Même si tu le mériterais. Ce n’était de toute façon pas notre mission. Mais si tu tentes de nouveau quelque chose contre notre royaume, là nous n’aurons plus d’autre choix ! Nous reviendrons ici, et là. Il n’y aura plus de pitié pour toi. Dit alors Biggs, prenant un air monstrueux qu’il n’avait pas pour habitude de prendre.

- Je vous le promets ! Sur l’honneur de ma famille. Merci, merci beaucoup. Pleurnicha Hirohito, les mains jointes et à genoux pour remercier les ninjas Alexandrins.

- Très bien sur ce, nous partons ! Ordonna à son tour Wedge en s’approchant du rebord de la fenêtre
.


D’un mouvement rapide et puissant, tous sautèrent de la fenêtre pour atterrir sur le toit d’un bâtiment proche et prirent la direction du trou dans la bulle pour partir. Utilisant les toits des bâtiments pour aller plus vite, ils s’éloignèrent très vite de l’immense tour depuis laquelle ils venaient de se sauver. Sous leurs pieds, ils pouvaient voir la ville qui défilait à toute allure. La hauteur des buildings était telle, qu’ils avaient du mal à apercevoir la route. Enfin, cela, ne les intéressait pas. Leur premier objectif, était de rentré le plus vite possible à la maison et rapporter la fameuse pierre volée. Derrière eux, debout dans le trou laissé par les ninjas, Hirohito regarda avec rancœur et haine, les dents serrées, les ninjas s’en aller. Furieux, se sentant faible bafoué et humilié, il se retourna d’un coup sec et actionna un bouton, caché en dessous de son bureau. Immédiatement, une alarme commença à résonner partout dans la ville. Du haut des toits, des canons apparurent de sorte de cabine et immédiatement ceux-ci, commencèrent à tirer en direction des ninjas qui continuèrent à sauter d’immeuble en immeuble. Nullement surpris par cette trahison, Biggs, Eleane et Tomi firent un geste du doigt vers le haut en disant « Bakuhatsu ! ». Cette technique activée, elle eu pour effet, de faire exploser toute une séries de parchemins explosifs, dissimuler dans les poches des clones, laissé dans les cellules dans laquelle, les ninjas étaient prisonniers. L’explosion, souffla terriblement tout l’étage et le hall du bâtiment du président, ne laissant plus aucunes chances aux soldats qui sortaient de là. De loin, ils purent même voir l’immeuble tanguer d’un côté à cause de l’explosion. Mais pour eux, le temps n’était pas à la contemplation. Habilement, ils évitèrent les tirs de canons, qui n’endommagèrent que le haut des bâtiments sur lesquels se trouvaient les ninjas en fuite. Ils ne pensaient même pas à contre-attaquer tant le trou dans la bulle se rapprochait de plus en plus. Dans la ville, le vacarme de la sirène, le bruit assourdissant des canons et du moteur des hélicoptères qui s’approchaient était infernal. Des débris de bâtiments volèrent en éclats sous l’impacte des balles, mais la sortie était là et après un dernier bond puisé avec l’énergie du désespoir, enfin, ils sortirent de la ville, alors que les deux hélicoptères entrèrent en collision avec la bulle et créant une terrible explosion.

La mission avait été une réussite totale. Tomaya et Wedge, suivit de Biggs, Eleane et Tomi, reprirent le chemin d’Alexandrie, la pierre d’Alexandre en leur possession.
Dernière édition par Tomaya_Sakuza le Jeu 30 Juin 2011 11:35, édité 1 fois.
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Re: Héra

Messagede Tomaya_Sakuza le Mar 21 Sep 2010 19:16

Chapitre XII : La gravure :





La journée commença doucement à toucher à sa fin quand nos cinq amis furent enfin rentrés à Alexandrie après une rude aventure. Tout le long du trajet, une forme de silence nerveux s’était installée dans le groupe. Personne n’osait ouvrir la discussion concernant cette histoire et surtout, sur le retour de Tomaya et tous se concentrèrent pour rentrer le plus rapidement à la maison. Tomaya, qui souriait d’une mission couronnée de succès, essaya de lancer des regards à ses deux amis mais ceux-ci, n’osèrent jamais lui répondre. Tomi regardait au loin en lui tournant le dos alors qu’Eleane faisait de même. La fameuse pierre d’Alexandre en possession, nos amis, une fois arrivé sur le port, prirent tout de suite la direction de l’académie, afin de la remettre au Maître Cloud. Comme une fin de journée classique dans la citée, tous les bruits dérangeants de reconstructions s’étaient tu, témoignant le repos mérité prit par les courageux ouvriers, qui se donnaient à fond, pour redorer l’image de la ville détruite de cet assaut inqualifiable. Le ciel orangé du couché de soleil, jetait sur les bâtiments des ombres de crépuscule sidérantes. Tomaya et Biggs, suivit de Wedge, Eleane et Tomi, entrèrent d’un pas timide dans la cour de l’académie. Totalement vide, ils purent remarquer que la grande vitre donnant sur le bureau du Maître avait déjà été remplacée et que les cicatrices de l’assaut des soldats d’Esthar avaient déjà presque été effacées. Après être entré dans le bâtiment centrale et gravit les trois étages d’escalier, ils entrèrent sans frapper dans le bureau du chef des ninjas de la ville.


Le Maître Cloud se tenait là. Toujours à gribouiller des notes dans ses nombreux énormes calepins noirs ou bleus. Il se trouvait en face du Professeur Toto qui semblait l’aider dans ses démarches fastidieuses de paperasserie. Doucement, ils ouvrirent la porte et d’un raclement de voix, attirèrent l’attention des deux personnes occupées à rédiger des rapports complets sur les dégâts et les effectifs encore en activité.


- Hum, Maître Cloud ! Nous sommes de retour. Annonça Biggs doucement, comme s’il ne voulait pas surprendre son Maître et le Professeur Toto en plein boulot.

- Quoi ! Comment ! Biggs, Tomaya ! Vous voilà ! Vous avez réussit ! C’est extraordinaire ! Venez là mes amis ! S’exclama, fou de joie, Cloud qui se leva d’un bon et sauta au dessus de son bureau pour aller aux nouvelles, faisant tombé des livres que le pauvre Toto tenta de rattrapé.

- Oui Maître. Cela n’a pas été du gâteau mais nous sommes finalement rentrés. Et pas tout seul en plus, nous avons ramené les prisonniers sains et sauf. Déclara alors Biggs en laissant entrer Eleane, Tomi et Wedge.

- Mes enfants ! Oh, je vous en remercie du fond du cœur ! Wedge, Eleane, Tomi pardonnez moi, je, je n’aurais pas du vous envoyer ainsi dans la gueule du loup. Je me suis fait énormément de soucis pour vous. Je suis trop heureux de vous revoir vivant. Continua de s’exulter Cloud en serrant dans ses bras Wedge, Eleane et Tomi.

- C’est plutôt à nous de nous excuser Maître. Nous avons failli à notre devoir, et sans l’intervention de Biggs et de Tomaya, nous serions surement toujours emprisonner là bas, à pourrir dans cette cellule. Raconta alors Wedge en jetant un œil gratifiant à ses deux sauveurs.

- Voyons Wedge. Le principal, c’est que vous soyez revenus sains et sauf. En ces heures difficiles pour Alexandrie, toutes les excellentes nouvelles sont les bienvenues. Consola le Maître avec un grand sourire.

- En plus de ça, vous avez ramené la pierre D’Alexandre à ce que je vois. Votre mission est donc un succès. S’interposa alors le Professeur Toto, en remontant ses lunettes sur son nez et en examinant la pierre, soigneusement enrobée dans un tissu.

- Oui, la voilà ! A vrai dire, nous l’avons récupérée tous ensemble. C’était un vrai travaille d’équipe. Rétorqua modestement alors Tomaya en voulant mettre tout le monde sur le même pied d’égalité.

- J’en suis vraiment heureux
.


Malheureusement pour Tomaya, alors qu’il voulut se rapprocher d’Eleane et de Tomi, comme pour dire, qu’ils étaient de nouveau réunis après des années de rupture, ces deux derniers firent un pas d’écart sans même jeter un œil à leur ancien ami. Le regard de l’Ancien se figea d’incompréhension devant ce geste ingrat, alors qu’il était venu les sauver à Esthar. Cloud, qui savait ce que pensait les deux jeunes, sentit une boule de peine grossir dans son cœur. Même s’il s’attendait à ce genre de réaction, il avait gardé l’espoir que le petit groupe se ressoude. Mais il n’en fut rien. La rousse et le quadri-affinitaire, ne jetèrent aucuns regards à leur ami, qui n’attendait qu’une chose, c’était de renouer contacte. Un long silence de plus en plus inquiétant s’installa dans la grande pièce. Suite à quoi, Tomi fit un pas en avant et se mit au garde à vous, d’un air hyper sérieux et militaire :


- Nous avons ramené la pierre Maître. Je remercie Biggs et….. Tomaya de nous avoir sauvé. Maintenant nous aimerions disposer Maître Cloud. Déclara Tomi, sérieux et droit comme un I.

- Oui, bien sur, vous l’avez bien mérité. Je vous mets au repos pour deux jours Tomi, Eleane. Merci beaucoup d’avoir accepté cette mission périlleuse, et encore désolé de votre mésaventure. Répondit le Maître Cloud, inquiet et toujours déçu de la réaction des deux jeunes ninjas.

- Très bien. Viens Eleane, partons…

- Mais Tomi, j’aurais aimé parler avec… Intervint subitement Tomaya qui voyais Tomi, tirer du bras Eleane en direction de la sortie.

- Toi, tais-toi ! Ne nous approche pas pour le moment ! Coupa net Tomi en sortant du couloir et en tirant Eleane qui ne savait quoi faire dans cette situation.

- Tomi…. Eleane…. Revenez ! Souffla Tomaya, déboussolé et triste de voir le rejet de ses amis avec qui il voulait discuter et rattraper le temps perdus.

- Ce n’est rien Tomaya, laisse les s’habituer à ton retour. Encouragea alors Wedge en voulant consoler Tomaya qui semblait totalement abattus.

- Je le sais, mais quand même, je ne m’attendais pas à ça. Ils m’ont tellement manqué et là, ils me renient. Où se trouve Maître Alarik ? Demanda alors Tomaya, tête baissée et à la recherche d’un point de repère pour se confier.

- Il est partit s’occuper de quelque chose d’important. Mais ne t’inquiète pas, j’ai demandé à ce que l’on réaménage ta chambre. Tu peux y aller si tu veux te reposer. Expliqua le Maître en venant frotter la tête de Tomaya.

- Merci Maître Cloud. Mais avant, je dois aller voir quelqu’un d’autre ! Répondit alors Tomaya en se retournant brusquement et en quittant le bureau.

- Tomaya, où tu vas ! S’écria alors Biggs inquiet de voir partir Tomaya en pleine confusion et déprimer.

- Ne t’inquiète pas Biggs. Il ne va pas très loin. Il faut le comprendre. Du moins je comprends les deux partis. Expliqua Cloud en se retournant devant la fenêtre, qui baignait dans la lumière du crépuscule.

- Les deux partis ? Comment ça ? Demanda, curieux Biggs.

- Tomaya est revenus à Alexandrie pour sauver ses seuls amis qu’il n’avait jamais eu. Je comprends sa décision qu’il a prise il y a trois ans. Il n’a pas trop eu le choix à ce moment là, il devait se cacher. Mais je crois qu’il s’attendait quand même à plus de reconnaissances de ceux-ci. Mais Tomi, et surtout Eleane, ont souffert du départ de Tomaya il y a trois ans. Nous n’avons pas à nous interposer dans cette histoire. Ils devront régler ça par eux-mêmes. Expliqua le Maître en regardant Tomaya, seul dans la cour, prendre le chemin de la route.

- Mais, vous allez les laisser dans la même équipe ? Demanda alors Wedge à son Maître.

- Quelle question ! Bien sur. Ces trois là sont super complémentaires et ensemble, ils peuvent faire de grandes choses. Tomaya est revenu bien plus fort de son long entraînement. Eleane et Tomi aussi se sont amélioré. Ils ont passé ces trois années à s’entraîner comme des fous pour pouvoir compenser le départ de Tomaya du groupe. Je crois que le résultat de tout ça, ne pourra qu’être explosif.

- Je l’espère Maître Cloud, je l’espère.

- Bon, maintenant Biggs et Wedge, faites moi un rapport complet. Que voulait le président Geyzer
?


Pendant ce temps, Tomaya, seul, se baladait dans sa ville, comme il en avait l’habitude étant enfant et ces trois années d’exiles n’avaient absolument rien changé de ses habitudes. Se rendant compte de l’étendus des dégâts qu’avait subis Alexandrie, il ne pouvait s’empêcher de penser encore et toujours à ses amis, qui s’étaient trouvés en plein coeur de l’attaque. Par miracle, aucun d’entre n’avait été fauché par cette terrible agression. Il se sentait même un peu fier, de savoir que ceux-ci aussi, s’étaient grandement améliorer et pouvaient maintenant, faire face dignement. Voyageant tel un somnambule, ses pas ne le conduisirent cependant pas vers le port et la mer, là où il avait l’habitude de se mettre quand il était déprimé, mais plutôt vers l’entrée de la ville, qui donnait sur la grande forêt qui entoure la ville. Passant devant les ninjas des troupes de protections, concentrés, qui le suivirent du coin de l’œil, il prit le sentier de droite et s’enfonça dans l’épaisse verdure sauvage, qui offrait une éternelle et excellente défense naturelle. Se rappelant d’un chemin tellement remémorer dans ses rêves, il avança sans même regarder devant lui. Poussant juste du bras, les branches qui se trouvaient sur son passage et levant les jambes pour éviter les troncs d’arbres pourrit qui jonchaient le sol, Tomaya avança vite avec pour unique bruit, celui du craquellement des feuilles et branches mortes sur le sol qui cédèrent sous son poids, qui avait bien entendu augmenté depuis la dernière fois qu’il avait emprunter ce chemin. Enfin, il arriva vers une petite clairière qui lui était familière. En effet, dans la douceur qu’inspirait cet endroit paradisiaque à ses yeux, il se trouva face à une pierre dressée et d’un petit tumulus de terre, celui en dessous duquel sont enterrés ses parents. Trois années maintenant qu’il était parti d’Alexandrie afin de se cacher et de recevoir des cours du fameux Alarik Choya et La première chose qu’il se devait de faire, c’était de passer leur dire bonjour. Droit comme un i, la main droite tenant son poignet gauche, il fit d’abord un hochement de la tête pour saluer l’esprit de ses parents avant de s’exprimer, le cœur rempli de joies et d’émotions, pour de chaleureuses retrouvailles.


- Papa, maman me voilà. Je suis de retour. Vous m’avez énormément manqué durant ces trois années. Je vois, qu’il fait toujours beau ici. Je suis parti trois longues années, pour me cacher. Il parait que je suis très recherché et j’ignore par qui. Mais les dégâts qu’ils ont faits à Alexandrie le jour de mon départ, me laissent pensé qu’ils n’ont rien d’amicale. Mais ne vous inquiétez pas, j’ai rencontré quelqu’un, il s’appelle Alarik Choya. Je suppose que vous devez le connaître, vu qu’il était le Maître ninja d’Alexandrie avant le Maître Cloud. Ne vous inquiétez pas, il a bien prit soin de moi, et m’a entrainer afin que je devienne encore plus fort. Il m’a dit que ceux qui me recherchaient, le faisaient car je suis un descendant des Anciens. Mais je n’y crois pas trop. C’est autre chose qu’ils veulent de moi. Mais plus encore, il y a autre chose qui m’inquiète. En faite, plus je vieillis et plus je me sens bizarre. Je ressens des choses étranges dans ma tête et dans mon corps. Maître Alarik appelle ça des intuitions, mais je suis sûr que c’est autre chose. Enfin bon, me voila de retour à Alexandrie. Vous me manquiez ainsi que tous mes amis. De plus, je suis devenu plus fort, je n’ai plus peur de ceux qui me recherchent. Si vous pouviez me voir, j’espère que vous seriez fier. Enfin, je sais que vous êtes là, à me regarder et je vous promets, de faire le mieux que je puisse faire, pour ne pas vous décevoir.


Tomaya se mit alors à genou, et commença à frotter la pierre comme pour l’entretenir du poids des années qui avait fait pousser de la verdure encombrante sur ces pierres. Il savait, que cela était sa tâche, que d’entretenir la tombe secrète de ses parents et c’est avec un bonheur immense, qu’il gratta la mousse et arracha les mauvaises herbes qui avaient envahis l’espace, tout en continuant de leur parler.


- Je n’ai entendu que du bon sur vous et plus je vieillis, plus j’en apprends sur vous deux. Je suis heureux de savoir que vous étiez des gens bien et de très bons ninjas même si, l’absence de vos noms sur le mur de mémoire m’a fait mal au cœur. Vous me manquez énormément. J’ignore comment je pourrais faire pour vous revoir un jour. Mais je tiendrais ma promesse que je vous ai faite il y a trois ans ici même. Je suis le dernier représentant des Anciens, et je ferais tout ce qui est possible, pour redorer le blason de mes origines. Je me suis entrainé comme un fou pour me perfectionner. J’ai même découvert mon affinité. D’après Maitre Alarik, je serais de l’affinité Suiton. Boh, j’aurais préféré un truc plus classe, genre Katon ou Raiton mais bon, je ferais avec. Ne vous inquiétez pas, je retrouverais ceux qui vous on tuer. Je ne l’ai dit à personne, même Maître Alarik n’est pas au courant de ça, c’est dire. Mais personnellement je trouve ça normal que de venger votre mémoire et je… hein c’est quoi ça ?


En frottant la mousse qui recouvrait la pierre tombale, Tomaya s’aperçut alors de quelque chose d’anormale. Quelque chose, qui n’était pas là ou qu’il n’avait pas remarqué, lors de son précédent passage. Inquiet, doucement, il glissa son doigt sur une sorte d’écorchure dans la pierre, écorchure qui, au fil du nettoyage, prenait de plus en plus l’apparence d’une écriture. Mais celle-ci semblait être finement creusée et était donc illisible. Regardant à droite et à gauche, comme pour vérifier si la personne auteur de ce geste, qui pouvait être considéré comme une profanation à ses yeux, était encore entrain de l’épier. Mais il était maintenant sûr d’une chose, ces fines gravures désignaient clairement un message. De ce faite, il prit un kunaï dans sa sacoche et commença à creuser les lettres pour faire apparaitre le message. Après quelques secondes, la gravure fut bien nette dans le coin droit de la pierre. Tomaya s’empressa alors de la lire. C’est alors, que ses yeux s’ouvrirent grands et que son cœur, se mit à battre à vive allure. Il fut comme choqué de ce qu’il venait de lire. Une phrase, qui vint le frapper en pleine tête et qui lui ouvrait les portes de maintes questions existentielles. En effet, inscrit, gravé, là, à quelques centimètres à droite du prénom de la mère de Tomaya, il pouvait lire cette phrase :


- Tomaya, nous sommes là. Nous t’attendons…


Qui, qui avait bien pu trouver cet endroit sensé être secret. Qui avait bien pu laisser ce message et surtout, qui l’attendait ? Etais-ce une sale blague ? Une provocation ? C’est alors qu’il aperçut juste à côté de cette phrase, une nouvelle petite gravure qui se trouvait être, un symbole, que Tomaya reconnut tout de suite. Pour en être sur, il souleva son t-shirt et regarda la marque de naissance qui se trouvait sur sa poitrine. C’était bien ça, la marque gravée juste à côté de la phrase, comme une signature, correspondait à sa tache de naissance. Le symbole des Anciens. Mais c’était encore plus improbable. Il est le dernier survivant. Qui d’autre pouvait connaître l’existence de cet endroit et les détailles de la marque ? Perdu, il sonda son esprit, percevant les centaines de possibilités possibles. Mais rien à faire, il ne pouvait y croire, à genoux sur le tumulus de pierre, il sentait de la peine grandir dans son cœur.


- C’est une blague ? Ce n’est pas possible ! Pourtant, cette gravure n’était pas présente il y a trois ans, quand je suis venu avec Maître Cloud. Mais, comment cela se peut ? Cet endroit est sensé être secret. « Nous t’attendons », mais qu’est-ce que ça peut bien dire. Qui m’attend ? Se demanda Tomaya en grattant tout autour de l’inscription comme pour trouver autre chose comme inscriptions capable de l’aider, un autre indice qui pourrait le guider, mais rien d’autre n’était inscrit
.


Tomaya était choqué de ce qu’il venait de découvrir. Comment quelqu’un avait peu profané ainsi la tombe de ses parents. Et comment connaissaient-ils le symbole des Anciens. Partagé entre la frustration et l’inquiétude, Tomaya se releva doucement. Il caressa une dernière fois les gravures des noms de ses parents tout en lançant un regard furieux vers cette gravure, maintenant bien visible. D’un pas sec, il se retourna sur ses pas pour rentrer à Alexandrie, le cœur remplit de centaines de questions. Très vite il arriva dans l’entrée en emprunta la grande rue. Les mains dans les poches, il repensait à l’inscription gravée, qui semblait lui faire de l’œil, le nargué. Qui avait peu faire ça ? Dans quel but ? Trop de questions auxquels il aurait voulu avoir des réponses. Mais vu l’heure, il savait qu’il n’allait pas déranger le Maître Cloud, qui semblait en plus, avoir des tonnes de boulots à faire. Doucement, frappant dans une boite de conserve vide qui roula en produisant ce bruit métallique caractéristique qui résonna dans la grande rue déserte de la ville. L’Ancien regarda ce déchet rouler sur la route et se retrouva dans l’objet. Seul comme le jeune ninja et balancé à droite et à gauche sans pouvoir rien faire. Tomaya prit alors la rue dans laquelle se trouvait l’académie. Sa principale destination maintenant, c’était son ancienne chambre et son lit, qu’il avait hâte de retrouver au plus vite. Mais soudain, alors qu’il leva la tête pour apercevoir l’entrée de l’école, une jolie voix, douce mais reconnaissable, attira son attention dans son dos.


- Tomaya ?


Une voix à la douceur du miel et du pétale de rose glissant doucement sur la joue d’une fille. Le nom, Tomaya, si joliment prononcé avec une pointe d’inquiétude et de timidité. Il n’avait même pas été surpris par l’appel, tant celui-ci, avait été effectué avec une extrême légèreté. Tomaya, se retourna alors doucement pour apercevoir celle qui hanta ses nuits depuis des trois années, Eleane. La jolie jeune fille, dont les cheveux roux foncés qui le tombait sur les épaules et dont les mèches rebondissait, resplendissait dans l’ombre de la lumière d’un réverbère se trouvant là. La tête baissée et tremblante, quelques larmes sortant tout droit de ses yeux très jolis yeux verts foncés, semblaient coulées sur ses joues. Tomaya ignorait totalement ce qu’il se passait dans la tête de son amie. Doucement, dans la nuit Alexandrienne, il s’approcha de la jeune fille et leva, avec une pression de son index sur le menton, le visage de la jolie jeune demoiselle et la regarda droit dans ses yeux qui brillaient de mille feux.


- Eleane ? Mais qu’est ce que tu fais là ? Il se fait tard. Demanda Tomaya en frottant les larmes de la jeune fille.

- Tomaya. Tu m’as tellement manquée ! Répondit alors Eleane, en sautant dans les bras de Tomaya qui recula d’un pas sous le choc. Sentant l’émotion de la jeune fille, il l’a serra fort.

- Désolé d’être partis il y a trois ans. Je vais tout t’expliquer je te le promets. Viens suis moi. Réconforta alors Tomaya en appuyant sur le bas du dos d’Eleane pour la faire avancée
.


La jeune fille, dont les sentiments commençaient à mûrir et à entrer dans la fameuse phase de l’adolescence, se laissa tranquillement conduire tout en séchant ses larmes de sa main droite. Tomaya, heureux de voir qu’Eleane avait fait le premier pas vers la réconciliation, prit le chemin du parc privé de l’académie qui était éclairé par des lampadaires haut perchés. Coïncidence, Tomaya s’assit sur le banc, où avait l’habitude de s’asseoir Eleane et Tomi par le passé et encore maintenant. La jeune fille s’installa à coter du jeune ninja et tourna sa tête pour bien regarder Tomaya, comme pour s’assurer qu’il était là. Un regard en proie à des regrets et de la peine. Tomaya, qui s’y plongea, s’aperçut non sans mal, qu’elle ne lui avait pas pour autant pardonné. Elle était encore assez énervée mais en plus, ne savait pas quoi penser de la situation. Qu’elle chois devait – elle faire ? Tomaya ressentant cela, se rapprocha et tenta de rassurer la jolie rousse.


- Du calme, du calme Eleane. Je suis là maintenant. Tout va revenir à la normal, je te le promets. Plus jamais, je ne vous laisserais. Dit doucement Tomaya en caressant le dos de la jeune fille, qui sentait son cœur se déchiré.

- Tomaya, je, enfin nous. Nous pensions tous que tu nous avais laissés tombé. Que tu étais mort ! Pourquoi ? Pourquoi tu n’as pas donné de signe de vie après être partis ! Expliqua Eleane qui, en repensant à l’attaque des deux ninjas, serra les dents par colère.

- Eleane, je devais me cacher. Tu comprends, tu étais là, tu les as vu aussi. Ces mecs n’avaient rien d’amicale. Ils venaient de détruire totalement l’hôpital. Si, si j’étais revenu, qui sait ce qu’ils auraient fait de pire à la ville, et à vous aussi. Comment pouvais-je prendre un tel risque. Quand je me suis enfui, je suis tombé d’un ravin et j’ai atterris dans la rivière. Là, j’ai rencontré un homme. Il s’appelle Alarik Choya, c’était l’Ancien Maître ninja d’Alexandrie. C’est lui, qui m’a convaincu de partir avec lui. Se défendit Tomaya en ne lâchant pas une seconde les yeux d’Eleane, pour essayer de la convaincre.

- Mais, mais, pourquoi ne pas avoir pris contact avec nous ? Une lettre oĂą je ne sais quoi !

- Maitre Alarik me l’interdisait. Nous étions caché dans un endroit dans la montagne, que lui seul connait. Il me disait, que le moindre contact avec la civilisation pouvait me mettre en danger, et vous aussi !

- Comment nous mettre en danger ? Comment une bête lettre avec : « Je suis en vie, ne vous en faites pas pour moi, tout vas bien » pourrait nous mettre en danger? Ca ne peut faire de mal à personne. Rétorqua Eleane de plus en plus nerveuse.

- Si cette lettre devait être interceptée ? Tu imagines ? Et si ces deux gars mettaient la main sur une lettre de la sorte. Ils auraient pu, je ne sais pas, s’en prendre à vous, pour vous torturer afin d’en tirer des renseignements. Eleane, je suis leur cible. Continua de plaidoyer Tomaya en baissant la tête.

- Tomaya, nous sommes à Alexandrie ! Jamais ils n’auraient pu te faire du mal ! Il y à le Maître, Wedge et pleins d’autres ninjas super fort ici. Et nous aussi nous étions là ! Tu n’imagines pas le chagrin que j’ai eu, en pensant que tu étais mort. Et je ne te parle même pas de Tomi ! Continua de ressasser Eleane, dont l’émotion qu’elle avait sentis pour le retour de Tomaya, se transformait doucement en règlements de compte

- Je suis encore désolé, je ne savais pas que ça vous avait touché à ce point là. S’excusa Tomaya qui refit un geste tendre vers la jeune fille. Mais celle-ci, énervée, recula d’une fesse.

- Bien sur que ça nous avait touché ! Tomi t’adorait ! Il n’avait pas beaucoup d’ami, et je l’avoue, même moi j’avais du mal avec lui. Tu étais son point de repère, son inspiration. Quand tu es partis, il a du s’affirmé ! Endosser un rôle qu’il a eu énormément de mal à jouer. Quant à moi, Tomaya, j’avoue que j’avais beaucoup de sentiments envers toi. Tu nous avais sauvés la vie à Dali ! Et ça jamais je ne l’oublierais. Tu pensais que nous allions t’oublier ainsi ! Que nous allions être content de te savoir partis ou mort ! S’expliqua Eleane la voix dur en repensant aux trois années passées.

- Je ne vous ai jamais oublié moi ! Je pensais sans cesse à vous deux quand je dormais et quand je me sentais seul. C’est aussi la raison pour laquelle je suis revenu ! Vous me manquiez tous ainsi que le Maître Cloud, Biggs et les autres ! Continua d’enfoncer Tomaya se sentant coupable.

- A bon ! On n’en avait pas l’impression. Si ça se trouve, monsieur se prenait pour un Ancien. Le fils d’une lignée célèbre alors du coup, nous n’étions plus que de la ***** pour toi ! Tu aurais peu contourné les règles de ton nouveau Maître et prendre contact avec nous. Au moins pour nous prouver que tu étais en vie. Mais non. Rien. Ca n’en valait pas la peine je me trompe ? Accusa, furieuse Eleane.

- Je ne sais pas ce qu’il faut que je fasse pour que vous me compreniez. Se résolu Tomaya.

- Je n’en sais rien. Je ne sais plus quoi penser de tout ça. Tomi est devenu le leader du groupe. Je sais qu’il a des sentiments pour moi, et j’ai l’impression qu’il ne me laisse pas indifférente. Je ne pense pas, que pour l’instant, tu devrais revenir auprès de nous.

- Mais Eleane, je. Si je suis revenu, c’est pour vous voir !

- Tais-toi ! Tu nous as abandonné Tomaya ! Hurla alors tout d’un coup Tomi, qui venait d’apparaître sur le chemin de gravier à quelques mètres de là
.
- Tomi ! Non, je ne vous ai pas abandonné ! Répondit Tomaya en se levant.

- Je ne veux même pas le savoir. Eleane était effondrée quand tu nous as laissé tomber. Des mois, si pas des années que ça à durer pour pouvoir la consolée. Tu crois que c’était chouette de la voir ainsi Tomaya ? S’exclama Tomi.

- Je m’en doute. Mais je n’avais pas le choix, vous ne comprenez pas ! Se défendit Tomaya totalement bouffé par la rancœur de Tomi.

- Si je te comprends. Tu es un Ancien. Tu dois toujours avoir mieux que les autres. Sans même qu’ils le sachent, tu t’es encore entrainer par les meilleurs. Nous laissant totalement dans la *****. A deux, nous avons fait nos premières missions. Tu crois que ça a été facile ? De plus, au début, je l’avoue, nous n’étions pas au niveau. Plus d’une fois, nous nous sommes retrouvé coincé, et il a fallut presque un miracle pour nous en sortir. Et pendant ce temps là, MONSIEUR l’Ancien s’entrainait peinard sans même donner signe de vie ! Dit Tomi en colère.

- Si je suis revenu ici c’est pour vous revoir ! Reprendre mon ancienne vie. Vous aidant avec tout ce que j’ai appris avec Maître Alarik !

- Et bien je t’annonce que nous n’avons plus besoin de toi. On s’est fait, au boulot à deux. Eleane est devenu bien plus forte et moi aussi. On a prit nos habitudes et je peux te dire sans remords, que tu ne nous es plus d’aucunes utilités ! Annonça alors Tomi en fusillant Tomaya du regard.

- Tomi ! S’exclama alors Eleane.

- Tais-toi Eleane, tu sais que j’ai raison. Combien de fois tu me l’a dit. Quand tu pleurais, que tu ne voulais plus de Tomaya s’il revenait. C’était tes mots ! Maintenant, on fait équipe à deux et plus à trois !

- C’est vraiment ce que vous voulez ? Demanda alors Tomaya en prenant le chemin pour s’en aller.

- Oui, pour le moment c’est ce qu’il y a de mieux ! Répondit Tomi en tournant le dos à Tomaya.

- Eleane ? Demanda alors Tomaya en espérant qu’elle prenne partis
.


Mais la jeune fille totalement déboussolée et perdue resta muette. Totalement dégoûté de la discutions houleuse dans le parc, Tomaya partis les mains dans les poches et la tête baissée, laissant derrière lui, Tomi, qui s’assit à côté d’Eleane pour la consolée.


- Vous étiez mes premiers et seuls amis. J’ai tout enduré pour que vous soyez fier de moi. Maintenant, j’ignore quelle place avoir ici.


Tomaya retourna dans la cour de l’académie totalement abattue et déchirée. Le pas lourd, les pensées chutant dans les méandres infernaux de l’incertitude et de la solitude, il rentra sans poser de question dans son ancienne chambre. Celle-ci n’avait pas changé d’un poil. Tout lui rappela des souvenirs qu’il avait réussit à graver dans sa mémoire lors de ces longues nuit, au cœur de cette montagne où il avait passé ces trois longues années. Son bureau, là où il étudiait pour pouvoir passer son examen, avait prit de l’âge et les rayons du soleil, avait séché un bois devenant grisâtre. La première feuille qui avait brisé sa vitre le jour où il rencontra Eleane, était toujours accrochée au mur, à coté d’une photographie le représentant avec ses amis. Fatigué de sa longue et douloureuse journée, il se coucha totalement habillé dans son lit, sans même rentré dans la chaleur de ses couvertures. Il tourna la tête, et aperçut alors, son cadre sur sa table de chevet, dans lequel se trouvait une autre image de lui, avec Eleane et Tomi, prenant la pose. Il le prit, et le regarda en se remémorant les beaux souvenirs qu’il avait sauvegardés dans sa mémoire. Des entraînements aux missions. De Lindblum à Dali. Tous ces beaux moments à leurs cotés et tout ça, dorénavant enfermé dans un placard. Alors qu’une larme commença à naître dans le coin de son œil, il reposa le cadre sur son support et se tourna pour se rendormir. Entre les pensées envers Eleane et la terrible discussion qu’il avait subis, il se concentra en tentant de repenser à l’inscription gravée, qu’il avait trouvée sur la tombe de ses parents quelques minutes auparavant.


Se tournant sur le dos, pour regarder le plafond de sa chambre qui s’était un peu effrité à cause de l’attaque, il tenta, comme lui avait souvent expliqué Alarik, de remettre en ordre ses idées et pensées pour se tourner vers l’avenir. Il savait que cela ne servait plus à rien de se rapprocher de ses deux anciens amis pour le moment. Ceux-ci, lui avaient clairement fermé la porte au nez, et tenter de l’enfoncer apporterait encore plus de malheurs. Il allait devoir s’y faire et laissé couler le temps, peut-être qu’à force, tout redeviendrais normal, enfin, il l’espérait. Mais pour l’instant, il se devait de se donner à fond, pour retrouver l’auteur de la fameuse gravure qui continua de peser dans son esprit. Cela devait d’abord commencer le lendemain. Et pour cela, il devait premièrement se renseigner à la seule et unique personne qui avait connaissance de l’emplacement de la tombe de Datsu et Karin Sakuza, c’est à dire, le Maître Cloud.
Dernière édition par Tomaya_Sakuza le Jeu 30 Juin 2011 11:39, édité 1 fois.
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Re: Héra

Messagede Tomaya_Sakuza le Mar 5 Oct 2010 15:37

Chapitre XIII : Mideel :




Le jour se leva tranquillement sur l’académie des ninjas. Totalement à l’opposée de l’image que donnait la ville encore meurtris, tout semblait être revenus à la normal, du moins, comme cela pouvait l’être. Les murs, fraîchement repeints, redonnaient un semblant d’espoir aux bâtiments. Les charpentes endommagées, traînaient encore ci et là, et il ne restait que des finalités à accomplir aux menuisiers, pour tout remettre en état. Même les cours reprirent leurs activités et c’est la sonnerie stridente, pour l’appel des jeunes apprentis ninja afin qu’ils entrent en classe, qui réveilla Tomaya, profondément endormit dans les vieux habits qu’il avait mit la veille. Les yeux encore marqués du poids du sommeil qui l’avait gagné, il s’essuya le résidu de baves qui collait tout le long de sa lèvre, et s’approcha de la fenêtre. Eblouis par le rayon de soleil qui perça par de là les hauts bâtiments, un flash-back de son enfance vint lui frapper l’esprit, à la vue de tous ces enfants, naïfs, qui se rangent en rang sur les marques au sol qui leurs sont réservées, et se taisant devant les regards des professeurs. Il se revoyait, seul, marchant sans trop d’envie, dépassé par ses amis de la Promotion du taureau. Il revoyait Eleane et Tomi qui se chamaillaient ou Sebbu tentant désespérément faire la cour à Resurii. Tous ces souvenirs, lui soulevèrent doucement le coin de ses lèvres. Mais il savait, que ces belles années étaient derrière lui, et que cela n’allait pas être simple de retrouver ces ambiances festives. Car la réalité le rattrapa et les phrases chocs, qu’il avait entendus la veille, revinrent lui sonner les cloches et le glas, d’une amitié pourtant solide, détruite. Doucement et en se frottant de nouveaux les yeux, il prit la direction de sa douche pour se laver.


«Et bien je t’annonce que nous n’avons plus besoin de toi. On s’est fait, au boulot à deux. Tu ne nous es plus d’aucunes utilités ! », Cette phrase, prononcée avec une telle rancœur et tant de haine par Tomi la veille, continua de résonner dans son esprit comme une bombe dans une église. Son esprit tourmenté par ce coup de massue, et la vision des yeux emplis de larmes d’Eleane étaient figés devant ses yeux, comme une vieille photographie retrouvée, dont on ne voudrait plus contempler. Alors que l’eau continua de couler le long de son corps, il repensa encore et encore à ces trois années d’exiles, où ses pensées furent tournées, presque tous les soirs dans son lit, vers ses amis ninjas, qui se faisaient tellement de soucis, qu’ils avaient imaginé les pires scénarios possible. Après être sortit de sa douche et s’être essuyer, il remit un short rouge et se dirigea de nouveau vers sa fenêtre. D’un coup d’œil plus curieux que prudent, il scruta la porte d’entrée de la chambre d’Eleane. Celle-ci, close, semblait l’attirer. Elle semblait l’appâter, le forçant à aller l’ouvrir afin de recevoir de plus amples explications sur la dispute de la veille. Après une bonne nuit de sommeil, il se disait qu’elle avait peut être réfléchit à la situation et à ses propos. Mais, alors que son cœur tentait désespérément de prendre le contrôle de ses jambes pour aller la voir, son esprit, l’en empêchait. En effet, il y avait une affaire plus importante qui s’était imposée dans son plan de travaille. Soufflant un bon coup, il se changea pour enfiler la tenue de combat des ninjas d’Alexandrie nouvelle génération, qui était soigneusement rangée dans son armoire. Une tunique grisâtre avec des pointes d’orange sur le corps et portant le logo de la ville sur le bras droit. Remplie de poches pour y glisser des armes blanches, elle était légère et assez agréable à porter. Un pantalon en fibre de couleur rouge accompagnait le tout. Sans oublier la petite sacoche et ses gants de combats, orné des gravures des initiales de ses parents mais aussi personnalisée par la marque du Maître Alarik. Visiblement ce dernier avait eu son mot à dire sur la tenue du jeune ninja.


D’un pas décidé, il ouvrit grand la porte de sa chambre et la claqua derrière lui. Le regard sérieux, le torse bombé, il avança décidé et voulant clairement tirer un trait sur ses problèmes personnelles. Une seule en tête, il se dirigea vers le bureau du Maître locale. En effet, une chose étrange s’était produite la veille là où ses parents étaient enterrés, et il comptait bien recevoir des réponses claires et précises. Il ne lança même pas un regard en direction des portes des chambres de ses amis, il savait, que l’entièreté de ses pensées, devait être tournées vers cette maudite gravure. Il passa les grandes portes d’entrée du bâtiment principal et s’empressa de monter au troisième étage. D’un geste rapide, il frappa à la porte du Maître. Un long silence s’en suivit. Ceci, ne le plaisait pas. Il devait être mis au courant. Mais malheureusement, le bureau semblait vide. Mais alors qu’il fit demi-tour pour demandé des renseignements sur l’endroit où se trouverais le Maître, le verrou se débloqua et ce dernier passa sa tête dans le couloir, visiblement surprit et attentif.


- Oh Tomaya c’est toi ! Je pensais que c’était encore ce pot de colle de Keji. Vite entre ! Dit le maitre, pressé de refermer sa porte.


Tomaya s’exécuta et entra vite, mais intrigué, dans le bureau du Maître qui avait même fermé ses volets. Encore une fois, ce dernier semblait avoir dormis dans son bureau. Un oreiller péniblement caché dans un coin de son bureau trahissait le grand Maître des ninjas de la ville qui s’assit sur sa chaise et tenta de dissimuler un long bâillement. Tomaya, habitué à faire comme chez lui, là où d’autre n’oserait même pas y mettre un pied par respect envers le grade de Cloud, s’assit en face du vieil homme péniblement réveillé et vigilant.


- Que ce passe t’il avec Keji Maitre ? Vous semblez vouloirs l’évité ? Demanda pertinemment et curieux Tomaya.

- Oh ce pot de colle de responsable des Brigades noirs me réclame encore et toujours pour qu’il m’expose ses rapports sur la ville et sur Esthar. Il ne me laisse pas une seconde de répit depuis quelques jours. Expliqua Cloud en parlant tout bas pour ne pas donner de signe de présence.

- Ah, je vois. C’est pour ça que vous dormez dans votre bureau ?

- Oui, ce bureau est mon seul refuge dans cette ville. Même chez moi je ne serais pas en sécurité, ce Keji Amantame y connais déjà toute mes cachettes. Bon, que me vaux ta visite matinale Tomaya ? Demanda alors Cloud.

- Je dois vous parler de quelque chose d’important. Annonça Tomaya qui s’appuya sur le bureau du Maître avec ses avant-bras.

- Important comme quoi Tomaya ? Purent soudain entendre Cloud et Tomaya dans le bureau
.


C’est alors, à la surprise générale des deux ninjas présents qui ne s’attendaient pas a cela qu’apparut, se tenant droit et le regard sérieux, Alarik, qui se trouvait tranquillement dans un coin du bureau. Surpris par la grosse voix du Maître, Cloud tomba à la renverse de son fauteuil. Lui qui pensait être enfin tranquille dans son bureau, s’aperçut qu’on pouvait quand même y entrer, même quand celui-ci est fermé à clef. Après s’être remis en place, Cloud se frotta le front pour essuyer la transpiration à cause du choc. Tomaya, lui, fut tout heureux de revoir son Maître, qui était partis depuis que l’Ancien avait décidé de revenir en ville. Le Seigneur Affinitaire portait son éternel sac et s’approcha du bureau pour saluer son élève tout souriant. Cloud, lui se leva par respect.


- Alarik, vous m’avez fait peur. Mais, comment êtes-vous entré ? Enfin, je veux dire que je ne vous repousse pas, enfin je veux dire que… Bégayait le Maître Cloud.

- Maitre Cloud, vous oubliez que j’ai été Maître ninja de ce royaume. Je connais donc par cœur tous les passages secrets de cet endroit. Répondit Alarik en s’approchant dans la pénombre provoquée par la fermeture des volets.

- Ah bon, il y a d’autres passages secrets ici, faut que je vérifie ça ! » Rétorqua Cloud totalement abasourdis par la nouvelle.

- Maitre Alarik ! Je suis content de vous revoir ! S’exclama Tomaya, dont la joie de revoir son Maître contrastait avec l’humeur de Cloud, qui se rapprocha du mur pour aller tâtonner tout bêtement le coin par le quelle était entré Alarik

- Désolé Tomaya, j’avais des choses importantes à faire. Mais je suis heureux de voir que tu as réussi ta mission à Esthar.

- Oui, une réussite totale Maître. Vous auriez vu la tête de Biggs quand je me suis battu, il n’en revenait pas. Expliqua Tomaya fier de la reconnaissance que lui apportait son deuxième Maître.

- Je suis sur, qu’il doit y avoir un bouton caché quelque part par là…

- Cloud, je crois que Tomaya avait quelque chose d’important à vous dire. Dit Alarik à Cloud qui était toujours entrain de chercher le passage secret.

- Oui vous avez raison. Je t’écoute Tomaya. Répondit Cloud en retournant à sa place, non sans lancer des regards perçant vers ce fameux coin.

- Voilà Maître Cloud. Hier, quand je suis reparti de votre bureau. J’ai été dire bonjour à mes parents.

- Datsu et Karin, je vois, tu as été lui montrer l’emplacement de la tombe de ses parents Cloud ?

- Oui, je lui avais promis il y a trois ans, lorsque je l’ai formé.

- S’il vous plaît. Je n’ai pas finis ! Voilà, j’étais entrain de communiquer avec eux, quand j’ai été attiré par quelque chose. Quelque chose qui m’a choqué.

- Par quoi Tomaya ? Qu’as-tu découvert ? Demanda inquiet Cloud.

- Quelqu’un, à profaner leur tombe ! Annonça alors Tomaya d’un ton sec.

- Comment ! S’écria Cloud.

- Profané ? De quelle sorte ! Suivit Alarik, tout aussi choqué que le Maître local.

- J’ai trouvé une marque. Enfin, quelqu’un a gravé quelque chose sur la pierre tombale. Et cette gravure disait « Tomaya, nous sommes la, nous t’attendons » ! Expliqua Tomaya en regardant fixement dans les yeux, Cloud.

-Nous, nous sommes là nous t’attendons ? Graver sur la tombe de tes parents ? S’inquiéta Cloud.

- Oui, je vous le jure ! Qui a fait ça ? Je veux savoir. Insista Tomaya, en fixant du regard, les deux seules personnes qui connaissaient l’emplacement de la tombe.

- Je n’en sais rien moi Tomaya. Je te jure que je l’ignore. Se défendit Cloud, surpris que Tomaya le prenne en grippe.

- Comment ça vous ne savez pas. Il n’y a pourtant que vous et moi qui connaissons l’emplacement de cette tombe ! S’expliqua Tomaya.

- Ah vrai dire, Alarik connaissait aussi l’existence de cet emplacement. Ajouta Cloud en essayant de rejeter la faute sur son ancien prédécesseur.

- C’est vrai Maître ! Demanda Tomaya en se tournant vers son maitre durant ces trois dernières années.

- Oui, je connaissais aussi son emplacement. Mais j’ignore qui aurait peu gravé ça. Répondit Alarik en jetant un regard froid sur Cloud.

- Mais ce n’est pas tout. Juste à côté de l’inscription, il était gravé le symbole des Anciens !



Cette dernière nouvelle intrigua encore plus Alarik et Cloud. Ceux-ci totalement surpris et choqué par la profanation de la tombe des parents de Tomaya, se regardèrent comme si, cette dernière information venait d’éclairer leur lanterne. Sentant le changement de comportements de ses deux mentors, Tomaya s’inquiétât.


- Maitre Cloud ? Maitre Alarik ? Qu’est ce qu’il se passe ? Vous savez qui est le gars qui a fait ça ! S’inquiétât Tomaya en voyant ses deux anciens Maîtres faires des messes basses.

- Ca ne peut pas être une coïncidence. Comment une personne normale pourrait connaitre l’existence à la fois du nom de Tomaya et du symbole. Souffletas Cloud.

- Je l’ignore, mais c’est quand même loin d’Alexandrie. Répondit, tout aussi bas, Alarik.

- Je pense que nous devons lui en parler. On ne peut pas sortir qu’un simple vandale soit passé par là. Je crois, qu’il doit connaître la vérité. Continua Alarik, sentant le regard oppressant de Tomaya qui tentait d’écouter la messe basse.

- Je suis d’accord, mais c’est à vous de lui parler, c’est vous qui l’avez trouvé. Continua de souffleter Cloud en se cachant la bouche.



Tomaya, lui ne resta pas en place. Il sentait bien que quelque chose ne tournait pas rond entre les deux Maîtres. Il voyait que l’on parlait de lui, et les messes basses de ces deux mentors, commençaient doucement à l’agacer. Surtout que des mots comme : Vérité, loin d’Alexandrie ou coïncidence, s’échappèrent de la conversation discrète et vinrent titiller les tympans du jeune ninjas. Tout cela l’énerva, si bien qu’il serra les poings, et d’un geste puissant, il frappa le bureau faisant valser quelques affaires par terre. Surpris par ce coup puissant, Alarik et Cloud, d’abord inquiets, se firent un geste de la tête, comme s’ils s’étaient mis d’accord. Tomaya, sentant que son geste avait fait mouche et avait attirés l’attention des deux plus vieux de la pièce, se rassit doucement sur sa chaise, se croisa les bras et attendait avec impatience, les explications.


- D’accord. Tomaya, nous n’allons rien te cacher. Tu es en âge de connaître la vérité. Commença Cloud en se mettant sur le côté, comme pour laisser toute la parole à Alarik.

- Me cacher quoi ?

- Tomaya, comme tu as peu le remarquer, et ce, même durant ces trois années que je te formais, que je m’absentais souvent quelques jours.

- Oui, c’était pour vos affaires personnelles que vous me disiez. Répondit Tomaya, mais tout en sachant que ce n’était pas pour cette raison là.

- Oui et non. En faite, depuis que j’ai appris qui tu étais, je m’étais chargé de deux missions.

- Deux missions ? Lesquelles ?

- La première, c’était prendre des renseignements sur tes deux agresseurs, qui avaient attaqué Alexandrie il y a trois ans.

- Et vous avez trouvé ? C’est qui ces mecs et que veulent-ils de moi ?

- Cela attendra encore ça. Ce n’est pas encore trop important pour ce qui nous concerne pour le moment. Coupa Alarik qui enchaina directement laissant Tomaya sur sa faim.

- La deuxième mission, celle qui à un lien direct avec ce que nous vivons en ce moment, était de trouver des informations sur les Anciens.

- Sur mes origines ?

- Oui. A la base, c’était juste pour essayer de comprendre tes origines, et pouvoir t’entraîner au mieux sur les techniques de combats des Anciens. Mais durant mes recherches, j’ai trouvé quelque chose de bien plus important. Expliqua Alarik en s’approchant de la carte du monde.

- Vous avez trouvé quoi ? Demanda alors Tomaya, inquiet et prêt à exploser.



Alarik se tourna vers la carte du monde et la contempla. Les quatre continents y étaient très bien représentés ainsi que les diverses petites îles. Le regard du vieil homme, commença à se préciser vers le Sud de la carte, dans un ramassis de petites îles. Visiblement, il essayait de retrouver sa découverte devant les yeux attentifs de Cloud et de Tomaya. C’est alors que…


- Maître Cloud ! Je sais que vous êtes là ! Je dois absolument vous voir ! Purent soudain entendre les trois ninjas, d’une voix qui semblait provenir de derrière la porte d’entrée qui fut frappée en même temps.

- Oh ce n’est pas vrai, encore Keji. Hum. Je suis occupé ! Revenez plus tard ! Cria alors Cloud excédé.

- Mais c’est super important Maître, cela concerne le nombre de ninjas patrouilleur et …

- J’ai dis que j’étais occupé ! Cria de nouveau le Maître.

- Vous n’avez pas entendu, le Maitre ne veux pas être déranger pour le moment, vous reviendrez plus tard. Dit tout à coups, une voix féminine, étouffée par l’épaisseur de la porte.

- Mais, mais, je…

- Pas de mais, revenez plus tard. Continua d’insister la voix féminine.

- Qu’elle plaie celui la. Depuis quelque temps je ne sais pas ce qu’il a. Continuez Alarik. Dit alors Cloud, un peu gêné de l’intervention de son chef des Brigades Noirs.

- Oui, euh, qu’est ce que j’avais dit ? Se questionna Alarik, un peu dans les étoiles.

- Vous alliez nous montrer un truc sur la carte ! Indiqua Tomaya, dont l’interruption n’avait fait qu’accroitre son excitation.

- Ah oui, hum. Voilà, durant mes recherches sur le peuple des Anciens, je suis tombé sur un vieux moine possédant d’anciens livres sur les grandes batailles de l’histoire. Après trois sakés, et une heure de négociation, un mot très précis est tombé. Expliqua Alarik en se tournant de nouveau vers la carte.



Alarik re-scruta la carte, sous les yeux de Tomaya et de Cloud. Encore une fois, le vieil homme semblait perdu et glissa son doigt un peu partout dans un amas d’îles au Sud-est du Continent Centrale. Quand alors, d’un geste rapide et puissant, il appuya son doigt en bas à droite de la carte en pleine mer Perdue.


- Mideel ! Exulta alors Alarik en se tournant vers Tomaya.

- Mideel ? S’exclama Tomaya.

- Mideel, c’est une île située en plein cœur de la mer Perdue, à mi chemin entre les grandes îles de Lucrécia et Sanubia. Expliqua, tel un professeur de géographie, le Maitre Alarik

- Et alors ? Demanda Tomaya qui ne semblait toujours pas comprendre.

- C’est une île qui voyait le passage de tous les cargos commerciaux entre le Continent de la Félicitée et le nôtre. Constituée d’une dense forêt, jamais personne ne s’y est installé. C’est du moins ce que l’on croyait. Expliqua alors Cloud, qui s’immisça dans la conversation.

- Maître, qu’il y a-t-il sur cette île ! Insista Tomaya

- Tomaya, Mideel, est l’île où vivaient les Anciens. Annonça alors Alarik.



Tomaya ne comprit pas très bien l’information au début. Il réfléchissait, ne savait pas trop quoi en penser. Mais doucement, un petit sourire naquit sur ses lèvres. Doucement, il réalisa ce qu’il venait d’entendre.


- Vous, voulez dire. Que cette île, Mideel, enfin, c’est là que vivaient les Anciens ? Mes ancêtres ? Demanda Tomaya, dont l’excitation d’enfin connaitre un peu plus sur ses origines, lui firent perdre le sens des phrases.

- Nous n’en sommes pas encore sûr. Le vieux moine m’a montré le livre et il semblerait que ce soit là. Néanmoins, je n’ai encore aucune exactitude. Mais, d’après ce que tu nous as dis, avec la profanation de la tombe de tes parents. Cette information commence à devenir de plus en plus sérieuse. S’expliqua Alarik.

-Vous, vous pensez, que celui qui a fait ça, pourrait venir de cette île ? Demanda alors Tomaya.

- Possible. « Nous t’attendons », suivit en plus, du dessin de votre emblème, cela fait trop de coïncidence que pour être un pure hasard
.


Tomaya sentit son cœur battre la chamade. Depuis qu’il avait apprit qu’il faisait partie des Anciens, jamais il n’avait entendu de telles informations. Jamais, des réponses sur ses origines, n’avaient été aussi proches. Lui qui pensait, en plus de ça, être le dernier survivant, il venait d’apprendre qu’il existait quelque part, peut-être, quelqu’un comme lui. Un autre Ancien. Il ne serait plus le dernier sur la planète. Une chose, qui le bouleversa. Sans attendre plus de détaille, il se leva de sa chaise, totalement excité par la nouvelle qu’il venait d’apprendre et dans ses yeux, une étincelle se créa, une idée, peut-être farfelue lui vint.


- Je dois y aller ! Je dois me rendre à Mideel ! S’écria t’il en regardant avec des yeux suppliant, Alarik puis le Maître Cloud.

- Oui, nous le savions que tu réagirais comme ça. Ne t’en fais pas, tout est déjà préparer. Annonça alors Alarik, grand sourire aux lèvres.

- Ah bon ? Et comment ça ! S’exclama alors Cloud, qui semblait tombé des nues en apprenant la nouvelle dont il ignorait tout.

- Pendant que vous vous cachiez dans votre bureau afin d’échappez à Keji, j’ai, de mon côté, tout préparé pour le départ de Tomaya. Expliqua Alarik en faisant un clin d’œil à son élève.

- Attendez, attendez ! C’est encore moi le Maître ninja de cette ville j’ai encore mon mot…

- Comment ça mon départ ? Vous ne venez pas avec moi ? Demanda Tomaya en coupant la parole à son Maître qui fit une grimace, comme quoi on ne l’écoutait pas.

- Désolé Tomaya. J’ai plutôt convié une équipe avec qui tu as des choses à te dire. Je ne peux te suivre. Il me reste toujours une des deux missions à gérer. Expliqua Alarik en posant sa main sur l’épaule de Tomaya.

- Mais, mais…

- Une autre équipe, non vous…

- Est-ce que quelqu’un pourrais m’écouter une seconde ! Hurla Cloud, frustré de se sentir à l’écart et d’apprendre que Tomaya allait partir sans même en être informé.

- Oui qu’est ce qu’il y a Cloud ? Réagit Alarik un peu las.

- Comment ça tu as tout arrangé ? Tu veux dire, que Tomaya va partir pour Mideel tout seul ! Une île lointaine, en sachant qu’il est recherché par la secte de l’Anima et ce, pour aller là où nous ne sommes pas sur qu’il trouvera ce qu’il cherche ! S’intrigua Cloud.

- Secte de l’Anima ? S’interrogea Tomaya qui n’avait encore jamais entendu ce nom auparavant.

- Il ne partira pas seul que j’ai dis. Ses deux compagnons de voyages attendent déjà dehors. Répéta calmement Alarik.

- Mais…

- En plus de ça. Je ne m’en ferais pas pour la secte de l’Anima. Je m’occupe de tout. Continua Alarik, qui coupait encore une fois le Maître Cloud.

- Mais pour sa…

- Et de toute façon, je crois que ni moi, ni vous, ne pourrait à l’heure actuelle, empêcher Tomaya de se rendre à Mideel. Conclu Alarik, coupant sans cesse la parole à Cloud, qui, abandonnant tout espoir de mettre ses conditions s’assit lourdement sur son siège. Je me trompe Tomaya ? Demanda Alarik, regardant son jeune ninja, les yeux grands ouverts.

- Maitre Cloud, je dois absolument m’y rendre. Si ce que dit Maître Alarik est vrai, je pourrais en apprendre sur mes origines, j’aurais enfin des réponses claires sur l’histoire des Anciens. En plus de ça, je n’ai pas grand-chose à faire ici. Eleane et Tomi ne veulent plus me parler pour le moment. Je, je dois y aller. Expliqua Tomaya doucement à Cloud qui semblait ronchonner.

- Que veux tu que je te dise Tomaya. Va s’y. Mais, ne fais pas de conneries. On aura besoin de toi ici tôt ou tard. Répondit Cloud qui avait abandonné tout espoir d’être écouté.

- Merci Maitre Cloud. Maitre Alarik, je vous suis. Dit alors Tomaya en se levant et en se dirigeant tout heureux vers la porte du bureau.

- Tomaya ! S’écria une dernière fois le Maitre Cloud alors que Tomaya et Alarik se trouvaient maintenant presque dans le couloir.

- Oui Maître ?

- Bonne chance.



Après cette ultime et dernière bonne parole du Maitre Cloud qui s’enfonça dans son bureau pour se cacher alors que la porte de son bureau se referma doucement. Tomaya et Alarik sortirent donc du bureau et prirent la direction de la cour. Dehors, le temps devenait nuageux et menaçant, mais Tomaya s’était vu naître une toute nouvelle motivation qui le poussa à avancer. Sans failles, sans remords ni inquiétude, il s’avança confiant et il savait que rien au monde ne l’arrêterait. Une détermination, qui lui permettrait de gravir les plus hautes montagnes et les plus profonds océans, pour se rendre à Mideel, là où ses ancêtres vivaient. Arrivé au rez-de-chaussée du bâtiment, il prit, avec Alarik, le chemin de la cours de l’académie. Prêt à entreprendre un long voyage vers une grosse quête de connaissance, il passa la grande porte et prit une profonde inspiration, qui lui fit le plus grand bien. Mais soudain, Tomaya, stoppa net sa marche alors qu’il avait à peine franchit, les portes du bâtiment centrale. Comme paralysé par une vision, il vit son Maître prendre les devants et s’avancer vers le centre de la place.


- Tomaya, qu’est ce que tu fais ? Rejoins-nous. Invita Alarik se rapprochant de l’équipe qu’il avait formé pour accompagner Tomaya.


Tomaya se décida alors d’approcher, mais doucement, ne se sentant pas trop bien. En effet, devant lui se trouvaient Eleane et Tomi, qui lui tournait le dos en discutant comme si de rien n’était. Il jeta un œil à Alarik qui s’interposa dans la conversation et leur fit signe de se retourner. Le choc fut valable dans les deux camps. Tomaya stoppa de nouveau sa marche et baissa la tête de honte, se remémorant de la dur épreuve qu’il avait vécu la veille, alors que Tomi et Eleane, bouche bée, se sentir choqué, comme trahi. Ils se tournèrent tous les deux vers Alarik, le visage en décomposition alors que le grand Seigneur affinitaire sourit à pleines dents, touts excité devant les réactions négatives des deux clans. Tomi en particulier, croisa les bras et s’approcha d’Alarik. Son regard était diabolique, sa respiration forte. Aucun des deux ne regardèrent l’Ancien qui, à l’inverse, n’osait pas trop s’approcher, sentant sur son cœur, les foudres des deux jeunes. Dans le ciel, un nuage sombre s’empara de la lumière baignant toute la cour dans son ombre.


- Je croyais que c’était une banale mission de recherche ! Critiqua Tomi vexé.

- Bien sur, mais c’en est une. Vous allez vous rendre à Mideel. Vous accompagnerez Tomaya dans ce long voyage à la recherche de cette île. Expliqua Alarik, qui avait eu vent de la rancœur qu’avait Tomi et Eleane envers Tomaya.

- Vous ? En plus vous ne venez pas avec nous ! Vous nous avez mentis ! S’exclama Tomi de plus en plus choquer.

- Euh ? A oui tiens, j’avais dit que je venais. C’est bête hein. Répondit Alarik, en faisant semblant d’être étonné.

- Je refuse cette mission ! Déclara alors clairement Tomi en boudant et en croisant les bras.

- En faite, ce n’est pas comme si vous aviez le choix. Vous et Tomaya faite partie de la même équipe et vous partirez tous ensemble. C’est irrévocable. Expliqua Alarik en poussant les deux ninjas à se rapprocher de Tomaya qui se rappela de la dispute de la veille.

-Mais, mais, mais… Tenta de se défendre Tomi.

- Pas de mais. Interprété ça comme une mission d’escorte. Si vous refusez, c’est comme si vous refusiez une mission officielle, avec toutes les conséquences qui en suivront.



Tomi, tenta malgré tout une dernière excuse, mais rien ne sortit de sa bouche. Il essaya pourtant de trouver une raison pour ne pas faire cette mission. Il creusa ses méninges pour trouver LA solution, mais rien ne vint, et le visage tout souriant d’Alarik ne changeait rien Résigné, il regarda Tomaya droit dans les yeux, mais aucun son ne sortit de sa bouche. Mais dans ce regard, nuls mots n’étaient nécessaires pour comprendre ce qu’il ressentait. Mais l’Ancien souffla par dépit et se rappela des enjeux de cette mission, ce qui le motiva malgré tout, à faire équipe avec eux. Eleane, quant à elle, n’osait pas trop réagir. Ses sentiments étaient perturbés entre son amitié envers Tomaya malgré son absence et les sentiments naissants qu’elle avait pour Tomi. Tiraillé entre deux camps, elle baissa la tête en signe d’abdication. C’est alors que Tomaya s’approcha du groupe. Dans son esprit, il fit totalement abstraction des relations tendues qu’il avait avec ses amis et se concentra sur Mideel, cette île ou toutes les réponses sur ses origines se trouvaient. Alarik, sentant toujours cette tension, voulut alors mettre les choses bien a plat.


- N’oubliez jamais, qu’il n’a jamais cessé de penser à vous. Si vous devez en vouloir à quelqu’un, prenez vous en à moi. Pas à Tomaya. C’est moi qui l’ai convaincu de partir et de se cacher. Durant trois ans, il n’a eu de cesse de se perfectionner pour un jour, vous montré ce qu’il vaut, alors, accepté ça. Expliqua calmement Alarik.

- Comment ça vous en vouloir ? Vous, vous n’êtes pas Monsieur Jukoroba, nouvel assistant du Maitre Cloud ? Demanda alors totalement surpris Tomi.

- Ah, euh, ben non. Je vous ai menti la dessus aussi Ehehe. En faite, je suis Alarik Choya. Grand Seigneur Affinitaire du Suiton, ancien Maître ninja d’Alexandrie et ancien professeur de Tomaya durant ces trois années. C’est moi, qui l’ai entraîné durant tout ce temps et qui l’a empêché de vous contacter. Expliqua Alarik qui mit, ainsi, les choses au point.



Tomi, qui osait pourtant faire front au début face à Alarik, resta bouche bée et se sentit bête d’avoir parlé ainsi, à celui qu’il prenait pour un assistant du Maitre Cloud. Lui, qui avait toujours eu en admiration les grands ninjas, se trouvait en face de l’un d’eux. Gêné, il se recula et baissa la tête. Il regarda Tomaya, qui fit un petit geste de la tête comme pour dire : « il a raison. ». Suite à quoi, Tomi baissa la tête alors que Eleane, lança un petit sourire à Tomaya. Alarik, sentant le respect lui revenir, réunis alors le groupe en cercle, comme pour faire un conciliabule.


- Tomaya est votre ami et votre équipier. Oublier les discordes, oublier les rancœurs et travailler ensemble. Faites de votre mieux et atteignez Mideel. Le chemin sera long, pour cela, je vous conseille de vous arrêter à Kilika pour vous reposer. Moi je dois vous laisser, j’ai des affaires à régler. Bonne chance mes enfants. Expliqua Alarik.


Suite à cette dernière parole, Alarik se releva et fit un clin d’œil à Tomaya avant de disparaître dans un écran de fumée. Pendant ce temps là, du haut de son bureau, Cloud assista à la scène. Seul, les bras dans le dos, il réfléchissait comme à son habitude, alors que sous ses yeux, le groupe prit le chemin de la route principale de la ville qui menait soit au port, soit dans la forêt, pour une quête qui apportera son lots de réponses, aux questions qui tiraillent le cœur de Tomaya depuis des années.


- Fais de ton mieux Tomaya. J’ignore ce que tu trouveras là-bas, mais j’espère que tu y trouveras toutes les réponses aux questions que tu te poses sur toi-même. Maitre Alarik est vraiment incroyable. Ce Tomaya là est totalement différent de celui que j’ai connu. Même son Chakra est un peu différent. J’espère seulement qu’Alarik arrivera à tromper la secte de l’Anima assez longtemps pour permettre à Tomaya, Tomi et Eleane d’atteindre Mideel. Mais avant tout, j’espère que Tomi et Eleane pardonneront à Tomaya.

- Euh Maître Cloud, je dois absolument vous voir pour le plan de changement de protection de la ville ! Intervint alors Neji, qui entra dans le bureau, les bras chargé de dossiers.


- Oh ce n’est pas vrai, que je t’envie Tomaya !
Dernière édition par Tomaya_Sakuza le Ven 15 Juil 2011 14:34, édité 1 fois.
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Re: Héra

Messagede Tomaya_Sakuza le Jeu 21 Oct 2010 18:54

Chapitre XIV : Départ pour Kilika !




Une nouvelle aventure s’ouvrit grand devant les pieds de nos trois amis, pas encore vraiment réconciliés. Marchant dans les rues de la ville toujours convalescente en direction du port, le petit groupe, en formation triangulaire, avec Tomaya à sa pointe, débutèrent leur long périple en direction de Mideel, l’île des Anciens où Tomaya, trouvera toutes les réponses aux questions auxquels il est pendu depuis des années. Dans la rue bondée de monde, sous les timides éclaircies d’un soleil qui luttait avec un immense nuage noir qui n’augurait rien de bon, Tomi, à la gauche de Tomaya, semblait toujours lui faire la tête. Suivant l’Ancien sans trop savoir pourquoi, le quadri-affinitaire repéra quelque chose de louche, dans la direction prise par son collègue.


- Mais par où tu vas Tomaya ! Si nous devons aller à Mideel et qu’il faut faire escale à Kilika, c’est vers l’Est que nous devons aller !

- Fais moi confiance Tomi. On y arrivera plus vite par la mer !

- Oh, mais, co…

- Il a apprit une technique de déplacement sur l’eau Tomi, tu te souviens ? Défendit Eleane en coupant Tomi.

- Oh c’est bon ! On sait que tu as appris une technique de déplacement sur l’eau, mais Eleane et moi on préfère marcher. Cela nous fait du bien.

- Mais c’est bien plus rapide avec mon Suiton ikada de umi no jutsu.

- Eho, pendant trois années nous nous sommes déplacé ainsi. De plus, maintenant, c’est moi le chef du groupe pas vrai Eleane !

- Euh, Tomi, on devra de toute façon traverser par la mer, alors autant y aller avec Tomaya si c’est plus rapide.

- Merci Eleane, aller, suivez moi, le port n’est plus très loin ! Ordonna alors Tomaya en accélérant le pas.

- Pourquoi est-il revenu celui – la ? Quand je pense que je me suis entrainer comme un fou pour devenir le boss de l’équipe et voilà qu’il rapplique et déjà qu’il s’impose. Je commence à regretter de ne pas avoir repris le boulot avec mes parents.

- Soit gentil Tomi, au moins, il est revenu en vie.

- Wai, mais je reste le cerveau ici, c’est bon ?

- Je te le promets. Répondit alors Eleane, en lui donnant un bisou sur la joue, comme une mère à un gamin
.


Apparemment les bonnes vieilles habitudes ne se perdent jamais. Bien que l’ambiance ne soit pas encore au beau fixe entre eux, Tomaya, suivit par Eleane et par un Tomi ronchonnant, prit le chemin du port d’Alexandrie afin de rejoindre l’océan. Leur itinéraire était fort simple. Utiliser la technique de Tomaya pour se déplacer sur l’eau et se rendre à Kilika afin qu’ils se reposent. Ensuite, ils devaient prendre le cap vers le sud-est, afin qu’ils se rendent sur une petite île, perdue, sur laquelle se trouve le fameux village, où vivaient jadis, les Anciens. Tomaya, remonté à bloc et d’une motivation ainsi qu’une détermination sans failles, avançait d’un pas rapide et pressant alors qu’Eleane et Tomi, plus en arrière, faisaient continuellement des messes basses. Arriver au port, alors que des gouttes de pluies commencèrent à tomber sur leur tête et leurs vêtements, Tomaya exécuta sa technique, et tous, s’installèrent sur la sorte de plaque aquatique, qui, telle une flèche, prit la destination du Sud, pour contourner tout le continent par le bas.


La terre commença à s’éloigner derrière eux, et très vite, nos amis se retrouvèrent en pleine mer sauvage. Le vent dans les cheveux et cette épaisse odeur marine dans les narines, ils comprirent très vite, qu’ils étaient déjà, à des kilomètres de la côte. Et pour preuve, les mouettes disparurent du ciel, qui délaissa l’obscurité de l’immense nuage noir qui flottait sur Alexandrie, pour une infinité de bleu qui se plongea dans celui de l’océan. Sur l’embarcation aquatique qui se déplaçait à vive allure, Tomi, toujours en train de bouder dans son coin, tournait le dos à Tomaya, qu’il voyait dorénavant comme un sérieux rival pour le rôle, qu’il avait prit l’habitude de prendre bien à cœur. Entre les deux, faisant presque office de raccord spirituelle, Eleane, ne savait pas quoi penser de la situation dans laquelle elle se trouvait. Elle semblait être un point de repère pour les deux adolescents, aux hormones déjà entrain de bouillir. Totalement prit en sandwich entre les deux fortes personnalités, l’époque où c’était elle, le garçon manqué du groupe, qui disait clairement ce qu’elle pensait et ne se laissait jamais marché dessus, semblait fort loin. Une certaine nostalgie s’installa dans son regard, se remémorant leurs folles aventures passées. Mais malgré ça, elle sentait quand même une amélioration entre les deux jeunes. Le discours d’Alarik dans la cour de l’académie, avait semble t’il, touché Tomi, qui ne râlait plus du retour de Tomaya, mais plutôt pour cette place de meneur qu’il adorait endosser. Mais elle savait aussi que ce rôle ne serait pas aisée à gardé, tant la métamorphose qu’avait subis Tomaya en trois ans était incroyable. Dans cette ambiance encore un peu malsaine, elle allait devoir jouer le rôle d’arbitre.


Regardant en souriant, le ciel s’éclaircir devant eux alors que de gros nuage noir, telle des coussins, semblaient étouffer le ciel en direction d’Alexandrie, elle repensa à cette dernière phrase, prononcée avec une telle sincérité, par Alarik juste avant leur départ : « Tomaya est votre ami et votre équipier. Oublier les discordes, travailler ensemble. Faites de votre mieux et atteignez Mideel. Le chemin sera long, je vous conseille de vous arrêter à Kilika pour vous reposer. Moi je dois vous laisser, j’ai des affaires à régler. Bonne chance mes enfants ». Puis, elle repensa plus tôt encore et ce fameux : « N’oubliez jamais, qu’il n’a jamais cessé de penser à vous. Si vous devez en vouloir à quelqu’un, prenez vous en à moi. Pas à Tomaya ». Doucement, elle tourna la tête pour jeter un regard curieux à Tomaya qui, assit et les jambes croisées à dirigé l’embarcation avec une facilité déconcertante, regardait l’horizon, l’esprit visiblement ailleurs. Puis elle regarda Tomi, qui était plutôt tourné vers l’arrière, regrettant presque d’avoir suivit le groupe. Prenant un une grande inspiration pour lui regonflé le courage, elle fermi les yeux quelque seconde, sentant l’odeur si caractéristique du large s’engouffrer dans ses narines. Soudain, elle ouvrit grand les yeux, et un petit sourire naquit sur ses lèvres. C’est alors qu’elle se leva tout à coups sur le bateau, et agrippa fermement l’oreille de Tomi, qui fut forcé de culbuter en arrière à cause de la douleur du pincement de la jolie rousse. Le regardant les yeux en flammes, elle surplomba le pauvre quadri-affinitaire, effrayé par la mine d’Eleane qui, dans sa tenue blanche et verte et au short marron, laissé dévoilé une petite poitrine dans un décolleté.


- Bon maintenant c’est fini tes conneries Tomi. Je crois que Tomaya s’est suffisamment excusé depuis qu’il est revenu et Alarik, lui-même, l’a dit, que Tomaya n’y était pour rien. Alors arrête de faire la tête et bouge toi le cul pour cette mission OK !

- Eleane, qu’est-ce qui…

- Et toi Tomaya, ne joue pas au boss avec nous d’accord. On est un groupe, une équipe et il n’y a pas de chef, alors conduit nous à Kilika comme il faut ! S’écria t’elle en regardant, les yeux en feu, Tomaya qui évita alors le regard tueur de la jeune fille. Suite à quoi, elle tomba assise sur le radeau, le cœur visiblement soulagé d’un poid. Ah, que cela fait du bien, je sens que nous allons vivre une mission géniale ! Continua t’elle et soufflant tout l’air de ses poumons, et inspirant à fond
.


Un long et lourd silence suivit cette stupéfiante renaissance d’Eleane. Tomi, l’oreille droite toute rouge alors que son t-shirt noir aux motifs blancs, représentant les quatre affinités qu’il savait contrôler, et au pantalon bleu frôlant toujours l’eau bleue de la mer, chercha comme un cinglé une répartie cinglante à balancé à son amie, comme pour tenter une nouvelle ascension de son autorité au sein du groupe. Mais devant ce regard vert et pulpeux de la jolie rousse, il abandonna. Il se tourna alors en direction de Tomaya qui n’osait pas se tourner, avec son t-shirt vert et orange ainsi que de son pantalon rouge. Mais Tomi approcha et doucement, il lui tapota son épaule.


- D’accord. Pardon Tomaya. Je suis content que tu sois revenu avec nous. Mais alors, dorénavant, tu tiendras la carte ! Dit il en posant le parchemin spécial carte sur les jambes du conducteur avec un air de résolution.

- Quoi, mais non, c’est ta tâche ça Tomi ! S’interpella Tomaya.

- Je le sais. Mais tu as trois années de retard de tournante. Alors tu te rattraperas comme ça ! Expliqua Tomi en se repositionnant sur l’embarcation.

- Mais, mais, mais Eleane…

- Je suis d’accord avec Tomi sur ce point là. Si nous ressoudons notre équipe, je trouve normal que tu t’attaches à la sale besogne que tu as évitée durant ces trois années. D’ailleurs tiens, prends ça aussi. Ajouta alors Eleane en donnant le crayon à message à Tomaya.

- C’est bon j’ai compris d’accord, je m’exécuterais. Souffla Tomaya.

- Ah ça fait du bien, ça va me donner un peu de repos tout ça. Alors, on est bientôt arrivé maitre de la carte ? Demanda sournoisement Tomi
.


Tomaya, qu’un sourire heureux venait de transformer son visage, ouvrit le parchemin et exécuta l’ordre pour dévoiler la mappemonde qui se dessina juste sous ses yeux. Il ****** ainsi remarqué, qu’ils avaient déjà bien avancé, ce qui prouvait une nouvelle fois, toute l’efficacité de sa technique de transport. Tout en consultant la carte, il souffla d’un soulagement sans faille dans sa tête, de voir que ses amis commençaient doucement à le pardonner et que la bonne humeur revenait doucement.


- Nous nous trouvons à peu près au milieu du territoire de Midgar qui se trouve au Nord de notre position, on a fait pas mal de kilomètre mais il y a encore beaucoup de chemin qui nous sépare de Kilika. Expliqua Tomaya en voyant le point, les représentant, se déplacer doucement en dessous du dessin du Continent Central.

- Et bien dans ce cas, moi je vais faire un petit somme. S’étira du coup Tomi.



Mais un long silence suivit l’explication de l’Ancien alors que Tomi s’était couché sur l’embarcation et qu’Eleane, scrutait elle aussi la grande carte. Interpellé, Tomaya posa alors sa main à plat sur l’eau et commença à sourire. Soudain, à la surprise générale un grand plouf se fit entendre dans leur dos, suivit d’un grand cri de râle. Surprise, Eleane se retourna et vit la petite tête de Tomi, en plein milieu de l’océan entrain de nager sur place. Un éclat de rire général explosa entre Tomaya et Eleane alors que Tomi se rapprocha en nageant rapidement dans cette mer, encore assez calme. Énervé, il se hissa sur l’embarcation. Les yeux rouges de colère, il regarda Tomaya comme pour demander une explication.


- La prochaine fois que tu me demanderas où nous sommes et que je te répondrais, dis moi au moins merci, c’est la politesse. Expliqua alors Tomaya, grand sourire gravé sur ses lèvres alors qu’Eleane ne réussit pas à se ravoir devant un Tomi, tout tremper qui essora ses vêtements en ronchonnant.


Mais soudain, le visage de Tomaya se crispa, quelque chose le troubla. Comme un mauvais pressentiment qu’il avait entraîné avec son Maître. Ses deux amis, plus perplexes, repérèrent ce soudain changement d’humeur de leur ami, mais ne purent dire ce qui clochait. Le fixant comme pour attendre la réponse, ils virent un Tomaya méfiant, au regard sérieux. Très vite, il tourna la tête et d’un geste hyper rapide, il leva sa main en l’air projetant un véritable mur d’eau vers le ciel, dans un fracas de vagues épouvantable, qui surprit même les deux autres ninjas. C’est alors qu’une série d’explosions vinrent mouiller les trois ninjas, protégés par ce mur aquatique. Surpris, Eleane et Tomi scrutèrent l’horizon alors que Tomaya, qui s’était mit debout, avait déjà repéré l’origine de l’attaque. Se mettant en position de combat, tous attendirent impatiemment, que l’agresseur se montre.


- C’était quoi ce bordel ! D’où ça venait ? Cria Tomi.

- Tomaya ? Comment tu as fait pour bloquer l’attaque…

- Des pirates. Répondit sobrement Tomaya, coupant la parole d’une Eleane étonnée et en voyant arriver tout près d’eux, une gigantesque embarcation sombre au haut mat noir orné d’un drapeau rouge.

- Quoi ! Ca existe encore des pirates ! Continua Tomi en se mettant lui-mĂŞme debout et rejoignant Tomi.

- Ne vous inquiétez pas, ces mecs sont stupides. Ajouta alors Tomaya, alors que le bateau de pirate freina son avancée.

- Je n’ai pas dit que je m’inquiétais, on va se les faire ! Se motiva alors Tomi en frappant son poing droit dans la paume de sa main gauche.

- Attends, voyons voir d’abord comment ça va se dérouler. Calma Tomaya, au long sourire sournois greffé sur le visage
.


C’est alors qu’un bel homme, coiffé de longs cheveux blonds et un immense sourire de dent blanche bien en évidence, s’approcha du pont de son bateau et se présenta face à nos trois ninjas. Beau costume noir flambant neuf, regard noir et la peau, un peu bronzée par le dur soleil de haute mer, il semblait être extrêmement bien soignée et traitée. Il portait en outre, une longue cigarette qu’il tenait soigneusement, entre son index et son majeur de sa main gauche. De ses grands airs, il regarda les trois jeunes, qui restèrent de marbre, devant la posture du corsaire.


- Vous êtes perdu mes enfants ? Un naufrage ? Demanda t’il d’un ton arrogant dans son belle uniforme noir ornées de médailles en tout genre et d’un bicorne bleu foncé soyeux.

- Tu es qui toi ? Demanda Tomi, pas du tout impressionné.

- Oh, pardonnez mon impolitesse. Je me nomme Vladislav Matmoutto, Capitaine Vladislav Matmoutto, avec deux T s’il vous plait. Répondit, toujours aussi hautain, le pirate.

- Matmoutto ? Il n’y a pas trois T dans ce nom ? Demanda alors Eleane en se tenant la tête.

- Ben si… Répondit Tomi en regardant Tomaya, qui se tenait la tête comme pour dire « j’avais raison ».

- Que ! Je vois. Vous faites les malins. Je vous signale, que je suis un terrible pirate. Tant par la beauté que par la cruauté. Mais, je ne suis pas homme à parler dans le vide. Abandonné votre, navire, euh, invisible. Je vous fais tous prisonnier. Ordonna Vladislav en faisant de grands gestes efféminés et laissant entrevoir une fine lame argentée accrochée à la gauche de sa ceinture et une arme à feu.

- Petite question, il y Ă  a manger sur ton yacht ? Demanda alors Tomi en pointant du doigt le luxueux bateau.

- Oh, bien entendu, il y a à boire et à manger. Et puis tu te trompes garçon. Car ceci n’est pas un yacht. C’est un vaisseau, la splendeur des mers. Même les dieux, ne pourraient le faire couler ! Continua de gesticuler le pirate.

- Ca tombe bien Tomaya, j’ai oublié de manger ce matin. J’y vais. Cria alors Tomi en bondissant sur le bateau de pirate et en ignorant totalement les paroles du pirate qui, les yeux totalement impressionner, ne savait comment réagir.

- Co…ce saut…. . Hum, attaché le, fidèles et terrifiants moussaillons. Ordonna de nouveau Vladislav à quatre hommes, plus pêcheurs que pirates
.


D’un bon puissant, le jeune quadri-affinitaire atterrit sur le pont du navire. Le bateau, d’un luxe presque indécent, ressemblait en faite à tous, sauf à un terrifiant bateau de pirate. Le drapeau, semblait être cousu dans un tissu de fils rouges plus que noble, alors qu’une piscine, un bar et des transats garnissaient le pont principal du bateau d’une propreté net et reluisante! Les châssis des fenêtres étaient d’une couleur blanche presque divine et étaient décorées de gravures de toute beauté. Le navire était assez grand et spacieux et semblait s’étendre sur plusieurs étages. En faite, seuls les quatre canons gris sur les côtés, pouvaient encore identifier l’embarcation comme étant celle, de terrifiants loups de mer. L’équipage quant à lui, était risible. Quatre hommes, vêtus de costume de marins traditionnel blancs et bleu rayé, le ventre bedonnants et le visage mal rasé, semblaient être totalement blasés par le ridicule de leur capitaine qui avec ses grands aires et ses mimiques, avait plus l’air de sortir d’un salon de beauté que d’un bar de clandestins.


- Attaché les ! Ordonna une nouvelle fois Vladislav alors que Tomaya et Eleane, d’un grand bond les rejoignirent.

- S’ils m’attachent, je pourrais quand même manger ? Demanda une nouvelle fois Tomi et regardant un peu partout, si de la nourriture ne trainaient pas à droite à gauche.

- Oui ne vous inquiétez pas. Il doit rester des restes dans le frigo. Répondit le Capitaine sourire aux lèvres en pensant à la prise qu’il venait de réaliser.

- Et il fait chaud j’espère à l’intérieur ! Car je suis trempé à cause de mon cher ami ici présent ! Continua de plaidoyer Tomi, en jetant un regard sec à Tomaya.

- Oh, oui, cela va de sois j’ai installé un tout nouveau système de chauffage. Aller, attachez les deux là aussi et amenez les dans la soute à prisonnier. Ordonna le Capitaine, les yeux remplis d’étoiles, d’avoir enfin des prisonniers
.


Les quatre moussaillons de carnaval attachèrent sans aucunes motivations, les bras de nos trois amis et les emmenèrent vers les soutes de l’immense navire. Cette pièce, ne ressemblait pas du tout à une soute proprement dit, mais plutôt à une luxueuse chambre sans aucunes fenêtres. Un lit superposé et un beau canapé se trouvaient en plein centre de la soute, qui était peinte d’une couleur rose clair assez mignonne. Sur le sol, se trouvait un immense tapis de couleur orange alors qu’un peu partout, se trouvaient des photos du Capitaines et de son équipage. Nos amis, toujours aussi surprit par la coquetterie de l’endroit, s’installèrent sur le canapé, les bras toujours attachés dans le dos. Les deux moussaillons qui avaient emmené les jeunes dans la pièce s’en allèrent alors et c’est le Capitaine qui entra alors dans la pièce, d’un air victorieux.


- Vous êtes dorénavant mes prisonniers. Dites moi d’où vous venez et nous demanderons une rançon. Annonça le capitaine en voulant faire peur aux jeunes adolescents, mais qui n’était pas du tout secoué par les intimidations de leur agresseur.

- D’accord, vous avez gagné. On n’a qu’a faire un marcher. On vous dira tout ce que l’on sait, si vous nous offrez à manger. Demanda Tomi dont l’estomac commença à donner des signes de faiblesses.

- Oh, c’est vrai ? Bien sur, Boris, c’est notre cuisinier, amène à manger à nos prisonniers. Cria Vladislav dans le couloir.

- Et il y a intérêt à ce que ce soit bon ! Ajouta Eleane, entrant dans le jeu de son ami.

- Boris est un vrai cordon bleu, je l’ai trouvé à Bevelle, un vrai chef. Alors, comment vous appelez vous et d’où venez vous ? Michal, tu notes. Demanda le terrifiant Capitaine se tenant debout, les bras croisés et en prenant une pose toujours aussi efféminée.

- Lui c’est Tomaya Sakuza, elle c’est Eleane Kuzi et moi c’est Tomi Kukora, nous venons d’Alexandrie. Expliqua Tomi en tentant de se pencher pour voir, quand le chef cuistot apporterait la nourriture.

- Alexandrie hein ? Il y a assez d’argent là-bas. Très bien, Michal, tu notes : Dirigeants d’Alexandrie, nous tenons en otage trois de vos enfants. Eleane Kuni, Tomi Kukota et Tomaya Sakucha. Nous demandons une rançon de vingt milles gils par tête. Si vous refusez, nous tuerons l’un d’entre eux. Si vous coopérer, vous retrouverez ces charmants enfant, enfin, peut-être MOUAHAHAHAHA ! Que je suis méchant. Oh, euh, ne note pas la fin Michal.

- Ah ? Mince, désolé capitaine, je peux recommencer si vous voulez.

- Michal ! Pff, comment voulez – vous que je devienne le plus terrifiant pirate que les océans n’aient jamais portés avec ce genre de marins d’eaux douces. Se plaignit Vladislav en imitant un drame théâtral alors que le Michal, ne réagit même pas.

- Excusez moi, mais c’est un peu bête votre lettre de demande de rançon. S’interposa alors Eleane rentrant complètement dans le jeu.

- Plais - t’il ?

- Réfléchissez un peu. Si vous nous tuez, jamais vous n’aurez l’argent. Expliqua Eleane.

- Et pire, vous aurez toute l’armée d’Alexandrie aux fesses. Ajouta Tomi

- Oui, tout Ă  fais vous avez raison. Alors, Michal ! Tu changes. Hum. Si vous refusez de payer, nous torturerons brutalement et effroyablement ces charmants enfants.

- Je rajoute le MOUAHAHAHAHAH ?

- Non ! Oh ce n’est pas vrai. Se plaignit à nouveau Vladislav
.


Dans le silence de la soute, c’est alors qu’un bruit de moteur se mettant en marche se fit entendre. Apparemment, le bateau de pirate prit le large. Nullement inquiet de leur situation qui aurait pu en faire paniquer plus d’un, Eleane, Tomi et Tomaya restèrent sagement assis sur le magnifique divan pendant une bonne heure. Attendant patiemment leur repas, les trois jeunes ninjas jouissait paisiblement du luxe proposé par le splendide et coquet paquebot. Il y faisait bon et les trois jeunes étaient traités comme des rois, que demander de plus. Soudain, alors que Tomi ne tenait plus en place et que son ventre faisait valoir ses droits bruyamment, dans le couloir, un beau chariot s’approcha avec, dessus, trois grosses assiettes remplies d’une nourriture plus qu’attirante, qui sentait bon la viande cuite aux petits légumes. L’odeur alléchante était sentie dans tout le bateau. Tomi, totalement affamé et heureux de voir un tel festin s’approché d’eux se leva tout à coups pour applaudir et s’encourager, d’un excellent repas qui s’avançait dans le long couloir et dont il allait se régaler.


- Eho toi ! Tu t’assieds immédiatement ! Compris ! Cria alors Vladislav toujours en montrant son arme à feu.

- Et comment voulez-vous que l’on mange si nous avons nos mains attachées ? Demanda alors logiquement Tomaya.

- Oh, c’est vrai, Petr, libère les de leurs solides liens. Ordonna de nouveau Vladislav, dont les frivolités gesticulatoires continuèrent d’amuser les trois jeunes.

- A vos ordre Capitaine. Répondit l’autre marin mais sans réelles motivations.

- Oh, pas la peine vous savez ! Annonça alors Tomi qui se releva tout a coups
.


D’un coup sec, il détruisit la corde qu’il avait aux poings sous les yeux totalement surpris de l’équipage. Tomaya et Eleane, tout sourire firent de même alors que tous l’équipage resta bouche bée. Eux qui pensaient avoir solidement attachés leurs prisonniers, virent leurs solides cordes tombées en lambeau sur le tissu du large divan. N’en croyant pas leurs yeux, aucuns des matelots, et encore moins le Capitaine, ne surent quoi en penser. Ils restèrent là, sur le pas de la porte, en essayant de comprendre l’astuce qu’avaient utilisé les trois jeunes, pour se défaire de leurs liens.


- Co…Comment vous avez fait ! Mais, c’est impossible, Michal tu ne les avais pas serré assez ! Imbécile ! S’écria Vladislav en accusant le pauvre matelot qui n’y pouvait rien.

- J’ai pourtant fait un solide nœud du phoque Capitaine, ils ont dût la couper sans que nous voyions. Répondit l’un des marins abasourdis.

- Mes enfants ! Rasseyez-vous, ou je vous tire dessus ! Continua de crier le capitaine alors que Tomi commença à engloutir goulûment le plantureux repas qui leur était servi
.


Ne recevant aucunes réponses de la part des trois Alexandrins qui ne levèrent même pas la tête de leur festin, le Capitaine se saisit alors de son fusil et le pointa en direction de nos amis, qui ne se soucièrent guère du pirate. Le doigt sur la gâchette après avoir armé le chien, le pistolet, magnifique pièce en bois noir et aux armatures dorées, pointait, de son long canon, la tête d’Eleane, qui s’occupait plus de ce gros morceau de viande que de l’arme qui était prêt à faire feu. Sur ses côtés, les marins, qui n’étaient depuis le début, absolument pas d’accord avec les principes du pirate, regardèrent la scène avec dédains, hésitant à intervenir. Mais ils n’étaient que simples matelots, et selon le code maritime, ils ne devaient jamais aller contre les décisions du Capitaine. Les yeux de se dernier, devinrent un peu plus oppressant, pour la première fois, il montrait de réelles signes de méchanceté.


- Je vais faire feu ! Insista le Capitaine en faisant pression sur les trois jeunes.


Mais, alors qu’il arma son fusil et qu’il s’apprêtât à tirer, Eleane, qui ne regardait même pas son opposant, lança rapidement une feuille d’arbre qui toucha le bras du Capitaine qui sous le choc, tira dans le plafond de la pièce. Le trou, effraya Vladislav, qui n’avait pas eu le temps de voir venir ce coup rapide. Mais alors, que de rage, il remit en joue la jolie rousse, Tomaya, avec une vitesse prodigieuse, apparut dans le dos du corsaire, aggripa son poignet et de sa main droite, planta son index et son majeur dans le bas du dos du pirate, totalement déconcerté par la rapidité du mouvement de l’Ancien. Dans le creux de son oreille, Tomaya, qui maîtrisait totalement son adversaire, se mit alors à susurrer une phrase, qui glaça le sang de l’homme, alors que ses matelots, n’osèrent pas bouger d’un pouce.


- Ecoute mec. Nous sommes, tous les trois, des ninjas d’Alexandrie, alors laisse nous manger tranquillement et nous partirons d’ici en laissant ton bateau intact d’accord ? Menaça Tomaya en appuyant ses doigts dans les reins du pirate.

- Nin…ninja d’Alexandrie, ce n’est pas vrai ! Valeureux compagnons, je suis en danger là ! A l’attaque ! Défendez – moi ! Cria de nouveau le Capitaine en se débattant
.


Mais à la surprise générale du corsaire, les trois matelots dans son dos, qui avaient vu apparaître Tomaya a une vitesse incroyable, reculèrent effrayé par la situation et sortirent de la grande pièce nonchalamment laissant le Capitaine tout seul face aux trois ninjas, qui ne le quittèrent pas des yeux. Cet abandon était totalement volontaire et témoignait d’un ras le bol des marins, d’être traité comme des esclaves et qui du coup, profitèrent de la mésaventure de leur Capitaine, pour espérer que celui-ci reçoive une bonne leçon. De la déception se lu dans les yeux noirs du pirate, qui savait que dorénavant, il ne pouvait plus rien faire. D’un geste de la tête, il montra clairement sa soumission et sentant que sa victime baissait les bras, Tomaya relâcha sa prise. Devant lui, Vladislav semblait perdu et torturé. Totalement délaissé de ses marins, il regarda le sol et se mis à marmonner des choses pénibles entre quelques sanglots.


- Mes, mes précieux guerriers, vous m’abandonnez ! Je vous ai tout donné. A mangé, un foyer. Je vous ai toujours traité comme mes enfants et là, vous m’abandonnez. Tan pis, foutu pour foutu ! Me voilà ! Cria soudainement le Capitaine en brandissant encore plus haut son épée, profitant du relâchement de Tomaya.

- Ce n’est pas vrai. Souffla désemparé Tomaya dans son dos
.


Malheureusement pour le brave homme, dans son geste de fureur et de vengeance, il coinça la pointe de son épée dans le plafond qui resta, du coup, coincé en pendant bêtement au dessus du sol ce qui fit en sorte de désarmé le pirate. Rouge de honte, il se retourna pour décoincer l’arme alors que Tomaya, gentiment, s’approcha du Capitaine. D’un coup sec, il libéra l’arme et la rendit à Vladislav, totalement désarçonné par ce geste du jeune garçon. Surpris et tenant sa belle épée à plat sur ses deux mains, il regarda l’Ancien qui lui souriait, rigolant devant la maladresse du pirate, qui n’avait rien d’effrayant.


- Tiens, tu en auras certainement besoin. Dit il gentiment avec un petit sourire.

- L’épée de mon grand-père. Ouf, elle n’a rien. Merci jeune homme. Remercia, une larme à l’œil Vladislav, qui avait compris qu’il n’obtiendrait rien cette fois – ci.

- Mais de rien voyons. Répondit Tomaya tout sourire
.


La situation dans la pièce changea alors radicalement. Le pirate, sachant qu’il n’avait absolument aucunes chances face à trois ninjas, devint de plus en plus amicale. A la base, cet homme avait quand même un bon fond. Heureux que son épée n’ait subis aucun dommage, il resta auprès des trois jeunes, après avoir présenté ses excuses à ses marins. Après avoir savouré un bon repas, Tomaya, Eleane et Tomi se levèrent du magnifique divan doucement et prirent, au nez et à la barbe du Capitaine et de son équipage, le chemin de la sortie. En passant, Tomi remarqua un petit tableau accroché dans le couloir contenant toute une série de clefs. D’un geste furtif, il s’en saisit d’une et accéléra le pas. Arrivé sur le pont baignant de soleil, alors que le bateau continua sa lancée, ils se retournèrent pour faire face au Capitaine, toujours tout seul. Plus haut, devant la cabine de pilotage, les trois marins scrutèrent le spectacle accoudé à la barre en parlant à voix basse.


- Encore merci pour ce délicieux repas Capitaine. Mes remerciements au chef. Remercia ironiquement Tomi en se frottant le ventre.

- Euh, mais de rien, ce fût un plaisir. Répondit le Capitaine totalement dégoûté.

- Oh, et une petite suggestion. Abandonnez la piraterie. Tu ne tomberas pas toujours sur des ninjas amicaux comme nous. Ajouta alors Tomaya en souriant.

- Euh, je…je vais y réfléchir. Répondit, tête basse le Capitaine.

- Mais en tout cas, ton bateau est vraiment super beau, félicitation. Poursuivit Eleane.

- Bon, on y va. Ordonna alors Tomaya en se retournant.

- Et n’oubliez pas ! Oubliez la piraterie, et pour le poulet, c’était délicieux mais mettez un peu plus de currys. Conclu Tomi en s’apprêtant à partir.

- Je ne manquerais pas de le signaler Ă  mon cuistot. Au revoir les enfants
.


D’un bond puissant les trois ninjas sautèrent du bateau, et alors qu’ils allèrent toucher l’eau, Tomaya exécuta sa technique de radeau aquatique et ils prirent, à toute vitesse, le chemin de Kilika. Sur le navire, Vladislav, qui fut rejoins doucement par son équipage, qui se sentait quand même gêné d’avoir abandonné leur Capitaine, regarda les jeunes partirent au loin, la tête pleine de questions. Accoudé sur la rambarde avec le vent dans les cheveux, l’un des gros matelots se positionna à ses côtés.


- Capitaine, on rentre chez nous ?

- On verra mon cher Michal, on verra
…


Doublant la vitesse de l’embarcation pensant avoir prit du retard dans leur voyage, nos trois amis, après avoir consulté la carte virent, à leur surprise, qu’ils s’étaient éloignés de Kilika. Poussant à la vitesse maximum leur déplacement, ils foncèrent tout droit sur la mer, en direction de l’immense archipel. Finalement, après quelques heures d’un voyage de plus en plus fastidieux pour Tomaya, ils arrivèrent en fin de journée à destination, Kilika.


Kilika, est une très jolie ville situé sur la principal île de l’archipel. Elle est constituée d’un grand port de pêche aux docks en bois bruns. Situé en bordure des archipels de Besaid, l’île est divisée en deux parties. La ville, faites de cabanons en bois, de commerces et de petits rafiots accostés aux docks ainsi que son port et une grande et sombre forêt, qui recouvrait toute l’autre moitié de l’île paradisiaque. Malheureusement pour les trois jeunes, une pluie battante commença à s’abattre sur leur tête, et alors que la lumière du jour commença à se dissoudre, ils durent trouver un abri pour se mettre au sec. Mais à cause du temps, personne ne se promenait en ville et toutes les maisons étaient fermées, portes comme volets. Au dessus de leur tête, ils entendirent le ciel craqué dans un puissant coup de tonnerre, l’heure, n’était donc pas au tourisme. Mais alors que Tomaya et Eleane commencèrent à redouter de dormir dehors, Tomi, lui, avait tout prévu.


- Il faut vite trouver un abri pour la nuit, en plus, j’ai l’impression qu’une tempête va arriver ! Annonça Eleane en se protégeant de la pluie avec sa main.

- Maitre Alarik m’a dit qu’il connaissait quelqu’un ici, cherchons le ! Répondit Tomaya tout aussi trempé.

- Ne cherchez pas très loin, j’ai emprunté ceci à notre ami le pirate ! S’intercala alors Tomi en brandissant des clefs.

- C’est quoi ces clefs ? Où as-tu eu ça ? Demanda Eleane, sautillante car un vent puissant commença a souffler, refroidissant l’atmosphère.

- Je ne sais pas, mais elles étaient rangées en dessous de l’étiquette, Kilika. C’est marqué, numéro cent vingt six. Expliqua Tomi fier de son coup.

- Tu as volé ses clefs ! S’indigna Tomaya.

- Ce sont des pirates Tomaya, il n’y a pas de mal à voler un voleur non ? Se défendit Tomi.

- Ca ne veut rien dire. Je suis sûre qu’il n’était pas si terrifiant que ça.

- Si tu préfères rester dehors…

- C’est bon ! Trouvons cette maison et mettons nous à l’abri ! Cria Eleane, dont la grosse pluie commença à l’énerver.

- Ok. Nous te suivons Tomi
.


Nos amis prirent ainsi la direction du centre de la ville. Courant aussi vite que possible, ils scrutèrent les numéros des maisons qui défilèrent sur les côtés. La pluie battante et le vent violent, rendait la recherche de plus en plus ardue. Plus ils s’approchaient du centre ville, plus les maisons changeaient d’apparence. Des cabanons de pêcheur, ce sont des belles maisons en pierre qui apparurent. Mais toutes ces battisses se ressemblaient alors que la pluie accéléra encore d’un cran. Soudain, un nouvel éclair frappa non loin de nos amis, ce qui activa leur course. A bout de souffle, ils prièrent pour enfin se mettre à l’abri.


Quand soudain, enfin, après vingt bonnes minutes de recherches infernales dans une tempête de tous les diables, les trois ninjas touchèrent au but. Un immense chalet, protégé par de grandes grilles et un mur en béton qui s’étendait sur toute la rue, se trouvait en face d’eux. Ni une ni deux, ils sautèrent au dessus des grilles, s’approchèrent de la porte d’entrée, enfoncèrent la clef et enfin, ils purent rentrés dans la maison. Une immense pièce, garnit d’une gigantesque bibliothèque et d’un salon en cuir rouge se présenta devant eux. Une incroyable cheminée toute sèche, prouvait que le pirate, n’était plus venu dans ce lieu depuis un certains temps. Fort sombre et nullement éclairée, ils purent distinguer une salle a mangée à leurs droite. Une grande table de bois noir, accosté par une dizaine de chaises brodées occupait tout l’espace, le tout sous le regard d’une statue de chevalier ainsi que d’une toile représentant un vieillard posant, la mine triste. Enfin, un immense lustre pendait en plein milieu de cette magnifique pièce, qui sentait un peu le renfermé et était obscurcie, par d’épais rideaux de soie noire, qui masquaient les fenêtres géantes, qui donnaient sur la météo pourrie qui régnait en dehors. Totalement trempés, les trois jeunes ninjas étaient quand même conscients d’avoir fait la moitié du chemin de leur mission. Sans attendre, ils allumèrent, grâce à Tomi et sa technique de Katon, un feu dans la cheminée et posèrent leurs vêtements en face, pour qu’ils sèchent. Tomi et Tomaya restèrent en caleçon et torse nu, alors qu’Eleane, plus pudique, avait trouvé un peignoir rose cousu des initiales V. M.


La nuit tomba vite et nos amis, fatigués, choisirent tous une chambre dans l’immense maison pour y fermer l’œil. Seul, Tomaya, dont l’excitation de savoir que le lendemain, allait être une grande journée pour lui, resta accoudé à la fenêtre pour y regarder la pluie qui continua de tomber. Le lendemain, il allait enfin en savoir plus, sur ses origines.
Dernière édition par Tomaya_Sakuza le Ven 15 Juil 2011 14:37, édité 1 fois.
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Re: Héra

Messagede Tomaya_Sakuza le Sam 30 Oct 2010 20:24

Chapitre XV : Mideel, la forĂŞt aux secrets :





Le jour suivant se leva sur Kilika, remise d’une terrible tempête qu’elle avait habitude de bien supporter. Tomi, allongé dans un immense lit, ouvrit grand les yeux, pour se voir réveillé dans une splendide chambre. Draps en soie rouge, de grandes fenêtres qui donnaient sur la superbe ville et même une cheminée en pierre, se trouvait au fond de la majestueuse pièce. Se grattant le crâne en se posant des questions sur leur aventure de la veille, il se souvint alors parfaitement de ce qui s’était passé avant l’orage. Leur fameuse rencontre avec le pirate Vladislav et des clefs qu’il avait subtilement volées dans son bateau. Il descendit alors du lit, s’étira pour bien affermir ses muscles et ses articulations qui craquelaient rapidement et il descendit d’un pas revigoré en direction du grand hall d’entrée du manoir. Un long bâillement vint lui déchirer les lèvres et oxygéné ses poumons alors que des impuretés, qu’il s’empressa de dégagé avec sa main gauche, vinrent lui encrasser les yeux. Arrivé au dessus de l’impressionnant escalier en marbre, il s’appuya contre la rambarde d’une sorte de balcon où il vit ses amis en bas, sac préparés et déjà prêt à partir pour continuer le long voyage. Eleane, les bras croisés et le pied tapotant le sol, attendait impatiemment devant la grande porte d’entrée alors que Tomaya, les traits tirés par une nouvelle nuit blanche à se tirailler sur ce qu’il devait ressentir de cette folle expédition, portait dans ses bras, les vêtements de Tomi qui avaient séchés au feu durant la nuit.


- Que vous vous levez horriblement tôt dites moi. Pour une fois que nous dormons dans un palace, vous auriez quand même ****** en profiter un petit peu non ? Dit le jeune garçon en descendant vaillamment les grands escaliers.

- Puis-je te rappeler que nous sommes en ce moment en mission Tomi. Nous ne pouvons pas nous permettre de ralentir ! Surtout que nous avons encore une belle et longue route devant nous ! Rétorqua sèchement Eleane, irritée par la tenue légère de Tomi.

- Eho, tu es mal levée ? Il fallait dormir cette nuit ! Oh je sais, tu m’en veux toujours pour les clefs que j’ai volées ? Répondit Tomi en prenant ses vêtements des mains de Tomaya souriant devant la nouvelle scène de ménage des deux ninjas.

- Oui bien sur que je t’en veux ! Si nous nous comportons comme des voleurs, c’est que nous ne valons vraiment pas mieux qu’eux ! S’offusqua Eleane frustré.

- Ca va, c’est bon, on n’a pas foutus de bordels c’est le principale.

- Et puis rhabille-toi, j’en ai rien à faire de scruter ton caleçon !

- Ce n’est pas ma faute. Tu n’as qu’à pas le regarder, a moins que tu ne veuille voir …

- Encore un mot et je te le fait bouffer ton caleçon !

- Cela n’arrangera pas l’affaire tu sais. S’immisça Tomaya en ricanant.

- Toi, tais-toi, et toi habilles toi, je vous attends dehors !



Eleane se retourna en boudant et montrait de vrais signes d’impatience alors qu’elle se dirigeait vexée vers l’immense porte d’entrée. Tomi, comme à son habitude, aimait bien charrier la jolie rousse qu’il considérait peut-être comme autre chose que son amie, mais regardant Tomaya et lisant son excitation pour partir à la recherche de ses racines, il s’habilla rapidement. Ensuite, il serra fort sa sacoche autour de sa taille. Une fois bien mise, il regarda Tomaya avec un grand sourire, il était enfin prêt à partir à l’aventure.


- Bon, grand Maître de la carte, quelle sera notre route aujourd’hui ? Demanda ironiquement Tomi, qui avait désigné le jeune Anciens la veille, pour s’occuper du voyage.

- Je vais te montrer. Chizu ! Alors. C’est simple, d’ici, nous passerons par la mer en allant tout droit vers le Sud-est en direction de cette île. Ensuite nous la contournerons et nous prendrons à fond vers l’Ouest en direction de cette toute petite île là et seulement là on y sera. Expliqua Tomaya en suivant son doigt sur la carte.

- Mideel.

- Oui, l’île de mes racines. Rêva Tomaya le cœur rempli d’une intense excitation.

- Dans ce cas qu’est ce que nous attendons. Rho, vous voyez, vous nous mettez en retard ! Dit alors Tomi, en faisant un pied de nez à Eleane en leur rejetant la faute et en courant vers la porte d’entrée
.


Eleane, qui se rapprocha de la clinche de la porte, se retourna encore plus offusquée de la remarque de son ami. Furieuse, elle leva la main afin de donner une bonne correction au quadri-affinitaire, mais son poignet fut retenu par Tomaya qui lui fit un signe de la tête comme pour dire : « C’était une blague. » Les deux ninjas regardèrent alors Tomi ouvrir grand la porte d’entrée, laissant entré un chaleureux rayon de soleil qui faisait vraiment tache, avec la tempête de la veille. Kilika de ce faite, était maintenant une très belle ville. Sous cette lumière puissante et se souffle chaud et doux venu du ciel, l’atmosphère que dégageait cette île, en devenait un vrai régale pour les cœurs, les pensées et les yeux de tous. En fasse d’eux, se trouvaient toutes une séries de belles maison avec en arrière plan, le bleu de l’océan et le brun des quais en bois, typique de la ville. Le sol, avait déjà séché de la lourde pluie de la veille et les oiseaux, eux aussi rescapé de ces terribles coups de vent, se posèrent sur les branches d’arbres, faisant faire-valoir leurs si jolis cris. Le groupe, émerveillé de cette vision, emboîta alors le pas et démarra sa marche. Tomi, voulant quand même faire une bonne action de sa journée, posa les clefs de la maison dans la boite aux lettres, en espérant que le fameux Pirate, les retrouves pour rentrer chez lui. Mais cette bonne intention ne charma malgré tout pas Eleane qui resta fâchée et marcha dans son coin, boudant ses camarades.


Notre petit groupe s’avança rapidement dans les rues de terres et de belles maisons du centre de la ville. Composée principalement de marchands en tout genre, ils n’avaient ****** constaté la beauté de la ville la veille, à cause du temps. Ils marchèrent l’un à cotés de l’autre, regardant les décorations multicolores, visitant même un tout petit peu la ville. Après tout, même s’ils avaient encore un long chemin à parcourir, ils seraient fous, de ne pas prendre un peu de bons temps sur une si jolie île. Eleane, grâce à cette atmosphère chaleureuse, retrouva doucement le sourire, surtout en pensant que leur groupe était enfin réuni et qu’une certaine confiance, s’était rétablie. Les positions s’étaient inversées, les deux garçons, maintenant, se tenaient devant elle et semblait discuter, en pointant ça et là, des statues aux couleurs chaleureuses, ou des articles, que de vaillants marchands, présentaient à bout de bras. Elle avait toujours espéré revivre ce genre de moments. Nombres de larmes qu’elle avait vidé durant ces trois années, et combien de pensées noirs avaient t’elle créées ? Mais maintenant, tout cela n’était que du passé. Maintenant, ils étaient de nouveau réunis.
Tout à coups, à leur droite et en hauteur, ils virent trois personnes passer à toute vitesse au dessus des toits des marchands. Bondissant et portant un étrange uniforme aux tons orangés, ils prirent la direction d’un immense bâtiment au loin arborant les couleurs de la ville, le rouge et le jaune. Tomi et Eleane les regardèrent inquiet. La vitesse avec laquelle ils se déplaçaient était vraiment étrange. Un peu angoissé, ils se regardèrent entre eux. Mais alors qu’ils allaient poser la question essentielle, Tomaya répondit tranquillement, leur coupant la parole :


- Ne vous inquiétez pas, ce sont les ninjas de Kilika. Ils sont sûrement en patrouille. Dit il en monsieur je-sais-tous.

- Ninja de Kilika ? Ils ont des ninjas ici ? Demanda fort étonnée Eleane.

- Oui bien sur. Enfin, même s’ils ne sont pas fort nombreux comparé à Alexandrie ou Lindblum, ils en ont. Ils protègent toutes ces petites îles qui forment l’Archipel de Besaid qui comporte aussi une académie.

- Ah oui ? Ils en ont du boulot. Je les plains les pauvres. Toutes ces îles à surveiller, ce ne doit pas être de la tarte. Dit alors Eleane stupéfaite.

- Tu sais, même si ce sont deux académies et deux nations différentes, ils se relaient entre Kilika et Besaid pour pouvoir les surveiller.

- Quelle organisation.

- En faite, il y a longtemps, ces deux nations ne faisaient qu’une seule et grande. C’est pour ça que malgré tout, les deux académies restes très liées.

- Mais, comment tu peux savoir ça toi ? Demanda alors Tomi envieux.

- J’ai eu un bon Professeur. Repensa Tomaya...




- Pour devenir un bon Ninja, il faut tous connaître des ninjas ! Du monde aux techniques principales. Annonça Alarik, faisant les cents pas devant un grand tableau noir et Tomaya, assis sur une pierre au Mont du Paradis.

- Oui Maître.

- Hier, nous avons appris à différencier les différents équipements des différentes nations et les techniques de bases des ninjas.

- Oui, et c’était très instructif.

- Mais pour réussir dans tes missions futures, tu vas aussi devoir apprendre ta géographie du monde des Ninjas ! Dit de nouveau Alarik, en se retournant subitement et en tournant le tableau, dévoilant une carte du monde montrant les différentes nations.

- Ma géographie ? Mais pourquoi ? Je veux dire, on doit juste se battre et faire la mission qui nous destiné en tant que ninja non ? Répondit Tomaya pas trop intéressé.

- Juste se battre et faire la mission ? Mon dieu, c’est donc comme ça qu’on vous forme à Alexandrie ! Ecoute, tu n’y es pas du tout Tomaya, alors laisses moi t’expliquer les choses
.


Le deuxième Maître qu’avait eu Tomaya s’empara alors d’un long bâton et se tourna vers son grand tableau. Celui-ci était imposant et vu les détailles tracé à la craie, le vieil homme, avait dût y passer quelques heures. Tomaya prit un bout de papier et s’apprêta à noter alors que Doyu, le chien du Maître, continua de dormir dans l’ombre, car la forte chaleur de cette période de l’année, entrait par la porte et les fenêtres de la cabane. Le Maître Alarik resta sérieux, autoritaire, comme un bon instituteur. Il pointa alors d’un coup sec un endroit sur la carte avec la pointe de son bâton brun et fixa Tomaya.


- Dis-moi, tu feras quoi mon garçon, si, par exemple, tu te retrouves en mission ici ! Entre Djose qui est là (10) et Guadosalam qui est ici (9) ? Mieux, imagine que la situation en devienne tellement critique que tu doives battre en retraite, ou te faire soigner. Dit-moi ce que tu ferais ? Demanda Alarik, en faisant de grands yeux.

- Ben j’essayerai de revenir à Alexandrie le plus vite possible, en passant par la mer avec la technique que vous m’avez montrée. Répondit, normalement Tomaya, comme si ça semblait être une évidence.

- Revenir à Alexandrie ! Voyons, tu as vu la distance ! S’offusqua alors Alarik, stupéfait par le manque de logique de son élève.

- Ben alors dans ce cas, j’essayerai de me cacher en attendant que ça passe. Quelqu’un passera certainement me cherché.

- Oh ce n’est pas vrai. Ecoute Tomaya. Ecoute attentivement, sûrement qu’un jour, tu en auras besoin. Si, prenons l’exemple, un jour tu te retrouves entre ces deux nations, qui sont nos ennemis je te rappelle et que tu es en mauvaise posture. Ta principale préoccupation, sera de foncer jusque ici ! A Mi’Hinen (11).

- Pourquoi Maître ? Qu’est ce que j’y ferais ? Demanda Tomaya totalement neutre.

- Je vais t’expliquer pourquoi. Mi’Hinen, comme Alexandrie, est une nation de Ninja. En faite, il existe dans ce monde ce que l’on appel : « Le Cartel des Royaumes de Ninja ». Ou alors plus simplement, le, CRN.

- CRN ? Jamais entendu parler. Se demanda totalement perdu Tomaya.

- On ne vous apprend pas ça aux cours de ninjas à Alexandrie ?

- Ben, disons que je n’ai pas trop suivit les cours vu que j’ai été entraîné en quelques mois par Maître Cloud.

- Ah oui c’est vrai, je l’avais oublié, enfin soit. Le CRN, est un groupe, un cartel un, ensemble, reprenant tous les royaumes de Héras, utilisant des ninjas comme combattant et possédant de ce faite, une académie. Il regroupe les nations de : Alexandrie (1), Lindblum (2), Besaid (4), Kilika (5),Wutaï (6), Madahine Salee (7), Mi’Hinen (11), Daguéréo (20) et Balamb (24). D’après un accord qu’ils ont signé il y a des centaines d’années, chacun de ces royaumes, devra apporter hospitalité, soins et nourritures à n’importe qu’elle ninja provenant d’un royaume reprit dans le cartel. Donc, si un jour tu te retrouves en danger dans une zone rouge, avec un royaume du cartel non loin. Fonce s’y, et tu y seras protéger.

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- D’accord Maître. J’essayerai de m’en souvenir !

- Oh non tu n’essayera pas. Je vais te faire retenir ces nations d’une façon ou d’une autre. Et tant que tu n’auras pas retenu ta leçon, c’est Doyu qui dormira à ta place, dans ton lit ! Dit Alarik en pointant du doigt, son chien qui dormait tranquillement
.




- Et tu as du dormir dans la niche du chien ! Demanda Tomi, surprit par l’histoire de Tomaya.

- Oui, deux jours mais on s’y habitue bref ! Nous sommes ici en totale sécurité grâce à ce fameux Cartel. Répondit Tomaya en souriant devant un Tomi dégoûter.

- Mais quand même, la niche c’est un peu limite. Se désola Eleane..

- Tiens, je me demande s’ils sont fort ces ninjas, on devrait peut-être les…

- Non ! Oublie ça Tomi, on à une mission à remplir. Coupa Eleane.

- Mais, je voulais leur montré comment nous, ninja d’Alexandrie, nous sommes fort.

- Tu es bien brave, mais non, on fonce ! Insista Eleane.

- MĂŞme pas drĂ´le
.


Nos amis continuèrent ainsi leur route dans la magnifique ville pour, enfin, arriver devant la mer qui s’étendait à perte de vue, remuante dans un bleu infinie et transparent. Autour d’eux, s’activaient marchands et pêcheurs ainsi que des gens, venu se dorer la pilule sur la belle plage au sable bien jaune. L’eau de cette mer, y était bien plus bleue qu’aux abords d’Alexandrie, où le trafic maritime y était bien plus dense aussi. Au loin, ils ne virent presque aucun bateau à moteur. Que ce soit les barques de pêches ou les bateaux de plaisances, tous étaient à voile ou à rame, ce qui rendait le tout, encore plus méritant. Des enfants, un peu plus loin sur la plage, se baignèrent sous un soleil qui commença à peser sur les épaules des trois ninjas, mais ne semblait pas plus embêter les vacanciers et les gens du coin. Sachant que leur destination se trouvait au-delà de cet immense océan, nos amis ne perdirent pas de temps à rêvasser de longues vacances à se reposer dans ce coin de paradis. Tomaya rentra dans l’eau jusqu’à ce qu’il en ai jusqu’aux chevilles. Il composa trois enshuus et plaqua sa main sur l’eau en annonçant son incantation « Suiton ikada de umi no jutsu ». La plaque d’eau à hauteur de sa main droite se mit à durcir devant nos amis, qui y prirent place comme ils avaient prit l’habitude depuis le début de leur voyage. D’un coup de doigt, Tomaya l’actionna et emmena nos amis droits vers l’île de Mideel.


Le radeau mangea littéralement les kilomètres les séparant de leur but, à une vitesse pharamineuse. Tomaya, toujours la carte sous les yeux, continua de diriger l’embarcation de main de maître alors que ses deux amis, à l’arrière, restèrent sagement assis, profitant de ce magnifique spectacle marin de l’horizon, qui plongeait au loin dans le bleu de l’océan. Un soleil de plomb, qui commençait à atteindre son zénith, frappa la tête de nos amis, heureusement, éclaboussé par les remous des vagues qui heurtèrent l’embarcation. Eleane profitant de l’instant s’étala de tout son long tout en pensant à enlever sa veste laissant entrevoir, en dessous de son t-shirt vert moulant, une petite paire de seins qui gonflait a vue d’œil. Bien sur, ceci ne laissa pas Tomi de marbre. Ne pouvant quitter les courbes de la jolie rousse des yeux, il fut rafraîchit de nouveau par un jet d’eau. Tomaya lui ne pouvait tourner la tête et contempler le spectacle de son amie, qui devenait avec l’âge, une vraie petite femme. Tout le long du trajet, pour se changer les idées et ne pas être hypnotisé par le physique plus qu’attirant d’Eleane, Tomi se leva et répéta ses différents enshuus d’attaques. D’abord ceux de Katon, qui le poussèrent à lancer de grosses boules de feu à l’arrière du radeau, puis de Hyoton. Nos amis n’avaient en effet rien d’autre à faire sur ce radeau que d’attendre d’apercevoir au loin, la fameuse île. Eleane bronzant, Tomi faisant mine de s’entraîner et Tomaya qui conduisait l’embarcation, le calme plana au dessus des têtes des trois adolescents. Une sérénité puissante, avec pour seule et unique musique d’ambiance, le vent et la marée.


Soudain, après une bonne heure de voyage et d’attente, au loin, perforant l’horizon et l’océan, une immense terre se fit voir. Tomaya, heureux de, enfin, apercevoir une île, réveilla les deux jeunes derrières lui qui, d’ennuie, s’étaient presque endormit sur l’embarcation. En sursaut, ils se réveillèrent et en voyant la terre se dessiner à l’horizon, se mirent à sauter de joie. « Mideel, Mideel enfin » étaient ils entrain de crier. Tomaya, le cœur encore plus excité que ceux de ses compagnons, ouvrit sa carte en vitesse, pour être sûr de sa destination. Mais d’un raclement de voix annonciateur de malheur, il calma les ardeurs des deux autres clowns, heureux de pouvoir enfin poser pied à terre.


- On va enfin pouvoir marcher. Bon sang ça va faire du bien. J’ai des fourmis plein les jambes. S’exclama Tomi en s’étirant pour bien réveillé ses muscles.

- J’espère qu’il y aura des maisons sur Mideel, j’ai une de ces envies pressente moi ! Dit Eleane en remettant sa veste.

- Rien ne t’interdit de la faire dans la mer tu sais. Insinua Tomi, l’air un peu pervers.

- Tu es débile ou quoi !

- Eux, désolé de vous décevoir, mais ce n’est pas Mideel ! Annonça Tomaya, la carte sous ses yeux.

- Comment ! Tu te moques de nous là ? Se retourna, frustré, Tomi.

- Non absolument pas. D’après la carte, Mideel serait une île avec une immense végétation, certainement une forêt. Hors vous voyez, cette île est un immense désert de sable. Répondit Tomaya, en montrant du doigt les grosses dunes de sable qui se montrèrent au fur et à mesure qu’ils s’approchaient. Là-dessus il enchaina : Cette île c’est, euh, Sanubia !

- Oh ce n’est pas vrai ! Et on est bientôt arriver alors ? Demanda Eleane, qui s’était un peu relâché la vessie en espérant arriver.

- Euh, oui bientôt. En faite, c’est la fameuse île que nous devons contourner. Je vais prendre à l’Ouest et on y sera dans, une bonne heure. Dit Tomaya en calculant dans sa tête.

- Oh ce n’est pas vrai ! Et quand comptes-tu tourner vers l’Ouest ! Souffla Tomi en se rasseyant.

- Maintenant
!


C’est alors que Tomaya, à la surprise de tous, fit soudainement et violemment tourner le radeau vers l’Ouest, ce qui fit tomber la pauvre Eleane à la mer. Tomi, étant assis, n’avait pas connu la même mauvaise blague. Tout de suite Tomaya arrêta net l’avancée du radeau alors qu’Eleane resurgit de l’eau visiblement furieuse.


- Oups, désolé Eleane, je pensais que tu étais assise. S’excusa Tomaya alors que Tomi rigola à pleine bouche.

- Ca va, ça va, fait pas le malin toi ! Oh, oh non ! S’écria alors Eleane toute rouge.

- Quoi, qu’est ce qu’il y a ? Dit Tomaya inquiet.

- Je crois que, je n’aurais pas besoin de trouver un endroit pour faire pipi quand on sera arrivé.

- Bah tu es dans l’eau, tu es déjà toute propre. S’exclama Tomi en rigolant.

- Oh je te jure toi un de ces jours je vais te…



Tomaya et Tomi se regardèrent et explosèrent de rire alors qu’Eleane, rouge comme une pivoine, nagea et remonta sur le radeau. Totalement trempée, son t-shirt vert, colla encore plus sur son corps ce qui accentua sa poitrine. Les deux jeunes, devant se spectacle de leur amie se tordant les cheveux et le bah de son t-shirt laissant entre voir, le bas de son ventre, se mirent à rougir de gêne et se retournèrent. Ignorant les moqueries et les regards amoureux de Tomi et de Tomaya, Eleane, elle, recommença à bouder dans son coin en tournant le dos à tout le monde. Tomaya, qui avait du mal à se reprendre après cette vision plutôt chaude de son ami, fit redémarrer l’embarcation en le groupe repris sa route en direction de Mideel.
Comme prévu par l’Ancien qui avait la carte sous les yeux et qui connaissaient la vitesse à laquelle, son embarcation se déplaçait, une heure plus tard, une nouvelle île, plus petite et plus discrète se fit voir au loin. Cette fois-ci Tomaya ****** enfin déclarer aux autres qu’ils étaient arrivés à destination. Mideel. L’émotion dans sa voix reflétait son excitation. Son cœur, pompait à une allure folle alors que ses amis le regardèrent en souriant. Eleane, dont les vêtements avaient un peu séché, serra ses mains contre son cœur alors que Tomi, fit un geste du pouce à l’Ancien. Tomaya était certains, que sur cette petite île perdue au milieu d’un lot d’autres petites archipels désertes, qui s’agrandissaient de plus en plus au loin, se trouvait toute son histoire, tout son passée et peut-être tout son futur. Comme il avait dit une heure plutôt, de grands arbres commencèrent à se faire voir sur cette île qui semblait en être totalement remplie. La côte s’approcha, une petite plage avec très peu de sable, tant la végétation y était omniprésente. Ils allaient très bientôt débarquer.


Enfin, après une dernière poussée d’énergie dans le radeau, nos amis touchèrent terre. Tomi s’étira un bon coup et contempla la vaste végétation qui se présentait face à eux, tel un immense mur protégeant un fort. Eleane fit de même et prit, sous son bras, Tomaya totalement choqué par l’émotion. Le garçon, ne savait comment réagir. Il avait touché au but. Toutes ses questions sur les Anciens, sur son sang et ses origines, avaient une réponse ici non loin, derrière ces immenses arbres, qui semblent touchés le ciel et les nuages. Mideel, l’île des Anciens. L’impatience gagna toutes les cellules du corps de Tomaya. Il s’avança sans trop savoir où aller, sentant son cœur battre la chamade. Il se tourna alors et vit ses deux amis retrouvés après trois années de séparation, qui préparaient leurs affaires pour cette expédition dans une jungle sauvage.


- Merci, merci encore de m’avoir pardonné et de m’avoir suivit jusqu’ici. Dit il ému, sentant une larme escalader son œil gauche.

- Ce n’est rien, il n’y a pas de quoi voyons. Nous sommes tes amis. Répondit Eleane, toute rouge

- Tu sais très bien que je n’allais pas manquer ça. J’espère qu’on trouvera des trucs intéressants. Continua Tomi qui serra sa sacoche et était prêt à partir.

- J’ignore ce que nous allons trouver ici. Peut-être n’y a-t-il rien du tout. Mais je veux en avoir le cœur net.

- Je suis sûr qu’on trouvera Tomaya. Encouragea une Eleane, tout aussi prêt à s’aventurer dans cette verdure.

- Très bien, dans ce cas, allons-y
!


Tomaya fit un geste puissant et plein d’euphorie du pouce, pour savoir si tout était ok du côté de ses amis. Tomi et Eleane, paré tant psychologiquement que logistiquement, répondirent par l’affirmative et tout les trois, ils accélèrent le pas en sautant la tête la première, tels des lapins dans des hautes herbes, dans la vaste forêt qui ressemblait plus à un immense mur compacte, qu’à une clairière.


Celle-ci choqua immédiatement nos amis qui furent totalement surprit par sa forme et sa densité. Cette île, était vraiment perdue et bien isolée. La forêt était bien plus dense et vaste que celle d’Alexandrie. Leur attention devait donc en être multipliée par cinq ou dix, pour ne pas tomber dans le vide ou se prendre une des gigantesques branches qui leur faisait front, tel des longs bras qui n’attendaient qu’une chose, s’agrippé au premier venu. Le soleil, peinait à se frayer un chemin et encore plus étrange, ils ne croisèrent aucunes bestioles sur leur chemin. Ni oiseaux, ni reptiles, ne vinrent leur rassuré que cet île, portait encore une vie animale. Sous leurs pieds, vu qu’ils se déplaçaient de branche en branche, la végétation ne semblait jamais n’avoir été ébranlée. Même de leur branche, pourtant situées à plus de vingt mètres de hauteurs, ils pouvaient s’apercevoir que la taille des fleurs, des buissons et des champignons sur le planché des vaches, semblaient gigantesque. Un véritable tapis vert défilait sous leurs pieds, ils n’y virent aucuns sentiers ni passages à se frayer, pour de simples explorateurs nullement capables de déplacement comme il leur était possible, à eux, ninja.


- Je n’arrive pas à y croire. Vous avez vu la taille de ces plantes ! C’est fou ce que ça pousse ici ! S’exclama Tomi impressionné.

- Vous savez, beaucoup de gens pensaient que cette île était à la base inhabitable. Nombreux sont ceux qui ont essayé de venir s’installer, mais ici, la nature reprenait plus vite que prévu ses droits. Expliqua Tomaya en faisant référence aux histoires que lui avait raconté Alarik.

- Tu veux dire, que les plantes poussent plus vite ici qu’ailleurs ? Demanda Eleane, à l’écoute.

- Oui c’est cela. Certains disaient même, que cette forêt réfléchissait. Qu’elle pensait. Comme vous et moi
!


Un grand silence suivit cette déclaration inquiétante de Tomaya. Une forêt qui pense, quelle idée ! Même si les jeunes ninjas, admettaient que cette végétation était tout sauf naturel, l’idée que ces arbres avaient un cerveau et pouvaient presque communiquer, ne les convainquit pas trop en particulier Tomi, qui était le plus naïfs des trois jeunes.


- Des arbres capables de penser ! Quelle blague je vous jure. Se moqua Tomi totalement incrédule.

- Je ne vois pas en quoi cela serait si mystérieux. Regarde ces arbres, tu as vu leur taille ! Et ces branches, elles forment un véritable mur devant nous, comme si elles ne voulaient pas nous laisser passer ! Expliqua Eleane en tentant de convaincre son ami têtu.

- Wai mais avant qu’un arbre se mette à penser comme nous, il y aura de l’eau qui coulera sous les ponts. C’est stupide un arbre ! C’est une plante, comment voulez-vous qu’ils puissent réagir.

- Je l’ignore Tomi, moi je ne fais que raconter ce que l’on m’a expliquer. Mais admet quand même, que tu ressens quelque chose ici.

- Ben, Ă  part une forte odeur de verdure, je ne vois pas de quoi tu parles.

- On te parle d’énergie Tomi. Je suis d’accord avec Tomaya, moi aussi je ressens comme une présence ici, comme si, on nous observait.

- Pas tellement qu’on nous observe. J’ai l’impression, que ce sont ces arbres qui émettent cette énergie.

- Arrête voyons, ce ne sont que des grand bout de bois, il faut arrêté la parano là
!


Mais à peine avait il dit cette dernière remarque provocatrice, que la branche sur laquelle il voulut reprendre appuie se retira presque volontairement sous ses pieds, faisant tombé Tomi dans le vide. Devant ses yeux, c’est une chute d’une dizaine de mètres qui l’attendait, et d’un hurlement de peur, il commença à tout dégringoler. Heureusement pour lui, une nouvelle autre branche plus solide, sortit de nulle part et amortit sa lourde chute. Il retomba quand même lourdement sur la tête s’occasionnant ainsi, une belle bosse alors que Tomaya et Eleane, ayant suivit la chute de leur ami, descendirent pour aller aux nouvelles. Le garçon, assit sur la branche assez large, se frotta le crâne pour atténuer la douleur et s’attendait déjà à recevoir une remarque de l’Ancien. Il regarda ses amis avec dédains et d’un air boudeur.


- Tu disais Tomi ? Annonça cyniquement Eleane.

- J’ai raté la branche, il n’y a rien de grave à ça il me semble. Répondit Tomi en se frottant la tête.

- Oh oui bien sur rattrape toi ainsi. Moi je sais ce qu’il s’est passé. Tu t’es moqué de cette forêt et elle s’est vengée. C’est bien fait pour toi ! Continua sur le même ton, Eleane.

- Je ne l’aurais pas mieux dit. Ajouta Tomaya en relevant son ami.

- J’ai seulement cru voir la branche, ça n’a rien de surnaturel alors arrêté un peu vos conneries !

- Tu as bien vu que la branche s’est retirée sous ton pied. Continua de faire peur Eleane, qui dans son fort intérieur, ne croyait pas trop non plus à ces histoires. Mais la tentation de faire peur à son ami, était bien trop grande.

- Je te ferais remarquer que les arbres n’ont pas de cerveau. C’est impossible ! Ce ne sont pas des animaux, ce sont des plantes. Ici, j’ai cru voir la branche et j’ai voulu y prendre appuie. J’ai glissé ça arrive ! Continua de se défendre Tomi

- Euh les mecs, vous devriez vous calmer.

- Ai un peu de respect pour cette forêt c’est tout ce qu’on te demande, mais comme d’habitude, monsieur veut faire le malin.

- Je n’ai aucun respect à avoir. C’est vous qui lâchez ces conneries de forêt pensante qui ferait des mouvements délibérés !

- Mais on te dit que cela peut-être le cas, alors arrête de t’énerver et remarques les faits. Bientôt, ils vont venir t’attraper et tu deviendras un arbre comme eux. Continua de vouloir faire peur la rousse.

- Ah tu vois, tu blaguais. J’en étais sûr que tu ne croyais pas à ces histoires ! Ce ne sont que des bêtises pour me faire peur !

- Peut-ĂŞtre pas qui sait ?

- Non ! Les arbres d’ici, sont complètement stupides ! Hurla alors un bon coup le quadri affinitaire
.


Tomi et Eleane entrèrent une nouvelle fois en dispute, comme ils avaient l’habitude. Le ton monta rapidement entre les deux jeunes, mais, Tomaya, lui, resta malgré tout concentré. Il regarda tout autour de lui, voyant le mouvement des arbres et entendant les murmures du frottement des feuilles et des branches, qui jouaient presque une mélodie champêtre. Un sentiment étrange l’envahis doucement, lui qui avait bien plus l’habitude de ressentir les énergies des gens avoisinant que ses deux amis. Il voyait au loin, les branches gigotées, être secouées. Mais une chose lui donna la puce à l’oreille, en faite, depuis qu’ils avaient mis les pieds sur cette île, jamais Tomaya n’avait ressentit le moindre vent ou la plus faible bourrasque. Alors, qui faisait secoué ces immenses troncs ? Derrière lui, le ton monta de plus en plus entre Tomi et Eleane. Cette pénible dispute de gamin, semblait avoir un impacte non négligeable sur l’environnement qui les entourait. Tomaya commençait doucement, à avoir un mauvais pressentiment. Au loin, il vit doucement, que la densité incroyable de la forêt s’était intensifiée. C’était impossible dorénavant de voir à plus de cinquante mètres. Tel un immense rideau, cela semblait s’approcher, dans un frottement de feuilles de plus en plus intense.


- Je ne te dis pas qu’ils ne vivent pas, mais qu’ils ne réfléchissent pas c’est différents. Continua de plaidoyer Tomi.

- Qu’est ce qu’il y a de différents ? Dans les deux cas ils vivent ! Répondit du tac au tac Eleane.

- Euh, les gars ! Cria Tomaya.

- Ils ne se contentent que de grandir. Ils ne parlent pas, ne communiquent pas et ne prennent aucunes décisions. Ils ne sont donc, pas intelligents. Continua Tomi

- Les gars, écoutez moi ! Insista Tomaya

- Oui mais pour qu’ils grandissent bien, faut bien qu’ils cherchent de la nourriture, ces arbres doivent donc réfléchir pour savoir où la trouver non ? Expliqua Eleane.

- Taisez-vous deux secondes ! Hurla Tomaya pour attirer l’attention.

- Quoi qu’est qu’il y a ! Crièrent alors Tomi et Eleane en même temps.

- Je crois qu’on devrait avancer ! Annonça Tomaya, un peu effrayé.

- Oui, on va avancer t’inquiète pas, on règle juste ce léger différent.

- Vous ferez ça plus tard, on doit y aller là !

- Ecoute, j’essaye de faire comprendre à cette fille, que les arbres ici ne sont pas intelligent alors tu devrais…



Tout à coups, à la surprise générale de tous, une immense et puissante branche vint s’écraser entre nos trois amis, qui, de justesse l’évitèrent, laissant sur le tronc, un immense coup. Surprit, ils levèrent les yeux alors qu’un bruit sourd semblait s’approcher en provenance du ciel. Rapidement, ils virent avec frayeur que des centaines de branchages pointues, leurs fonçaient dessus. Sans attendre, les trois ninjas sentant la peur s’immiscer dans leur cœur, prirent la fuite en sautant devant eux, afin d’avancer dans la direction qu’ils avaient pris au départ. La tension dans leur corps était énorme, autour de nos amis, les branchages qui sortaient de nulle part, vinrent percuter les troncs d’arbres sur leur chemin, les transperçant de part en part pour certains. Les Alexandrins couraient aussi vite qu’ils pouvaient, évitant, non sans mal, la terrible pluie de branches affûtées, qui leur tombait dessus. Mais devant eux, une nouvelle série de branche en provenance du bas vint leur barrer la route. Nos amis, bloqué entre les deux attaques, furent donc obliger de descendre de niveau, puis de remonter, tant les assauts de la forêt provenaient de toute part. La vitesse de ces plantes était stupéfiante, et la façon dont elles bougeaient, était spectaculaire de puissances et de précisions. Eleane puis Tomi évitèrent souvent de peu, d’être embrochés sur place alors que Tomaya, un peu plus rapide et agiles, ne s’en sortait encore pas trop mal dans cet enfer. Tout autour de nos amis, un bruit puissant se faisait entendre. Tel le cri de la forêt en colère, des bruits de chocs, de troncs d’arbres se frottant sur des feuilles, d’écorces explosées par la proximité du passage des véritables lances de bois ou de troncs déracinés animaient cette partie de l’île. Par un curieux hasard, nos trois amis, qui s’étaient un peu dispersé à cause de tout ça, se retrouvèrent, toujours suivit de cet amas sauvage, qui ne semblait pas être à bout de souffle. Les trois jeunes se regardèrent effrayé et totalement perdu. Que pouvaient-ils faire ? Ils savaient, qu’ils devaient réagir, sinon, ils se feraient tués sur place.


- Bordel on fait quoi là ! Hurla Tomi terrifiée.

- Ces saletés ne semblent pas être fatiguées ! Répondit Tomaya.

- Tu vois Tomi, je te l’avais dit que…

- Ce n’est pas le moment Eleane ! Coupa Tomi.

- Il faut essayer de contrer, sinon on va se faire charcuter ! Cria Tomaya.

- Et tu proposes quoi toi ? Demanda Eleane à court d’idées.

- Tomi, c’est toujours toi qui as des idées farfelues ! Ajouta Tomaya.

- Je n’en sais rien moi, avancez bordel ! Répondit Tomi qui n’avait pas trop le temps de penser à un plan.

- Je sais ! Eleane, essaye de couper ces branches avec tes techniques ! Dit intelligemment Tomaya en se tournant vers son amie.

- Ok, je vais faire de mon mieux, passé devant !

- Si tu veux je peux t’aider : Katon tama no…

- Tu es dingue. On a déjà une forêt aux fesses, tu ne veux pas non plus y mettre le feu ! Hurla Tomaya devant un Tomi totalement dépassé
.


Eleane, elle, se concentra au maximum. D’un geste puissant, elle essaya de maintenir sa course tout en se préparant à attaquer. Elle sauta d’un coup et se retourna à cent quatre-vingt degrés pour exécuter son : Kuton ah kiru. Sa petites centaines de feuilles tranchantes rentrèrent rapidement en contacte avec les branches sauvages. Malheureusement, celles-ci ne firent que peu de dégâts. Elles coupèrent bien les feuilles et les troncs, mais d’autres apparurent à chaque fois, ce qui rendait ces attaques, totalement inutiles face à la puissance de la nature. Déçue, elle se réceptionna du mieux qu’elle ****** et se remit en course. D’un bond sur la gauche, elle évita de justesse, une immense branche qui faillit la plaquer sur le tronc alors que Tomi et Tomaya bondirent d’un coup, pour éviter de véritables pieux, qui surgirent à une vitesse folle, juste devant eux par le bas. Soudain, en un véritable contre-pied, tous les arbres, autour de nos amis se refermèrent, comme les doigts d’une main. De plus en plus piéger, ne pouvant plus ni avancer ni reculer et encore moins aller vers le haut, ils tombèrent littéralement à cours de solutions. Piégés, ils virent la mort arrivé à grande vitesse de partout autour d’eux. Les muscles crispés, il leur était impossible d’effectuer les moindres mouvements alors que les milliers de branchages, ne se trouvaient plus qu’à quelques dizaines de mètres. C’est alors qu’une branche venue du bas, agrippa la jambe de Tomaya et le tira d’un coup sec vers le sol. Surpris et totalement dans l’incapacité de réagir, il tomba dans le vide sous les yeux terrifiés d’Eleane et de Tomi qui virent leur ami faire une chute de plusieurs dizaines de mètres vers le sol. Dans sa course en direction du sol, il fut heureusement ralenti par des feuilles et des branches visiblement non hostile. Tournant dans le vide suite au contact avec ces obstacle, il vit le sol se rapproché à grands pas. Fermant les yeux de peur de la suite, il atterrit face contre terre, le nez dans la poussière et le souffle coupé.


Toussant pour faire sortir l’air emmagasiné dans ses poumons, il enleva des bouts de feuilles qui s’étaient incrusté dans sa bouche en crachotant. Il tenta de se relever, mais la douleur du choc le cloua sur place. Alors qu’un silence inquiétant s’était installé tout au dessus de lui, là où quelques minutes auparavant, ils connaissaient l’enfer, il ne ****** entendre si ses amis étaient en vie ou étaient blessés voir pire. Perdu et désorienté, il regarda comme il pouvait droit devant lui. Comme il s’en doutait, tout y était encore sauvage. C’est alors qu’il entendit des branches se brisées et des bruits de pas, qui arrivèrent dans sa destination. Bloqué, il ne ****** bouger alors qu’il vit des jolis pieds chaussés dans des sandales brunes s’approcher de lui. Ne pouvant relever plus haut la tête, une petite douce voix se fit entendre, dans les oreilles de Tomaya :


- Oh, un visiteur.
Dernière édition par Tomaya_Sakuza le Jeu 28 Juil 2011 15:04, édité 1 fois.
"Tout le monde pense qu’un héro peut se cacher dans chacun de nos cœurs. Qu’il nous suffirait de paraître pour sauver la situation. Je pense que cela est possible. A chaque degré que l’on peut concevoir ce statut, chacun est un héro en sois. "
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Re: Héra

Messagede Tomaya_Sakuza le Sam 13 Nov 2010 17:01

Chapitre XVI : L’ancienne citée des Anciens :





Tomaya avait encore le souffle coupé à cause de sa terrible et vertigineuse chute depuis ces hauts arbres. Les petits pieds juste devant son nez, chaussés de sandalettes brunes, s’approchèrent doucement mais naïvement de lui. Ayant vécus l’enfer de la jungle et de ses arbres intelligents quelques minutes auparavant, le jeune ninja se releva péniblement en s’appuyant comme il ****** sur ses avants bras tremblants. Retrouvant doucement ses sensations, il recula de quelques pas, s’attendant au pire venant de cette personne qui se trouvait en face de lui, et qui ne semblait nullement effrayée par la présence de l’Ancien. Mais en regardant bien son adversaire des pieds jusqu’à la tête, il ne resta pas longtemps sur ses gardes. Tomaya commença même à se sentir un peu bête même si son vieux Maître Alarik, lui répétais sans cesse, qu’il ne fallait jamais baisser sa garde contre qui que se soit. Il se relâcha et essaya de calmer son corps, encore un peu tremblant de la terrible sueur froide qu’il venait de vivre, sous les yeux d’une jeune fille d’une douzaine d’années. Celle-ci ne semblait pas du tout être effrayée par Tomaya. Elle semblait même, plus surprise qu’autre chose de le rencontré.


Tomaya regarda encore une fois cette jeune fille aux longs cheveux blonds bouclés. Elle avait un mignon petit visage rond et douillet qui était mis en évidence par des yeux, d’un marron perçant et nullement menaçants. Un peu plus petite que Tomaya, elle portait une jolie robe bleue laissant apercevoir de jolis petits mollets. Elle se tenait en avant pour bien défigurer Tomaya et avait les mains dans le dos. Une position un peu naïve de la jeune fille, qui s’approcha à tâtons de l’Ancien, qui était maintenant sain d’esprit. Il commença à se poser des questions sur la jeune fille, qui devait de ce faite, vivre dans une si terrible forêt. Mais son cœur recommença à se réchauffer et un petit sourire commença à naître sur son visage. Le jeune ninja surpris au début, se rendit compte doucement, à qui il avait à faire. Il savait sur quelle île il se trouvait, et il savait surtout qui y vivait ou du moins, qui devait y vivre. Son sourire s’agrandissait à mesure que les premières grosses questions trouvaient enfin des réponses alors que la demoiselle, s’inquiéta, de voir le jeune homme monté ainsi en euphorie. Tomaya, qui n’arrivait pas à y croire et qui se rendait seulement compte de la situation, fit un pas en avant puis un autre, sachant que son long chemin sur la connaissance de son histoire était enfin terminé. Mais alors qu’il s’approcha pour se présenter à la jolie blonde, Tomi et Eleane, visiblement sains et saufs, apparurent d’un amas de feuilles au dessus des deux jeunes qui se regardaient en chien de faïence. Kunaïs tenus fermement dans leur main, ils se mirent entre Tomaya et la jolie blonde. Tomaya fut surpris par cette rapide altercation, alors qu’il se préparait à accueillir ses amis en bonne santé. Mais surtout, il commença à ressentir une crainte car Eleane et Tomi, firent tout simplement face à l’étrangère, comme si elle représentait une menace. Une menace ? Tomaya ne comprenait pas trop cette attitude et avait même peur, que ses deux acolytes effraient cette jeune demoiselle. Mais malgré cette situation qui tournait au vinaigre, il vit aussi que le visage de la blonde resta souriant, pas du tout impressionné par l’arrivée subite des deux ninjas, qui se mirent à parler à Tomaya sans se retourner pour ne pas quitter leur cible des yeux.


- Tomaya tu es là ! Mon dieu merci, on eu trop peur de te perdre. Surtout, ne t’approche pas d’elle ! » Cria Eleane en jetant un regard froid à la jeune fille.

- On t’a enfin retrouvé, on a faillit se faire charcuté la haut par ces maudits arbres! Ajouta Tomi, essoufflé.

- Attendez ! Vous n’y êtes pas là. Ne lui faites rien de mal ! S’exclama Tomaya, de peur que ses deux amis fassent une bêtise.

- Comment ça on y est pas. Qui te dis que ce n’est pas elle qui contrôlait ces arbres la – haut ! Continua d’expliquer Eleane, qui ne lâchait pas la jeune fille des yeux.

- Si c’est elle qui faisait vivre ces arbres, je n’en aurais rien a faire foutrais de son âge et je lui botterais les fesses ! » Dit alors Tomi, surexcités.

- Non, enfin, non je ne pense pas que ce soit elle !

- Tu en es sûr ? Regarde là sourire ! Il y a quelque chose de louche derrière son regard. Continua de se méfier Eleane.

- En plus, il fallait bien quelqu’un pour diriger ces arbres et il n’y a qu’elle dans les environs ! Ajouta Tomi toujours pas convaincu de l’esprit des arbres.



La jeune fille de son côté semblait étonné des accusassions que portaient les deux ninjas à son attention. Elle se pointa du doigt et rigola, ce qui énerva encore plus Tomi et Eleane qui se mirent en position pour charger. Tomaya derrière, ne savait pas trop quoi penser. L’argument de Tomi tenait la route. Mais malgré cela, il savait que cette fille était le but de leur recherche. Autour de nos ninjas, la végétation sur le sol n’avait rien à envier aux hautes cimes des arbres. Le sol était recouvert d’une épaisse mousse verdâtre et assez confortable. Les fougères, les buissons et les autres plantes aux alentours, avaient atteints une taille surprenante et dépassaient les trois mètres de hauts pour certains cas. Encore une fois, à part cette jeune fille, qui resta bien figée sur sa position à regarder en souriant ses adversaires, il ne semblait y avoir aucunes véritables formes de vie animale dans les environs. Totalement désertique et voué à l’impressionnante nature, qui semblait presque infinie. Mais là, dans cette petite clairière qui devait sûrement être l’une des rares de la région, les trois Alexandrins restèrent sur leurs gardes. C’est alors que la jeune fille prit la parole en rigolant, d’un petit rire mignon.


- Je suppose que vous voulez parler des orobuchis. Je peux vous assurer que je n’y suis pour rien. Ces arbres n’en font qu’à leur tête. Ricana la jeune blonde.

- Vous avez vu, elle connaît même le nom de ces choses, elle est responsable c’est sûr, je fonce ! Tu vas voir ! S’écria alors Tomi.

- Non attends tu ne sais pas à qui…



Mais avant même que Tomaya ne termine sa phrase que d’un bond puissant vers l’avant, le quadri-affinitaire fonça tête baissée vers la jeune fille, qui ne bougea pas d’un pouce, regardant son adversaire, avec maintenant, une once de défit dans le regard alors que son sourire, devint un peu plus sournois. Tomi lança d’un geste vif son kunaï avant d’enchaîner avec deux enshuus et d’utiliser sa technique du Katon tama no jutsu. La boule de feu, impressionnante tant par sa vitesse que par la chaleur qu’elle dégageait, s’approcha à toute vitesse de la jeune fille, qui resta figée, un sourire bêta aux lèvres. L’attaque enflammée, engloba carrément le Kunaïs qui disparut dans les vastes déflagrations orangée. Mais alors que l’impact de l’arme blanche et de la boule de feu fut imminent, Tomi sentit un souffle d’air frôler son oreille droite et vit, avec stupeur, l’apparition de Tomaya entre les deux projectiles et la jeune fille. Sa main droite émit une lueur bleuâtre alors que sa main gauche, goutta sur le sol, comme s’il l’avait trempé dans un sceau d’eau. Tomi fut abasourdit devant cette manœuvre inconsidérée et totalement folle de son ami. En effet, le quadri-affinitaire savait qu’il ne pouvait plus annuler son attaque, qui allait non seulement carboniser l’Ancien, mais allait peut-être aussi le perforer. Tomaya regarda l’attaque lui diriger droit dessus. Il prit alors son souffle et d’un geste élégant, sûr et rapide, il dévia le Kunaï de sa main droite qui s’encastra dans le tronc d’un arbre, et bloqua la boule de feu de sa main gauche qui disparut dans un grand voile de vapeur. La technique, venait d’être très facilement contrée par Tomaya. Il regarda alors Tomi d’un air furieux. Eleane, qui s’apprêta elle aussi à attaquer par le flanc se ravisa.

Les deux ninjas d’Alexandrie ne comprirent pas le geste de Tomaya. Quelle folie lui était passée par la tête, de vouloir s’interposer. Contrairement à l’Ancien, ils étaient encore sous le choc de leur mésaventure dans les arbres et au lieu de penser à savoir qui, était la jolie blonde, ils préféraient se dire qu’elle était coupable de tout cela. La jeune fille, elle, n’avait pas bougé d’un pouce continua de fixer son héro avec un léger sourire en ayant vu la couleur de la main droite de Tomaya. Ce dernier, sans tourner sa tête, continua de regarder droit dans les yeux Tomi, qui ne comprenait toujours pas, la décision de Tomaya de s’interposer.


- Tu vas bien ? Demanda t’il à la jolie blonde.

- Oh tu sais, je n’avais pas peur de cette petite flamme.

- Petite flamme ! Tu vas voir quand tu te la prendras dans la gueule la petite flamme !

- Et bien va s’y, essaye de m’embraser, qu’est ce que tu attends !

- Tu vas voir ! Déjà que tu nous attaques dans les arbres, cette fois-ci je ne vais pas me retenir !

- Ferme là un peu et écoute ! Elle n’est pas responsable de ce qui s’est passé tantôt ! S’écria Tomaya.

- Comment tu peux en être sur ! Répondit Tomi, toujours abasourdis par la facilité qu’avait eu Tomaya, à bloquer son Katon.

- Réfléchis un peu. Nous sommes sur Mideel, qui crois-tu qui vivent sur cette île ! Cria Tomaya en voulant clairement mettre un terme à tous ceci
.


Tomi commença alors à réfléchir. Dans la panique qu’ils avaient connue dans les arbres avec Eleane, ils en avaient presque oublié le but de leur mission. Plus les détails de la mission lui revenaient en tête, plus il retira sa main de sa pochette pleine de Kunaïs. Un sentiment de gêne s’installa dans le rouge, qui colora le visage du quadri-affinitaire. Eleane aussi semblait comprendre Tomaya et annula sa posture défensive. La jeune fille, qui avait bien entendu les paroles de Tomaya, commença à sourire d’excitation. Elle avait repéré la technique de Tomaya qui lui avait permit de détourner facilement un Kunaïs, pourtant très tranchant. Depuis lors, elle ne cessa jamais de le quitter des yeux, comme pour se rendre compte de ce qu’elle voyait. Tomaya, voyant qu’il avait réussit à calmer les ardeurs de ses deux amis, se retourna doucement et un peu embêter et regarda la jolie blonde qui lui souriait. Dans sa tenue verte et jaune à la petite jupe rouge, ses cheveux blonds étaient coiffés de deux tresses sur les côtés de sa tête alors que ses grands yeux marron, embellissaient un visage tout rond et adorable. Tomaya, en déduis aussi qu’elle devait être de son âge, car une petite poitrine commençait aussi à gonfler derrière sa tenue légère.


- Excuse-les. Ils sont souvent en rogne quand ils manquent de se faire aplatir par des arbres fous. S’excusa calmement Tomaya.

- Oh ne t’en fait pas. De toute façon, ils ne m’auraient fait aucun mal. C’était peine perdue. Répondit calmement la jeune fille.

- Ah bon ? Pourtant l’attaque de Tomi, bien que faible, aurait ****** te blesser ! Dit alors Tomaya, surprit par le calme de la blonde.

- Faible ? Comment ça faible ? Je voulais juste lui faire peur c’est pour ça ! S’écria Tomi.

- Mais bien sur. Souffla alors Eleane entre ses dents
.


Mais ni Tomaya ni la jeune fille blonde ne semblait prêter attention à Tomi, qui semblait bouder du faite, que Tomaya trouve l’une de ses techniques les plus puissantes, juste faible. Leurs regards s’échangèrent tendrement. Comme, connaissant la réponse à une question qui leur taraudait l’esprit, ils se jaugeaient en souriant. Tout à coups, le corps de la jeune fille partit littéralement en fumée, sous les yeux totalement surprit de Tomaya. Il regarda aux alentours, tout comme Eleane et Tomi, qui avait vu aussi la belle blonde se volatilisée. Soudain la même voix toute douce et toute radieuse, respirant la santé et la joie de vivre se fit entendre à leur droite. Surprit par ce contre-pied parfait, les trois jeunes ninjas d’Alexandrie se tournèrent dans cette direction pour voir la demoiselle, assise sur une branche d’arbre à quelques mètres du sol, les mains jointes, visiblement entrain de tenir une technique en activité.


- Un clone ! Depuis le début on s’est fait berné par un simple clone. S’écria Tomi.

- Comment ! Et quand ? Cette fille, elle a pas l’air plus âgée que nous et arrive déjà à créer un double d’elle-même aussi facilement. Ajouta Eleane tout aussi ébahie.

- Vous savez comme moi de quoi elle est capable. Annonça Tomaya, en donnant un indice à ses amis sur l’identité de la jeune fille.

- Ils ne m’auraient rien fait, je te l’ai dis. Cria alors la jeune fille, en sautant de son arbre pour rejoindre le groupe tout calmement les mains dans le dos
.


A la fois surpris par cette technique et heureux d’avoir enfin rencontré le vrai corps de la demoiselle, Tomaya regarda, les yeux pétillants, la jeune fille s’approcher d’eux. Soudain, un cri se fit entendre dans son dos. Tomaya se retourna et vit, avec stupeur, qu’une sorte vapeur bleue en forme de pointe, gesticulait derrière Tomi et Eleane. Les deux ninjas d’Alexandrie s’en éloignèrent effrayés par l’espèce de spectre, qui semblaient se trouver là depuis un bon moment. Cherchant des réponses, ils jetèrent un œil à la jeune fille, qui continua de maintenir ses mains jointes, avec uniquement ses majeurs et ses index de relevés.


- C’est quoi ça ! Cria Tomi, qui n’avait même pas remarqué cette chose dans son dos.

- Depuis quand c’est là ! Continua Eleane.

- Durant tout le temps où vous êtes apparut, j’étais caché dans mon arbre. Mais je n’étais pas sûr de vos intentions envers l’île ou envers moi-même. Alors j’ai préféré vous observer d’ici. Malgré ton attaque ridicule, je ne pense pas que vous ayez de mauvaises intentions. Mais vous devez savoir que si celles-ci m’auraient parut mauvaises, vous seriez mort dans la seconde par mon chakura aogai. Expliqua la jeune fille qui, en remettant ses mains dans son dos, relâcha sa technique et fit disparaître les deux entités gazeuses.

- Chakura aogai ? Demanda Eleane.

- Oui. C’est ma technique préférée et terriblement efficace qui plus est. En gros, ces deux pointes de Chakra que vous avez vus, vous auraient totalement transpercé et auraient pompé tous votre énergie jusqu'à votre mort. Expliqua de nouveau la belle blonde toujours en souriant.

- Une, une technique qui pompe le Chakra ! S’exclama Tomi, un peu effrayé par le résultat de la technique.

- Une technique de manipulation du Chakra d’un tel niveau, se pourrait-il que cette fille soit
…


Eleane commença doucement à comprendre où voulait en venir Tomaya. Elle lança alors un regard intrigué et de plus en plus heureux vers la belle blonde, qui ne pouvait s’empêcher de regarder l’Ancien. Ce dernier, lui, n’en revenait toujours pas de la puissance de la technique et de maîtrise par cette jeune demoiselle qui devait avoir son âge. Il savait, qu’il avait eu un entrainement terrible avec Alarik qui lui avait permis de grandement s’améliorer. Il ne pouvait imaginer les progrès qu’avaient faits ses deux amis durant ces trois années mais pourtant, ils avaient été tous les trois blousés par une jeune fille. Pour lui, il n’y avait plus aucuns doutes sur son identité et l’explication de sa technique de Chakura aogai, le convainquis dorénavant à cent pourcents. Il s’approcha doucement de la fille et la regarda dans ses grands yeux marron. L’émotion était à son comble dans le cœur de Tomaya. Treize ans, autant d’années à attendre des réponses sur lui-même et celles-ci, se trouvaient dorénavant sous ses yeux. Voilà qu’il rencontra, enfin, quelqu’un comme lui. Possédant le même sang, les mêmes sensations et le même passé. La jeune fille, elle, ne bougea pas, elle fixa Tomaya dans les yeux avec joie car visiblement elle aussi, savait à qui elle avait affaire.


- Je m’appelle Tomaya et je…

- Tomaya, Tomaya Sakuza ! S’écria alors la jeune fille, coupant la parole à notre héro.

- Oui, mais comment ?

- Tu as vu les yeux de la fille, ils sont exactement de la même couleur que ceux de Tomaya. Souffla Tomi dans l’oreille d’Eleane.

- Oui et même leurs cheveux ! Et regarde ses poignets, trois points marron comme Tomaya. Répondit Eleane
.


La jeune fille, sous l’émotion intense qui régissait son cœur, éclata totalement de joie. Elle sauta en l’air et s’agrippa au cou de Tomaya, qui ne sut comment répondre à cette euphorie. La blonde cria son bonheur, rigola tant la nervosité s’échappait par tous les ports de sa peau, pour être remplacé par une déferlante de bonheurs et de soulagements. L’euphorie semblait avoir gagné chaque cellule de la blonde alors que Tomaya, qui ne pouvait s’empêcher de sourire, n’osa pas bouger d’un pouce, profitant de ce délicieux moment de joie et de retrouvaille. Derrière eux, Tomi et Eleane restèrent de marbres. Le quadri-affinitaire était plus préoccuper par sa tentative stupide d’attaque contre l’Ancienne en plus d’avoir été aussi facilement piégé alors qu’Eleane, qui ne lâcha pas une seconde, Tomaya des yeux, sentait une boule de jalousie monter en elle en voyant la jolie blonde lui tourner autour et lui sauté au cou.


- Je n’arrive pas à croire que tu nous ais retrouvé ! Oh, suis-moi, mon père serait trop heureux d’apprendre cette nouvelle ! Dit alors la jolie blonde, tirant Tomaya par le poignet, l’invitant à la suivre dans la forêt.

- Oh mes, mes amis sont…

- Oh ne vous inquiétez pas pour nous, on vous suit ! Répondit Tomi en faisant un geste de la main.

- Oui, c’est ça, on vous suit. Ajouta Eleane un peu cynique
.


Tomaya, littéralement happé par la force de la jeune fille, n’eut pas trop le choix que de la suivre. Il regarda ses deux amis et se mit à courir après la jeune blonde, qui avait déjà prit de l’avance. Eleane et Tomi se regardèrent et savaient qu’ils n’avaient pas d’autres choix que de suivre les deux jeunes partit devant eux. Nos trois amis suivirent ainsi la blonde dans l’immense et dense forêt sauvage. Plus dense au sol que dans les airs, ils avaient du mal à suivre la jeune fille, bien plus habitué dans cet environnement torride. Freiner par des immenses feuilles, ou des grandes branches qui jonchaient un sol sec, plus d’une fois, Tomi et Eleane eurent peur de se perdre dans cet enfer vert, qui avait faillit avoir leur peau il y a peu de temps. Mais malgré le manque de repaires, ils arrivaient quand même à distinguer les traces de pas des deux premiers, ce qui les réconforta dans leur course. Après une bonne dizaine de minutes de marche, une éclaircie se fit voir devant eux. Enfin, un peu d’espace semblait se dégager, alors qu’il suivait un étroit sentier couvert de longues feuilles vertes. Autour des deux ninjas, les branches se firent de moins en moins denses et tout à coups, la nature se coupa net devant eux. Comme si une limite, au millimètre près, venait d’être dessinée. Nos deux amis se trouvèrent, à leur grand étonnement, en face d’une ancienne et immense citée en ruine. Des grosses maisons en pierres abîmées par le poids des années, des murs étranglés par la mousse et la verdure qui poussaient sur leur dos. Une place, où la terre stérile empêchait toute repousse d’herbe, comme si quelque chose avait brûler pendant de très longues heures.


Eleane et Tomi avaient du mal à s’imaginer qu’un tel site, une telle ville, Mideel, la citée des Anciens, était aussi puissant et craintes par le passé. Au centre des vieilles bâtisses millénaire, se trouvait une impressionnante fontaine, qui continua de couler normalement, comme se moquant des vestiges tout autour d’elle. L’eau qui sortait, était limpide et fraîche, peut-être, étais-ce la seule chose ayant restée en mouvement durant ces siècles passés. Aussi étrange que cela paraissait, il n’y avait aucuns arbres qui surplombait la ville et enfin, Eleane et Tomi purent revoir le ciel, entaché de quelques petits nuages blancs. Mais malgré cet environnement vieillissant et millénaire, une atmosphère douce et sereine était perceptible comme jamais. Les deux ninjas ne se sentirent pas du tout mal ou en danger. Un parfum d’apaisement et de recueils, vinrent leurs caresser les narines. Ils firent alors quelques pas devant eux, avant d’apercevoir au loin, Tomaya, tout seul. Il ne bougeait pas, il regarda tout autour de lui, comme pour se rendre compte de l’endroit où il se trouvait. Cette ville, était après tout la sienne. Sans attendre, les deux jeunes le rejoignirent pour venir aux nouvelles.


- Tomaya ça va ? Où se trouve la fille ? Demanda Eleane, posant ses mains sur les épaules du jeune garçon.

- Elle, elle m’a dit d’attendre ici. Répondit Tomaya, bouche bée, comme absorber par l’endroit et son histoire.

- Tomaya, c’est bien Mideel cet endroit ? Demanda Tomi, tout en connaissant déjà la réponse.

- Oui. Enfin, elle ne m’a encore rien dit, mais ca ne peut être une autre ville. Je le ressens dans mon cœur.

- Tu, tu veux qu’on te laisse seul ? Demanda Eleane inquiète.

- Non, non. Vous pouvez rester. Vous m’avez aidé à venir jusqu’ici, ce n’est pas pour repartir dès que nous avons touché au but.

- Tomaya, cette fille, c’est ? Continua ses suppositions, Tomi.

- Je, je n’en sais rien. Répondit Tomaya, qui voulait laisser planer un doute dans son esprit.

- Mais je croyais que tu étais le dernier survivant.

- Je n’en sais rien je t’ai dis !

- Tomi laisse-le. Laisse-lui le temps de bien se rendre compte. Défendit Eleane aux petits soins de son ami
.


Soudain, déboulant d’une des plus grandes et des plus vieilles bâtisses qui entouraient la place, une longue chevelure blonde suivit d’un immense bonhomme, la peau bronzée et caillée victime des années, un corps de colosse sous un crâne dégarnie. Ses vêtements amples grisonnants et ses sandalettes de bois imposaient le respect du vieil homme, qui avait déjà vécu maintes années. Son visage resta de marbre, impassible de tous sentiments. Difficile de croire que cet homme, si carré, si musclé, pouvait être le père de cette jolie blondinette toute ronde et si joviale. Au loin, elle pointa du doigt Tomaya et s’approcha de lui doucement, tout en se tenant sous l’immense bras de son imposant père qui resta stoïque.


- C’est toi, tu es donc Tomaya. Dit alors la grosse voix rauque du fameux homme.

- Oui c’est moi. Répondit Tomaya, craintif et totalement happer par l’imposante carrure du colosse.

- Dans ce cas, entre ! Ordonna alors l’homme en se retournant sur ses pas.



Très peu de mots sortirent de la bouche du père. Il ne s’était contenté, de ses grands yeux marron, de regarder Tomaya. Il l’avait carrément sondé, essayant de percer la chair du garçon, pour découvrir son cœur et ses pensées. Encore une fois, aucuns indices sur ce que ce vieil homme pensait, ne s’était échappée d’un visage froid et suspicieux. Il se retourna lourdement suivit de la jeune blonde, qui continua de sourire et de rigoler de joie en jetant des regards à cet homme si imposant. Le contraste entre les deux personnages était saisissant. Il laissa de marbre les trois ninjas qui ignoraient, si c’était une bonne idée ou une mauvaise, que de suivre, dans cet immense bâtiment sombre et prêt à s’écrouler, les deux seuls habitants visible de la citée. Mais Tomaya, lui, savait qu’il n’avait pas d’autres choix que de suivre les deux personnes. Après tout ce chemin parcourut, il aurait été idiot de tourner les talons maintenant, alors qu’il était aux portes de découvrir son passé et son histoire. Sans dire un mot, il délaissa ses deux amis et s’avança en direction de l’entrée, sous le regard hagard, de ses deux amis, qui savaient, qu’ils n’avaient rien a dire sur la suite des évènements. Sa silhouette pénétra dans l’ombre du portique d’entrée en pierres taillées et il disparut au nez et à la barbe de Tomi et Eleane. Tous les deux, ils se regardèrent circonspect. Mais ils savaient, qu’ils devaient suivre leur ami, partit dans l’inconnu. D’un pas douteux, ils entrèrent à leur tour dans le grand bâtiment.


Ils arrivèrent ainsi, en tâtonnant le couloir pour ne pas se perdre dans ce dédale de longs couloirs sombres, dans un immense salon. D’un luxe ancestral, certains tableaux et autres babioles semblaient sortir d’un autre âge et seraient d’une valeur inestimable dans certains musées. Une cheminée immensément décorée et imposante, se trouvait là, mais ne semblait pas avoir mangé du feu de bois, depuis un certains temps. Mais leur attention se porta vers ce fauteuil. D’un cuir usé rouge, dans lequel l’immense bonhomme semblait y être à l’aise trônait en plein milieu d’autres meubles tout aussi ancien. A ses côtés, la jeune blonde était assise sur une belle chaise, qui n’avait rien à envier, à certains mobiliers aux alentours. En face des deux habitants, Tomaya, bien à son aise dans un long divan noir, attendait tranquillement la suite des explications. Comme par hasard, il se trouvait entre deux coussins, attendant d’accueillir deux autres pairs de fesses. Eleane et Tomi, sentant clairement une invitation proposée par les maîtres des lieux, s’approchèrent timidement, mais ni la blonde ni son père, ne semblait leur prêter attention. Lentement, se sentant de trop dans cette histoire, ils s’assirent aux côtés de Tomaya, comme pour le soutenir. L’immense et puissante respiration du bonhomme, dont la fille tenait fermement la main gauche, animait la pièce si vide de vie et de sons. Ce bloc de pierre, scruta Tomaya sans arrêt, tellement, que le jeune ninja, se sentait transpercer de toute part. Il racla sa voix, sachant qu’un tel blanc, le rendit mal à l’aise. Mais sentant, qu’il fallait que quelqu’un prenne la parole, c’est le jeune ninja qui commença.


- Vous, vous êtes. Je veux dire. Vous êtes comme moi ? Des Anciens ? Demanda Tomaya, qui commença par l’essentiel.


Les yeux, presque indétectable à cause de leur petite taille, ne bougèrent pas d’un pouce et continuèrent à scruter Tomaya. Le dévisageant, l’analysant comme on analyserait un animal. Mais enfin, sa bouche remua et de l’air sembla y pénétrer doucement. La réponse, presque évidente pour Tomaya, allait enfin tomber dans l’immense pièce.


- C’est exact Tomaya. Moi, et ma fille, sommes les deux derniers descendants des Anciens. Répondit, de sa grosse voix ayant connus beaucoup d’âge, le père.


Tomaya, même s’il connaissait déjà la réponse à l’avance, ne peu retenir ses émotions qui s’échappèrent par ses yeux. Enfin il avait une réponse. Enfin, il savait, qu’il n’était plus le seul dans ce monde. Le dernier Ancien, l’unique représentant d’un peuple éteint, n’était plus un poids à porter sur ses épaules. Il se mit à sourire et leva la tête, pour voir un fin rictus, poussé lourdement au coin de la lèvre de l’immense bonhomme qui enchaina.


- Bienvenu Ă  Mideel Tomaya. Bienvenu chez toi.


Un long silence suivit cette déclaration. Un silence respectueux. Un silence, qui cachait pourtant son lot d’excitation. Eleane et Tomi eux se sentirent de trop et embêtés. Mais ils savaient qu’ils se devaient de rester là, pour soutenir leur ami. Tomaya se vit submerger de milliers de questions, tellement qu’aucune ne semblaient vouloir sortir de sa bouche sous les yeux joyeux du père et de la fille. Mais encore une fois, ce sont les deux hôtes, qui prirent la parole, sentant la détresse du jeune garçon, pour trouver quelque chose à ajouter à cette explosion de sentiments nouveaux de fiertés et de joies :


- Je me nomme Kiraya Motohira. Et je te présente ma fille, Meleya. Présenta le père en tournant sa main gauche en direction de sa fille, qui fit un grand sourire et un grand signe de bonjour.

- Je m’appel Tomaya Sakuza et voici mes amis, Eleane Kozi et Tomi Kukora.

- Bienvenu à eux. Même si nous ne tolérons pas de visiteurs étrangers sur notre île, tant qu’ils restent près de toi, ça va. Répondit, un ton plus froid, Kiraya.

- J’ai une question à vous posée. C’est, c’est vous qui aviez inscrit des choses, sur la tombe de mes parents ? Demanda Tomaya, qui voulut ainsi, résoudre cette lourde énigme qui pesait sur son cœur
.


Un nouveau long silence, plus pénible cette fois-ci, s’installa dans l’immense pièce, éclairée par des bougies et par un rayon de soleil, qui peinait à traverser une immense vitre sale. Plus dur que l’autre secret, ces inscriptions : « « Tomaya, nous sommes là. Nous t’attendons » continuèrent de hanter le jeune garçon. Le temps sans réponses lui paraissait infini alors que Kiraya et Meleya se regardèrent, chuchotèrent et laissèrent le jeune ninja impatient d’entendre la réponse, dans l’ignorance. Soudain, un accord semblait avoir été trouvé, et c’est la jeune fille qui prit la parole, visiblement un peu embêtée.


- Oui Tomaya. C’est moi qui ai gravé cette inscription sur la tombe de tes parents.

- Ses parents, leur tombe, Tomaya ne nous en a jamais parlé. Souffla Eleane à Tomi.

- Je ne sais pas non plus.

- Je suis désolée d’avoir eu recours à ce genre de méthode, mais nous ignorions où tu te trouvais. Quand nous avons eu vent, il y a deux ans, qu’il existait un troisième Ancien encore en vie, nous avons immédiatement mené notre enquête. Bien entendu, nous sommes tombés sur Alexandrie. Mais, il nous a été impossible de te retrouver. Nous avons alors retrouvé cette tombe et ces trois noms gravés dessus. Le nom de famille nous disait quelque chose. C’est alors que nous t’avons laissé ce message. En espérant que tu le lirais un jour. Expliqua Meleya gênée d’avoir eu recourt à ce genres de profanation pour toucher Tomaya.

- Mais, comment vous avez retrouvé la trace de la tombe de mes parents ? Ils sont mort et cet endroit est sensé être secret. Demanda, pertinemment Tomaya.

- Enfin Tomaya. Tu ne maitrise pas encore le Me Amano ? Répondit alors Kiraya.

- Oui, je le maîtrise plutôt bien. Répondit Tomaya toujours dans le doute.

- Alors ? Nous avons, tu te doutes bien, utilisé le Me Amano pour retrouver ta trace. Et alors que nous espérions voir ton Chakra dans Alexandrie, nous n’avion rien trouver. Mais nous avons alors repéré du Chakra d’Ancien dans la forêt d’Alexandrie. Nous nous y sommes rendus, mais nous avons eu de la peine, en voyant qu’il s’agissait d’une tombe. Expliqua encore Meleya, dont la gaieté semblait s’être dissoute l’espace d’un instant.

- Mais comment ça se fait ? S’ils sont morts vous ne devriez pas voir du Chakra ? S’interposa Eleane.

- Oui pour une personne normal comme toi. Mais là nous parlons d’Anciens. Il faut des années, pour tout le chakra de notre corps, s’éteigne après notre mort. Ainsi, nous avons peu retrouvé la tombe, via le chakra qui était encore présent dans le corps de ton père. Continua d’expliquer Meleya.

- Mon père, c’était donc mon père, qui était un Ancien ? Demanda Tomaya, qui ignorait toujours, lequel de ses parents faisait parti de la tribu.

- En effet. Le Chakra que nous avons repéré, était masculin.

- Mais, il y avait mon nom gravé sur cette stèle. Comment vous pouviez savoir que j’étais vivant ? Demanda de nouveau Tomaya.

- Son nom gravé, mais qu’est ce que ça veut dire ? S’intrigua encore plus Eleane.

- Nous te l’avons dit. Il n’y avait que deux corps enterrés. Et seul l’un des deux, émettait encore du chakra. Etant donné qu’il y aurait eu trois corps et deux émettant du Chakra, si tu aurais été enterré, nous en avons conclus que tu étais encore vivant
.


Tomaya commençait à comprendre doucement, enfin, le comment du pourquoi. Tout ce qu’expliquait Meleya et Kiraya tombait sous le sens et sous la logique. Même s’il n’avait pas trop apprécié que l’on grave un message sur la stèle de ses parents, ils savaient que c’était dans le but de le retrouver. C’est alors que Kiraya ouvrit grand ses immenses bras, bâtis comme des troncs d’arbres. Enfin, son visage reflétait une quelconque émotion.


- Enfin bref, nous sommes heureux, Tomaya, que tu nous ais retrouvé. Tu es chez toi maintenant Annonça alors Kiraya, retrouvant subitement le sourire.


Tomaya se mit à sourire à son tour. Cette découverte était un tournant dans sa vie. Il regarda ses deux amis, qui souriaient en le voyant si heureux. Leur mission était une totale réussite. Impatient, il savait qu’il avait encore des tas de questions à poser à ces deux interlocuteurs et frères de sang. Tellement qu’il ne savait même pas par laquelle commencer. Des larmes d’émotions, évadées par les fissures de son cœur, recommencèrent à couler dans ses yeux, alors que Meleya et Kiraya se rapprochèrent du jeune garçon, qu’ils considéraient comme un frère. Eleane et Tomi, tapotèrent le dos de leur ami pour le consoler, même si les larmes qui tombait sur le sol en vieux carrelage rouge et noir, n’étaient pas forcément des larmes de tristesses.


- Toute ma vie, j’ai ignoré qui j’étais. Cela fait seulement trois ans maintenant, que je sais ce que je suis. Un Ancien, l’une des tribus de l’esprit maintenant disparue. Jusqu’à aujourd’hui, j’ignorais tous de ce peuple. Je pensais être le seul, l’unique représentant d’une race éteintes, et qui aurait peu s’éteindre par ma faute. Mais maintenant je vous ai rencontré. Si vous saviez, j’ai des centaines de questions à vous poser Kiraya, Meleya. Annonça Tomaya, avaler par l’émotion qui suintait par tout les ports de sa peau.

- Et nous, nous serons heureux de te répondre compatriote. Rétorqua Kiraya, dont le sourire l’avait emporté.

- Si tu as envie Tomaya, je vais te raconter toute l’histoire de notre tribu. Tes amis peuvent te suivre s’ils le veulent. Notre histoire devrait être connue de tous. Suis-moi, nous allons dans la salle de l’histoire. Appela alors Meleya en se levant toute joyeuse et se dirigeant vers une grande porte au loin
.


Tomaya ne se posa même pas la question et se leva pour la suivre. Tomi et Eleane, sentant tout à coups leur peau percée par un regard, virent que Kiraya les regardèrent sans réaction, comme il l’avait fait avec Tomaya. Ils s’aperçurent ainsi, de pourquoi, leur ami, semblait si mal à l’aise durant tout un temps. Ne pouvant supporter un tel poids, ils se levèrent à leur tour et suivirent Tomaya dans l’immense pièce. Kiraya resta alors seul. Il se leva et s’approcha d’un immense mur, sur lequel étaient gravé des milliers de noms. Il le regarda avec une pointe de nostalgie, les mains dans le dos. Son attention se fixa alors vers un nom bien précis. Celui de « Sakuza ». Il sourit et se retourna de nouveau, pour se rendre en direction de la jolie voix de sa fille, qui était perceptible dans la salle de l’histoire, où elle avait déjà commencé son exposé.
Dernière édition par Tomaya_Sakuza le Mar 2 Aoû 2011 15:41, édité 1 fois.
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Re: Héra

Messagede Tomaya_Sakuza le Dim 21 Nov 2010 17:01

Chapitre XVII : La véritable histoire des Anciens :





Meleya, suivie de près par Tomaya puis enfin par Tomi et Eleane, entra toute joyeuse comme elle pouvait l’être, dans une immense et mystérieuse pièce. Celle-ci remplie de tableaux, statues et autres fresques murales, respirait l’histoire et le poids des années qui s’était écoulé depuis sa décoration. Se prenant un véritable coup de poings de l’histoire dans la figure en entrant dans cette salle plus que millénaire, les trois ninjas d’Alexandrie ne purent se retenir, de dévisager ce haut lieu de l’histoire des Anciens, si pas du monde. Même si les personnages, et les dessins qui se trouvaient un peu partout sur les murs et sur des reposoirs, ne pouvaient leur évoquer quelque chose de précis dans leur mémoire, ils ne pouvaient s’empêcher d’imaginer ce même endroit, des centaines voir des milliers d’années auparavant. A une époque où le peuple qui vivait sur cette île, était l’un des plus redouté dans le monde. Totalement absorbé par l’atmosphère mystique et antique de la pièce sombre et vaste, ils en oublièrent presque la jolie blonde, qui attendait impatiemment que le petit groupe, presque en touriste, s’approche d’elle pour qu’elle commence ses explications.


Les bras croisés, le pied battant le sol fermement à l’idée d’enfin pouvoir raconté son histoire à des étrangers, elle regarda les trois ninjas, avancer la tête levée, presque en marchant à l’aveugle tout en ne loupant rien du spectacle qu’offrait cette majestueuse pièce,qui faisait office de musée. Enfin, ils arrivèrent au niveau de Meleya et tous les trois ensemble, ils baissèrent doucement la tête pour voir la mine ravie de la jolie blonde, qui allait s’attaquer, dans un exercice qu’elle s’était mainte fois préparée par le passé. Prenant un bon souffle d’air afin de bien articuler pour, au mieux, se faire comprendre, elle capta l’attention du petit groupe d’un simple regard, de ses yeux marron. Tomaya, Eleane et Tomi, silencieux comme jamais, ouvrir grand leurs oreilles, car ils allaient entendre une incroyable histoire, que l’on n’apprenait pas à l’école.


- Très bien. Alors, messieurs, madame, je vais maintenant vous compter l’histoire incroyable du peuple des Anciens, notre peuple. Tout d’abord, si vous l’ignoriez encore, mais j’ose en douter, nous sommes en ce moment en l’an mille-cent-treize de la troisième ère de l’humanité. Une ère correspondant à une période de deux milles ans. Au départ, à vrai dire, nous ignorons encore qui étaient les premiers habitants de cette île. Les premières traces du peuple Anciens, remontent, via cette sculpture qui représente la tache de naissance que tous les Anciens possède sur leur torse, et que tu devrais avoir aussi, Tomaya.


Tomaya fut tout de suite agréablement surpris de voir qu’il n’était pas le seul à avoir cette tache. Même si, avec les années, celle-ci ne le gênait plus et qu’il en avait presque oublier l’existence, il se rappela quand même de ses années d’enfance, où il la regardait avec, dès fois de l’inquiétude, des fois du méprit. Il se revoyait dans sa cabane de fortune, frotter ce qu’il pensait être la cause d’une maladie ou une d’une difformité. Celle-là même qui maintenant, lui procure une point d’ancrage solide avec une communauté lui prouvant, que durant toutes ces années, il n’était jamais seul.


- Cette sculpture à été modelée en l’an huit-cent-cinquante six par un sculpteur qui l’a signé au nom de : Tareya. D’après la description que nous avons ****** trouver dans un vieux livre, il symboliserait, en plus de notre tache de naissance, le lien unique qui nous relis tous, nous autre les Anciens.

- Un peu comme l’emblème des Ninjas d’Alexandrie. Commenta Eleane en se touchant son bandeau, gravé de l’icône du Royaume.

- C’est un peu ça. Ensuite vous pouvez voir ici, le premier livre écrit, reprenant l’enseignement de nos premières techniques de combat. Écrit en neuf-cent quinze toujours de la première ère, on peut clairement dire que ce livre, est le premier ouvrage de notre peuple
.


Le fameux livre se trouvait là, très vieux à la reliure qui tombaient en morceau, il était conservé là, derrière une sorte de vitre, afin que celui-ci, soit le moins possible confronté à la nature et à l’air. Sa couverture fabriquée dans une sorte de cuir noir très usé se voyait broder de fils grisâtres, l’image de la marque de naissance des Anciens. Ce livre devait être d’une valeur inestimable aux yeux de la belle blonde, qui le regarda comme si c’était la chose la plus cher auquel elle tenait dans ce musée. Mais Meleya continua sa visite alors que l’ombre de Kiraya entra par la grande porte d’entrée. La blonde s’arrêta alors, devant une immense toile encore en excellent état, représentant une statue et des gens apparemment en liesse qui semblaient danser tout autour avec un mot écrit en grand au dessus de la peinture dans des lettres totalement inconnues pour les trois Alexandrins.


- Je vous présente, l’une des peintures les plus importantes de notre tribu. Peinte en l’an mille de la première ère, elle symbolise le jour où notre peuple s’est officiellement fait appelé : « la Tribu des Anciens ». La statue que vous voyez en plein centre de la toile, malheureusement aujourd’hui disparut, représente une ancienne divinité, sortant de la terre et nommant ainsi nos ancêtres.

- Vous voulez dire que depuis mille ans, votre peuple ne portait pas de nom officiel ? Demanda alors logiquement Eleane.

- Si bien sur. Avant l’an mille de la première ère, ils se faisaient appeler les Meleyin, toujours d’après nos recherches. D’ailleurs, mon papa, coucou papa ! M’a appelé Meleya en mémoire de nos ancêtres.

- C’est mignon. Commenta à son tour Tomi, toujours très attiré par les jolies filles.

- Merci ! Personnellement, je ne pense pas qu’il y a une divinité qui soit sorti du sol pour nous nommer de la sorte. Il semblerait en faites qu’à l’époque, deux explorateurs venus de l’extérieur aient découvert l’existence de notre peuple, et voyant qu’ils habitaient là depuis des centaines d’années, ils les ont baptisés officiellement, le peuple des Anciens.

- C’est sur que c’est moins mystique cette versions là. Ajouta Eleane.

- Tout Ă  fait, si vous voulez me suivre, la visite continue
.


Meleya emboîta rapidement le pas vers la gauche, pour s’arrêter une dizaine de mètres plus loin, passant devant des reliques d’armes et des petites statues qui ne semblait pas lui importer de l’importance dans sa visite. Ils se trouvèrent maintenant, devant une nouvelle immense peinture qui prenait une grande partie du mur au pied de laquelle, se trouvait un petit livre en cuire rouge. Sur celle-ci était peint dans une couleur sombre et terne, une sorte de grande table noire dans une pièce qui ressemblait beaucoup à celle, où ils se trouvaient en ce moment. Autour de cette immense table se trouvaient six personnes assises et entourées d’une petite foule. Des papiers semblaient être peints sur le grand meuble et à la vue des mouvements de bras qu’avait représenté le peintre, ils étaient certainement entrain de débattre.


- Voici, la peinture représentant la signature officielle du chef de la tribu de l’époque : Michikoya. Une signature importante dans notre histoire et dans l’histoire de l’humanité, qui fit en sorte que notre Tribu s’allie à la Confrérie des Tribus de l’esprit. Elle a été peinte le jour même de la signature en mille deux-cents soixante cinq par un certain Sotaya.

- Cette peinture est vraiment énorme ! S’étonna Eleane.

- Oh oui. C’était un évènement historique qui influencera le futur de beaucoup de gens par après. Vous comprenez que l’auteur à voulu représenter ça par une immense toile
.


« Tribus de l’esprit », ce nom, Tomaya l’avait déjà entendu quelque part auparavant. Y réfléchissant bien, il se rappela que c’était son Maître Cloud, il y a trois ans qui cita cette Confrérie. Il se souvint, c’était le premier jour où il parla sérieusement avec le Maître Ninja d’Alexandrie. Trois années maintenant qu’il avait apprit qui il était. Le temps était déjà très vite passé. Que de rencontres depuis lors et que d’aventures. Si, ce jour là, on lui aurait dit que, trois années plus tard, il se serait retrouvé là, à Mideel, à écouter son histoire de la bouche d’une jolie blonde qui est aussi une Ancien, jamais il ne l’aurait cru. Et pourtant il était là, sentant les regards de la jolie demoiselle se posé sur lui. Celle-ci, était tout aussi excitée, à l’idée d’avoir retrouvé un Ancien et cela se sentait aussi dans sa façon de parler. Le Maître Cloud, ce premier jour d’explication, dans son bureau baignant de soleil, il s’en souvint comme si c’était hier…


* * *

- Regarde, ta tache est semblable Ă  ce symbole.

- Mais qu'est ce que ça veut dire? Se demanda-t-il en regardant le Maître et son adjoint l’un après l’autre.

- Tomaya, ce symbole, est celui d'une Tribu qui existait il y a des milliers d'années. Les Anciens. Ce peuple, était mystique. Un peuple de guerriers, forts, puissants, respectés. L’une des sept Tribus de l’esprit. Seulement ils sont sensés avoir tous disparu. Tomaya, cette tache que tu as sur le torse, est la preuve que tu es peut-être le dernier de cette Tribu, le dernier survivant des Anciens.

- Quoi, moi? Un Ancien. Mais cet impossible voyons. Je suis né ici à Alexandrie.

- Ce que tu as sur le torse, et qui prend cette forme. N'est en faite du, qu'a une concentration de Chakra spécifique aux Anciens. Une marque spécifique à l’une des sept Tribus de l’esprit. Ce n’est pas possible que ce soit un hasard.


* * *

- Tribu de l’esprit ? C’est quoi ça ? Demanda Tomi, qui fit sortir Tomaya de son flash-back.

- C’est une très ancienne Confrérie, regroupant, à l’époque de la signature de notre peuple, six membres. Six Tribus, dont les habitants se sont vues naître, des pouvoirs presque surnaturels et une manipulation supérieurement puissante du Chakra, par rapport aux autres Ninjas dans le monde. Ces six peuples puissants, se sont regroupés et ont unis leurs forces, pour faire le bien et ramener la paix sur Héras.

- Attendez, il n’y en avait pas sept de Tribus dans cette Confrérie ? Demanda alors Tomaya, qui venait de se rappeler des paroles du Maître Cloud.

- Oui en effet Tomaya. En faite, ce n’est que plus tard, qu’une septième Tribus entrera dans la confrérie. Je vois que tu connais déjà cette histoire ?

- On m’en a un peu parlé en effet. Se souvint encore Tomaya.

- Et il y avait qui comme Tribu dans cette confrérie ? Et ils avaient quoi d’aussi spectaculaire ? Demanda alors Tomi, toujours super curieux pour ce genre d’histoires qui le fascinait depuis tout petit alors que Tomaya tendit bien l’oreille, car ça, on ne lui avait pas expliqué.

- Et bien, d’après le livre qui se trouve au pied de cette toile, qui raconte un peu ce qu’il s’est passé ce jour là. Une fois que ces nations eurent vent des pouvoirs spéciaux de notre peuple, cinq ambassadeurs étrangers ont prit contact avec le chef Michikoya. Il y avait un ambassadeur des Invoqueurs…

- Les Invoqueurs de Madahine Salee ? Ils font partie des Tribus de l’esprit ! S’exclama Eleane surprise.

- Oui, les Invoqueurs en font partie. Ils y avaient aussi un ambassadeur des Korikan, qui avait un contrôle incroyable de la faune. Un autre des Edeas, qui eux, avait un grand pouvoir psychique. Les Al-Bheds blanc aussi étaient présent. Eux, arrivait avoir un contrôle incroyable sur la terre. Enfin, le dernier ambassadeur était celui des Massus. Qui avait comme incroyable pouvoir de contrôle sur la météo et ses éléments. Plus tard ce seront les Guados hérétiques qui rejoindront cette Confrérie avec leur contrôle des cristaux
.


Tomi souriait et se sentait comme un enfant en apprenant l’histoire de cette Confrérie. Depuis tout petit, il a toujours été fasciné par ces récits et ces mystères du monde de Heras. Tomaya lui, regarda le livre posé soigneusement au pied de la dite toile. Plus fin que le livre des techniques de combat des Anciens, les lettres qui se trouvaient sur la couverture était devenu presque illisible car elles provenaient surement d’une autre langue en plus d’avoir subit, les effluves du temps. Eleane aussi, en avait pour son argent. Totalement absorbée par la visite, elle se laissa complètement envoûtée par la jolie voix de la belle blonde, oubliant même, que celle-ci faisait du charme à Tomaya.


- Pour l’anecdote, cinq ans plus tard en mille deux-cents septante (soixante dix), le royaume de Kilika demanda de l’aide à la Confrérie, et c’est cette année, que les Anciens eurent leur première missions.

- Votre première mission est arrivée cinq après votre entrée dans la Confrérie ! S’étonna Tomi.

- C’est beaucoup. Ajouta Eleane tout aussi stupéfaite.

- Vous savez, à l’époque tout le monde ne jurait que par les cinq premières Tribus. Les Anciens étaient encore nouveau et il a fallut que la confiance s’installe. Attention, des Anciens ont participé à des missions, mais la première mission uniquement destinée à notre peuple, est arrivée cinq ans par après. Si vous voulez me suivre
.


Meleya semblait heureuse comme jamais en faisant visité ce lieu. Apparemment très attachée à l’histoire de son peuple, elle donnait l’impression d’avoir répété cette visite des millions de fois, pour le jour où elle devrait en faire la visite. Ce jour qui, fut enfin arrivé. Elle souriait sans arrêt, regardait Tomaya avec un petit sourire charmeur, ce qui a chaque fois irrita Eleane de plus en plus jalouse. La jolie blonde, qui continua de s’avancer en longeant le mur du musée, s’arrêta alors devant une tête gravée dans la pierre au pied d’une nouvelle immense toile beaucoup plus colorée, représentant un homme, portant une armure en fer sur laquelle fut gravée le symbole des Anciens. Des cheveux noirs en bataille caractérisaient l’individu qui posait, victorieux avec une grande épée plantée dans le sol, qu’il tenait dans la main droite. Sans attendre, cette peinture impressionna les visiteurs. Sa taille et surtout, l’impression de puissance et de fierté qui dégageait de ce personnage, cloua le bec à tous. Plus qu’une peinture, c’était carrément une âme, qui semblait sortir de ces traits de pinceaux pour leur rappeler à quel point cet homme devait être puissant.


- Je vous présente, Hotukaya Nantaru. C’était un grand Ancien et un excellent combattant. Peut-être l’un des plus puissant combattant de notre histoire. C’est lui, qui mena les ninjas Anciens, lors de la première grande bataille des races contre les Guados. Il sera d’ailleurs un grand partisan de la victoire. Après être devenu un Chef reconnu dans le monde entier pour ses nombreuses victoires, c’est lui, qui viendra à bout du terrible Seigneur Invoqueurs, qui mena une campagne de destruction à travers le monde. Grâce à cette victoire, il sera le premier Ancien à faire partie du Mausolée aux héros. Sorte de monument sur lequel sont gravés, les noms des héros qui ont maintenu ce monde en paix. Malheureusement, Hotukaya mourra en mille sept-cents vingt d’une maladie du Chakra.

- Une maladie du Chakra ? C'est-Ă -dire ? Demanda Tomaya.

- On l’ignore encore. Certains disent qu’il a subi un grave empoisonnement lors de son combat face à ce Seigneur et qu’il en serait mort, mais nous n’avons pas plus de précision.

- Il devait être vachement fort ce mec. S’extasia Tomi.

- L’un des plus fort dans l’histoire de ce monde. Rétorqua fièrement Meleya.

- C’est horrible pour un tel homme, de mourir de cette façon. Continua de dire Eleane.

- Il est quand même décédé à presque quatre-vingt ans, il aura eu une belle vie. Il est d’ailleurs enterré ici, dans une galerie de ce bâtiment. Bon, ensuite, nous allons de ce côté
.


Alors que le petit groupe s’avança, Tomaya, lui, resta scotché devant la posture victorieuse de cet homme. Il se sentait fier de ce tableau. L’homme qui y était représenté, imposait le respect et avait réussi à l’imposer au monde entier. Même en tant qu’illustration, il semblait sûr de lui, courageux mais pourtant si amical. Le premier Ancien mondialement connut. Tomaya se mit à sourire en rêvant. Se voyant à la place de l’homme en question, peint sur une immense toile et être respecté de tous, mêmes des milliers d’années après sa mort. Mais Meleya, qui avait déjà emboité le pas avec ses deux amis, se trouvait déjà à l’autre bout de la pièce. Dans la grande salle, ses pas résonnèrent comme dans une église. Enfin, elle s’arrêta devant une nouvelle peinture, qui faisait vraiment glauque par rapports aux autres, montrant des hommes fiers, courageux et symbolisant des années prospères chez les Anciens. Peinte de rouge, le sol semblait être recouvert de corps humains. Du jaune par ci par là, semblait donner l’impression de flammes et de terreurs. Meleya semblait craindre cette toile, alors que sa voix, toujours fière et enthousiaste pour les autres archives, semblait plus peinée et attristée ici. D’ailleurs, elle ne la regarda presque pas, ne faisant seulement face qu’aux Alexandrins qui, eux, ne se privèrent pas de photographier mentalement la toile.


- Durant environs sept cents ans, les Anciens vécurent en paix et furent prospère. Ils effectuaient des missions pour des royaumes en guerre, ramenant la paix en compagnie de la fameuse Confrérie. Ils étaient à la fois crains et respectés partout dans le monde. Ce fut ainsi durant toute la fin de la première ère. Partout dans le monde, on comptait les exploits de cette Confrérie et surtout, des combattants Anciens. Malheureusement, tout ne vas pas toujours comme on l’espère.

- Qu’elle est cette peinture ? Elle à l’air de montrer quelque chose d’horrible ! Demanda Eleane, qui sentit bien le froid qui était tombé sur Meleya en s’approchant de la peinture.

- En l’an cinq cents nonante-huit (cinq cents quatre-vingt dix-huit) de la deuxième ère, un terrible tremblement de terre secoua Mideel. Il en résulta, la perte de plus de la moitié des habitants. Ce fut une année noire dans notre histoire. Certains diront, que ce fut l’œuvre de dieu, qui ne voulait pas que notre peuple prenne trop de pouvoir, nous rappelant notre place dans ce monde
.


Meleya zappa vite cette peinture qui lui inspirait de la peur et de la peine. Elle s’avança vite alors que Tomi resta scotché devant la tension et l’horreur palpable dans cette peinture. Tout ce sang, ce feu. Il ressentait même les cris de douleurs de ces gens, confronté à la destruction par dame nature, de leur citée ne faisant que très peu de rescapés. Ce malheur semblait l’hypnotiser alors qu’un coup de poings d’Eleane le secoua et l’ordonna d’avancer. Mais l’autre fresque qui suivit, semblait, encore une fois, faire naitre un sentiment d’horreur et de rancœur chez la belle blonde. Elle osa à peine la regarder tellement, un sentiment de dégout semblait lui agripper la gorge. Mais, elle se devait de le faire. Elle devait raconter toute l’histoire de leur Tribu et cette partie de son histoire, n’en devait pas échappée. Encore une fois, c’est Eleane qui sentit le dégoût qu’imposait le personnage dans le cœur de la belle blonde alors que Tomaya, ressentit comme une gêne au niveau de la poitrine. Comme un petit coup de poignard alors qu’il ignorait qui était ce personnage sur cette peinture. Quant à Tomi, qui revenait doucement à la réalité, il s’approcha d’Eleane et attendit la suite des explications.


- Cette peinture, représente, la pire ordure que notre peuple ait connut ! Kanateya Urito.

- Kanateya Urito ? S’interrogea Tomaya, qui ressentit encore une fois, un petit pic à l’écoute du non.

- Il était si méchant que ça ? Demanda Eleane.

- Méchant ? C’était une vraie crapule
.


L’homme représenté par la fresque imposait un sentiment totalement différent de l’autre personnage. Directement, les trois jeunes sentaient une pointe d’égocentrisme, de mauvaise fierté due à des actes odieux dans la posture de cet homme chauve à la cicatrice sur le menton. Son regard ne semblait pas amical et le sourire qu’affichait cet homme, où du moins que voulait marquer l’auteur de la fresque, semblait malicieux et très incommodant. Ce genre de sourire sournois, d’un homme ayant prit du plaisir à faire le mal. Derrière son dos, était peint une sorte de carte du monde, comme si cet homme, voulait montrer sa domination du monde. Dans un beau costume blanc, il croisait les bras fièrement et regardait au loin. Meleya souffla un coup, comme si, elle avait peur d’être jugée à la place de cet homme, mort maintenant depuis des centaines d’années. Mais le devoir de mémoire, se devait d’être accomplit et elle prit son courage à deux mains. Elle lança un regard à Tomaya et elle vit que lui aussi, semblait être incommodé de quelque chose. Comme si, chaque Ancien, ressentait la même chose devant la toile sinistre.


- Kanateya a été élu chef de la tribu peu de temps après le tremblement de terre. Etant, il faut le dire, un combattant très doué, il a profité de la détresse des gens pour prendre le pouvoir ici, à Mideel. Mais ses actions, ne furent pas de bonnes intentions. Sans attendre, Il engagea une guerre brutale contre les Al-Bheds. Accompagné de sept autres ninjas tout aussi maléfiques que lui, il ignorera totalement le peuple Anciens qui comptait sur lui pour reconstruire la ville et causera énormément de misères chez les Al-Bheds et dans d’autres royaumes. Toute la bonne ré****** qu’avait bâtie ses Ancêtres partout dans le monde fut détruite en quelques années. Il apporta tellement d’horreur dans le monde, qu’une certaine peur et surtout une rancœur s’installèrent dans le monde entier, faisant passer tous les Anciens pour des bouchers sanguinaires et un peuple maléfique.

- C’est vrai qu’il n’a pas l’air cool sur la peinture. Commenta Tomi en regardant très intéressé, la grande toile.

- Et comment ça c’est terminé ? Demanda Eleane.

- C’est très simple, en l’an six cents quarante-huit, il sera tué par un valeureux opposant Ancien, Tatsuya Minoko, qui mettra fin à vingt-huit années de terreurs.

- Il y a une justice à tout. Continua d’argumenter Eleane.

- Oui, mais cela ne remplacera pas tous le mal qu’il a fait
.


Meleya enchaîna alors rapidement et directement sur un autre tableau un peu plus loin. Représentant ce fameux Tatsuya, la nouvelle peinture semblait bien plus propre tant esthétiquement que sentimentalement. Long cheveux blonds, regard droit et fier, il porta une armure semblable au premier héro qu’avait connut les Ancien, Hotukaya. Les yeux de Meleya s’illuminèrent de milliers d’étoiles devant cette peinture le représentant tout simplement derrière un grand bureau, regardant le peintre avec un beau sourire. Décontracté, sûr de lui, il en dégageait quelque chose d’amicale. Il donnait l’impression d’être quelqu’un qui aimait vivre et était un bon vivant. Meleya, tout à coups revigorée de présenter un tableau qui semblait lui tenir à cœur, elle se remit à sourire et à refaire de grands gestes explicites.


- Tatsuya a été le meilleur chef que les Anciens aient eu dans leur histoire. Il a su remettre rapidement, notre peuple et sa ré****** dans le droit chemin. Il rétablira l’ordre et la paix dans plus de dix royaumes dans le monde. En plus de ça, c’était quelqu’un de très proche du peuple, ne se prenant pas la tête et vivant auprès d’eux. Il reconstruira la ville, lui redonnera un nouveau souffle et ouvrira même des lignes de commerce avec des autres nations. C’était vraiment l’âge d’or des Anciens.

- Qu’il est beau. S’émerveilla Eleane.

- Il avait un succès planétaire. Tout le monde l’aimait, c’était un grand homme.

- Et il était balaise ? Demanda Tomi.

- Oui bien sur, d’ailleurs, le point culminant de son histoire, fût l’année six cents septante (soixante-dix). Quand Tatsuya en personne, mènera les armées d’Alexandrie, de Lindblum, de Wutaï, de Kilika, de Besaid, de Balamb et de Mi’Hinen ainsi que des sept tribus de l’esprit, dans la plus grande bataille de l’histoire du monde, lors de la deuxième grande guerre des races. La bataille de la plaine de Félicitée. Contre les hordes de Ronsos, Guados et Schumi, il en sortira vainqueurs. Bataille qui, je le rappelle, fera plus de cent mille morts. Il sera le deuxième et dernier Ancien à avoir son nom gravé dans le Mausolée des héros. Il fut même plus reconnu que Hotukaya c’est dire. Malheureusement dix ans plus tard, il mourra d’une cause encore inconnue.

- Inconnue ? On ne sait pas de quoi il est mort ? Demanda Tomaya.

- Certains disent de vieillesse, on n’a pas trouvé beaucoup de renseignements là-dessus en faite.

- Il est aussi enterré ici ? Demanda à son tour Eleane.

- Oui, à côté de Hotukaya.

- Et Kanateya ? Il est enterré où ? Questionna toujours la rousse.

- Lui ? Son corps à été brûler et ses cendres jeter en mer, c’est la punition ultime de notre code de loi. Ce jour là, il y eut une grande fête à Mideel. Bref, poursuivons
…


Plus Tomaya en apprenait sur ses ancêtres, plus un sentiment de fierté et d’honneurs naquit dans son cœur. Les Anciens avaient vraiment eu un grand rôle à jouer dans les plus grands évènements de l’histoire de l’humanité. Ils avaient été déterminants dans les deux grandes guerres des races et deux de ses membres étaient connut dans le monde entier. Le poids de responsabilités immenses, dut à ses hautes origines, commença doucement à peser sur ses épaules, mais cela ne semblait pas trop le déranger. Il avait une grande histoire derrière ses origines, sur laquelle il pouvait se reposer et ça, ça ne valait aucuns pris. Mais alors que son cœur battit la chamade de fiertés et d’honneurs à l’écoute de ces récits de victoires et de gloires passées qui portaient tous le nom de Ancien, un petit écho, qui rebondissait dans la pièce se fit entendre. Meleya, d’une voix grave, dit une phrase qui chamboula tout et qui résonna dans la pièce, tel un coup de marteau sur une enclume.


- Voici, la dernière grande fresque que nous avons retrouvé presque intacte dans les décombres de ce bâtiment. Celle-ci, peinte en sept-cents cinquante neuf se nomme : Le début de la fin des Anciens.


Cette phrase, crument dites par Meleya, inquiéta les trois ninjas. Cette grande toile un peu abîmée, symbolisa pudiquement, une famille, un père, sa femme et leurs deux enfants, habillés de vêtements troués et portant des sacs sur le dos. Ceux-ci, semblaient fuir la ville en ruine et en flamme, jonchant des corps sur le sol. D’une simplicité incroyable, elle n’en était pas moins symbolique. Tomaya, se rappelant de ce que le Professeur Toto lui avait expliqué quelques années plus tôt, commença à se douter de ce que pouvait expliquer cette peinture, qui alourdit la tête de la jolie blonde. Meleya, courageusement et voulant aller jusqu’au bout de sa visite releva la tête et expliqua l’histoire que devait symboliser cette incroyable peinture.


- Sept cents cinquante six. Le début de la fin. Les Anciens ainsi que tout l’ensemble des sept peuples de l’esprit avant ça, était devenu grâce à la Confrérie, l’un des peuples les plus puissants du monde. Bien plus que certains royaumes d’ailleurs qui disposaient de bien plus de moyens en hommes et en matériel. Seulement, une telle puissance commença doucement à engendrer de la jalousie et pire, de la crainte parmi les autres nations du monde.

- C’est sur, encore maintenant il y a des guerres qui éclatent à cause de cette jalousie. Ajouta Eleane.

- Et ce qui devait arriver arriva. Un conclave regroupant tout un lot de différentes nations sur Heras, commença à traquer et attaquer, les sept Tribus de l’esprit. Les unes après les autres, au méprit de tous ce que nous avions fait pour elles dans le passé, ces nations débusqueront et tuerons, hommes, femmes, enfants de chaque Tribus de la Confrérie. Si bien qu’en quelques années, il ne restera plus que deux grosses Tribus encore en activité. C’est alors qu’en mille deux cents nonante-huit (quatre vingt dix-huit), six nations : Macalania, Guadosalam, Zanarkand, Bevelle, Djose et Midgar entourèrent avec leur flotte de guerre, Mideel qui restait le dernier bastion des Tribus de l’esprit et sans aucunes pitiés, ils l’attaqueront. La ville, bombardée de toute part, fut abandonnée et ses habitants durent fuir. Ils allèrent ainsi se cacher dans des villes dites alliés. De ce faite, jusqu’à il y a à peine une centaine d’années, il y eu une véritable traque dans le monde, pour débusquer les descendants de notre peuple qui s’étaient cachée.

- Mais, ils ne se sont pas défendus ? C’était des Anciens non ? Demanda Tomi, totalement emballé par l’histoire.

- Oui bien sur. Mais malgré notre puissance, ils étaient en supériorité numérique, et voyant que leur ville se faisait rayé de la carte, les guerriers durent faire un choix, et ils décidèrent de sauver leur famille.

- C’est vraiment horrible, Tomaya, tu étais au courant de ça ? Demanda Eleane en se tournant vers son ami.

- Oui, Maître Cloud et le Professeur Toto me l’avaient raconté.

- Mais, il n’y a pas eu de représailles ?

- Aucunes. Vous savez, mêmes dans les nations dites alliées, il y avait des gens qui craignaient les pouvoirs de cette Confrérie. J’ignore pourquoi, mais il n’y eu jamais de procès contre ce génocide
.


L’émotion de cette histoire prit le dessus et Meleya ne ****** retenir quelques larmes de couleur sur ses grosses joues. Eleane, qui avait bien écouté toute la visite, fut tout aussi touché par la cruauté des nations, qui avaient trahis les sept tribus de l’esprit alors que celles-ci les avaient aidées par le passé. Tomi aussi, pourtant plus amusette que les autres, ****** avoir une pensée pour cet acte odieux. Tomaya qui connaissait déjà cette histoire, se sentit quand même mal à l’aise. Il s’approcha alors doucement de Meleya et la prit dans ses bras pour la consolée. La jolie blonde, les yeux marron humides, regarda Tomaya et un sourire brisa la tristesse de ce si beau visage. La dessus elle sécha ses larmes et conclus sa visite.


- Voilà, pour finir ma visite par une note optimiste. Il y a une centaine d’années, des descendants Anciens sont revenus à Mideel pour reconstruire et rebâtir, dans le plus grands secret, la ville et notre peuple et nous voilà, les derniers espoirs pour un peuple millénaire et sacré de revenir à la vie.

- Je suis fier de toi ma fille !



Meleya eu ainsi terminé sont exposé sous les yeux de son père qui la félicita avec un grand sourire. Kiraya, qui avait suivit avec intérêt, l’exercice de sa fille de loin, semblait heureux de voir tout l’intérêt et l’amour que portait la jolie blonde pour leurs ancêtres. Meleya, tout heureuse d’avoir ouvert l’esprit aux trois visiteurs qui dorénavant, connaissaient la véritable histoire des Anciens, ferma les yeux et continua de sourire, soulagée d’un devoir accomplis avec brio. Eleane et Tomi continuèrent de regarder partout autour d’eux, se disant qu’il se trouvait dans un lieu culte et historique. Ils pouvaient s’imaginer les gens passer et repasser dans ces couloirs, ou voire le fameux Tatsuya s’amuser avec ses amis, comme sur la peinture. Ils étaient complètement ravis de cette visite qui leur avait ouvert les yeux sur le monde et surtout sur Tomaya et sur ce qu’il pouvait ressentir. Quant à ce dernier, il sentait un poids incroyable se détacher de son cœur. Enfin il en sut beaucoup plus sur ses origines, dont il ignorait tout, sauf le nom. Mais alors qu’il alla dire quelque chose pour remercier sa guide et ses amis, la grosse voix de Kiraya se fit entendre dans leur dos.


- Bon mes enfants, vous avez faim ?


Tout le monde acquiesça en particulier Tomi, qui sourit à pleines dents, sentant son estomac se plaindre. Jamais contre un bon repas, il s’approcha de la sortie, suivit de près par le petit groupe, qui ne continua de photographier mentalement le musée. Meleya et Tomaya fermant la marche, se rapprochèrent dans le dos d’Eleane qui marcha tranquillement les mains dans les poches.


Le groupe fut ainsi réuni autour d’une grosse et vieille table pour savourer un plantureux repas préparé par le père de la blonde. Alors qu’ils discutaient de ça et là, écoutant la vie de Tomaya de sa rencontre avec le Maître Cloud en passant par ses combats et son entraînement avec Alarik, une confiance commença à naitre entre les deux Anciens résidant à Mideel et les trois ninjas Alexandrins, qui s’empiffrait de ce délictueux repas. Une véritable amitié commença à naître entre les deux groupes. Tellement, que les deux habitants de la ville, proposèrent à nos trois jeunes, de dormir sur place, alors que le soleil commença à se coucher à l’horizon.


La nuit s’installa paisiblement sur l’immense forêt vivante qui entourait la ville. Tomi, à demi envelopper dans une grosse couverture rouge en laine, dormait en ronflant, la bouche grande ouverte, une jambe hors du lit alors qu’Eleane, bien emmitouflé dans des draps verts, dormait paisiblement, rêvant de ce lieu plein d’histoires et de légendes. Seul Tomaya, encore dans ses rêves et pensées de l’histoire qu’il se devait de porter fièrement dorénavant, resta sur son balcon, à contempler les vestiges d’une ville sacrée, en s’imaginant mille ou deux milles ans plus tôt. Voyant les spectres de gens heureux déambuler sur cette place. S’imaginant la fameuse statue trôner là, sous ses yeux. Repensant à Tatsuya ou Hotukaya, rentrer dans la ville fièrement, sous une liesse populaire après une bataille victorieuse. La fierté de savoir qu’il appartenait lui aussi à cette histoire dorénavant, renforça son capital confiance. Soudain, derrière lui, des petits pas, de quelqu’un marchant furtivement pieds nus, avançant dans sa direction se firent entendre. Se retournant pour regarder, il aperçut la chevelure blonde ambrée de Meleya s’approcher puis, qui s’installa à ses côtés. Elle regarda dans la même direction que Tomaya en s’appuyant sur la rambarde du balcon en pierre, nostalgique et heureuse de cette rencontre. Elle semblait recherche le réconfort d’un ami, possédant le même sang et les mêmes origines qu’elle. Doucement, elle se rapprocha tout en regardant les étoiles qui luisaient dans le ciel.


- Nous sommes heureux, papa et moi, que tu sois là Tomaya, avec nous. Même si mon père ne le montre pas, il est soulagé de voir, qu’une suite à notre histoire est possible désormais.

- Merci, je me devais de venir ici. Je n’ai jamais connus mes parents tu sais. J’ignorais tous de mon histoire et de mes origines jusqu’à mes dix ans. Toute mon enfance, je l’ai passée à voler des marchands de nourritures, à trouver des endroits au sec pour dormir. Quand j’ai appris que j’étais un Ancien, je ne savais pas trop ce que je devais en penser et ce, malgré les maigres explications de Maître Cloud. Il m’avait dit que j’étais surement le dernier descendant Ancien encore en vie. Que j’étais seul, dans l’ignorance total de mes origines et sans personne pour m’aiguiller. Heureusement, quand j’ai vu cette gravure sur la tombe de mes parents, cela m’a ouvert les yeux et quand j’ai appris l’existence de cette ville, je n’ai pas réfléchis une seule seconde et j’ai foncé jusqu’ici.

- Je te comprends, j’avais un an quand ma mère est morte ici, à Mideel. Papa, disait que c’était une femme forte, généreuse et que je commençais à lui ressembler. Papa me disait, que quand il était né, une dizaine de personnes vivaient ici. Mais celles-ci étaient malheureusement fort âgées. Très vite, ils moururent les uns après les autres sans même que je puisse les connaître. Ma mère fut la dernière à partir au ciel. Depuis, on vit ici à deux, papa et moi, en cherchant la trace d’autres survivants, mais au fil du temps et des recherches qui se résultèrent en échecs, nous avions perdu doucement espoirs. Expliqua la jeune fille en regardant les étoiles alors qu’un long silence s’en suivit.

- Vous m’avez retrouvé comment ? Demanda Tomaya.

- En faite, lors de l’une de nos enquêtes. Nous sommes arrivé à Lindblum. Et là, dans un bar, nous avons entendu l’histoire d’un gamin d’Alexandrie, Tomaya, qui avait battu à lui seul, toute une armée à Dali. Ils ont dit que tu te battais avec tes mains, qui s’éclairaient d’une couleur bleue. Cela ne faisait alors plus de doute sur ton identité. C’est alors que nous nous sommes rendu à Alexandrie et cela avait été confirmé par des citoyens et un ninja. Nous avons ensuite trouvé la tombe de tes parents et voilà…

- Je vois
…


Tomaya n’en revenait pas de déjà avoir une ré****** sur le Continent. Même s’il ignorait encore ce qu’il s’était passé ce jour là, une petite histoire circulait déjà dans son dos, et les gens, en disaient que du bien. Décidément, depuis son retour d’entraînement, tout allait en bonnes nouvelles. C’est alors que la blonde se rapprocha encore un peu.


- Tu sais, un vieux proverbe de Balamb dit « La véritable beauté humaine vient du plus profond de notre cœur, là, où réside notre âme. Cette âme qui est au fond de nous, est la seule chose que nous ne pouvons embellir par des artifices.» Dans ce cas, que devons nous faire, quand nous ignorons ce qu'il se cache dans notre cœur. Que suis-je sensé être ? Je ne suis ni un héro ni un voyou, mais est-ce pour cela que je connais ma place dans ce monde ? Je crois que mon seul véritable but dans ma vie, va être de découvrir pourquoi je suis seule et pourquoi ces étoiles, qui me regardent dans ce ciel si haut, me laisse solitaire, et taiseuse! Continua la jeune fille, alors que Tomaya, tourna sa tête pour comprendre le sens de ces mots. En regardant alors Tomaya qui ne semblait pas trop cerner cette phrase inattendue, elle continua son explication.

- C’est ce que je me suis trop souvent répété, quand j’étais seule dans mon lit en regardant ces étoiles qui n’ont pas bougés depuis des milliers d’années. Quand nous ignorions encore, qu’il existait un troisième Anciens en vie sur cette planète, j’avoue, avoir baissé les bras, abandonné toute espoirs de futur. Je sais que papa se fait vieux, et j’avais trop peur, tu vois, de finir toute seule, sur cette île, en sachant que toutes cette histoire. Toute cette ville et ses mystères, partiraient avec moi. J’avais peur, d’être la dernière lettre du dernier mot du grand livre de la vie des Anciens. De clôturer définitivement ce musée, qui finirait par disparaitre du monde, par le vent du temps. Mais maintenant que tu es là, je sais, qu’il reste de l’espoir, pour que le peuple des Anciens renaisse un jour. Et qui sait, peut-être existe-t-il d’autres Anciens qui, comme toi, l’ignore d’eux même. Tomaya, merci d’être venus. Tu nous as redonné espoir, l’espoir de voir notre peuple se créer un futur
.


Une grande part de tendresse avait envouté la voix de la belle blonde alors qu’elle ne quitta pas des yeux Tomaya, qui sentait son cœur s’emballé en se plongeant dans les yeux de Meleya. Une nouvelle attraction s’effectua entre les deux jeunes adolescents, qui se voyaient naître des sentiments normaux et logiques, aux vues de leurs racines communes. Sans savoir pourquoi, doucement, leurs deux visages se rapprochèrent l’un l’autre. Leurs lèvres en ligne de mire, s’avancèrent vers une rencontre qui s’annonçait douce et envoûtante. Les yeux des deux jeunes Anciens, se fermèrent alors qu’il ne restait plus que quelques centimètres entre eux. Doucement, comme durant une éternité, les deux bouches allèrent enfin se rencontrer pour un premier grand baiser. Le premier, qui allait redonner un souffle de vie et d’espoir, dans l’histoire de cette Tribu, qui avant ça, s’en allait tout droit dans le mur. Vers un futur sans aucune existence. Où même les étoiles au dessus des deux tourtereaux, ne pourraient plus les regarder tendrement.


- Tomaya ! Je dois te parler d’une chose urgente ! Cria alors Eleane en faisant irruption dans la chambre du jeune Ancien.


Les deux jeunes Anciens, totalement prit au dépourvut par l’entrée fracassante de la jolie rousse, se séparèrent surpris et un peu gênés de la situation alors qu’Eleane, lettre en main, avait presque faillit assister à une vision qu’elle redoutait depuis qu’ils étaient entré dans la ville. Mais n’ayant pas vu l’improbable, elle s’approcha, l’air effrayée par le contenu de la lettre, qu’elle tenait fermement dans sa main droite. Les yeux exorbitée, comme ne voulant pas croire à ce qu’elle pensait avoir vu, elle s’approcha en trombe du couple.


- Tomaya, qu’est ce que tu…

- Euh, non, enfin, ce n’est pas ce que tu crois je… Que ce passe t’il ? Balbutia Tomaya.

- Je viens de recevoir un mot de Maître Cloud, lit-ça ! Dit-elle en la donnant à Tomaya
.


- Attention Tomi, Eleane et surtout Tomaya. Alarik vient de rentrer de sa mission et m’a dit de vous dire, que deux individus portant une cape blanche avec pour dessins, une croix en forme de chaine de couleur rouge, se trouvaient dans la région de Mideel. Revenez immédiatement, c’est un ordre ! Lu à haute voix Tomaya.

- Une cape blanche, une croix en forme de chaine de couleur rouge, mais, ça ne serait pas ! Dit alors Eleane.

- Et ils sont tous près d’ici ? S’inquiéta Meleya qui sentit bien la détresse des deux jeunes
.


Une telle description choqua Tomaya. La vision de sa situation trois ans auparavant devant l’hôpital d’Alexandrie revint devant ses yeux comme un flash. Il leva la tête en connaissant la réponse sous les yeux de Meleya inquiète et d’Eleane qui, se souvenait aussi de ces hommes habillés de la sorte.


- La secte de l’Anima !
Dernière édition par Tomaya_Sakuza le Lun 8 Aoû 2011 14:40, édité 1 fois.
"Tout le monde pense qu’un héro peut se cacher dans chacun de nos cœurs. Qu’il nous suffirait de paraître pour sauver la situation. Je pense que cela est possible. A chaque degré que l’on peut concevoir ce statut, chacun est un héro en sois. "
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